27/02/2013

Laurent Joffrin, au-delà de tout soupçon

A lire cet article paru sur le site de Telerama on y découvre comment a été préparé le coup médiatique qui a valu la condamnation judiciaire du NouvelObs, des Editions Stock et de Marcela Iacub.

http://www.telerama.fr/medias/belle-et-bete-de-marcela-ia...

Et cependant, Le NouvelObs s'offusque?

Parce qu'il aurait publié des extraits d'un livre que la justice n'a pas interdit?

Alors que tout avait été prévu de longue date par les principaux responsables du NouvelObs et à l'insu de nombre de ses collaborateurs, on ne peut que saluer la décision de la justice qui a su discerner entre liberté d'expression et atteinte à la vie privée.

En cela, Dominique Strauss-Khan a non seulement eu gain de cause mais aura révélé les dimensions peu glorieuses de personnalités médiatiques jamais en reste pour donner des leçons de morale et de bien pensance au monde entier.

La mauvaise foi de Laurent Joffrin est décidément sans limites.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/26/livre-de...

 

16:40 Publié dans Littérature, Medias, Politique, Pouvoirs, Pratiques | Tags : nouvelobs, stock, jacub, dsk, joffrin | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Vous rêvez. Maurice-Ruben Hayoun le voit bien : cet encart est une publicité pour le livre de Iacub et l'amende était planifiée, bien évidemment. Cet épisode judiciaire va tripler les ventes...

Écrit par : Géo | 27/02/2013

Non, Géo, c'est pas certain du tout et au contraire!
Les lecteurs en ont assez de ces pratiques médiatiques.
Et ils ne sont pas aussi voyeurs qu'on le croit.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/02/2013

Et tout le monde.... ne se vautre pas dans la manipulation salace qu'on fait des écrits de Sade.....

Écrit par : Patoucha | 27/02/2013

Je vous trouve bien optimiste. Mais comment savoir qui a raison, du moment qu'il n'existe qu'une réalité ? L'expérience de Iacub est tellement extrême, une sorte de scénario de science-fiction qu'on force dans le réel, qu'il devrait bien se vendre. On verra...
Cependant, si l'on y réfléchit, ce n'est pas la première fois dans l'histoire des hommes, que l'on fait coucher des espionnes avec l'ennemi. Voir Mata-Hari... C'est la première fois qu'une d'entre elles écrit sur l'expérience. A ma connaissance...

Écrit par : Géo | 27/02/2013

L'ennemi, ici, est personnel, Géo.

Il est celui de Laurent Joffrin.

Dans ce cas, que ce monsieur entraîne à sa suite certains de ses collaborateurs sans même informer le reste de sa rédaction est dire s'il y tenait à son scoop. "Closer" ou "Voici" auraient-ils fait mieux?

Et puis, rappelez-vous ce moment télévisuel haut en couleurs relayé par notre Darius national et dont j'avais parlé ici à deux reprises tant l'attitude de Joffrin avait été "extrême" pour reprendre un de vos termes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/05/21/badinter-joffrin-echos-mediatiques.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/02/2013

Je vous trouve d'une patience d'ange à répondre à ce que déblatère celui qui tout ce qu'il dit est "parole d'évangile".... Aussi, c'est avec délectation que je poste la séance au Tribunal:

DSK contre Marcela Iacub: un auteur absent qui "demande pardon", un ex présidentiable qui sourit

Par Géraldine Catalano, au tribunal de grande instance de Paris, publié le 26/02/2013 à 20:31, mis à jour le 27/02/2013 à 16:30

C'était le rendez-vous judiciaire à ne pas manquer. L'ex-patron du FMI était présent mardi matin à l'audience du procès contre le livre de Marcela Iacub, son ancienne maîtresse. Pour ses avocats, il s'est fait piéger. Le livre ne sera finalement pas interdit mais un encart y sera inséré. Récit.

DSK contre Marcela Iacub: un auteur absent qui "demande pardon", un ex présidentiable qui sourit

JUSTICE - DSK a-t-il été piégé par Marcela Iacub, son ex-maîtresse présumée qui a écrit un livre sur leur relation?

AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

> A lire également, la décision de justice: pas d'interdiction de vente mais un encart et un communiqué en Une du Nouvel Observateur.

Costume bleu nuit, cravate assortie, souliers immaculés et teint de vacancier, c'est un "cochon" habillé comme un prince qui s'est présenté ce mardi matin devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Suivi d'un essaim de caméras, de journalistes et de curieux, l'ancien directeur général du FMI assignait en référé Marcela Iacub et son éditeur Stock pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Au coeur du débat, le roman Belle et Bête, dont la parution est prévue ce mercredi et dont les bonnes feuilles ont été publiées par Le Nouvel Observateur, également poursuivi, dans lequel l'essayiste d'origine argentine relate sa liaison, de janvier à août 2012, avec l'ancien ministre, décrit comme un être "mi-homme mi-cochon". Le livre, déjà imprimé à 40 000 exemplaires, devait-il faire l'objet d'une interdiction?

Au palais, c'est l'effervescence des grands jours. La grande salle est comble, les trois conseils de DSK en imposent. L'ancien patron du FMI goûte l'ambiance autrement plus bienveillante que celle du tribunal de New York.

En face, le camp paraît bien dépeuplé. Ni Marcela Iacub, ni Laurent Joffrin, directeur de la publication du Nouvel Observateur, n'ont en effet choisi de faire le déplacement. Me Didier Leick, qui défend l'hebdomadaire, commence par s'étonner de la qualification des poursuites: "Cette affaire relève de l'injure, pas de la vie privée!" Une demande de requalification est "l'argument du désespoir", lui réplique aussitôt Me Richard Malka, l'un des avocats de DSK. Mais c'est l'ancien présidentiable que tout le monde attend.

Un homme qui est déjà assez à terre

"Monsieur Strauss-Kahn, souhaitez-vous prendre la parole?", demande Anne-Marie Sautereau, la présidente. L'ancien ministre avance sa silhouette trapue jusqu'au micro puis, sur un ton grave, déplore qu'on s'en prenne à "un homme qui est déjà assez à terre".

"Je suis choqué par un texte méprisable et mensonger. Cette affaire me dépasse très largement", conclut-il, demandant que la justice mette un coup d'arrêt à des éditeurs, des journalistes et des auteurs prêts à n'importe quoi pour faire de l'argent".
Le mail qui change tout

L'ancien patron du FMI a déjà livré des discours plus inspirés. Mais qu'importe: Mes Jean Veil, Richard Malka et Henri Leclerc ont de l'éloquence à revendre et une petite bombe qu'ils ne tardent pas à dégoupiller. Elle s'appelle "pièce numéro trois" et prend la forme d'un mail envoyé par "Iacub Marcela" à "Strauss-Kahn Dominique", le 26 novembre dernier, soit quelques jours avant que l'essayiste ne mette le point final à son roman.

La salle dresse l'oreille, Me Veil prend une profonde inspiration, puis, l'oeil gourmand, commence l'édifiante lecture: "Cher Dominique, après tant de mensonges et d'esclandres, je me sens obligée maintenant à (sic) te dire la vérité. Je suis une personne honnête et je me suis laissé entraîner d'une manière un peu légère dans un projet te concernant auquel je n'aurais pas dû participer. Les gens avec lesquels j'ai travaillé m'ont un peu dégoûtée après coup parce qu'ils se sont servi de moi comme d'un instrument pour te nuire." (...)

La liberté artistique n'est pas un droit à tuer!

"Mon livre sur ton affaire américaine, je l'ai écrit parce que ce sont eux qui me l'ont demandé. Le fait de chercher à te rencontrer était parti du même projet. Il m'a fallu te faire croire que j'étais éprise de toi, que j'étais folle de toi. Je te demande pardon mais je sais que tu ne me pardonneras jamais. (...) Je te demande d'effacer ce mail. Je ne veux pas ajouter cet aveu aux problèmes terribles que j'ai en ce moment à cause d'eux. Ce ne sont pas des gens méchants mais un peu inconscient et fous".

Une manipulation, un auteur qui regrette, des "vilains" non identifiés, la réalité s'avère décidément bien plus passionnante que la fiction, pense soudain l'auditoire. Me Christophe Bigot, l'avocat de Marcela Iacub et de Stock, s'enfonce sur son banc... Me Veil goûte son effet, puis reprend sa démonstration. Il évoque le coup monté d'une bande organisée aux seules motivations mercantiles. Car enfin, "tout est caché dans cette affaire! Et l'argent est là, il suinte de partout!", s'emporte-t-il. "La liberté artistique n'est pas un droit à tuer, ou alors, nous basculons dans la barbarie", renchérit Me Malka, qui s'amuse à surnommer Mme Iacub, dont le roman est "à trou de serrure et non à clé", "Marcela Cartland".

A en croire le clan DSK, le livre n'aurait sa sa place que "dans les cabinets d'aisance où l'on doit pouvoir en faire l'usage intime de son choix."
Les scènes sexuelles, atteinte à la vie privée?

Le cas de la littérature étant scellé, vient le tour du Nouvel Observateur et de son directeur de la rédaction, Laurent Joffrin. C'est Henri Leclerc qui s'y colle. Le ton est forcément sérieux, hugolien: "La liberté de création, je l'ai déjà défendue. Oh, j'ai eu bien des déceptions, j'ai connu bien des échecs. Ce que fait le Nouvel Obs aujourd'hui, c'est ce que fait la presse de caniveau qui crache sur un homme à terre."

Sa voix sa fait murmure, puis vacarme, réveillant d'un coup l'auditoire: "C'est la civilisation qui est en cause!"

La démarche littéraire d'une femme blessée par la passion

Diantre. Accoudé sur la tablette voisine comme au rebord de la fenêtre d'une décapotable, DSK savoure, sourire aux lèvres. Il roule tout droit vers une victoire et il le sait.

La tâche s'annonce bien rude pour Me Bigot et Me Leick. Pendant plus d'une heure, les deux avocats livrent bataille pour tenter de sauver les meubles. Le premier raille la grandiloquence de ses adversaires: "La société serait en danger à cause du livre de madame Iacub? C'est bien dit mais c'est grotesque." Il rappelle les "moeurs libertines" revendiquées de l'ancien ministre et défend la démarche littéraire d'une femme blessée par la passion. Celle-ci, assure l'avocat, lui a du reste assuré pas plus tard qu'hier ne plus se souvenir du mail envoyé à son ancien amant, fin novembre.

Les scènes sexuelles, une atteinte à la vie privée? "Mme Iacub dit elle-même qu'elles sont fausses et romancées!", conclue-t-il. Au nom du Nouvel Observateur, Me Didier Leick implore, de son côté, que l'on ne "tue pas le messager d'une mauvaise nouvelle. Un scoop, ça a un sens, non?"

Il est 13 h 30. La présidente annonce la fin de l'audience et le début des délibérés. L'ancien ministre s'offre une sortie de star avant d'aller déjeuner et de rejoindre son nouveau fief de Montparnasse. Le souper sera plus délicieux encore: peu avant vingt-et une heure, la cour annonçait la condamnation du Nouvel Observateur, de Marcela Iacub et des éditions Stock, ainsi que l'insertion d'un encart dans chaque exemplaire de"Belle et Bête".

Source: L'Expresse

NouvelObs condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêt à l'ancien patron du FMI.25'000 Euros Laurent Joffrin pour vous apprendre à vivre!
H E U R E U S E :)

Écrit par : Patoucha | 27/02/2013

Joffrin apparaît comme le chef d'une mafia, d'un gang qui travaille pour quelqu'un, peut être un lobby à moins que l'ancien "N OBS" soit en faillite dissimulée? La méthode employée n'est pas banale!

Aux infos de canal+ il a été indiqué que suite à cette affaire, bon nombre de gens avaient arrêté leurs abonnement internet.

Joffrin appartient à la gauche caviard, son père était châtelin proche du Front National ....
Source: Wikipédia

L'intérêt se trouve dans la condamnation du tribunal, n'en déplaise aux "anti-DSK-Sinclair"

Écrit par : Pierre Noël | 27/02/2013

Bien sûr que peu de lecteurs ont vraiment apprécié et ont résilié leur abonnement au NouvelObs.

Sans compter les collaborateurs du magazine qui n'ont pas été informés et mis devant le fait accompli.Certains n'ont pas non plus aimé. Bravo pour la déontologie!

L'article de Telerama apporte un véritable éclairage sur les méthodes employées par ces notables de l'édition et du monde littéraire.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/02/2013

Voici un petit dernier pour la nuit....

Les écrits de Lacub qui laissent apparaître très nettement un côté politique malsain lorsqu'elle parle de Anne Sinclair:

"Elle a été très gentille, mais j’ai compris à quel point elle est convaincue qu’elle et son mari - car je rappelle qu’ils n’ont toujours pas divorcé - appartiennent à la caste des maîtres du monde."

.../...

Anne Sinclair riposte à l’ex-maîtresse de DSK

Elle réagit à la diffusion des bonnes feuilles du livre « Belle et Bête » (ed. Stock) de Marcela Iacub.

« Vous accréditez la manoeuvre d’une femme perverse et malhonnête, animée par la fascination du sensationnel, et l’appât du gain », écrit Anne Sinclair, à l’adresse de Laurent Joffrin et Jérôme Garcin, à la direction de l’hebdomadaire.

En coulisses, Anne Sinclair semble davantage énervée par ses confrères, que par l’ex-maîtresse de DSK.

Elle se réserve le droit de poursuivre le Nouvel Observateur.

Je n'ai plus la source! Grrr...

Écrit par : Pierre Noël | 27/02/2013

La voici, la source, Pierre. Je l'avais indiquée dans mon précédent sujet:

http://tempsreel.nouvelobs.com/l-affaire-dsk/20130221.OBS9682/livre-de-iacub-dsk-et-anne-sinclair-reagissent.html

La réaction d'A.S figure en bas de page

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 28/02/2013

un phénomène propre à toute crise économique, c'est que les journaux font n'importe quoi pour remplir leurs caisses !

Il n'y a pas d'autre explication dans cette piteuse affaire !

Concernant Joffrin, cela fait plusieurs années qu'il se grille à petit feu !!

Écrit par : Corto | 01/03/2013

Hélène oui je suis passé à côté!

Corto de mon point de vue, des journalistes et des médias ne font plus leur travail d'information, d'impartialité qui est la base du journalisme.
Ils ont, comme bon nombre d'Africains, perdu leur "âme" leur culture pour adopter une politique de soumis, d'inféodés et de crâneurs. Ils cultivent le bien paraître pour "briller" c'est banal et contre productif. Ils ont le même costume, la même cravate, la même chemise.Ils se ressemblent et sont comme des orphelins en rang d'oignons sur le bord d'un chemin vicinal merdeux, chantant une chanson de petits scouts.

La crise accentue les effets dévastateurs de ce comportement; internet les réduits à chercher le sensationnel, pratiquer le mensonge privilégiant le quantitatif au détriment du qualitatif.

C'est d'ailleurs la difficulté pour faire le tri dans ce magma d'informations ou seule la culture personnel permet d'éviter ce qui est du domaine de la tromperie et de l'information gadget.

Joffrin en est là, alors que son journal était dans le passé, une référence, comme le Monde, le Figaro pour les étudiants, les chefs d'entreprises, cadres dirigeants entre autres.

Écrit par : Pierre NOËL | 01/03/2013

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