Voix

  • Informer, partager et après?

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    A survoler les informations partagées sur les réseaux sociaux, il y a vraiment de quoi parfois désespérer, si trouver un écho du monde un peu réjouissant a motivé la visite sur ces plateformes.

    Car tout y passe, du martyre vécu par telle ou telle victime individuelle ou collective, de la maltraitance infligée aux diverses espèces humaines, animales, végétales et minérales ou, plus près de nous, des dissensions et autres menaces de guerre civile, de la destruction ou de la vente des églises quand elles ne sont pas incendiées, du Brexit et de ce qu’en pense sa Majesté, sans compter et pour l’anecdote, de l’exécution plutôt laborieuse de l’hymne national russe lors d’une visite officielle de Vladimir Poutine à Riyad.

    Autant d’échos échantillonnés du monde.

    C’est cela, être tenu au courant de ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Sauf qu’elle offre encore bien au-delà de ce que l’on en sait, en bien et en mal s’entend. Car la nature humaine, devrait-on le rappeler, ne cessera de nous surprendre. Mais dire sa grandeur aurait aussi de quoi redonner de l’espoir quand, journée faite, les critiques ou autres doléances s’enchaînent et s’étalent.

    Est-ce qu’en être témoin indirect influence de quelque façon que ce soit notre regard, oui et non, selon le temps de réflexion et d’analyse qu’on leur accorde. Mais ensuite? Car tenir compte des informations reçues, les discuter, oui mais pour quel résultat quand, les oublier aussitôt que de nouvelles les ont remplacées dans le fil de l’actualité, semble souvent se produire?

    A défaut d’être mobilisé par une cause bien précise, il semble que publier une info par ci par là, pour autant d’internautes qui se livrent à cette activité, n’ait d’autre raison que de répercuter, sans autre réflexion ajoutée. A elles et eux de contredire ou de confirmer ce constat qui ne saurait avoir valeur de « vérité », surtout pas!

    Il est juste question d’esquisser une approche de comportements en réseaux...

  • Qui est cannibale?

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    Qui est cannibale? A deux reprises, l’adjectif est employé dans l'article cité en lien plus bas et consacré à la mémoire du goulag. 

    Une fois pour qualifier Sandarmokh en Carélie, comme « concentré du système répressif et cannibale soviétique ». Une autre fois, pour dire des années 1937 et 1938 qu’elles furent « les plus cannibales, avec environ 700 000 personnes exécutées à travers le pays, en plus des millions d’autres envoyées en camp ou en exil. » 

    Mais c’est aussi un autre usage linguistique qui interpelle dans ce même article.

    En effet, dans son premier paragraphe qui apparaît en caractères gras, on apprend que « la réécriture de l’histoire est un aspect essentiel de l’idéologie poutinienne ». De ce que serait « l’idéologie poutinienne », pas la moindre explication ni l’esquisse même d’une définition.

    Comme si le sens de pareils termes devait aller de soi et s’appliquer à un pays qui compte au moins 145 millions d’habitants et s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9. On l’a compris, deux discours s’affrontent.

    L’un est d’emblée annoncé comme celui d’une « idéologie », en l’occurrence « poutinienne », l’autre s’en prend à elle, s’estimant peut-être dégagé de toute idéologie. Il ne se nomme donc pas, il se déroule et énonce des faits selon son point de vue. 

    Et voici comment les uns et les autres s’affrontent, qui, à vouloir restaurer la mémoire des victimes de Staline, qui, celles tombées sous les balles des Finlandais entre 1941 et 1944. Et si toutes ensemble étaient à honorer? Il semble que cela relève de l’impensable.

    Pareille lutte autour de mémoires n’est pas l’apanage de la seule Russie. Partout, l’idéologie s’infiltre. Avec ou sans nom, créée de toutes pièces ou sans identité particulière comme ici, le but du propos reste identique, dire l’Histoire dans un sens et pas un autre.

    Paix soit rendue à autant de victimes quelles qu’elles soient!

     

     

  • Xavier Dupont de Ligonnès et nos médias

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    Dans leur précipitation à annoncer la découverte d’un homme recherché depuis de longues années, nombre de médias ont révélé leur triste statut.

    Celui qui, autrefois, était réservé à ce qu’on appelait « presse à sensation ».

    Mais aujourd’hui, le scoop et le nombre de « clics » tenant lieu de référence quasi incontournable, la quasi totalité de nos sources d’informations rivalisent d’audace pour être au top du média le plus réactif.

    Le résultat se connaît.

    Le cas de ce fait divers publié en une de tant de sites et qui a animé les réseaux sociaux en est un exemple parlant.

    On se dépêche de publier, de partager avant même l’information confirmée.

    On dit que la condition de journaliste se durcit, que le temps nécessaire pour mener de véritables investigations se restreint comme peau de chagrin, rentabilité oblige.

    Si un exemple devait prouver cette réalité, le voici tout trouvé.

    Non, Xavier Dupont de-Ligonnès n’est pas l’homme arrêté à Glasgow, avouent nos médias à peine embarrassés ou si peu...

     

  • En quête et en perte de sens

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    La sidération est une évidence tandis que la France, mais pas qu’elle. découvre qu’au coeur même de son Etat ait pu oeuvrer le radicalisme assassin.

    Pleuvent alors les réactions, les « il faut que... » ou autres décisions à prendre comme si tout était aussi simple.

    Les responsabilités sont bien au-delà de tel ou tel et peuvent se nicher dans autant d’intérêts de va-t-en guerre qui essaiment de par le monde.

    Dans ce cas, est-on face à des complicités, du laxisme, des dépendances en tous genres ou un peu de tout cela ensemble? 

    En son temps, l’archevêque de Mossoul avait prévenu.

    « Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour ». Certes, il songeait là au sort réservé aux Chrétiens d’Orient. Or la France se veut laïque et républicaine.

    Elle l’est si bien qu’elle voit tomber des têtes au sein même de l’une de ses administrations les plus prestigieuses et sécurisées.

     

  • Le choc

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    Imaginez, du jour au lendemain, vous apprenez que l’immeuble dans lequel vous vivez, pour certains depuis des dizaines d’années, risque ni plus ni moins de s’effondrer.

    Depuis 55 ans qu’existe le bâtiment qui vous abrite, c’est seulement ces jours-ci que vous apprenez être en danger.

    Avouez que vous avez eu l’immense chance de ne pas vous retrouver plus tôt au milieu de ruines!

    Seulement voilà, vous ne l’entendez soudain plus ainsi lorsqu’on vous dit que vous avez une semaine pour quitter les lieux!

    Oui, c’est ce qui a été annoncé aux 75 habitants de 26 appartements de cet immeuble. Sans compter les commerces, les cabinets de médecin, de dentiste et de physio ajoutés au salon de coiffure.

    Tout ce monde doit partir et sans délai. 

    Cette histoire vraie se passe dans la ville internationale de Genève aussi appelée Cité de Calvin. Inutile de dire que le choc est réel et bien présent. Et que les questions affluent.

    Car dans la rue circulent piétons, cyclistes, automobilistes et transports en commun qui, semblent-ils, ne seraient pas concernés par un immeuble qui s’écroulerait sur la voie publique.

    C’est le cauchemar et l’Etat sommeille

     

  • Cris et...jugements

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    Combien de fois n’avons-nous entendu cette injonction, « Il faut cesser de parler et agir »?

    La voici qui figure dans cet article qu’une aimable commentatrice de ce blog a cité en référence dans le précédent sujet partagé ici.

    Cette même intervenante lance un cri, on l’a bien compris. 

    Et ce cri a surgi en premier lieu sur un sujet de blog consacré à une adolescente suédoise, compatriote de feue la jeune Elin Krantz.

    Au prétexte que celle-ci aurait dû mériter la même attention que je portais à la première, s’en sont suivis jugements et conclusions aussi hâtives que péremptoires.

    Pourquoi revenir à ce cas de figure?

    Parce qu’il révèle comment se déroulent nombre d’interactions sur les blogs et autres réseaux sociaux. En l’occurrence, intervenir sur un sujet pour dévier sur un autre et, au passage, accuser.

    Quand j’ai écrit de ce blog qu’il m’apportait beaucoup, c’est aussi par ce qu’il révèle de la diversité des comportement face à un propos tenu.

    Et tout autant de l’impossible retenue d’en découdre avec qui les énonce.

    Non, Chère commentatrice qui m'interpellez, la cause des femmes tombées sous les coups de la folie assassine n’est de loin pas absente de ce blog qui lui a dédié nombre de sujets.

    Qu’ils aient échappé à votre vigilance, peut-être. Que celle-ci s’exerce de manière singulière, certainement.

     

     

     

     

     

     

     

  • Neuf ans

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    Neuf ans que je tiens ce blog, ouvert un 8 octobre 2010.

    Honoré de 24'462 commentaires pour 2'000 sujets publiés, le deux mille et unième étant celui de ce jour, il a connu de vifs échanges entre intervenant(e)s...

    Partager un regard sur l’actualité, le confronter à d’autres, ce sont autant de débats qui se développent et ouvrent à de nouvelles réflexions.

    Et dans ce sens, ce blog m’apporte beaucoup.

    Soyez vivement remercié(e)s, vous toutes et tous qui le suivez, y réagissez et y ajoutez vos approches, votre sensibilité et vos références.

  • Bugaled Breizh, retour sur une affaire sensible bientôt traitée outre-Manche.

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    Vous vous rappelez certainement l’affaire du Bugaled Breizh.Vous vous souvenez aussi, sans doute, de zones d’ombre qui lui sont restées associées.

    Voici qu’en novembre prochain, une procédure d’enquête sera lancée en Cornouailles anglaises. En attendant que la justice britannique donne sa version des faits, je vous invite à découvrir cette série de vidéos d’environ 5 minutes chacune.

    Parce que l’on sait comment il arrive que certains intérêts l'emportent envers et contre tout ce qui pourrait les mettre à mal, on ne peut que saluer l’engagement de qui se bat pour qu’oeuvre la justice.

    En l’occurrence, ici, celle de la France et de son honneur face à celle d’un pays voisin qui pourrait la discréditer.

    Après les nombreuses personnes et personnalités que cette affaire a mobilisées, en voici une encore:

    Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 1   Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 2

    Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 3   Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 4

    Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 5   Vérité pour le Bugaled Breizh, épisode 6

    Vérité pour le Bugaled breizh, épisode 7 

  • La France, la maladie, la mort et la vie à tout prix

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    Rouen, Paris, ailleurs encore en France, que l’actualité est lourde!

    Citoyennes et citoyens inquiets et plus encore après que le feu a ravagé une usine classée « Seveso ».

     Familles et proches en deuil après la tuerie qui a ensanglanté la Préfecture de police au coeur de la Cité.

    Pendant ce temps-là, on manifeste contre une loi votée à l’Assemblée nationale. Une loi qui vise à rendre les femmes égales par rapport au « droit» à l’enfant.

    Tout cela se discute, âprement comme il se doit, vu les opinions et convictions en jeu.

    Autant de revendications, de combats et de luttes, qui, pour la vérité si je mens, qui, pour éradiquer telle mouvance assassine du pays, qui, pour la vie à tout prix.

    Et au milieu ou en sus de tout cela, la réforme des retraites.

    Autant dire que la France est en ébullition. Reste à savoir lequel de ses combats sera entendu en priorité.

    La politique à la manoeuvre? C’est maintenant.

     

  • L’humanité en elle, Greta Thunberg, notre miroir

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    Dans un précédent sujet de ce blog, richement agrémenté de quatre vingt-cinq commentaires, j’avais fait part de mon intention de revenir sur cette jeune Suédoise qui suscite tant de passions en tous genres.

    Admiration, haine, appel à meurtre même, Greta Thunberg, au-delà de son combat, révèle. Et pas qu’elle ou son entourage, non! Greta Thunberg offre en miroir certains sommets de la nature humaine.

    Qu’on rejette celles et ceux qui utiliseraient ou instrumentaliseraient Greta Thunberg est une chose. Qu’on se défoule sur cette jeune-fille, une autre. 

    Elle est l’illustration d’un phénomène qui heurte les habitudes et dérange les certitudes.

    C’est très facile de dire qu’elle serait « manipulée », « instrumentalisée ». Ca l’est beaucoup moins de tenter de cerner comment sa personnalité s’articule autour de ce qui l’affecte et la mobilise.

    Quant à celles et ceux qui, s’inspirant des rêves que Greta a estimés lui avoir été volés, renvoient aux enfants de la guerre dont les rêves leur ont, à eux aussi été volés, c’est comme dire à une personne souffrante que d’autres le sont tout autant sinon davantage encore qu’elle.

    Ce genre de comparaison est parfaitement gratuit. 

    Il vise à culpabiliser. Mais aussi à éviter de réfléchir un peu plus loin que ce qui est aussi commode que malvenu. Greta Thunberg oblige. Non pas forcément à la suivre à l’aveugle, non, à bien davantage!

    À dépasser les limites d’une pensée confortable.

     

     

  • Dites sociétalisme, ça vous pose!

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    Vous l’aurez remarqué, le terme de « sociétalisme » figure bel et bien dans les habitudes langagières et pas que dans la rhétorique politico-médiatique.

    Que cette apparition lexicale soit le fait de l’influence exercée par l’anglais est possible. Quoi qu’il en soit, « sociétalisme » est entré dans l’usage en un peu plus de dix ans.

    Si on peut distinguer « sociétal »  de « social » comme en attestent ces échanges sur un forum, on peut aussi se demander si « sociétalisme » n’a pas été introduit dans la langue pour remobiliser.

    Lorsqu’un élément de la langue se vide de son sens, une manière de le réactualiser est de créer un nouveau support, quitte à le définir de manière autre. On donne ainsi l’impression de créer alors qu’on transfère.

    En l’occurrence, à s’affairer autour de ce qu’implique le « sociétalisme », on fait peu à peu passer aux oubliettes ce qu’impliquait le « socialisme » qui ne trompe plus que ses éléphants s’il en reste.

    Alors soyez dans le vent, parlez de sociétalisme et remisez votre socialisme ringard!

    En vous rangeant aux injonctions du premier, vous aurez le sentiment d’agir pour le bien du monde que le second a laissé quelque part en marge de l’avenir qu’il disait viser...

     

  • Greta Thunberg à l’ONU, entre mal-être et malaise

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    Ca s’agite autour de l’idole des jeunes mobilisés en faveur de la protection de notre planète. Greta Thunberg fédère et exaspère tout autant.

    Entrer dans la polémique n’est pas mon but tant j’ai de sympathie pour cette adolescente et pour les jeunes qui se battent à ses côtés.

    Et puis, tout s’énonce de tellement connu que rien n’est à ajouter.

    J’aimerais, par contre dire que je suis de loin pas indifférente à ce qui pourrait advenir de cette jeune fille dont l’émotivité l’égale à l’intellect.

    Car oui, Greta Thunberg est brillante mais fragile tout autant.

    Dans la lettre que je lui adressais et que je publiais sur ce blog le 31 juillet dernier, je faisais part de ce qu’il en était à ce moment-là et de la mêlée qui l’entourait.

    Depuis, rien n’a changé.

    Greta Thunberg poursuit ce qui l’anime depuis des années et qui a sensibilisé ses parents. Que se discute le choix qu’ils ont opéré de suivre leur fille se conçoit.

    Car il l’expose. 

    Et pour ma part, je serais triste que soudain, sous trop de charges et de pressions en tous genres, cette jeune fille qui me touche ne s’abîme.

    Alors oui, le climat vaut qu’on se batte. Reste juste à savoir qui aura raison de qui.

  • Triste

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    Les tristes nouvelles se suivent et ne se ressemblent de loin pas.

    Hier, je faisais part de ce qui était arrivé à un homme qui se bat dans le Donbass en tant que volontaire, ce jour, à la lecture de l’hommage que lui consacre Jean-Michel Olivier, c’est le décès de l’écrivain suisse Marie Gaulis que j’apprends.

    Deux mondes bien différents que celui d’une guerre qui n’en finit pas de briser et de détruire des vies et celui de la littérature. Pourtant, ce sont là deux univers auxquels ma sensibilité me lie.

    Marie Gaulis, je ne l’ai pas connue de façon personnelle.

    Mais son livre, « Le royaume des oiseaux », je l’avais proposé au Jury du Prix Charmettes-Jean-Jacques Rousseau duquel j’étais membre et c’est cet ouvrage qui avait été primé.

    C’était en 2016.

    Les Editions ZOE m’avaient priée de rédiger une laudatioEn mémoire de Marie Gaulis, en pensée avec sa famille et ses proches, la voici:

    « Le Royaume des oiseaux de Marie Gaulis ne se raconte pas. Il se vit, écrit Sabine Faulmeyer sur le site littérature-romande.net. Elle a raison. A travers l’évocation d’un lieu bien précis et au gré de ce que lui en livrent les différents personnages de ce roman, ce sont autant d’horizons spatio-temporels et socio-culturels qui s’ouvrent au lecteur. Or c’est de l’au-delà que proviennent les voix des personnages. Ainsi suspendues hors de temps, elles livrent leurs considérations, leurs sentiments ou autres impressions que leur inspire la vie menée dans ce château savoyard, épicentre du livre. Par la qualité de son style, par la richesse de son vocabulaire, par le rythme de son phrasé, Marie Gaulis invite son lecteur à la suivre dans cet univers dont la géométrie varie selon celle de tous les autres qui s’y côtoient, s’y rencontrent sinon s’y confrontent. »

     

  • Victime d’une mine antipersonnel dans le Donbass

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    J’apprends, ce jour, qu’un volontaire français qui se bat dans le Donbass a été grièvement blessé par une mine antipersonnel.

    Avec Erwan Castel, nous sommes en relation sur un réseau social bien connu et j’ai plusieurs fois renvoyé, ici, à son « Journal du front » , comme il l’appelle.

    Mais nous ne nous sommes jamais rencontrés.

    Souvent, par contre, je lui ai recommandé prudence et soin à prendre de lui tandis qu’il partageait, sur son profil, le récit de missions.

    De sa raison d’être au combat, il s’en est à maintes reprises expliqué. Défendre des valeurs qui lui tiennent à coeur et se battre aux côtés de qui les partage. 

    Suivre ce qui se passe dans le Donbass, autant à travers ses publications que celles d’autres également partagées sur les réseaux sociaux sinon dans les rares médias qui en parlent encore, m’importe.

    Car cette guerre qui n’en finit pas de déchirer l’Ukraine et de mettre aux prises la Russie avec ce qu’il est convenu d’appeler la « communauté internationale » me touche.

    Tout a tellement été dit et pas dit de ce qui motive l’une et l’autre que je n’y reviendrai pas. Mais je tiens juste à rappeler les vies humaines perdues, blessées et exilées.

    Car d’elles, peu s’en soucient au regard d’intérêts en tous genres.

    Erwan Castel, lui, a souvent témoigné dans son « Journal du front », de ce peuple en souffrance et si attaché à sa terre que lui, Breton, a fait de sa lutte la sienne.

    Qu’il se rétablisse au mieux et au plus tôt, que ses proches l’entourent de leur attention, c’est ce que je lui souhaite le plus vivement.

  • Patrick Balkany, Richard Ferrand, deux mondes...

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    L’article est publié sur le site royaliste de « Je suis Français, lafautarousseau ».

    Il traite de deux affaires franco-françaises, l’une en lien avec ce qui devait s’appeler « Ancien Monde » tandis que celui qu’annonçait Emmanuel Macron et son parti serait le « Nouveau Monde ».

    Or voici qu’ancien et nouveau mondes semblent se rejoindre au plan judiciaire tout au moins avec deux affaires qui visent Patrick Balkany et Richard Ferrand.

    L’article confronte les situations pour, en définitive, nous montrer ce qui en résulte et comment la France y réagit, à savoir de manière plutôt indifférente.

    Mais c’est qu’elle est peut-être davantage mobilisée par ce qui concerne nombre de ses citoyennes et de ses citoyens, en l’occurrence, la réforme annoncée de leurs retraites.

    Si les agissements des deux élus reflètent des mentalités qui ont traversé les âges, de l’ancien au nouveau, les préoccupations réelles de millions de non élu(e)s, elles aussi, datent. 

    Non, la France n’est sans doute pas encore à ce point détachée de ce qu’elle compte de douteux représentants de la République. Elle est néanmoins consciente que l’honnêteté devient une valeur d’un autre monde, ni « Ancien » , ni « Nouveau » .

    Et que si elle a pourtant bel et bien été transmise de génération en génération, cette honnête, elle n’a pas trouvé le même accueil partout dans ce monde.

    Et en changer le qualificatif ne suffit pas à le rendre meilleur. Qui aurait, un jour, pu le penser sinon celles et ceux qui ont voulu « faire confiance »?

     

  • Fantasme, selon l’ambassade de Russie en Suisse!

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    Nous y revoilà!

    Je vous invite à découvrir de quoi il est question, cela se passe dans le cadre du téléjournal de la RTS, présenté désormais par un nouveau journaliste, ancien correspondant de la chaîne télévisée suisse à Washington.

    On regrette un peu son prédécesseur, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, qui aurait sans doute mis un ton moins grave pour présenter le sujet annoncé comme « document ». 

    Entendons-nous bien, il ne s’agit pas, ici, de nier l’espionnage.

    Il s’agit juste de rappeler qu’il n’est ni une nouveauté ni une spécificité russe. Mais avez-vous déjà souvent eu l’occasion d’entendre parler d’espionnage d’autres pays? 

    Cela dit, en complément au « document » de la RTS indiqué ci-dessusce débat diffusé sur le site de Mediapart entre l’ancien ambassadeur de France en Russie et le même ancien espion n’est pas inintéressant.

     

  • Actualités...

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    L’actualité de ces derniers jours a réservé quelques surprises, tant au plan international que local, je veux parler, ici, de Genève.

    A l’étranger, qu’il s’agisse du Royaume-Uni et de son interminable Brexit ou de l’Ukraine et de la Russie qui se sont échangé des prisonniers, optimisme et réserve sinon pessimisme se le disputent.

    Quoi qu’il en soit, nombre de commentaires émis restent de l’ordre de l’appréciation sinon de l’approximation tant les sphères de pouvoir où se prennent les décisions demeurent le plus souvent hermétiques.

    Au plan local, Genève découvre une de ses personnalités face à la justice. C’est le choc pour qui ignorait tout de ce qui a conduit l’homme sur le banc des accusés, ça ne l’est pas pour qui « savait ».

    Quelle que soit l’affaire en question, à lire ce qui a brisé la vie de cet ancien Président du parlement, on conçoit mieux comment sa personnalité s’est dissociée au point que l’homme que d’aucuns côtoyaient en cachait un autre.

    Et ce sont les méfaits de cet autre qui sont en cause mais c’est l’homme lui-même qui est jugé.

    Je ne le connais pas personnellement mais nous avions été invités ensemble à participer à une émission de  Radio-Lac. Elle portait, entre autre, sur la Russie, c’était il y a plus d’un an. 

    Ce soir, je pense à l’homme que sa souffrance a condamné à entraîner à sa suite de nombreuses victimes. Le procureur, en photo ci-dessus, s’est prononcé de manière sévère mais a reconnu la personnalité « complexe » de celui qui a aussi su se montrer généreux envers la République.

  • A suivre..

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    A diverses reprises, j’ai apporté des contributions à l’encyclopédie en ligne Wikipedia et toutes ont toujours été prises en compte.

    Or voici que je découvre que toutes ne paraissent pas bénéficier des mêmes conditions d’accueil. 

    En effet, pour avoir rectifié des propos reproduits de manière déformée sur une page qui semble être bien gardée sinon regardée, j’ai constaté que mes modifications, apparues quelques minutes en ligne, ont très vite été effacées.

    Alors que jusque là, mes contributions à Wikipédia n’avaient pas eu l’heur d’égratigner quelques susceptibilités que ce fût, il semble qu’elles aient atteint, cette fois, une cible protégée.

    J’ai aussitôt écrit à l’équipe de l’encyclopédie en ligne pour obtenir les raisons de ces suppressions, j’attends la réponse.

    Je privilégie la diligence de Wikipédia avant d’émettre quelque explication que ce soit. L’expérience n’en demeure pas moins surprenante.

     

  • Arrangements avec le passé...

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    Sur un réseau social bien connu circule un jeu qui consiste à partager avec ses relations dix livres qui vous ont marqué. Pour chacun d’eux, une personne différente est choisie.

    Et voici que j’ai été retenue par un ami pour un ouvrage de Svetlana Alexiévitch, « La fin de l’homme rouge ». Que ce livre l’ait marqué et qu’il m’ait associée à sa sélection est loin de me laisser indifférente. 

    Pour qui me suit, vous me savez avoir adressé une lettre ouverte à son auteure, journaliste écrivain, lauréate du Nobel de littérature en 2015.

    Ses qualités littéraires récompensées n’ont en rien constitué l’objet de ma lettre. Non, c’est ce qu’elle a prononcé de mensonger et d’outrageant envers les Russes qui m’a fait lui écrire.

    Ma lettre, traduite en russe par le journaliste Arkadij Beinenson, a ensuite été diffusée en Russie et dans d’autres pays aussi, ce qui m’a valu interviews, gratitude et haine.

    Deux ans plus tard, lorsque l’Université de Genève a décerné le titre de Docteure Honoris causa à cette même lauréate du prix Nobel, je me suis aussi exprimée, cette fois dans les colonnes de la Tribune de Genève.

    Svetlana Alexievitch, pour sa manière de disposer à sa guise de témoignages recueillis, n’a pas échappé à la justice, certaines personnes qui lui avaient fait confiance s'étant senties trahies par elle.

    Qu’à cela ne tienne, le fait de parler de l’ex-URSS et d’en dire ce qu’elle en pense est apprécié et honoré. Soit.

    A 29 ans, toutefois, elle ne cachait pas son admiration pour celui qui n’apparaît pas vraiment comme un ange de la première heure

    Cela, bien des Russes l’ont gardé en mémoire, ce qui ne semble pas être le cas de nombreux « acteurs » du monde médiatico-culturel, sauf à le considérer comme erreur de jeunesse, peut-être.

    Merci à cet ami de m’avoir donné l’occasion de revenir sur un sujet sensible s’il en est.

  • Du coq aux oies et aux canards, plus belle la France!

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    Pour qui aurait suivi cette affaire relative au chant d’un coq duquel la propriétaire a dû rendre compte en justice, vous aurez sans doute appris que l’animal et son chant matinal auront trouvé grâce auprès du tribunal qui ne les a pas condamnés.

    La partie civile invoquait à son appui le dossier du bruit

    En d’autres termes, musiques, klaxons intempestifs ou autres nuisances sonores devaient inclure le chant du coq. La justice a rejeté la plainte,  il n’est pas précisé si appel sera interjeté du jugement. En attendant, on peut lire dans cet article qu’un prochain procès attend des oies et des canards...

    Anodin, le fait peut être considéré tel. Mais pas tant que cela, en réalité.

    Car il dénote jusqu’où certaines personnes sont capables d’aller pour défendre leurs droits sinon leur confort. Ce procès intenté à un animal et à sa propriétaire a sans doute aussi d’autres significations qui nous échappent et qui échappent peut-être même à la partie civile.

    Une époque formidable, non? Sauf que le film éponyme, c’est une autre affaire...

     

  • Insulter un Président en exercice

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    Mon propos d’hier relatif aux insultes proférées à l’encontre du couple présidentiel français a suscité un grand nombre de réactions, entre autre sur un réseau social bien connu.

    Comme je l’ai écrit, on peut ne pas apprécier le Chef de l’Etat français et son épouse. Comme je l’ai aussi écrit, en tant que citoyenne et citoyen, on peut ne pas se sentir représenté par lui. 

    Il n’en demeure pas moins vrai qu’il a été élu. Qu’on le déplore ou pas, qu’on revienne sur les circonstances qui l’ont porté au pouvoir, rien n’y changera, il y est.

    Et dès lors qu’il représente la France, il représente son peuple, tout comme n’importe quel Chef d’Etat dans ce monde et quelles que soient les oppositions.

    Toutes celles et ceux qui viennent avec tel ou tel argument, tel ou tel rappel du comportement d’Emmanuel Macron pour justifier les attaques personnelles qui le visent et qui proviennent d’un citoyen de pays étranger mélangent les genres.

    Car on n’est pas là en présence d’un règlement de compte entre personnes. On est dans le cadre d’échanges qui outrepassent le protocole. 

    Le relever n’équivaut à donner aucun blanc seing à Emmanuel Macron et à celle qui est appelée « Première Dame ».

    Le relever revient à dresser un constat selon lequel des règles d’échanges ont été bafouées, signe des temps peut-être ou pas.

     

  • Insultes au couple présidentiel, insultes à la France

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    On peut ne pas apprécier le Président français, on peut ne pas apprécier son épouse.

    Tout autant, peut-on estimer grave ce que ce brésilien d’ambassadeur a écrit sur le couple Macron.

    Des règles de préséances obligent qui sont ici bafouées. Signe des temps où tout paraît de plus en plus permis?

    Toutes les Brésiliennes et tous les Brésiliens ne se reconnaissent toutefois et sans doute pas derrière celui qui a proféré pareils propos envers les Macron.

    Toutes les Françaises et tous les Français ne se reconnaissent sans doute pas non plus derrière celui qui est leur Président.

    Mais de là à le voir ainsi traîné dans la boue ne doit pas réjouir mais inquiéter. Car c’est la France qu’il représente et c’est elle qui est visée et, de fait aussi, insultée.

     

  • BHL, incontournable référence

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    J’ai regardé On n’est pas couché dans sa nouvelle formule, ce samedi 31 août. Question de me faire une idée de ce qui anime la France médiatico-cultuelle de nos jours.

    J’avais évoqué, ici, comment elle entretient son goût de la sensation.

    Parmi les invité(e)s, Yann Moix l’écrivain qui a fait beaucoup parler de lui récemment. L’homme contrit qu’on découvrait n’a, bien sûr pas touché tout le monde.

    Il a, néanmoins, emporté l’adhésion de Bernard-Henri Lévy, autant dire, le graal.

    A vrai dire, tout cela n’a à peu près rien de très surprenant. Le fait est que ce qui se passe autour de l’ancien chroniqueur de l’émission de Laurent Ruquier est révélateur.

    Et dans ce sens, faire l’impasse d’une réalité, qu’on l’aime ou pas, serait se voiler la face. Car ce qui se passe n’est que la confirmation de ce qui n’a pas attendu Moix pour exister.

    Autant en prendre acte.

    S’en offusquer n’y changera rien. La part apportée à ce qu’est et a été Yann Moix ou à ce qu’il écrit déterminera le public. 

    Par « public » , s’entend celui qui fera le jeu de la polémique et celui qui, amateur de littérature, appréciera ou non l’oeuvre de l’écrivain.

     

  • Gilets jaunes, un mouvement complexe

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    Les coquilles existent, en l’occurrence, celle qui figurait dans cet article en était car elle vient d’être corrigée.

    Le fait est que lorsqu’on lisait que Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement des Gilets Jaunes, subissait des « menaces de morts » on devinait, bien sûr, de quoi il s’agissait. 

    Il n'empêche, « menaces de morts »  ou « menaces de mort » , ce n’est pas tout à fait pareil. L’essentiel étant ailleurs, ce détail était susceptible d’être zappé.

    Il ne l’aura pas été et c’est tant mieux.

    Car il s'agit là de réagir au sens. Parce qu' à force de ne plus discriminer, on s’habitue. Et s’habituer à l’indifférencié, c’est cautionner un univers où tout est susceptible de se valoir.

    Et quand tout se vaut, tout devient possible.

    Tel n’aura pas été le cas dans cet article, reste à savoir ce qu’il en sera de l’avenir qui y est annoncé en noir...

     

  • Urgence de santé publique

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    Vous l’aurez toutes et tous constaté, le climat est devenu LE sujet d’actualité médiatique et politique.

    Au point qu’à force d’en parler, certain(e)s finiraient presque par l’oublier tant le fait de rappeler à longueur de journée les dégradations observées sur la planète risquerait de leur suffire et de leur donner bonne conscience.

    Nulle intention, ici, de minimiser le phénomène.

    Juste de dire que tant de mobilisation autour du climat masque bien d’autres problèmes graves qu'il serait tout aussi bienvenu d'évoquer en les martelant chaque jour qui passe également.

    Je songe ici, en particulier, à la santé de citoyennes et de citoyens que la production pharmaceutique remodelée selon les valeurs mondialistes attaque de manière aussi réelle et concrète que les émanations de CO2, l’environnement.

    Et qui les dénonce?

    Hormis de rares médias qui expliquent en quoi réside le fait que vous vous trouviez soudain face à une rupture de stock du médicament qui soigne les maux desquels vous souffrez, on peut toujours attendre. 

    Or le problème est plus que sérieux, demandez à celles et à ceux qui ont à le subir et ils vous le diront!

    Par exemple, les personnes souffrant d’épilepsie peuvent, du jour au lendemain avoir à affronter cette « rupture de stock » et ne pas avoir de quoi traiter leur mal. Sauf à prévoir et faire des réserves personnelles du médicament qui convient.

    Comme en temps de guerre qu’on ne semble pas trop se hâter de mener contre les PHARMA.

    On se demande bien pourquoi, tiens... Quoi qu’il en soit, il en avait déjà été question ici, à deux reprises sur ce blog. Et voici, en complément, cet autre article paru sur le site de franceinfo.

     

  • Cette femme, ce soir...

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    Assise sur les marches d’une berge qui borde le lac Léman, des fils d’argent parsemaient sa chevelure châtain foncé.

    De son être entier émanait une expression indéfinissable.

    Engoncée dans une jupe de cuir marron et un haut en mousseline et résille noire, elle n’avait rien de provocant. Mais sa présence parmi les badauds avait quelque chose d’insolite.

    Que vivait-elle, impossible de le savoir. Se dégageaient d'elle résignation et détermination en même temps.

    A quoi?

    Poser la question, c'est ouvrir la boîte de Pandore de tant d’existences qui s’accomplissent on ne sait comment, bien loin, en tous les cas, de ce qui s’énonce de discours altruistes et de déclarations solennelles. 

  • Où est la politique?

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    Il est incontestable que le monde dans lequel nous évoluons en ce moment ressemble de moins en moins à celui que nous avons connu, ne serait-ce celui d’il y a vingt ans encore.

    Il ne s’agit pas là de se languir de ce qui n’est plus ou de pleurer un passé révolu. Il est juste question de ne pas se leurrer, les paramètres de référence de nos sociétés ne sont plus les mêmes qu’il y a peu encore. 

    La lutte pour le climat, la lutte pour le genre, la lutte pour le multiculturalsme, entre autre, dominent le paysage politique et laissent largement derrière elles celle qui, autrefois, mobilisait et qu’on appelait lutte des classes.

    Les causes de ces changements analysées n’apporteront, au mieux, que satisfaction intellectuelle à qui s’y adonnerait et débats infinis pour qui serait invité à y participer.

    Avec, à la clé, des promesses de se revoir en vue de résolutions à prendre qui le seront ou pas, peu importe, l’essentiel paraissant souvent de se rassurer en les ayant formulées.

    Pendant ce temps, la colère gronde au sein des peuples. Le mouvement des gilets jaunes en est l’une des plus évidentes illustrations. Où en sont celles et ceux qui se sont investi(e)s pour exprimer leurs revendications?

    Là où on les a relégué(e)s, tantôt à l’abandon, tantôt vers une vague écoute.

    La violence qui a émaillé les manifestations a été autant celle de casseurs qui s’en sont donné à coeur joie de vandaliser tout ce qui était à leur portée que celle de forces de l’ordre aux ordres mais pas pour autant épargnées.

    Car en leur sein règne aussi l’inconfort, moral surtout, nombre de suicides en témoignent. 

    Et cette profession n’est pas la seule à compter ses victimes. De plus en plus de personnes lâchent prise face à trop de pressions ressenties et réellement exercées.

    Et là, on n’est plus dans l’exclusion due au genre ou à la culture, on est dans  l’exclusion tout court.

  • Bolsonaro, Moix, la sensation à l’ordre du jour

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    A la lecture de récentes séquences médiatiques, force est de constater que, désormais, le sensationnel n’est plus l’apanage de qui avait vocation à le relayer.

    L’actualité se niche au creux d’agissements personnels.

    En  littérature, par exemple, on apprend la parution du dernier roman de Yann Moix et c’est à des règlements de comptes familiaux auxquels on a droit.

    Nombre de médias, en effet, ont fait la part belle au conflit qui oppose père et frère de l’ancien chroniqueur de l’émission On n’est pas couché.

    Au point que quelques commentaires ont relevé que Franceinfo -pour ne citer que ce relai- reprenait le flambeau du défunt France Soir.

    En politique, autre exemple, le Président brésilien, en réaction à la prise de position d’Emmanuel Macron sur les accords entre UE et Mercosur, commente le physique de l’épouse de son homologue français.

    Qu’on pense ce qu’on veut de Brigitte Macron, est-ce le rôle d’un Chef d'Etat que de l’apprécier de manière publique?

    Que le sensationnel prenne de plus en plus de place dans un peu tous les domaines paraît indéniable.

    Moraliser n’est pas le propos, juste de constater.

  • La séduction, disent-ils...

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    Voici un article qui laisse plutôt perplexe.

    On y parle de la diplomatie selon Emmanuel Macron, interviennent à l’appui différents « conseillers » de l’Elysée et, en fin d’article, un « diplomate de haut rang ».

    Mais lorsqu’apparaît le terme de « séduction », on comprend ce qui transparaît à vrai dire dès les premières lignes.

    On est dans ce qui a toujours été relevé du candidat devenu Président en 2017, au sujet duquel il était rapporté combien la séduction et lui, ça ne faisait qu’un.

    Au point que Challenge avait publié un article à l’intitulé sans équivoque, « Emmanuel Macron, une arme de séduction massive » .

    Aussi bien, cette manière de présenter la diplomatie comme susceptible de se ramener à de la séduction, n’est-elle pas que le fait du seul article cité ici.

    Nombre d’autres articles vont dans ce sens. Tout de même, soyons raisonnables!

    Qui peut oser penser que « séduire » un homologue suffirait à agir sur sa politique alors qu’elle est le fait de tant d’autres éléments qui la déterminent?

     

  • La Russie, un pays comme un autre

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    Ce qui me frappe souvent lorsqu’on parle de la Russie de manière moins négative que celle qui a pignon médiatique sur rue, c’est une certaine complaisance affichée.

    Comme si les Russes avaient besoin qu’on se penche sur leur sort, comme si nous étions, nous autres, meilleurs et manifesterions notre grandeur à bien vouloir ne pas leur tourner le dos.

    C’est faire peu cas de leur fierté et, surtout de leur résistance qui n’a pas attendu les atermoiements occidentaux pour se démontrer.

    Qu’à cela ne tienne, nombre de celles et de ceux qui commentent sont tellement convaincu(e)s de leur supériorité à détenir la pensée juste que tout ce qui s’en écarte peu ou prou est regardé avec condescendance dans le meilleur des cas, rejeté dans le pire.

    Ce n’est ni être « russophile » et encore moins « poutinolâtre » que de rappeler que les Russes n’ont pas besoin de savoir ce qu’ils ont à faire et pas. C’est juste avoir en tête que leur manière d’être peut différer de la nôtre.

    En être conscient serait tout bénéfice, surtout à l’heure où le multiculturalisme est prôné à tout va. Seulement voilà, tout se passe comme s’il ne devait concerner que certaines cultures à l’exclusion d’autres.

    En l’occurrence, on peut échanger à l’infini sur les ondes de radios, les plateaux de chaînes de télévision ou dans les colonnes de journaux, la Russie agira selon ses intérêts et ses valeurs comme tout pays qui se respecte.

    Quant à la France d’Emmanuel Macron, qu'elle tente de revenir sur les agissements de celle de François Hollande, eu égard notamment à la Russie, pourquoi pas et bien lui en prend!