01/08/2011

Etre

 

A perte de vue, se perdre de vue.

Sans êtres en vue.

 

11:48 Publié dans Destins | Tags : perte, en vue | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Dans le pur néant?

Écrit par : RM | 01/08/2011

Il semblerait que tel soit bien le cas, parfois, Rémi, non?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 01/08/2011

Cela fait peur. Et la peur engendre des monstres. Je ne crois pas au pur néant. Cela me paraît détaché de ce qu'on peut concrètement ressentir.

Écrit par : RM | 01/08/2011

Que vous répondre, Rémi sinon que celles et ceux qui ont dû vivre cet état de fait ou d'âme pourraient l'évoquer.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 01/08/2011

Je ne pense pas qu'ils le fassent, je n'en ai jamais rien lu, même parmi ceux qui disaient qu'ils l'évoquaient: cela me paraissait un concept, surtout. Dès qu'ils exprimaient un sentiment, on était soit face à la lumière, si c'était la joie, soit face à l'obscurité, si c'était la peur. Et si on fouillait un peu, on distinguait aussi les reflets de soi dans la lumière ou l'obscurité, sous une forme embellie dans le premier cas, et enlaidie dans le second. Les mots voilent forcément le néant, puisqu'ils désignent quelque chose. Si on ne distingue rien, dans le néant, il renvoie l'image de soi-même: du sujet qui ne distingue rien.

Écrit par : RM | 01/08/2011

Difficile, en effet, de parler du néant pour qui y est plongé.
Il existe néanmoins des manières détournées, sensibles et pudiques d'y faire allusion.

Car je pense qu'à l'image de tout état, il est sujet à se transformer et à laisser un reflet susceptible d'être renvoyé.

Rémi, je vous remercie de cet échange.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 01/08/2011

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