20/10/2012

Pierre Maudet et les toxicomanes

 

Ainsi donc Pierre Maudet voudrait-il accroître la répression des consommateurs de drogue.

Dans son édition des 17-18 octobre, le GHI consacre une pleine page à la toxicomanie.

Il y est entre autre question du Quai 9, bâtiment vert pomme situé juste derrière la gare Cornavin et qui accueille les toxicomanes.

Dans des locaux réservés à leur usage, ils ont des conditions d'hygiène optimales pour s'injecter leurs doses de cocaïne ou d'héroïne.

Ce lieu, m'a-il été dit par une personne qui y travaille et aussi par un jeune homme qui s'y rend, n'accorde pas d'interview aux journalistes. 

Les mesures annoncées par le nouveau chef de la police genevoise auraient-elle permis à Sarah Zeines du GHI, d'y avoir accès pour parler de ce qui s'y vit et s'y pratique?

Il va de soi que le problème de la drogue à Genève est grave.

Ce même jeune homme qui m'a parlé du Quai 9 m'a raconté la facilité avec laquelle il trouve à se fournir en toutes sortes de substances. Dans les 5 minutes, j'ai quelqu'un à qui je peux acheter ce que je veux, m'a-t-il avoué.

Ce jeune homme, en quelques mois, est devenu l'ombre de lui-même. Il n'a plus de logement et fait la manche. J'ignore si le montant qu'il accumule en une journée équivaut à ceux qu'articule une des personnes interrogées par Sarah Zeines et qui varierait entre 200 et 400 CHF par jour.

Quoiqu'il en soit,  vouloir augmenter la répression contre les toxicomanes alors que les vendeurs de substances aussi diverses que dangereuses pullulent à Genève et semblent ne pas vraiment craindre d'être appréhendés, reste un mystère.

Toutes les tactiques sont bonnes pour vendre leur poudre et pis. Lire qu'une des mesures envisagées par Monsieur Maudet serait, par exemple, de retirer le permis de conduire des consommateurs qui viennent s'approvisionner en voiture laisse songeur. 

Le travail qui s'effectue au Quai 9 revendique l'anonymat pour les consommateurs qui s'y rendent, par respect envers eux. Ainsi chacun se sent-il ou se croit-il préservé à ce niveau-là.

Certes, la méthode appliquée en ce lieu a été expérimentée ailleurs mais comment être certain que se projeter vers la mort en tout anonymat soit la meilleure manière de lutter contre un mal?

 

01:51 Publié dans Genève, Justice, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : toxicomanie, quai9, maudet, genève | Lien permanent | Commentaires (35) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Je suis d'accord, s'en prendre aux consommateurs, qui sont avant tout des malades, équivaut à saisir le problème de la drogue à rebours du bon sens. Il faut coupler prévention, et cela dès le plus jeune âge, à la répression sévève des vendeurs-non-consommateurs. Quant au Quai 13, personne ne devrait remettre en cause sa justification, même si son emplacement ne me paraît pas idéal. Sans ce type de structure, les injections se feront malgré tout, mais dans des conditions d'hygiène déplorable, dans les parcs, dans les allées, dans les caves. Il faut par contre sévir contre les revendeurs qui infestent le quartier pour ne pas en faire une zone de non-droit.

Écrit par : mauro poggia | 20/10/2012

Mauro Poggia, merci de votre commentaire.

oui, bien sûr que Quai 9 est préférable par l'hygiène qu'il offre et le personnel médico-social qui encadre les toxicomanes.

Mais cet anonymat revendiqué pourrait se discuter.

Et puis, l'accès strictement interdit à toute personne autre que les toxicomanes, soudain toléré pour cette journaliste du GHI, faut-il l'interpréter comme urgence d'une situation à défendre absolument?




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Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/10/2012

Ce qu'il faut souligner lorsque l'on parle de Mr. Maudet, c'est que ce personnage a pour principale motivation, son ascension, principalement en ce qui concerne sa carrière fédérale, le reste, il n'en a rien à battre !

Alors évidement qu'en tant que chef du département de la police, il se doit de faire des déclarations, si possible irréalistes et impossible à mettre en oeuvre !

En s'en prenant aux consommateurs, il va simplement booster le marché, c'est à dire, faire monter les prix des drogues sur le marché local, en 2 mots, faire une fleure aux trafiquants, qui seront les seuls à bénéficier des mesures prises !

Les trafiquants subissent depuis quelques mois, années, des baisses non négligeables des prix de drogues vendues à Genève, faisant que le prix de la cocaïne est passé de 200.-- Chf le gramme à 50.-- Chf, ce qui inquiète les réseaux en place, en mettant la pression sur les consommateurs, Mr. Maudet escompte simplement satisfaire les mafias engrangeant de gros bénéfices généralement blanchis par nos banques !!!

Rien de plus !!!

Écrit par : Corto | 20/10/2012

Oui, Corto, je sais cette chute des prix!

Pour le reste, comment faire pour que Monsieur Maudet prenne des décisions plus adaptées?

Punir les consommateurs qui se tuent à petit feu, si l'idéal est là, alors vraiment il faudra redéfinir son sens

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/10/2012

Vous ergotez sur la question de l'anonymat, alors que le point important est de préserver la santé de ces personnes malades. Cela se base sur la politique éprouvée suisse de la gestion de la drogue, qui se base sur quatre piliers : http://www.bag.admin.ch/themen/drogen/00042/00624/06044/index.html?lang=fr

Écrit par : Djinus | 20/10/2012

Djinus, c'est loin d'être un ergotage, cette question de l'anonymat.

Pour avoir assisté à une descente aux enfers anonyme et pas forcément consentie, je puis vous assurer que l'anonymat a son poids aussi dans le débat.

Par ailleurs, apprenez à lire les nuances avec lesquelles je traite le sujet avant de vous enflammer.

Cela dit il va de soi que la question centrale et primordiale reste la consommation de substances toxiques, voire mortelles, distribuées à tous les coins de rues et en toute impunité.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/10/2012

Tant qu'un système de gestion des blog autorise quiconque à utiliser n'importe quel pseudo sans autre forme de contrôle, je ne vois pas pourquoi, on parle encore d'anonymat et je ne vois pas ce que ça à voir dans le contexte !

Quant aux consommateurs de cocaïne, ce sont en grande majorité des employés "modèles" principalement employés par des banques, des assurances, l'état et la moitié de barreau genevois !

Écrit par : Corto | 20/10/2012

L'anonymat est une marque de respect pour les toxicomanes qui viennent s'injecter leur substance au Quai 9, Corto.

Argument qui se discute car pour préserver la dépendance, on coupe le toxicomane de l'extérieur et de sa famille.

Or parfois, même si les liens ont été rompus ou sont tendus avec le reste de la famille, il s'avère qu'en danger de mort, un de ses membres pourrait tout de même avoir besoin de renouer le contact avec les siens.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/10/2012

"cacher ce sein que je ne saurai voir"
ou balayer ce qu'on fout sous le tapis depuis des lustres, faut savoir

pour les pro luttant contre ce fléau côté toxicos / désintox
- le truc n'est pas de maintenir tout bien propre les activités des toxicos (ce que font ces programmes de méthadone, héro + lieux de picouses gratos) surtout quand coke/héro sont à si bas prix-pour l'instant, mais la méthode du clean turkey + un max de barrières d'empêchement à l'accès aux drogues autour des faibles motiv des toxicos, etc

condamner les toxicos pour leur conso, sans les amener à 1 désintox & réinsertion encadrée (ai fait ces boulots, ambulatoire, interviews de motiv + suivis en prisons avant sortie conditionnelle à programme, désintox par cool turkey en milieu hospitalier, réinsertions scolaires+formations + habitat en groupes encadrés en appart collectifs)

c'est juste les condamner. à ne pouvoir que s'enfoncer. tout en cachant la misère du monde des toxicos en centre ville aux yeux des concitoyens
alors que c'est exactement cette situation que Gve a adopté (depuis des décades, comme ailleurs et contre l'avis des professionnels de la toxicomanie, parce que c'est + facile à gérer),

ne pas poursuivre les dealers - tous, les condamner, les exclure du droit de résidence, etc

n'est que du foutage de gueule général
& du blabla, de ceux qui depuis longtemps tout comme juste récemment, ont le pouvoir, les moyens de faire qq chose

avocats, élus, politiques: soit vous ne savez vraiment, sincèrement rien du problème de l'addiction: alors svp. traitez votre domaine!, cad le problème de la délinquance ou criminalité de ce commerce
et non celui du consommateur-malade

soit vous vous foutez d'être informés, réalistes, objectifs, sincères dans vos propos, choix & décisions
car pour vous, l'électeur lambda n'y connaît rien!, ou moins que vous de toutes façons

cela concerne ces messieurs les grandes gueules tout comme l'actuel tenant des manettes

Écrit par : Pierre à feu | 20/10/2012

"Par ailleurs, apprenez à lire les nuances avec lesquelles je traite le sujet avant de vous enflammer."

Merci pour la leçon, mais où ai-je bien pu m'enflammer dans ma réponse ci-dessus ? A mon tours : merci de ne pas troller trop visiblement, cela se voit.

Écrit par : Djinus | 20/10/2012

Pierre à feu, c'est la question que pose ce sujet, justement, celle de la dépendance qui est une réelle souffrance.

Certes la solution miracle n'existe pas.

Mais s'en prendre à la surface du problème alors que l'immense solitude que révèle l'injection, hygiénique ou pas, risque encore d'être condamnée?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/10/2012

Ok, Djinus, "s'enflammer" est un peu excessif mais je vois mal le rapport avec le fait de "troller".

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/10/2012

pas de problème.
Djinus relisez: je réponds entièrement & aborde le fond de la question que vous semblez bien méconnaître (à l'instar de tous juristes):

où la distinction doit être faite - mais ne l'est pas, ce qui manque au projet de PM, entre "consos" et "addicts" / d'une part

où d'autre part, ce projet de politiques fait l'impasse sur chaque extrémité de la question: côté dealers: poursuites, condamnation, exclusion des vendeurs de la place publique, et côté toxicos: définition de programmes de rehab, considérant les toxicos comme les malades qu'ils sont

au lieu de mettre tout le monde dans un même sac, vite et bien emballé en salles de fixes
au lieu de reconnaître l'échec de la politique d'entretien de la dépendance chez les toxicos par la méthadone (désintox beaucoup + longue & difficile que celle de l'héro)

sinon, ma colère est 1000 fois fondée, en + d'années d'exp. de terrain,
tant pis si la contradiction sur un sujet que vous méconnaissez vous dérange

Écrit par : Pierre à feu | 20/10/2012

Djinus, vous ne pouvez apparemment pas le concevoir, MAIS il y a VRAIMENT de quoi s'emporter,
au vue des inepties mises en place par nos décideurs depuis des décades allant à complet contre-courant de ce que la toxicomanie est et exige,
condamnant aveuglément (par méconnaissance? j'y crois pas! par confort politicien, oui!) et sans vergogne les malades de toxicomanie, à le rester (qui, le sachant, ne vont même plus faire ces petits pas les conduisant à en sortir définitivement).

La réhab est difficile, mais possible.
Ce qui est beaucoup plus dur en revanche, c'est de faire face au marché de la drogue, aux traffiquants... votre rôle?

Écrit par : Pierre à feu | 20/10/2012

Et que dire de la brigade des stups, si ça se passe comme en France, avec la BAC de Marseille où plus de 50 flics sont sous les verrous, la pointe de l'iceberg !

Les prohibitions sont à double tranchant, elle installent la corruption au sein des autorités et dans le cas des drogues, en plus des bakchichs, elle rend la moitié des policiers toxicomanes !

Alors Maudet, qui s'est fait refiler le département le plus humiliant pour un carriériste et vient de comprendre que coté promotion, il est plombé, il est piégé comme un bleu et ce à quoi nous assistons n'est rien d'autre qu'une vengeance afin de faire tourner la brigade des stups en chiens bergers !

SI les poulets ne peuvent plus mettre la main sur les bakchichs des petits et moyens dealers, ça va sauter un échelon, comme en Colombie, où ce sont les politiques qui palpent les valises remplies de biftons encore tièdes, là-bas aussi, la police s'en prend aux consommateurs, évidement, ils touchent 5 fois plus des mains des maffieux que de l'état !!!

Écrit par : Corto | 20/10/2012

Les ventes de drogues représentent au niveau mondial, un chiffre d'affaire supérieur à celui du pétrole !

Ne me dites pas que ce sont des petits dealers qui couvrent un marché aussi gigantesque !

Le jours où Maudet s'en prendra à ses potes banquiers qui blanchissent des centaines de milliards par an, cela dans nos banques genevoises, faites moi signe !!!

Écrit par : Corto | 20/10/2012

à moins que pour Pierre Maudet, le "problème" ne se limite qu'à ces consommateurs de drogues l'étant parce que c'est le truc à faire, tels ces djeuns, lycéens, cadres & autres cols blancs - public visé avec cette histoire de retrait de permis de conduire
accros du week-end dont certains deviennent et s'en rendront compte trop tard, très vite toxicos (pas tous - pb psy hors sujet ici)

Écrit par : Pierre à feu | 20/10/2012

Corto: les prix sont très bas en Suisse actuellement (tactique d'accroche habituelle des trafiquants) et se voiler la face n'y change rien (les polices européennes le savent): le marché suisse est LA cible en Europe, le point de chute finale des trafics - et quand les prix auront augmenté, les dégâts (vols, délinquances, violences) vont être lourds pour les riverains - raison de l'urgence à prendre des mesures ... contre les trafiquants!

Écrit par : Pierre à feu | 20/10/2012

Toutes les statistiques dans le monde civilisé (celui qui permet des statistiques à peu près honnêtes) montrent que la production, le marché et la consommation des diverses drogues sont inefficaces à large échelle.
L'expérience de la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis l'a démontré, sans aucun doute possible, et seul le fait d'exclure les phénomènes de la consommation d'alcool et de tabac de la problématique permet de faire planer sur ce constat un doute hypocrite .
Mais, comme pour tout ce qui touche à nos plus intimes sensations, le tabou règne dans ce débat et la leçon apprise à travers la consommation des deux substances évoquées plus haut n'est pas été généralisée.
Les tabous (et la force d'énormes intérêts financiers et idéologiques) continuent donc à régner quels que soient les méfaits engendrés par la situation actuelle, et il en sera ainsi tant qu'une expérience sur une très vaste échelle, probablement multi-nationale, n'aura pas permis de faire un véritable bilan des coûts sociaux (aussi bien économiques que sanitaires) engendrés par la tolérance (accompagnée de mesures d'éducation et d'entre-aide) d'une part, comparé à celui de la répression actuelle.

Écrit par : Mère-Grand | 20/10/2012

D'ailleurs, les "cocaïnes" vendues sur les marchés mafieux, contiennent t-elles encore de la cocaïne ?

Écrit par : Corto | 21/10/2012

Chère Hélène,

- « Il va de soi que le problème de la drogue à Genève est grave. »

Mais enfin, Hélène, de quels problèmes exactement parlez-vous ?
La loi interdit la fabrication artisanale, la vente, le trafic et la consommation.
Tout devrait être parfait.
Ces lois n'ont elles pas déjà ètè adoptées à leur époque pour résoudre "des graves problèmes" de drogue ?


- « Certes, la méthode appliquée en ce lieu a été expérimentée ailleurs mais comment être certain que se projeter vers la mort en tout anonymat soit la meilleure manière de lutter contre un mal? »

Le quai 9 n'existe pas pour lutter contre la dépendence mais comme une bouée lancée aux toxicomanes afin de leur offrir un premier contact en confiance avec les services de santé du canton et comme le décrit le GHI, "un cadre de consommation sécurisant".

Si le toxicomane est établi à Genève, il lui est proposé un rendez-vous avec le service d'addictologie de l'hôpital pour se laisser convaincre de suivre un traitement contre la dépendence.

http://addictologie.hug-ge.ch/offres_soins/ambulatoire_navigation.html

Accessoirement, aussi bien ma mère que mon père, tous deux décédés du cancer le plus commun à leur genre respectif, auraient certainement apprécié votre créativité métaphorique, "la projection vers la mort", lorsqu'ils durent acceptèrent de fusiller leurs systèmes immunitaires à coup de séries chimiothérapies et de radiothérapies, sans aucune aspiration au suicide, bien au contraire, dans l'espoir de survivre à leur épreuve et de continuer à profiter pleinement de la vie.

Maintenant, est-ce que l'anonymat apporte un confort dans le lot de souffrances que traverse un toxicomane ? Certainement, pour éviter de perdre son travail miraculeusement conservé jusque-là, puis son logement. Un avantage considérable lorsque la décision d'arrêter de consommer est prise. Les animaux ne le cachent-ils pas lorsqu'ils souffrent, ne se cachent-ils pas quand ils sentent que la mort arrive ? Vous avez essayé de démander aux vétérans de guerre de parler des souffrances vecues ? Vous leur avez demandé s'il préféreraient temoigner en nom ou anonymement ? Soyez certaine que ceux qui auront traversé leur épreuve anonymement, les appellés, les sans-grade, contrairement à des politiciens et des généraux, seront les derniers à en faire publiquemenet état.

Inutile aussi de faire souffrir des proches qui ne comprendraient pas le "mal" qui a "projeté" le toxicomane vers son premier shoot.

C'est bien de SON "mal" à lui que votre grammaire libérale projète sous la lumière ? Le mal de l'être et de l'âme qui pousse à découvrir des sensations et des états pour oublier, MAIS SURVIVRE, contrairement aux auteurs de tentatives de suicide, à un quotidien fait d'obligations, de blessures ouvertes issues de conflits ou de déchirements familiaux, de misère affective, souvent un passé de victime d'abus sexuels, un avenir promis à la médiocrité, exposé à la critique persistante et persiflante de la société, un faible dont il est facile de profiter, d'abuser, de maltraiter, pour l'exemple lorsqu'il n'a plus d'argent, pour le plaisir lorsqu'il ne sert plus à rien.

Et si le mal des toxicos et des suicides avaient le même origine ? Pourquoi n'est-il pas accordé aux toxicomanes le même regard et les mêmes dispositions sanitaires qu'aux auteurs de tentatives ratées de suicide ? Harcèle-t-on pareillement les survivants de tenatives de suicide ?

Quelques chiffres de projections vers la mort:

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stopsuicide.ch:

Le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes entre 15 et 29 ans.
En 2009, 147 suicides ont été enregistrés pour cette tranche d'âge. Cela représente environ un suicide de jeune tous les trois jours.
Toutes tranches d'âge confondues, 1105 suicides ont été enregistrés en 2009. Cela représente environ 3 suicides par jour.
On estime entre 15'000 et 25'000 tentatives de suicide par année.
12 cantons suisses possèdent un programme de santé mentale.

addictionsuisse.ch:

Selon une estimation des années 90, quelque 30 000 personnes étaient dépendantes de l’héroïne. Une autre estimation faite sur la base des statistiques du traitement à la méthadone, des décès dus à la drogue et des dénonciations pour cause de consommation d’héroïne arrive à un nombre d’héroïnomanes entre 18 500 et 25 500 pour 2002. Des statistiques précises à cet égard font cependant défaut.
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Mais quelque chose me dit que, dans vos propos, c'est de VOTRE mal de non-toxicomane qu'il s'agit.

Écrit par : Chuck Jones | 21/10/2012

ouh là!
"Et si le mal des toxicos et des suicides avaient le même origine ?"

.. tout le monde peut un jour vouloir se suicider
.. tout le monde à le potentiel de devenir addict

c'est en nos gênes, Chuck Jones, ne perdez pas trop de temps sur de fausses pistes, faut beau dehors

Écrit par : Pierre à feu | 21/10/2012

- « Mais cet anonymat revendiqué pourrait se discuter. »

Donc fichage avec photo, date et heure d'arrivée et de départ, c'est ca ?
Et vous en ferez quoi de ces fiches ?


- « Et puis, l'accès strictement interdit à toute personne autre que les toxicomanes, soudain toléré pour cette journaliste du GHI, faut-il l'interpréter comme urgence d'une situation à défendre absolument? »

Plutôt comme une opération de communication du Pierre Maudet fan-club.

Écrit par : Chuck Jones | 21/10/2012

Chuck Jones,

Avant d'affirmer sans savoir, on interroge et on s'interroge. Ce que vous peinez à l'évidence à faire tant vos certitudes vous aveuglent.

Le jeune homme que je cite dans mon sujet de blog a fait le pas et le choix de renouer le contact avec sa mère.

Ce jeune homme fréquente le Quai 9. C'est lui qui m'a parlé de ce qu'il y a trouvé comme soin.

Ce jeune homme a tout perdu bien avant d'être anonyme du Quai 9.
Ce jeune homme avait un emploi, une amie et un appartement.

Il a perdu son emploi, a perdu son amie, a perdu son appartement.

Il fait la manche.

Il se rend chaque jour au Quai 9.

Mais c'est désormais pour sa mère et pour une autre personne qui a pris le temps de lui parler et de se soucier de lui trouver une solution qui le relie à la vie.

La mort lui avait été prédite dans les mois à venir par le corps médical qui s'occupait de lui.

C'est donc pour sa mère et cette autre personne mais surtout pour sa mère à laquelle il téléphone chaque jour que ce jeune homme trouve désormais la force de se battre et de résister à la dépendance.

Alors, cet anonymat dont il bénéficiait au Quai 9, pensez-vous vraiment qu'il l'aura aidé alors qu'il avait déjà tout perdu?

J'ai revu ce jeune homme récemment. Lorsqu'il a évoqué sa mère et leurs échanges téléphoniques désormais réguliers, son regard s'est éclairé et son visage s'set animé.

S'il reste une seule personne, qui plus est la mère, capable de partager un sentiment qui maintienne en vie, la chance de surmonter la mort existe. S'en emparer n'est-ce pas préférable?

Ce jeune homme a dit que oui.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/10/2012

Chère Hélène,

- « Avant d'affirmer sans savoir, on interroge et on s'interroge. Ce que vous peinez à l'évidence à faire tant vos certitudes vous aveuglent. »

M'interroger ? J'ai bien du m'interroger au moins une demi-douzaine de fois dans mon commentaire, pour m'assurer que je ne faisait pas fausse route dans mes affirmations et garder ouvertes les possibilités d'hypothèses alternatives. Il est dès lors un peu abusif de m'accuser d'aveuglement suite à mes tentatives de remplir les blancs que vous avez laissés dans votre compte-rendu. A quel dessin ?

Néanmoins ...

- « Alors, cet anonymat dont il bénéficiait au Quai 9, pensez-vous vraiment qu'il l'aura aidé alors qu'il avait déjà tout perdu? »

C'est évident.

Vous écrivez: "La mort lui avait été prédite dans les mois à venir par le corps médical qui s'occupait de lui."

Aurait-il eu accès au corps médical sans devoir décliner son identitié ?

Serait-il lui-même aller voir le corps médical sans l'anonymat ?

Quel consommateur accepterait de renouer un contact avec des services sociaux s'il lui fallait décliner son identité, et s'exposer aux poursuites judiciaires pour vente ou trafic, et aux interrogations par la police pour connaître et arrêter ses fournisseurs, dans un climat délétère soigneusement entretenu par les promesses de harcèlement des consommateurs de M. Maudet, ou par le mépris, quant ce n'est carrément pas de la haine, exprimés par des réactionnaires des quatre coins de la république, se réjouissant des risques de mort courus par les consommateurs, qu'ils accusent d'être responsable de la scène de la drogue ?

- « S'il reste une seule personne, qui plus est la mère, capable de partager un sentiment qui maintienne en vie, la chance de surmonter la mort existe. S'en emparer n'est-ce pas préférable? »

Pas au risque, en sortant de l'anonymat, de nourrir la machine infernale judiciaire, passer par la case prison pour servir les intérêts des politiciens, reconnâitre 20 ans de dettes à rembourser des avocats, des amendes et des frais administratifs réclamés par l'état.

Quel intérêt de poursuivre le mal-être d'une personne en subsitutant simplement ses prédateurs de la rue, qui profitent "cash" de sa faiblesse, par un prédateur institutionel tel que l'état, qui profitera tout autant à coups de factures, de poursuites et de saisies ?

Dans ces conditions, en se recentrant sur le fond votre question, il est fort douteux que ce jeune homme eût lui-même repris contact sans l'anonymat.

Écrit par : Chuck Jones | 21/10/2012

Entièrement d'accord.

Écrit par : Louis | 22/10/2012

Louis, d'accord avec quoi et qui?

Chuck Jones, l'Etat est aussi celui qui permet au Quai 9 d'exister.

L'Etat est aussi celui qui permet au personnel soignant de travailler, cela dit sans entrer dans des considérations salariales, autre sujet à aborder le cas échéant.

Mais mettre dos à dos comme vous vous y employez, les trafiquants de drogues et l'Etat en les rendant tous prédateurs relève d'un manque de jugement évident.

L'Etat est théoriquement le garant de la paix sociale. Même avec toutes les imperfections qu'on peut lui trouver, son rôle est là et il l'exerce.

Dans ce cas, réfléchissez un peu avant de mettre dealers et autres criminels au même rang que celles et ceux qui tentent de tout mettre en oeuvre pour venir au secours de personnes victimes de dépendances.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 22/10/2012

Hélène, savez-vous combien il y en a des "personnes victimes de dépendances" ?

Il ne faudrait pas non plus que la toxicomanie devienne une modèle !!

Le système est schizophrène, d'un coté il punit et de l'autre, il assiste !!

La seule solution revient à encadrer l'ensemble des consommations des drogues, c'est à dire les extraire des systèmes mafieux, encadrer également la distribution et cela pour plusieurs raisons :

1). Contrôler la qualité
2). Ne pas engraisser les mafias
3). Chaque toxicomane est obligé de répandre le poison afin de se pourvoir en drogues
4). Le système actuel de prohibition corrompt nos institutions, (ex. polices en France)
5). Les chiffres d'affaires de ces trafiques représentent des économies à eux seuls
6). En cas de guerre, "nos ennemis" auraient un accès direct vers la jeunesse du pays

Donc toutes tes drogues doivent être distribuées par nos pharmaciens et cela sous contrôle de l'autorité sanitaire du pays.

Il n'y a aucune autre solution, car le système actuel est le pire imaginable !

Comme je l'ai dit, chaque consommateur est dans l'obligation économique de vendre pour consommer, ce qui fait que pour sa consommation il est dans l'obligation de pourrir dix autres jeunes qui à leur tour pourrissent 10 autres et ainsi de suite, c'est un massacre.

Le prix des drogues, sont à cause de la prohibition, de 100 à 1000 fois plus élevés que si ils sont produits et distribués par des structures légales, cette prohibition ne fait que remplir les comptes des criminels !!

Maintenant le problème, qu'est ce que ces criminels vont inventer pour continuer d'accumuler des montants aussi faramineux ?

Écrit par : Corto | 22/10/2012

Pierre Maudet a simplement comme tâche de protéger le trafique et les trafiquants, qui comme je l'ai dit, sont parmi les plus importants contributeurs de certaines banques genevoises !

Écrit par : Corto | 22/10/2012

Merci de ces commentaires, Corto.
Système qui punit d'un côté et soutient de l'autre, oui...c'est cela.

Et qui permet à des criminels d'agir en toute impunité.

Pierre Maudet a des adeptes, lisez les commentaires qui suivent l'interview qu'il a donné à la TdG

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/drogue-maudet-veut-pourrir-vie-consommateurs/story/17230466

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 22/10/2012

La Suisse est la "Jérusalem" du blanchiment de l'argent sale des drogues et comme l'a dit Pierre à feu, la Suisse est une cible de choix des trafiquants, alors le rêve pour ces criminels, c'est que rien ne bouge !

Quant à PM et sa "lutte", ça fait 40 ans que les polices "luttent" le résultat, des flics ripoux et des politiciens dans la corruption jusqu'au cou.... !

PM, ne changé rien, faites du cosmétique, histoire de dire quelque chose, dans le vide !

PM ne viendra pas nous répondre, il est maintenant dans l'autre camp, celui des complices de ce gâchis, mais moi je ne lui donne pas très longtemps pour se faire épingler directement ou indirectement dans une grosse affaire de stup !

Sachez une chose PM, nous ne vivons plus à l'âge de la presse totalement contrôlable, nous sommes au 21ème siècle, il y a les réseaux sociaux et déjà, si l'on fouille un peu, on retrouve des noms comme celui de Louis Demartin, ancien chef de la brigade des stups genevois, du procureur Corbo, et de tant d'autres qui vous ont ouvert une voie royale !!! Rappelez-vous en !!!

Écrit par : Corto | 22/10/2012

J'oubliait une certaine Elizabeth Kopp, qui téléphonait à son cher époux pour l'avertir qu'une descente était prévue le lendemain !!

Je ne vais raconter l'affaire d'un autre conseiller d'état anciennement chef du département des "transports", lorsque des wagons entiers étaient scellé par le département lui-même !

Écrit par : Corto | 22/10/2012

PIERRE MAUDET N'A QU'UN SEUL OBJECTIF :

FAIRE MONTER LES PRIX DES DROGUES !!!!!!!!!!!

(pour satisfaire la demande de ses copains banquiers)

Écrit par : Corto | 22/10/2012

Hélène, la TDG a toujours soutenu le hizbollah et le hamas, ces deux organisations à la tête d'un énorme trafique de stupéfiant via la Suisse !!!

D'ailleurs l'ex-ministre MCR a ouvert une officine du hizbollah en Suisse, leur a fourni des passeports diplomatiques et tout le tralala !

Si il y a bien un sujet sur lequel les partis de gauche comme de droite tombent d'accord, c'est bien dans la "protection" des réseaux de trafiques de drogues !!!

De toute manière, qu'est-ce qu'un PM ou autre, pourrait faire contre les gros trafiquants ?

Ce sont des politiques, que croyez-vous, qu'à un niveau élevé des trafiques, vous avez à faire à des sans-papiers ?

Écrit par : Corto | 22/10/2012

Le gouvernement français par le biais de son premier ministre va lancer une campagne contre le blanchiment d'argent sale, et la France va agir en coordination avec d'autres gouvernements européens !

Une vague d'arrestations à grande échelle va ruiner les réseaux et attention les surprises, coté helvétique !

Donc la démarche de Maudet va se prendre une énorme claque dans le beignet, ce type va devoir changer de "métier", il est mal informé, il va à contre-courant et court vers l'échec à coup sur !!

Imaginez-vous le clash, pendant que notre Maudet cantonal partira en croisade contre des sans-papiers 3 grammes en poche, le parquet genevois recevra des demandes de collaborations judiciaires de tous les voisins et concernant les plus gros clients des banques genevoises, il pense pouvoir caché les gros en épinglant des tous-petits !! A MOURIR DE RIRE !!!

Écrit par : Corto | 22/10/2012

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