Voix

  • Le livre, de la voirie à la bibliothèque

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    A l’heure où, dans nos contrées, le livre est loué pour sa puissance d’en faire disparaître d’autres, saluons cette initiative turque!

    A Ankara, en effet, une bibliothèque d’un genre singulier s’est constituée peu à peu jusqu’à devenir désormais reconnue d’intérêt public.

    Et l’origine de cette entrepris, c’est à des éboueurs qu’elle est due.

    Comme le rapporte cet article, c’est à force de ramasser des livres dans les rues que ces employés de la voirie ont choisi de leur accorder une autre issue que celle vers laquelle ils devaient été dirigés.

    Ainsi se sont-ils mis à récolter ces ouvrages condamnés à leur triste fin qu'ils ont rassemblés sur des rayonnages dont l’accès a d’abord été réservé à leurs proches.

    Et c’est par l’ampleur qu’a peu à peu connue leur collection que les soutiens se sont manifestés et que, désormais, leur bibliothèque est devenue ouverte au public.

    Dans un livre, chacune et chacun y trouve de quoi se projeter, de quoi s’identifier, de quoi rêver mais tout autant de quoi se révolter, de quoi être dégoûté.

    L’humanité abrite en elle autant de grandeur que de bassesse, on l’a rappelé ici.

    A cet égard, on ignore bien sûr, les critères selon lesquels les oeuvres que propose cette bibliothèque sont sélectionnés. Est-ce de première importance?

    A chacune et à chacun y répondre selon son propre rapport au livre. 

  • Etre humain

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    Et si l’on s’entendait sur ce qui est conçu comme création culturelle?

    Car l’arbitraire agit partout. Et ce qui est estimé relever de l’art l’est souvent par qui a le pouvoir de le décréter et de l'imposer tel.

    Et c’est alors que ce qui a pu être porté au pinacle un temps, est descendu en flèche dans un autre temps.

    On est là au coeur des liens établis entre art, idéologie et politique. Ce qui doit être montré l’est, le reste, aux oubliettes pour autant que la censure ne s’en mêle.

    Quand l’oeuvre rend de l’être humain, ce mélange de grâce et de brutalité, de bonté et de cruauté, de grandeur et de petitesse qui le constitue, oui, cela peut déplaire, déranger, heurter. 

    Mais qui, de celles et ceux qui se drapent de la vertu qu’accorde, par exemple leur fonction, ne recèle au fond d’elles et d’eux-mêmes, l’une des dimensions de l’être que dévoile l’oeuvre jetée au rebut?

    S’en détourner n’est que mieux sauter un obstacle et condamner qui l’a placé sur un chemin qui ne doit mener que là où le panneau de la fausse morale l’indique.

     

     

  • Face au mal

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    Tous ces jours-ci, les médias ne ménagent pas leur peine pour relater autant d’affaires de pédo-criminalité qui visent divers milieux parmi lesquels ceux du clergé, de la médecine, du cinéma, de la littérature.

    Autant de domaines où se déploie l’activité humaine et où dominent, le plus souvent, confiance et estime.

    En seraient-ils dénués, tous ces milieux alors que tant de vocations s’y révèlent, tant de réels talents s’y exercent parce que, soudain, on y découvrirait quelques comportements répréhensibles?

    Non. Et surtout pas.

    Car y ramener les quelques personnes qui les salissent pour d’autant les rejeter, c’est comme le dit si bien l’expression « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

    Alors, de grâce, ne mélangeons pas tout! 

    "Je veux comprendre pourquoi je suis devenu comme ça. » Cette remarque émise par un chirurgien pervers parmi les pervers a été relayée par son avocat.

    Le problème, bien sûr, reste de savoir si, au-delà des réponses qui seraient fournies à la question qu’il (se) pose, son mal s’en verrait modifié. Or rien ne l’assure.

    Car sauf à ce qu'une démarche intellectuelle ne contribue à mettre en place des garde-fous, ce qui n’est jamais garanti, elle ne satisfait le plus souvent qu’elle seule.

    Et c’est la plupart du temps ainsi, qu’au détriment de l’ensemble des compétences et des talents qui signent une personnalité, son mal l’emporte.

     

     

  • Droit À l’enfant, un livre, un jour?

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    Quand, dans une quarantaine ou une cinquantaine d’années, à la faveur d’un nouveau mouvement, #youtoo, par exemple, quand à sa suite donc, des êtres s’élèveront et vous pointeront du doigt, vous?

    Vous qui avez encouragé la parentalité à n’importe quel prix? Vous qui aurez accepté que des ventres soient payés pour enfanter, vous qui aurez toléré ainsi l’achat d'enfants, comment réagirez-vous?

    Quand les générations prochaines mettront vos agissements en cause, que leur expliquerez-vous?

    Quand parents 1 et 2 seront à la barre pour tenter de justifier l’amour qu’ils ont voué à leur créature payée au prix fort?

    Quand les mères porteuses, par exemple, diront comment elles ont vécu autant d’amour porté à l’enfant qui n’aura jamais été le leur?

    Quand vos agissements, cautionnés au nom du « droit À l’enfant » seront reconsidérés? Et qu’ils seront évalués au nom du droit DE l’enfant?

    Parce que, pour autant d’enfants achetés, on ne leur aura même pas demandé leur consentement.

    On les aura conçus avec des femmes le plus souvent engluées dans la misère et prêtes à tout pour y survivre. On leur aura demandé leur accord pour quelques deniers et, à la clé, un enfant à porter.

    Et on se sera réjoui de l’aimer, du reste, pourquoi s’en soucier?

    Les années prochaines le diront, si jamais tout abus avait été commis. Et on souhaite vivement que tel ne soit pas le cas. Cependant, rien ne l’assure.

    Et le jour viendra peut-être ou une mère, un enfant porté par elle et élevé par des parents 1 et 2 s’empareront de la langue pour dire ou écrire comment ils auront vécu ce commerce. 

     

  • Et de ce Prix Sade, encore décerné en 2019, qu’en dit-on en ces temps si moraux?

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    Dans une tribune publiée par Le Monde, l’Académicien français Dominique Fernandez soulève d’importants aspects en lien avec l’affaire qui vise Gabriel Matzneff.

    D’emblée il le précise ce n’est pas la défense de la pédophilie qu’il prend. Pédophilie « moralement condamnable, légalement punissable » et dont les « abus criminels » ne peuvent en rien se justifier.

    Non, c’est la défense d’un homme désormais « traîné dans la boue » tandis qu’il y a peu encore, il était loué, « pour les mêmes livres qui le font mettre actuellement au pilori. » 

    Et de rappeler comment, « depuis plus de quarante ans, tout le monde était au courant de ses mœurs, dont il ne se cachait pas, puisqu’il en faisait lui-même l’étalage ; et voici que, tout d’un coup, avec une unanimité hypocrite, s’élèvent des clameurs d’indignation. » 

    Quant à Marie Darrieussecq, qui se réjouissait, dans le JDD, que cette affaire mette « un terme à la domination masculine sur les femmes. », il signale combien de propos est « déplacé, car ladite domination s’exerce aussi bien sur des garçons que sur des fillettes. C’est la domination de l’adulte sur l’enfant qui est en cause, et la fameuse question du consentement. » 

    Vient ensuite le constat selon lequel les « premiers défenseurs de Matzneff se rétractent, ses amis le lâchent un à un. Tous s’achètent une bonne conscience en attaquant un homme à terre. Ceux qui l’avaient encensé en parfaite connaissance de sa vie privée se drapent maintenant dans une vertu opportuniste. (...)Son principal éditeur, Antoine Gallimard, vient de donner le coup de grâce, en annonçant qu’il retire son journal de la vente, ce qui signifie pour un auteur la mort professionnelle, le renvoi dans le néant. (...)

    Il en vient alors à rappeler « André Gide, qui allait en Algérie à la chasse des « petits Arabes ». Qu’on lui retire son prix Nobel ! A propos de Gide, l’Etat n’était pas si prude, il y a encore trois ans, puisque le ministre de l’éducation nationale mettait au programme des terminales littéraires Les Faux-Monnayeurs, roman ouvertement pédérastique. Ce ministre va-t-il offrir sa démission, pour une aussi grave atteinte à la moralité de jeunes adolescents ? » 

    Puis comment « Pasolini fut renvoyé de l’école où il enseignait en Italie, dans le Frioul, et obligé de s’enfuir à Rome parce qu’il avait entraîné des collégiens derrière des buissons. Va-t-on interdire ses livres et ses films ? Le Caravage a peint dans une pose impudique son amant tout nu de 12 ans : le musée de Berlin, pour contenter les familles, va-t-il mettre au rebut L’Amour victorieux admiré par des millions de visiteurs ? Que la curée n’épargne aucun chef-d’œuvre ! » 

    Et si jamais, pour qui l’aurait oublié, ce n’est qu’en 1945 que le seuil de la majorité sexuelle a été fixé, en France, à 15 ans.  Jusque là, il l’avait été à 13 ans et avant cela, par une loi de 1832, à 11 ans. De quoi réfléchir au regard porté sur l’enfant...

     

  • Silence éditorial et nausée

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    Quand j’estimais que l’époque portait, à tous les sens du terme... L’époque et le milieu tout autant!

    Quand j’évoquais un règlement de compte, justement au sein de ce milieu littéraire et éditorial parisien sinon germano-pratin!

    Quand je soulignais combien de victimes de pratiques pédo-criminelles n’avaient que le silence comme réponse à leur maux!

    Avant Vanessa Springora dont le livre atteint des records de vente en France, un autre texte jamais édité mais qui portait sur le même mal avait été écrit.

    Et ce texte jamais édité a été, lui aussi, soumis à Grasset.

    Accepté par une des ses collaboratrices, il a été refusé par son patron et par ses cadres dirigeants de l’époque.

    Or il se trouve que l’auteure de l’ouvrage jamais édité ne s’est jamais remise non plus. Qui va s’en soucier? La justice? Vanessa Springora? Grasset désormais ou une autre maison d’édition?

    La vie comme elle va, avec ses unes médiatiques, ses unes littéraires et ses tristes silences.

     

  • Culture et aura

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    Suite aux riches échanges que mon précédent sujet de blog a générés sur un réseau social bien connu, plusieurs constats s’imposent.

    Tout d’abord, le flou qui entoure le terme de culture, flou souvent relevé dans différents sujets de ce blog consacrés à ce terme un peu devenu fourre-tout de ce fait.

    Et je ne suis pas la seule à l’avoir relevé. Je vous invite à lire cet article que Wikipedia consacre au terme de culture, vous prendrez la mesure et du flou et des nombreuses acceptions du terme.

    Et puis et sans doute en lien avec ce premier constat, celui de l’aura qui entoure « la culture ». 

    Ensuite, l’identification des personnes qui entretiennent un rapport quelconque à « la culture » avec ce que ce terme véhicule de représentations et de valeurs.

    Mais, faut-il le préciser, toutes ne sont pas forcément positives.

    Car le comportement d’autant de ce monde de près ou de loin lié à « la culture » apparaît aux yeux qui l’observent, souvent auto-doté d’une sorte d’immunité voire même, d’impunité.

    Les récentes affaires qui ont touché le cinéma et la littérature en témoignent.

    Or c’est précisément ce qui dérange, gêne, voire choque. Que, soudain, des univers le plus souvent idéalisés, soient entachés par le comportement de tel ou tel réalisateur, de tel ou tel écrivain.

    Car s’il est admis d’un écrivain, d’un compositeur, d’un réalisateur, d’un sculpteur etc, qu’il jouit d’un talent créatif indéniable, que par ailleurs sa « culture » est vaste, il n’en demeure pas moins ce qu’il est. 

    Si j’ai cité Sartre dans ce précédent sujet qui, justement, a suscité autant de réactions intéressantes, c’est parce que lorsqu’il considère que la culture « ne sauve rien ni personne », il ajoute encore, toujours dans Les Mots, que « l’on se défait d’une névrose, on ne guérit pas de soi ».

    Aussi et quel que soit le rapport que l’on entretient à « la culture », reste-t-on ce qu’on est. Et « ce qu’on est », varie. Il arrive que « ce qu’on est » ne soit pas forcément reluisant.

    C’est précisément ce qui a été porté au grand jour dans certains cas qui ont défrayé l’actualité.

    A savoir, comment des personnes entourées de considération ont abusé de leur pouvoir et, par leurs agissements, perverti l’aura qui profite (encore) à ce milieu qu’est celui de « la culture ».

     

  • Offense à la mère

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    On entend souvent prôner le développement de la « culture » par l’allocation de fonds destinés à la soutenir.

    Définit-on le terme de « culture », rien n’est moins sûr.

    Mais on sous-entend sans doute qu’il est inutile de rappeler ce que signifie « culture ». Pourtant, chacune et chacun en aura sa version qui ne sera pas celle de toutes et tous.

    Quoi qu’il en soit, on pense, en général, que de s’adonner à la lecture, à la peinture, à la sculpture, la danse, la musique et j’en passe, sera toujours préférable que d’errer ou de sombrer nulle part.

    Parce que développer un art à quelque niveau que ce soit, est le plus souvent considéré comme une pratique louable, voire noble.

    De là vient le prestige, l’aura même qui entoure les personnes qui ont réussi à s’imposer dans un domaine quelconque de la « culture ».

    On le sait, pourtant, et Jean-Paul Sartre l’a écrit, « la culture ne sauve rien ni personne ». Je l’avais rappelé ici-même, il y a un peu plus d’un an.

    Et non seulement la culture ne « sauve rien ni personne » mais, poursuit le philosophe, «  elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme: il s'y projette, s'y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image. ».

    Cette citation extraite de son livre Les Mots, paru en 1964, résonne d’autant mieux quand on sait comment Jean-Paul Sartre et d’autres personnalités du monde des Lettres entre autre, ont soutenu Gabriel Matzneff.

    L’écrivain ne s’est jamais caché de ses pratiques perverses dont il fait étalage avec un narcissisme accompli. 

    Or dans le même temps,  il a été reconnu pour sa « culture » . Et c’est dans ce sens que la conception que Sartre en donne prend tout son sens.

    En ceci qu’elle renvoie une image qui n’a gêné aucune et aucun de celles et ceux qui ont apprécié l’écrivain désormais mis au ban de la société.

    Qu’en est-il, aujourd’hui, de ce « miroir » que serait la « culture »?

    Serait-il celui qui avait renvoyé des images qui,  en leur temps pas si lointain, avait défrayé la chronique et desquelles on ne parle plus trop?

    Images qui montraient comment la fête de la musique était célébrée à l’Elysée?

    On entendait des mots peu flatteurs pour les femmes. Qu’en a-t-on dit? qu’ils relevaient de l’art?

  • Pédo-criminalité, ce mal international

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    De la pédo-criminalité qu’entoure un large silence, un autre « consentement » parce que largement pratiquée sans que les responsables de réseaux qui la favorisent ne paraissent inquiétés, s’en souciera-t-on enfin?

    Parce que c’est facile de s’en prendre à un écrivain dont, je ne le répéterai jamais assez, je n’ai jamais lu aucun livre. Dont je ne cautionne en rien les pratiques sexuelles mais au sujet duquel je constate qu’il semble tenir lieu de proie idéale.

    Car une hypocrisie manifeste entoure cette mise au pilori d’un homme autrefois encensé.

    Condamné avant l’heure, si condamnation par la justice il doit y avoir, il se voit lâché par nombre de celles et de ceux qui ne cachaient pas leur soutien voire leur admiration du temps où il était convié à s’exprimer par tant de médias.

    Je vous invite à découvrir cette séquence publiée par « Le Parisien ». 

    On s’interroge, on se dit que, vraiment, cette jeune fille qu’était Vanessa Springora à l’époque des faits qu’elle relate dans son livre était bien seule.

    Que la racine de ses problèmes est à trouver dans le contexte parental et social. Que c’est, à l’évidence, ce qui a permis à son prédateur d’agir. 

    La jeune fille était en quête d’affection, en quête d’amour, en quête d’idéal. Elle a cru le trouver en G.M. 

    Combien d’enfants, plus jeunes encore que l’auteure de ce livre restent victimes de criminels en liberté et, pour nombre d’entre eux, en col blanc?

    A quand un ouvrage qui les livrera, eux aussi, à la justice? 

    Rêvons un peu, après tout, si cet ouvrage de Vanessa Springora pouvait contribuer à une prise de conscience générale et pas qu’en seul lien avec le milieu littéraire germano-pratin, ce serait tout cela de bon!

  • Superbe ouvrage de Vanessa Schneider

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    Dans la déferlante actuelle qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff suite à l'ouvrage signé Vanessa Springora, je songe, ici, à une autre Vanessa, Vanessa Schneider, auteure de « Tu t’appelais Maria Schneider ».

    Vous vous rappelez sans doute cette actrice, rendue célèbre par son rôle dans « Le Dernier Tango à Paris ». C’est d’elle et de sa relation à elle que parle sa cousine Vanessa Schneider dans son ouvrage.

    Si vous ne l’avez pas lu, je ne saurais que chaudement vous en recommander la lecture.

    Il s’agit là d’une évocation aussi fine que sensible et très émouvante de la jeune actrice et de la famille de l’auteure aussi.

    Par exemple, on apprend comment Marlon Brando, après le tournage du film et sa sortie en salle, n’a cessé de rester en relation avec sa partenaire.

    On y découvre, aussi et surtout, la triste descente vers la drogue de Maria Schneider et comment l’entourage familial a été présent à sa manière.

    Mais ce livre de Vanessa Schneider ne semble pas avoir amené à interdire l’exploitation du film de Bernardo Bertolucci tout comme il a été décidé, après la parution de l’ouvrage de Vanesa Springora de retirer de la vente des livres de Gabriel Matzneff.

    Apparemment, Vanessa Springora a réussi à surmonter cette relation à laquelle elle reconnaît avoir consenti et c’est tant mieux pour elle!

    Apparemment, Maria Schenider ne s’est jamais remise de la scène que lui a imposée le réalisateur du film « Le dernier tango à Paris ». Cette scène, c’est elle qui a rendu le film aussi célèbre. 

    Cette scène, c’est elle qui a détruit la vie de Maria Schneider.

    Cinéma, bien sûr et scène simulée! Cependant, si l’on en arrive à interdire la vente de livres, autant poursuivre cette voie et interdire toute oeuvre incitant à la violence.

    Et là, alors, on sera dans ce monde refaçonné par autant de vertueux personnages qui décident de ce qui doit et ne doit pas être rendu accessible au public tandis que d’autres poursuivent en toute impunité leurs pratiques pédo-criminelles.

     

  • Gabriel Matzneff, 83 ans, condamné opportun. Quid des autres?

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    Les temps changent, dit-on parfois. Oui et non. Oui en ceci que ce qui a pu être considéré comme inacceptable autrefois le devient par la suite.

    Ou l’inverse, l’acceptable d’autrefois ne l’est soudain plus. C’est que la théorie des genres bouscule bien des milieux.

    A vrai dire, tous sont concernés. Enfin, pour autant que les moeurs qui y ont prévalu, désormais portées au grand jour, le soient pour tous.

    Cependant, certains résistent encore, bien gardés du regard qui se porterait sur eux.

    Autant de chasses à l’homme menées souvent bien des années  après que ces derniers ont commis ce qu’ils n’auraient pas dû mais qu’ils se sont permis.

    Or, au prétexte que les verdicts rendus par la justice ne seraient le plus souvent pas conformes aux attentes, au prétexte aussi évoqué que les délais d’attente seraient trop longs, on règle ses comptes à sa manière.

    Il aura suffi d’un livre et de son « pouvoir » pour qu’alors le Parquet enquête? Non. Il aura suffi d’être du « milieu » et d’être médiatisée.

    Car les autres victimes de pédocriminels toujours en activité, qui sait où elles se terrent, loin des milieux de l’édition parisienne et des médias qui s’en font l’écho?

    Combien sont-ils, ces enfants en très bas âge qui n’ont pas eu les moyens d’écrire, invalidés à vie par le plus lourd des silence, le leur et celui du milieu qui les entoure?

    Loin de moi de défendre les pratiques de Gabriel Matzneff.

    Mais de réagir à cette mise à mort d’un homme âgé, condamné opportun qui n’est que l’arbre qui cache bien mal la forêt.

     

  • Crash d’un avion ukrainien en Iran, la mort fauche encore et encore

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    Inutile de dire que dans le contexte actuel, ce crash d’un avion ukrainien en Iran ajoute la mort à la mort.

    Inutile de dire, également, que les spéculations risquent d’aller bon train et ce, en dépit des invites à la prudence lues ici et là.

    Puissent les familles et les proches si brutalement endeuillés trouver au plus tôt l’apaisement par des explications fiables, on le leur souhaite.

    On sait, néanmoins, combien sont souvent parsemés d’embûches, les parcours à suivre par qui est avide de savoir quel mauvais et triste sort s’est abattu sur les êtres qui leur étaient chers.

    En pensée avec autant de familles et de proches de toutes les victimes de ce crash.

  • Un écrivain, un livre, des maux et des mots

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    Dans un récent sujet consacré à ce qui semble devenir une « affaire Matzneff », un commentateur qui se reconnaîtra évoquait à très juste titre, « le poids des mots ».

    En voici un ou deux exemples tirés d’une interview qui s’est tenue sur le plateau du « 19:30 » de la RTS.

    Le présentateur du téléjournal s’adresse à son invitée et s’exclame « Au pilon, ses bouquins... » et elle lui rétorque « oui alors je vous rassure, les livres de Gabriel Matzneff ne manqueront à personne!... ».

    Et d’enchaîner sur la mesure prise par l’éditeur qu’elle estime « inutile ». Car, argue-t-elle, « aucun livre n’a jamais détourné de mineur(e)s, aucun livre n’a jamais violé personne...(...).

    Ensuite, la voici déclarer croire « au pouvoir des livres », « un livre peut avoir un pouvoir de destruction mais aussi de riposte » ... ». 

    « Aujourd’hui avec cette mesure, Vanessa Sprinogra a tué Gabriel Matzneff, il n’y a pas de mesure symbolique plus forte... »

    De quelle « mesure » s’agit-il? De celle de l’éditeur qui serait, selon elle, « inutile » ? Alors en quoi aurait-elle « tué » l’écrivain au plan symbolique?

    « C’est bien que cet homme soit accusé, soit condamné pour ses actes », ajoute-t-elle encore. Cet homme n’est ni accusé, ni condamné. 

    Donc pour l’information, en voici une qui montre que l’écrivain Matzneff n’est pas encore « tué ». Et qu’il salue même la mesure prise par son éditeur Gallimard.

     

  • Cracher dans l'océan

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    On se rappelle les attentats du 13 novembre à Paris. Difficile autrement, c’était il y a plus de 4 ans déjà. 

    On se souvient aussi comment les un(e)s et les autres y avaient réagi, entre autre par la revendication de continuer de sortir en terrasse.

    Une autre manière d’y avoir répondu est celle du journaliste Antoine Leiris dont la femme a péri au Bataclan. Ecrire « Vous n’aurez pas ma haine » a été son choix. 

    Le mal qui a frappé la France a été d’ordre politique. 

    Et se situer ailleurs que dans le pardon ou la haine à ressentir envers des terroristes, c’est interroger le pouvoir, celui qui opère à l’intérieur et à l’extérieur des frontières du pays où il s’exerce.

    Que des actes assassins se soient commis à répétition et continuent de se commettre à répétition ne demande pas qu’on y réponde par du pardon ou de la haine!

    Ils exigent la prise de mesures adéquates.

    Peut-être et sans doute existent-elles puisque l’on informe souvent d’actions terroristes qui auraient été évitées. Et que, tout le monde le sait, le risque zéro est un mirage.

    Il n’en demeure pas moins que s’adresser à des terroristes pour leur dire ce que l’on éprouve à leur égard, indifférence, haine ou pardon équivaut à peu près à cracher dans l’océan.

     

     

  • Le milieu et l’enfance abusée

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    Finalement, on est bien davantage dans le règlement de compte au sein d’un milieu que dans tout autre souci envers l’enfance abusée.

    Il suffit d’écouter s’exprimer au micro d’Europe 1 ce spécialiste des maltraitantes faites aux enfants qu’est Pierre Lassus pour le comprendre.

    Surtout lorsqu’il raconte comment l’une des conquêtes de Gabriel Matzneff lui a parlé et cela, bien avant que l’auteure d’un ouvrage ne fasse les unes médiatiques.

    Directrice éditoriale, elle est du milieu. Les autres? Se sont arrangé(e)s comme ils et elles l’ont pu s’ils et elles l’ont pu.

    Quant aux enfants d’ailleurs, de ces pays si lointains qu’on ne risque sans doute pas de s’en soucier, à eux aussi de se débrouiller avec leur sort.

    Alors bon, très bien, le Parquet de Paris enquête...

    Mais pour tant de ces amateurs d’enfants, qu’adviendra-t-il? Des plaintes vont-elles être déposées à leur encontre? Des ouvrages rédigés? Des films tournés? 

    Gabriel Matzneff, c’est la partie visible de l’iceberg. 

    Car soit on lutte de manière active contre la pédophilie, soit on choisit une cible. En l’occurrence, celle mise en place par une femme du « milieu » a trouvé ses (francs) tireurs. 

     

  • Un livre et soudain le Parquet de Paris enquête...

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    Je n’ai jamais lu et, de fait, encore moins encensé Gabriel Matzneff.

    Mais apprendre que le Parquet de Paris a ouvert une enquête suite aux révélations faites par Vanessa Springora dans son ouvrage « Le Consentement » pose bien des questions.

    Comment, après tant d’années de pratiques pédophiles connues et jamais condamnées, la justice peut-elle opérer pareil volte-face?

    En aucun cas, il ne s’agit de défendre un parti pris jusque là envers l’écrivain par un certain milieu littéraire, culturel et politique. Non.

    Mais de réagir à pareil revirement au plan judiciaire, oui.

    Car on est en présence d’une même personne désormais âgée de 83 ans, Gabriel Matzneff. Et soudain, on enquête, suite à un livre qui relate, bien des années plus tard, comment celle qui en est l'auteure a vécu la relation qu’elle a entretenue avec l’écrivain.

    La justice est-elle donc à ce point tributaire d'« époques » pour n’avoir jamais été saisie du temps où tout le monde savait comment l’écrivain Matzneff prenait son plaisir et pour ne s’en inquiéter que maintenant, vague #metoo obligeant?

    Là, on n’est plus à discuter de l’écrivain qui aimait les petites filles et les petits garçons.

    On est à s’interroger sur le sens réel de l’institution judiciaire qui se mobilise après avoir pris connaissance du livre de Vanessa Springora tandis que l’ensemble de l'oeuvre de Gabriel Matzneff qui a précédé l’ouvrage de la jeune femme l’a laissée de marbre.

     

  • Littérature et polémiques

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    Que Gabriel Matzneff ait été vénéré par un certain milieu est une chose, que désormais Vanesse Springora soit en passe de le devenir, elle aussi, vénérée par un certain milieu, une autre.

    Aussi, que l’on ne résume surtout pas la littérature aux « milieux » qui la font et la défont car non, elle ne s’y réduit pas.

    Il suffit, pour s’en convaincre, de lire les romans primés en France en automne 2019, tant par le Goncourt que par le Médicis pour ne parler que de ces deux récompenses.

    Chacune et chacun entretient un rapport particulier au livre. Souvent d’ordre intime, celui-ci se vit donc au plus profond de soi.

    D’aucuns goûtent les longues sagas, d’autres, le style d’un écrivain quand d’autres encore privilégient la véracité de faits plutôt que la fiction.

    Véracité, oui car vérité est bien trop absolu comme terme, chacune et chacun, on le sait, ayant sa version de la « vérité ».

    Et tel est bien là l’une des dimensions de la littérature, y faire part de « sa » vérité.

    Or quand elle se heurte à tel contexte politique ou éthique, elle a toutes les chances d’être reçue de manière controversée.

    Nombre d’ouvrages reconnus ici et pas là le prouvent. Tout autant les écrivains conspués par tel ou tel pouvoir en place.

    Parce que la littérature n’a pas vocation à aller dans le sens voulu par telle ou telle instance. Pas davantage non plus à entretenir une pensée dominante.

     

  • En ce 31 décembre 2019...

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    Dernier jour de l’année, chaque 31 décembre charrie son lot d’émotions, de pressions, de bilans ou autres « rétrospectives ».

    On l’a vu, on le sait, celles-ci sont souvent le fait de sélections et de regards portés après coup sur tel ou tel moment de l’année ou tel ou tel « anniversaire ».

    En soi, il n’y a rien de mal à se livrer à l’exercice, pourquoi s’en priver si cela permet de mettre un certain ordre dans les pensées?

    Que ledit ordre soit ensuite remodelé selon d’autres paramètres, pourquoi pas.

    Après tout, on n’ignore plus comment ce qui apparaît un jour sous tel angle peut, le lendemain vous sembler un peu ou tout autre.

    Donc revenir sur une considération portée signe une souplesse d’esprit quand il ne s’agit pas d’opportunisme.

    Dans ce sens, demeurer conscient que rien n’est jamais fixé ni déterminé à jamais offre une vision ouverte de la réalité. Sauf que nombre de personnes ne l’entendent pas ainsi.

    Parce que le besoin d’enfermer la vie dans des lois et des principes leur importe.

    Les unes et les autres sont nécessaires à la justice et à la morale. Reste juste à veiller à ce que les unes et les autres s’appliquent sans géométrie variable.

    Et c’est bien souvent là que le bât blesse. Et n’est pas près de ne plus blesser tant les intérêts commandent nombre d’action dites « justes » ou « éthiques ».

    Bref, de quoi encore débattre ici si vous le voulez bien! 

    En attendant, meilleurs voeux à toutes et à tous et que 2020 vous réservent de belles surprises en contrepoint aux moments plus rudes à partager.

     

  • Médaille de la honte

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    Inutile d’être « vegan »  ou antispéciste pour réagir à autant de documents qui nous montrent comment sont traités nombre d’animaux pour le seul plaisir de consommatrices et de consommateurs.

    Certes, à leur décharge, nombre d’entre elles et eux ignorent peut-être encore ce qui a permis le délice qui va les régaler. Mieux, délice médaillé selon cet article avec vidéo à l’appui. 

    Heureusement, tous les élevages ne sont pas semblables à ceux qui, de longue date déjà, ont été pointés par toutes sortes d’associations ou autres organisations de lutte contre la maltraitance animale.

    Dans ce cas, évitons de généraliser. Mais rester vigilant et combattre autant de traitements innommables n’est pas interdit.

    Sauf à s’en moquer et à ne songer qu’à sa seule réjouissance à partager avec autant d’hôtes que la nausée ne risque pas d’atteindre.

     

     

  • Nouvel échange de prisonniers, nouvel espoir de paix dans le sud-est de l'Ukraine

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    Après avoir consacré plus de 300 sujets de ce blog à la guerre fratricide qui a déchiré et continue de sévir dans le sud-est de l’Ukraine, après m’être mobilisée ici et là et m’en être expliquée à qui a bien voulu me le demander, inutile de dire que je vis le nouvel échange de prisonniers entre Kiev et Moscou comme bienvenu.

    Que d’aucuns y trouvent à redire, je le laisse à qui se présente comme spécialiste, avéré ou auto-proclamé.

    De mon côté, c’est à la dimension humaine de cette guerre que j’ai avant tout été sensible, guerre qui a laissé sans vie 13’000 personnes, sans compter les blessées et les exilées qui se comptent, elles, par centaines de milliers.

    Mais c’est tout autant à la manière de rendre compte de ce qui se passait au coeur de l’Europe que, souvent, j’ai tenu à réagir tant il apparaissait de parti pris en faveur d’un camp plutôt que de l’autre.

    Qu’on m’ait estimée fréquenter des mercenaires  permet de mesurer la hauteur de vue prise pour apprécier la dimension d’une prise de position qu’on souhaite avant tout disqualifier et rejeter.

    Obtenir des informations de tous bords relève d’une démarche qui tente de cerner une situation de différents côtés pour tenter d’en rendre compte au plus près de sensibilités diverses.

    Se montrer incapable de le comprendre, n’augure rien de bon pour qui se réclame de références et de titres reconnus et salués par pairs et autres experts du genre.

    Qu’à cela ne tienne, saluons ce dimanche 29 décembre comme jour de paix à viser entre deux pays et deux peuples autrefois réunis par des valeurs communes.

     

  • Rétrospectives en question

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    Vous l’aurez sans doute constaté, de longue date déjà, chaque média y va de sa rétrospective de l’année qui s’achève. Mieux, on nous rappelle tel ou tel « anniversaire » de tel ou tel événement.

    Y figurent les 30 ans, les 50 ans, les 75 ans, les 100 ans, bref, un peu tout ce dont on souhaite évoquer le souvenir.

    On sait combien, avec le temps, la mémoire est susceptible de refaçonner des faits à sa manière. Et comment, aussi, chacune et chacun de nous les a perçus selon sa sensibilité, ces faits.

    Comment, ensuite, il ou elle les restitue.

    Aussi est-ce souvent délicat de revenir sur des temps écoulés. Sauf à en parler à plusieurs et à rassembler différentes versions.

    Et lorsque des archives s’ouvrent au public, alors se confrontent les récits des uns et des autres.

    Cependant, ne se trouve-t-il pas toujours un esprit malin qui dictera ce qui doit et ne doit pas être retenu de l’Histoire et ce, en dépit de tous les documents devenus accessibles?

    Poser la question n’est pas y répondre.

    C’est juste ouvrir un espace de réflexion, tant il apparaît que fabriquer des réalités pour imposer une vue de l’esprit soit indispensable à qui veut asseoir son pouvoir, de quelque ordre soit-il.

     

     

  • Ces amours qui vous rattrapent...

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    Et voici à nouveau le monde culturel hexagonal sous tension. C’est que le 2 janvier prochain va sortir un livre consacré à une histoire d’amour qui n’en fut pas.

    En bref, l’auteure y raconte une relation avec un écrivain dont les initiales sont G.M et que d’aucuns ont reconnues comme celles de Gabriel Matzneff.

    Dans cette séquence télévisuelle, l’écrivain évoque nommément l’auteure du livre à paraître. Et raconte le nombre d’ouvrages qu’il a consacré à leur passion.

    A l’écouter, on comprend que la jeune-fille est très éprise mais elle semble ne plus vraiment l’entendre ainsi.

    La littérature n’a pas vocation à adouber toutes celles et ceux qui seraient hors la loi. Elle reconnaît des styles, elle les couronne de divers Prix.

    Se pose une fois encore la question de savoir si « le style est l’homme-même » , comme le déclarait Buffon dont le propos a, par la suite subi toutes sortes de relectures.

    Et si le style suffit à consacrer en dehors de tout autre jugement.

    Une loi existe, cependant. S’applique-t-elle à toutes et à tous de la même façon, il semble que non tant courent encore de nombreux prédateurs.

     

  • 4 février 2019 - 29 février 2020

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    Le 4 février de cette année, le Pape François célébrait une messe aux Emirats Arabes Unis. Autant le dire, il créait « l’événement ».

    Un an plus tard, le 29 février 2020, un autre « événement » aura lieu, cette fois à Genève, appelée comme on le sait, la Cité de Calvin.

    Après 500 ans et pour la première fois, une messe se tiendra au sein-même de la Cathédrale Saint-Pierre.

    Il va de soi qu’au-delà du seul plan religieux, au regard de l’Histoire donc, cette invitation faite aux catholiques par la Paroisse protestante de Saint-Pierre-Fusterie ne devrait pas passer inaperçue.

    On connaît les efforts menés par les Eglises en faveur de l’oecuménisme. Ce qui n’empêche pas de s’interroger sur ces deux événements.

    Le premier s’est déroulé dans un pays qui tolère les chrétiens sous conditions.

    Le second aura lieu, certes sans le Pape qui n’en est pas moins venu à Genève, aussi qualifiée de « Rome protestante ».

    Comparer ces deux « événements » n’a pas lieu d’être ici.

    Mais signaler qu’à un an d’intervalle, les catholiques sont accueillis aussi bien en terre musulmane qu’en terre autrefois calviniste, peut se lire comme un simple hasard de calendrier.

    A moins que ce genre d’échanges de bons procédés ne se poursuive et qu’un  jour, qui sait, musulmans et calvinistes ne soient reçus, pour les premiers en terre vaticane, pour les seconds, dans quelque église pour y célébrer leur culte?

  • Citoyenne, citoyen, en ce jour de Noël ...

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    A la lecture d’un article, publié sur un site dit peu sinon pas du tout fiable selon les paramètres émis par quelque esprit soucieux de bien informer, à la lecture de cet article donc, que saisir plutôt que d’être saisi de nausée?

    La politique, nul n’en doute plus sauf qui s’y lance empli de louables intentions, est un univers dans lequel évoluent toutes sortes de personnages, des plus charismatiques et emblématiques aux plus douteux et peu recommandables qui soient.

    En pareilles circonstances, il apparaît plus que légitime d’exercer son rôle de citoyen(ne) et de critique.

    Pour quels résultats, la question se pose quand domine la conscience aigüe de l’inégalité des forces qui s’affrontent lorsqu’on se risque à discuter telle ou telle posture prise.

    Dans ce sens, restent la persévérance et la fidélité aux valeurs qui soutiennent un combat sans cesse renouvelé.

    Au moins, ainsi, ne trahit-on pas ce qui a porté et portera aussi longtemps que les moyens à disposition pour se battre seront présents. 

    Ce qui transparaît des lignes citées ci-dessus en référence, est peut-être et sans doute le fruit d’une construction et d’une vision de l’esprit.

    Quoi qu’il en soit, y réfléchir n’est pas vain.

    Ne serait-ce que pour se demander si on partage ou non cette interprétation de la vie politique française. Car si oui ou si non, on s’oblige à s’interroger.

    Et ce seul fait est déjà, en soi, un acte citoyen. 

     

  • A elles et à eux

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    Ce tableau de Van Gogh, peint entre décembre 1885 et février 1886 représente des maisons vues depuis leur arrière-cour. C’est de la page Facebook consacrée au peintre que je la tiens.

    En cette veille de Noël où tant de familles s’apprêtent à célébrer la fête ou pas, où les ultimes cadeaux sont cherchés en toute hâte sauf à ce que l’on se soit dit qu’on ne s’offrirait rien, en cette veille de Noël, ce tableau peut être ressenti d’autant de manières qui soient.

    Car dans ce qui n’apparaît pas côté rue, que savoir? Rien si on n’y a accès.

    Il en va de même d'êtres que nous pensons connaître. Ce qui se cache, ce qui se trame loin des regards partagés en public, personne ne peut rien en déceler faute d’être voyant ou devin ou alors d’une extrême réceptivité et encore.

    A ces vies qui se déroulent loin de ce qui fait les unes, loin de ce qui anime les échanges sur tel ou tel réseau, à ces existence menées en dehors d’un peu tout, je pense en cette veille de Noël.

  • Bientôt Noël

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    En cette veille de Noël, difficile de ne pas songer à tant de manières de l’aborder. Qu’on le veuille ou non, qu’on reconnaisse sa célébration chrétienne ou non, sa force symbolique est là.

    On a beau dire, la pression s’exerce, qu’on organise des agapes en famille ou entre proches, qu’on se coupe au contraire de toute forme de festivité parce qu’on s’en fiche ou qu’on s’en moque.

    Noël est une fête collective dont le sens n’a cessé de se transformer tout au long de l’Histoire. De nombreuses études ont été et continuent d’être consacrées à ce sujet.

    Ce qui ne change rien au fait que Noël occupe l’espace par les décorations que la fête inspire, par les marchés qui lui sont dédiés, par l’effervescence commerciale qui lui est liée.

    Des « Noël » sont organisés un peu partout, on pense aux personnes isolées, âgées, on pense à celles qui sont malades, démunies, bref on se montre solidaire.

    Il y a, bien sûr, quelque chose d’émouvant dans pareils élans altruistes. Et les retenir plutôt que de se polariser sur la violence et l’agressivité est tout aussi bien.

    L’amour entre les êtres peut toujours rester un voeu pieux, il n’en demeure pas moins émis et vaut autant que haine et détestation.

    Joyeux Noël à toutes et à tous!

  • Vous reprendrez bien un peu de ce Vivaldi ...

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    Voici un reflet de la Russie que vous ne risquez sans doute pas de trouver dans nos média. Pour quelle raison, allez savoir...

    Ce qui est souvent proposé, ici, est une approche différente de ce pays que tant de personnes paraissent connaître si bien qu’elles s’estiment autorisées à en parler d’un ton catégorique.

    Au point que lorsqu'on leur demande combien de fois elles ont séjourné en Russie pour être si bien au fait, pour grand nombre d’entre elles, souvent elles avouent ne jamais y avoir mis les pieds.

    Suivent alors immédiatement les justifications. A suivre les médias et ce qui en est énoncé, cela ne les tente vraiment pas.

    Eh bien voilà, on y est!

    Comme quoi, ce qui s’appelle information agit aussi bien sinon mieux encore que ce qui est réservé aux seuls médias financés par le Kremlin -pour parler de la Russie- à savoir la propagande.

    Comme par exemple, cet article qui accompagne une séquence esthétique qui n’a rien à envier aux performances diffusées urbi et orbi des « Pussy Riot ».

    C’est que, n’est pas punk qui veut...

  • Ces Pères Noël qui ne sont pas des ordures

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    On peut dire et penser ce qu’on veut de la France, il en est une qui a du coeur.

    En témoignent ces deux associations bordelaises qui, chaque année pour Noël, s’organisent en faveur des enfants malades.

    En 9 ans d’existence, leur action solidaire est passée de 150 « Pères Noël » à plus de 1’300 aujourd’hui.

    Au moins ces enfants-là auront-ils été pris en compte.

    Ce qui ne sera pas le cas d’autres que les grèves priveront du service qui leur permet de voyager en toute sécurité, de 4 à 14 ans.

    C’est ainsi que 6’000 enfants et leurs familles auront à s’arranger autrement.

    Peut-être pas la fin du monde, diront certains. 

    En effet, on peut dire qu’il y a pire. Cela n’empêche, la France n’est pas qu’un pays de râleurs et de  revendicateurs.

    La France sait aussi se mettre au chevet d'êtres fragilisés.

  • Ceci n’est pas de la pub

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    Dans une pharmacie, dotée d’un rayon parfumerie, on m’explique la différence entre produits cosmétiques vendus par l’une et par l’autre.

    C'est la sensibilité des peaux.

    On me loue, alors, les vertus d’une marque, « La Prairie » pour ne pas la nommer. J’écoute avec attention la personne fort sympathique qui me la présente.

    Elle est là encore quelques jours, j’ai le temps de décider si je vais me lancer dans l’achat de produits dont les prix affichés en image ci-dessus laissent, comment dire, songeur.

    Ah mais, s’exclame-t-elle, appuyée par ses collègues tout aussi charmantes qu’elle, il y a une action! Une réduction telle que je n’en trouverai sans doute plus si je tarde à réaliser le bénéfice offert.

    Bien sûr...

    Après tout, le montant d’une de ces merveilles est à peine plus élevé que certains salaires ou autres rentes perçues par tant de citoyennes et de citoyens.

    Et puis, vous verrez, me dit-on encore, une fois que vous goûterez à ces produits, vous ne pourrez plus vous en passer C’est comme une drogue...

    Eh bien donc...

     

  • Dans un grand magasin...

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    Dans un grand magasin de la place, une employée de laquelle je prends toujours des nouvelles lorsque je la rencontre, me dit qu’elle a la grippe.

    Sa voix s’en ressent, en effet.

    L’échancrure de son décolleté m’incite à lui recommander de se couvrir, nous nous connaissons assez pour que je me permette ce conseil amical.

    Mais j’apprends que c’est interdit par le règlement.

    Elle porte donc sa blouse de travail sans autre possibilité de maintenir les cordes vocales et l’appareil respiratoire au chaud.

    Voici une femme qui, plutôt que de rester chez elle et de profiter de se reposer, va au contraire assurer sa journée de travail dans des conditions peu favorables à son état de santé.

    D’accord, c’est peut-être son choix mais justement!

    Pourquoi pareils règlements empêchent les employés de couvrir leur gorge en cas de refroidissement et les exposent ainsi au lieu de contribuer à les protéger?

    Un foulard, une écharpe autour du cou, en quoi serait-ce répréhensible?