17/11/2011

Pourquoi parler (encore) de DSK

 

Lire que l'affaire DSK ne préoccupe que "des curieux dont la culture est au niveau du caniveau", oblige à réagir.

Limiter le regard sur l'être humain à des considérations sélectives pour évaluer sa souffrance n'est pas un signe de santé pour une société.

Ce que traverse Dominique Strauss-Kahn et son couple comme épreuve est loin d'être anodin.

L'étalage d'un mal en public n'est pas un cadeau mais une stigmatisation de piètre acabit. 

Le maladie qui affecte DSK est commune. Mais le fait que cet homme soit une personnalité, le rend abject par les éclairages intempestifs des projecteurs qui le pilonnent.

Dans ce sens, il incombe à toute personne que les dimensions de l'être humain n'effraient pas, de pointer l'ampleur des dégâts qui entourent le traitement d'un mal que l'on porte en soi. En prendre conscience est douloureux, le voir livré en pâture parce qu'on est célèbre, encore plus.

 

 

Commentaires

C'est triste pour lui d'un point de vue personnel, bien sûr, mais d'un point de vue mécanique, cela se comprend. La justice n'est pas seulement une procédure matériellement circonscrite. Elle correspond à un sentiment et la présence physique de juges, de tribunaux, de prisons, est faite pour combler un tant soit peu ce sentiment. Lorsqu'il y a condamnation, le sentiment que la société a pour la justice s'apaise. Sinon, les poursuites continuent sous une autre forme. Ce qui est triste, c'est que l'intéressé n'ait pas saisi que ce qui lui arrive était assez inéluctable, que beaucoup de gens profiteraient de sa situation affaiblie pour faire des révélations nouvelles. Car le plus gros a été sa façon de se laisser interviewer à la télé. Il a fait une impression désastreuse. Cela dit, c'est comme la prison, cela finit par s'arrêter, il suffit d'être patient.

Écrit par : RM | 17/11/2011

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