08/03/2013

Décapitée

 Olympe_gouges.jpg

Fille naturelle présumée de Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, cette féministe avant l'heure aurait mérité plus d'honneurs que ceux qui lui furent réservés en son temps.

Née en 1748 à Montauban, femme de lettres et politicienne engagée, Marie-Olympe de Gouges a entre autre écrit sous forme de pamphlet et sur le modèle de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen,  la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Elle y revendique différents droits pour la femme dont celui de divorcer et d'assister à des cérémonies publiques.

En dehors de cela, elle a aussi développé tout un programme de réformes sociales et sociétales en faveur des pauvres et des chômeurs et a lutté pour l'abolition de l'esclavage.

Olympe de Gouges à l’échafaud

Marie-Olympe de Gouges fut toutefois très vite mise à l'écart de la scène politique française.

Arrêtée par les Montagnards le 6 août 1793, elle fut exécutée le 3 novembre 1793 à l'âge de quarante-cinq ans.

Si ses prises de position lui valurent de violentes inimitiés, ce n'est pas du seul côté des hommes qu'elles sont à chercher. Car Marie-Olympe de Gouges n'a jamais douté que les femmes n'avaient de plus grandes ennemies qu’elles-mêmes. 

Ainsi explique-t-elle comment tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges

 

Commentaires

L'année passée j'avais évoqué sur un des blogs de la TDG, cette personne ou j'indiquais que la charte des droits de l'homme n'était pas celle des droits de la femme. Le sujet avait débordé sur les religions et l'islam en particulier ou je dénonçais le pouvoir des hommes sur les femmes.

Olympe de Gouge m'était inconnue. Pour les besoins d'informations et d'argumentations j'avais sur Google inscrit "droit de la femme et de la citoyenne" je fut dirigé sur un autre site qui figure dans mes archives.

Wikipédia:

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:DDFC.jpg

D'autre part, des femmes se battent régulièrement à l'ONU ce machin (De Gaulle) qui réduit la femme à moins que rien depuis que 57 nouveaux pays font la loi, tout comme à l'UNESCO d'ailleurs.

" Ces nouveaux pays sont pour l'adoption de nouvelles
normes totalisantes, visant à limiter la liberté d'expression, condamner la laïcité, instaurer le blasphème, interdire toutes critiques des religions, et remettre fondamentalement
en péril les avancées des droits des femmes depuis cinquante ans."
.../...

Qui mène en bateau les femmes afin de les écarter des pouvoirs? Des Homo Sapiens Sapiens mâles. Car ils en sont toujours à l'époque "Néandertalien" pour certains, avec un petit cerveau! Actuellement quelques uns de leurs maîtres à penser -mâles, leurs collègues, sont réunis habillés en robe et jupes couleur rouge écarlates ou violettes style "nuit des pachydermes mâles une nuit de la saint-valentin" avec pour sous-vêtements des calbuts troués par les mites comme leur cerveau d'ailleurs.

Les femmes doivent reprendre son combat sans concession, sinon l'humanité est en péril avec ces hommes et ces -femmes- soumises à cro-Magnon!

Écrit par : Pierre NOËL | 09/03/2013

Comment expliquer que vous ne citiez pas le livre de Benoîte Groulte ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEte_Groult

Écrit par : Géo | 09/03/2013

Merci Hélène Richard-Favre de nous remémorer ces grandes figures de la résistance féministe. Le Quotidien le Temps nous présente une autre voix tout aussi passionnante en la figure de Iris Von Roten, docteure en droit surnommée la Simone de Beauvoir suisse. Celle que les Valaisans invitaient pareille à "la vache, à rentrer à l'écurie et se laisser traire". Elle finira par se suicider, des années plus tard. Comme on la comprend.

Écrit par : djemâa | 09/03/2013

Géo,

Relisez bien mon propos. J'évoque le peu de reconnaissance que cette femme a suscitée en son temps.

Pour le reste, je vous invite, justement, à bien relire la partie de l'article de Wikipedia qui indique quelle reconnaissance fut la sienne après coup.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/03/2013

Pierre,

Le document auquel vous ont conduit vos recherches sur Google n'est que l'image du texte de Marie-Olympe de Gouges.

Pour plus de détails et de précisions, vous trouverez tout sur ce lien-ci et même comment télécharger le texte de Marie-Olympe de Gouges.

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/03/2013

Djemâa, merci!

Ce que je trouve particulièrement parlant et à méditer, est ce que j'ai indiqué en gras dans les propos que je cite de Marie-Olympe de Grouges.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/03/2013

Hélène j'avais bien la totalité des détails, j'ai fait une erreur de manipulation avec ma souris!

Un autre lien, ce que dit le Président la CPI:

http://www.afriquejet.com/201303093344/Violence-contre-les-femmes-La-CPI-appelle-au-soutien.html

Bonne continuation.

Écrit par : Pierre NOËL | 09/03/2013

Une société se juge selon la manière dont les femmes peuvent y exercer leur rôle fondamental.

Certes l'homme et la femme sont différents en bien des aspects, mais cela ne soit en aucun cas permettre à l'un ou à l'autre des genre d'exercer quelque sorte de soumission que ce soit en vertus de cette différence.

Y a encore du chemin !!

Écrit par : Corto | 09/03/2013

Oui, Corto, "y encore du chemin!!"

Cela dit, votre première phrase est très intéressante et lourde de sens.

Pourriez-vous tout de même préciser ce que vous entendez par "rôle fondamental"?

Merci car cela me paraît important pour éviter toute méprise ou dérive inutile

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/03/2013

Fondateur de toutes sociétés humaines.

Cela signifie que les femme ne doit être exclue de rien, que l'égalité des chances ne se divise en aucun cas !

L'humanité est régie, quoi qu'en en dise par la force du questionnement, les réponses dogmatiques imposées par des doctrines hermétiques au questionnement sont vouées au pourrissement, dans l'histoire de l'humanité, nous pouvons constater que toutes les civilisations disparues avait exclu la femme du social, avaient adopté envers la femme des comportements de soumission.

Admettons, je dis bien admettons que le genre féminin soit moins avantagé que genre masculin, dans ce cas, si l'homme était avantagé, son devoir était de privilégié le genre féminin pour le mettre à égalité, si le genre féminin dans une société est considérée comme inférieure, c'est juste à cause d'une "infériorité" émanant du genre masculin.

En définitive, c'est sans doute un signe d'infériorité masculine qui rend le genre féminin inférieur au masculin !

Nous vivons, n'en déplaise à certains, dans un monde compréhensible, ça, la femme l'a compris au point d'accepter que le genre masculin lui soit supérieur, donc par définition, le genre féminin est supérieur au genre masculin, ça ne fait plus aucun doute !

Mais ne pas oublier, que les genres sont fondamentalement différents, et que c'est justement la différence qui élève la conscience et vouloir quantifier la différence est une abomination en soit, ou vouloir se baser sur des distinctions pour faire valoir des hiérarchies naturelles est absurde !!

En hébreu, le terme "Messie" est un mot féminin (Mechiia משיח), si l'on creuse un peu, on pourrait interpréter que le "retour du Messie" n'est en fait rien d'autre que le retour du "féminin", de l’essence, la révélation du féminin sur l'humanité, en fait, le 21ème siècle sera féminin ou ne sera pas !

Cette soif inavouable du féminin recouverte par le mythe de "l'homme" supérieur à la femme devra immanquablement s'effondrer, après si je continue, je vais encore me faire traiter de fou et c'est pus compliqué, alors j'en reste là !

Écrit par : Corto | 10/03/2013

Parler des droits de la femme comme un pendant à ceux de l'homme, n'est-ce pas justement exacerber la différence ?
En son temps je me moquais du souci de Mme Calmy-REY de vouloir parler de droits humains, à l'instar de tous ceux qui mettent des "ee, ees" entre parenthèse.
Ces petits gestes symboliques contribuent à durcir les fronts et ratent donc leur cible. Dommage et dommageable.

Écrit par : Pierre JENNI | 10/03/2013

Pierre Jenni, vous faites allusions à cette conseillère fédérale qui porta le voile pour défendre les intérêts de multinationales financées en partie par les fonds pillés aux iraniens par quelques mollahs établis à Genève !

Ou la même qui soutient corps et âme ce type de discours :

http://www.youtube.com/watch?v=QYGASd6NFyo&feature=player_embedded

Amie personnel du mari de cette charmante dame !

Écrit par : Corto | 10/03/2013

Comme vous y allez !
Selon le dictionnaire, rivaliser signifie combattre, lutter contre quelqu'un, défier, disputer, égaler, lutter.
Bref le champ de bataille des humains.
Si les femmes devaient en sortir qu'est-ce qu'on s'ennuierait!
La femme n'a non seulement intérêt, mais est souvent passée maître(sse, pas pu m'empêcher...) dans l'art du combat. Certes pas avec ses poings, mais par une stratégie ò combien efficace.
Ceci dit, cette discussion est bien réductrice. Nous avons tous en nous des qualités masculines et féminines et si c'étaient une paire de couilles, une bite et des seins qui devaient nous définir si radicalement, à l'instar du monde animal, nous n'aurions pas ce genre de causeries.
Nous sommes certes des animaux et en ce sens, nos comportements répondent aussi à des exigences et des qualités inhérentes à notre sexe, mais nous pensons, nous réfléchissons à notre condition, ce qui fait de nous des êtres un peu à part.
Je ne connais pas suffisamment l'histoire de l'humanité pour me prononcer, mais je crois savoir que nous avons vécu des périodes de matriarcat lors desquelles les hommes étaient soumis et esclaves.
La vie est un éternel recommencement, nous vivons des cycles. Certains parlent plutôt de spirale d'un point alpha vers un point oméga.
Peut-être. Tout ce que je sais c'est que c'est passionnant, palpitant et finalement réjouissant parce que ça bouge.

Écrit par : Pierre Jenni | 10/03/2013

Pierre Jenni,

En effet, la femme n'a jamais intérêt à vouloir rivaliser avec l'homme.

En l'occurrence, Marie-Olympe de Gouges avait rédigé son texte sous forme de pamphlet sur le modèle de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et l'avait publiée dans une brochure intitulée "Les droits de la femme" qu'elle avait adressée à la reine, Marie-Antoinette.

Voici la référence au texte, si cela vous intéresse: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k426138/f5

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 10/03/2013

Merci de vos développements, Corto.

Ce passage de votre commentaire est très intéressant "En hébreu, le terme "Messie" est un mot féminin (Mechiia משיח), si l'on creuse un peu, on pourrait interpréter que le "retour du Messie" n'est en fait rien d'autre que le retour du "féminin", de l’essence, la révélation du féminin sur l'humanité, en fait, le 21ème siècle sera féminin ou ne sera pas !"

A vous lire, on aurait peut-être là l'explication de ce qui a pu faire dire à certains (mauvais) prophètes que le prochain "messie" serait une femme.

On comprend que ce ne serait là que déformation du mot "messie" qui est féminin en hébreu.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 10/03/2013

Oui, le terme ou plutôt la notion de "Messie" est complètement galvaudée par les traductions faites à partir de l'hébreu, comme d'ailleurs, pour tous les mots hébreux repris par les différentes cultures dites monothéistes.

Le premiers soins des héologiens tant des églises que des mosquées, furent de travestir les notions fondamentales élaborées dans les écritures juives.

La Thora est intraduisible, cela au vu de nombreuses raisons, premièrement vis-à-vis du sens des mots, ensuite de leurs valeurs numériques et ensuite de part leurs généalogies grammaticales.

Dans les traités ésotériques hébraïques, la notion du ("Divin") est uniquement féminin, du moins toutes les émanations émises par le ("Divin") et captables sur terre ne peuvent être qu'exclusivement féminines.

Dans la Genèse, toutes les données relatives aux genres du féminin et du masculin sont expliquées et développées pour qui sait les interpréter !

Un exemple, après lecture attentive du texte, le Créateur ne s'Est pas "fâché" à cause du "fruit défendu", mais bien parce qu'Adam à balancé Eve, en disant, "ce n'est pas de ma faute, c'est Eve qui ma tendu le fruit" !

Ce n'est qu'un exemple que le débat peut élargir, mais c'est factuel !!

La nature même du masculin est lâche, il se cache derrière la force féminine !!

Écrit par : Corto | 10/03/2013

"La Thora est intraduisible, cela au vu de nombreuses raisons, premièrement vis-à-vis du sens des mots, ensuite de leurs valeurs numériques et ensuite de part leurs généalogies grammaticales."

Oui, c'est ce que j'ai aussi lu.

Quant au galvaudage d'entités linguistiques, tel semble être le sort des langues dès lors qu'elles sont instrumentalisées.

Vaste débat sans fin, tant chaque position prise trouve toujours à justifier l'usage qu'elle tient à faire de la langue.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 10/03/2013

Dans le cas de la Thora, il y nettement la volonté de ne pas transcrire l'essence des textes et cela depuis les grecs 700 ans avant J-C.

Écrit par : Corto | 10/03/2013

Oui Corto, c'est normal il ne fallait pas que la "femelle" Néandertalienne devenue par l'évolution elle aussi, "Homo sapiens sapiens" aille se jeter en l'air avec les hommes de la tribu d'en face!

C'était d'ailleurs une des sources de conflits, d'ou les exigences, des futurs "hommes" en particulier les chefs tribaux et les rois, de -définir les rôles des femmes, par la force, la loi, et la roublardise... (textes dits sacrés)

Aujourd'hui, il n'y a pas assez de femmes de la trempe de Olympe de Gouges, pour stopper cette mentalité patriarcale, au sens littéraire, sans une arrière pensée politique et, féministe au sens péjoratif du terme.

Écrit par : Pierre NOËL | 10/03/2013

Pierre, selon les dernières découvertes en matière d'ADN, il paraitrait que les croisements entre Neandertal et Cor-Magnon étaient possibles et fréquents, donc les ancêtres des Homo-Sapiens n'étaient peut-être pas aussi (cons) que ça !

Écrit par : Corto | 10/03/2013

Il est vrai que le sexe est relié au cerveau ou l'inverse!

Écrit par : Pierre NOËL | 10/03/2013

Je viens de regarder un reportage sur l'Inde, le sujet était le viol des femmes. Pendant mes études sur les croyances et les civilisations, j'avais pris connaissance de la vie de nos ancêtres avant et après le néolithique.

Auparavant, vers la fin des années 1990 je ne m'étais pas informé de la vie des femmes dans certains pays ou les chefs de villages ou chefs tribaux, exercent encore aujourd'hui, leur influence obscurantiste d'hommes, et ce, quelle que soit la religion et le pouvoir.

Rien n'a changé en Inde par exemple; il suffit de regarder et d'écouter ce que ces chefs disent sur une femme violée, c'est dément! Au travers de ces reportages on comprend mieux la vie de nos ancêtres au néolithique. Il n'y avait aucune religion, aucun écrit. Ultérieurement, les prêtres et scribouillards sur ordre des dieux-rois-hommes, ont laissé les feuilles de route: "les fameux écrits sacrés venus du ciel ou de leur caberluche"

Afin de "percevoir" ce qui était leur vie -avant, il suffit de regarder comment vivent nos cousins chimpanzés, gorilles, bonobos dans leur milieu naturel répartis en plusieurs groupes. C'est la meilleur image des chefs de village aujourd'hui!

En Inde, une révolution-évolution est en marche; nous devons encourager voir, protéger ces femmes qui risquent leur vie dans les pires tortures, afin de faire admettre aux dieux-hommes que l'âge du silex est terminé. Cela concerne tous les pays du monde.

Écrit par : Pierre NOËL | 10/03/2013

Bonsoir Hélène,

J'ai lu avec intérêt votre texte sur cette femme qui a eu un parcours très particulier et qui a pris des positions assez étonnantes et "prophétiques" pour son époque.
Je partage son point de vue selon lequel confrontées à la force des hommes elles ont exercé la réalité du pouvoir par la ruse, l'intrigue etc.
Désormais, elles pourraient l'exercer réellement si elles savaient ou plutôt si elles étaient capables de l'exercer collectivement, ce que je ne crois pas.
La phrase que vous citez et que je reprends ci-dessous reste terriblement d'actualité:
« Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes. Rarement on voit les femmes applaudir à une belle action, à l’ouvrage d’une femme17. »
Je crois même que ce défaut sera encore plus apparent par le temps qui court puisque le rôle des femmes dans la société s'élargit dans nos sociétés.
Sauf exception, l'amitié c'est-à-dire l'échange reste une affaire d'hommes…

Christian

Écrit par : CASPER christian | 10/03/2013

-Qui est l'homme qui est le citoyen? j'avais oublié de dénoncer cette mascarade de la déclaration des droit machins. Ne parlons pas de la déclaration des droits des enfants à ne pas mourir par la guerre, par la fin, par la violence, par les maladies et les mauvais traitements des religieux et autres tarés; ou là, les Hommes sont seuls responsables, depuis la nuit des temps.

Article VII

"Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout Citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance."

Référence: "Assemblée Nationale"

Écrit par : Pierre NOËL | 10/03/2013

Monsieur Christian Casper, permettez-moi, votre commentaire m'intrigue.

Vous écrivez: "Je crois même que ce défaut sera encore plus apparent par le temps qui court puisque le rôle des femmes dans la société s'élargit dans nos sociétés."

Dites-moi, c'est une croyance personnelle ou c'est un fait avéré, prouvé? Qu'elles sont vos références SVP....

Écrit par : Pierre NOËL | 10/03/2013

N'oublions pas qu'une des récompenses octroyées aux croisés et autres mercenaires à la solde des oligarchies européennes n'était autre que le droit de cuissage !

La philosophie de café de commerce exposée par Christian ne tient pas la route, c'est la dernière arme utilisée par les anxieux du bâton !

Ces notions aliénantes tentant de prouver que les femmes sont victimes des autres femmes ne tient pas la route, car plusieurs populations "matriarcales" n'engendrent nullement les distorsions sexistes générées par les civilisations chrétiennes, bouddhistes ou musulmanes, par exemple !

Écrit par : Corto | 10/03/2013

Merci d'avoir relevé cette phrase, Christian car elle m'a paru en effet la plus forte sinon la plus significative à retenir des propos de Marie-Olympe de Gouges.

Corto, vous avez une image bien idéale sinon idéaliste de la femme sans doute en parfaite cohérence avec les propos que vous avez tenus plus haut. Bien vous en prenne.

Cependant, bien des exemples actuels encore et passés montrent combien les intrigues "de cabinet" que pointe Marie-Olympe de Gourges restent les preuves tristement flagrantes des comportements de femmes vis-à-vis d'autres.

Les rivalités féminines sont terribles et elles peuvent tout à fait instrumentaliser les hommes qui n'y voient parfois que du feu.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 10/03/2013

Corto tu n'est pas sympa avec Christian Casper tu le connais?

Écrit par : Pierre NOËL | 10/03/2013

Hélène, jetez une vingtaine de "saints" dans un trou avec une poignée de couteaux et aucune nourriture, attendez 5 jours et racontez-moi !

Écrit par : Corto | 10/03/2013

Hélène Richard-Favre@ Comment pouvez-vous tranquillement laisser passer ça :
"N'oublions pas qu'une des récompenses octroyées aux croisés et autres mercenaires à la solde des oligarchies européennes n'était autre que le droit de cuissage !"

Écrit par : Géo | 11/03/2013

Voilà qui va droit à l'essentiel !
http://www.lesquotidiennes.com/chroniques/myret-zaki/le-feminisme-ne-me-suffit-pas

Écrit par : Pierre Jenni | 11/03/2013

Géo,
Ce blog est un lieu qui n'interdit pas la confrontation des points de vue, fussent-ils erronés pour certains.

Écrit par : Helene Richard-Favre | 11/03/2013

Mais n'avez-vous pas le sentiment qu'en laissant passer de telles affirmations sur votre blog sans les contredire, vous les cautionnez ? On est chez vous, ici...

Écrit par : Géo | 11/03/2013

Géo,

Seraient-ce là les seuls et premiers propos que je laisserais passer sans les contredire ni les cautionner pour autant?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2013

Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que Corto s'amuse à systématiquement dépasser les bornes et que c'est lui rendre service de lui montrer que cela ne passe pas. Cela dit en respect de Corto qui est très renseigné et qui peut amener des informations intéressantes. Ses abus le desservent lui d'abord et nuisent d'une manière générale à la perception des blogs. Cet espace n'est pas soumis à la politicaillerie correcte qu'on trouve dans les médias actuels. Mais nous avons tous tout à gagner à assurer ce que l'on écrit. Vous pensez peut-être que ce n'est pas le cas pour moi ? Détrompez-vous. Et venez me le faire savoir sur mon blog si vous le pensez. Je ne sais pas si il y a une corrélation, mais je vous fais signe que mon attaque virulente contre Fabian Muhieddine s'est traduite chez 24 heures par un nouvel édito sur le même sujet dans le journal de samedi dont voici un extrait : "Freysinger a gagné, honneur à lui..."
Signé Claude Ansermoz. Assez différent de Muhieddine, non ?
Par contre, Corto pète les plombs régulièrement et mieux vaut le lui faire comprendre. "Le pape, DSK, quelle différence ?", vous trouvez cela pertinent ?

Écrit par : Géo | 11/03/2013

Les religieuses sont-elles autistes? Qu'ont-elles dans le cerveau?

On peut se poser la question à savoir pourquoi on nous casse les ...pieds et les oreilles avec ces prélats bien gras au vatican, alors qu'aucune voix n'a daigné saluer la journée de la femme, comme quoi..

"Aucune des trois religions monothéistes ne rend hommage aux femmes, ni ne leur accorde les mêmes droits que les hommes et appelle expressément à la sauvegarde de leur dignité humaine, ni les doter des mêmes vertus que les hommes, ni ne leur attribue les qualités intellectuelles efficientes.

A croire qu’elles ont été créées pour diaboliser les femmes (la pomme et le serpent qui n’est pas sans rappeler le serpent Apohis symbole du chaos en Egypte ancienne), les stigmatiser afin de sacraliser les offenses qui leur sont faites au nom d’une pseudo malédiction divine qui les frappe jusqu’à la nuit du temps. L’homme incarnant l’esprit de la vertu et la femme l’esprit malin voilà l’image que le monothéisme promeut depuis son avènement."

"Un dieu juste ne doit pas être injuste avec la moitié de l’humanité et qui de surcroît elle porte l’autre moitié."

http://blog.sami-aldeeb.com/2013/03/11/tant-le-judaisme-que-le-christianisme-nont-pas-feconde-la-liberte-de-la-femme-lislam-a-fait-pire-encore/

Par contre toutes ces sectes ne se gênent pas pour se servir des femmes.

Écrit par : Pierre NOËL | 11/03/2013

Pierre Jenni, merci du lien à cet article.

Le féminisme en tant que tel et en tant qu'il est présenté ici par Myret Zaki mériterait à lui seul un sujet de blog.

A venir, peut-être...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2013

Il nous arrive -tous de dépasser les bornes, tout dépend qui reçoit le message. Un Athée qui me lit va certainement apprécier mes débordements, alors qu'un croyant pratiquant, va au contraire se plaindre.

Essayer d'accepter tous les points de vues sauf, l'insulte et l'usurpation des pseudos ou des identités.

Une dose d'humour et un peu de musique adoucit les moeurs....c'est un point de vue personnel.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=EKlPWN6khro

Corto, je t'offres celle-là:

http://www.youtube.com/watch?list=FLhXhWEznr9QULGcwnI63SJg&v=au5xm3sqaZA&feature=player_detailpage

Écrit par : Pierre NOËL | 11/03/2013

Pierre jenni, cette personne: Myret ZAKI est intelligente mais elle manque peut être de réalisme. Mettons de côté les féministes débiles qui veulent dominer l'homme pour en faire un épouvantail que l'on déplace au gré des besoins.

Ayant été dans le milieux des ressources humaines et du recrutement, également pour décider des revenus salariaux et des postes, je confirme la bêtise de certains hommes, certains décideurs.

Une femme ayant du caractère, diplômée, très cultivée, très communicative, mobile, va certainement faire sa place dans la vie. Chaque femme, chaque homme est une personne différente, avec des éducations parentales, Nationales et milieux fréquentés très différents; avec des moyens également, très différents.

On ne peut faire une généralité des situations. Un exemple simple, prenons le milieux rural ou des régions faiblement industrialisées. Les chances d'avoir un poste qui convient sont réduites pour les femmes, au point que le clientélisme ainsi que d'autres méthodes, sont le passage obligé pour bon nombre d'entre elles, afin de se faire une place au soleil.

Suivant les pays ou les zones géographiques les situation comme les possibilités ne seront différentes.

Je peux vous parler aussi de certains secteurs comme les associations de "foyers de vie" ou le milieux est pourri par les Maires de communes ou autres -hommes politiques, députés et Sénateurs qui sont "présidents d'honneur" quand ils ne sont pas Maires et présidents de ces mêmes associations dans leurs communes, postes qu'ils cumulent en tant que conseillés généraux etc...

Qu'il y ait des groupes de femmes qui se "révoltent" au travers d'un féminisme certes contestable dans bien des cas, me paraît normal. Ce qui est réellement contestable, c'est souvent le manque de message clair, une organisation opaque des groupes définis comme "féministes"

Qui se cache derrière certaines associations, dans quel but?

Myret ZAKI pense par rapport à elle, ce qui ne diminue en rien ses qualités, elle se situe dans l'excellence.

Dommage qu'elle soit absente sur ce blog, la discussion aurait été fort intéressante et constructive!

Écrit par : Pierre NOËL | 11/03/2013

Pierre Jenni, Pierre Noël met bien l'accent sur certains points qui m'ont moi-même frappée dans le propos de Myret Zaki.

Il relève à juste titre l'intelligence de cette femme mais aussi son manque de réalisme et de nuances.

Le point de vue de cette femme me paraît en effet très empreint de généralisations et peine à se décentrer d'une expérience personnelle.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2013

Je ne partage pas vos sentiments.
Tout d'abord je pense que c'est une question d'honnêteté intellectuelle de se référer à son expérience propre, son vécu pour communiquer un message non pas mental et acquis, mais presque physique tellement il est intégré dans la chair.
Il est facile de se projeter dans des mondes idéaux. Personnellement je privilégie l'authenticité du témoignage à des fabrications.

Ceci dit, contrairement à vous je pense que justement le vécu de cette femme lui permet de transmettre une dimension qui transcende les innombrables exemples d'abus que l'on pourrait relever sans fin.
Elle donne des clefs pour prendre de la hauteur. A tel point que le problème ne se pose même plus pour elle.

Que faire de réalisme et pourquoi s'encombrer de nuances pour communiquer des outils qui permettent de sortir du problème.
Chacun est libre de prendre ou de laisser.

Écrit par : Pierre Jenni | 11/03/2013

Pierre Jenni,

C'est à force de ne pas "s'encombrer de nuances" -pour reprendre vos termes- qu'on dérive et que se forgent les autoritarismes.

Mal nécessaire ou pas, il est le fait de qui énonce des certitudes ou édicte des lois.

Écrit par : Helene Richard-Favre | 11/03/2013

C'est que j'ai tenté plus haut d'expliquer, les clés de déchiffrages pour comprendre les relations hommes/femmes sont très complexes, le pouvoir est naturellement féminin, malheureusement toutes les données ont été inversées par les pseudos cultures et les religions ne pensant qu'à diviser pour régner et que le sexe et le levier le plus sure pour semer la merde et diviser les êtres !

Écrit par : Corto | 11/03/2013

Pierre Noël,
Dans le passé, les femmes détenaient,individuellement, le pouvoir qui était exercé, collectivement, par les hommes, politiquement, juridiquement et socialement. Seule la force explique cet état de fait.
De nos jours, les femmes sont devenues, collectivement, les égales juridiquement des hommes dans nos sociétés. Politiquement et socialement, ce processus est déjà très engagé.Si les femmes continuent à utiliser leurs armes traditionnelles, les hommes pourraient donc être mis en difficultés. Toutefois, il est délicat de se mouvoir sans heurts dans une société (institutions et moeurs) qui a tellement changé en peu de temps.

Écrit par : CASPER christian | 11/03/2013

CASPER, si l'on jette un simple regard sur les violences passées commises contre les femmes, ça ne peut qu'aller vers le mieux !

Voua parlez des "armes" féminines, il semblerait que ce terme soit plus proche de la version masculine, le féminin n'a nul besoin de "s'armer", il donne la vie et l'homme manifeste sa soi-disante "puissance" en la volant !

Écrit par : Corto | 11/03/2013

Corto,

Merci de tenir compte du fait que tous les commentateurs de ce blog ne sont pas porteurs de pseudos comme vous l'êtes.

Merci donc de respecter noms et prénoms de personnes dont Pierre Noël vous a à juste titre demandé plus haut si vous les connaissiez pour vous permettre de les interpeller comme vous le faites.

On vous respecte, ici, merci d'en faire de même avec autrui.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2013

Qui vous prouve que x ou y sont biens x ou y ?

Je peu très bien mettre un nom faisant vrai et tromper mon monde, également, Casper est assez grand pour se défendre tout seul, à moins que la casquette vous ravisse à souhait !

Je vois bien plus de manque de respect dans votre démarche que dans mes raccourcis attributifs de plus certains choisissent des pseudos particulièrement invasifs comme Tiziouzou etc.., que dire, perte de temps et de politesses !!

D'ailleurs le dénommé CASPER christian, ne semble même pas se respecter lui-même, il omet de mettre une majuscule à son prénom, en fait c'est pour cette raison que je n'ai pas voulu "lui manquer de respect" !

Écrit par : Corto | 11/03/2013

Corto,

Pierre Noêl vous a aussi interpellé sur le sujet, l'avez-vous pris comme un "manque de respect"? Vous ne l'avez tout simplement pas relevé ni ne lui avez répondu.

Aurais-je droit à un traitement de faveur?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2013

CASPER christian, l'histoire comme l'actualité contredisent vos propos à forte tendance machiste. (à prendre au troisième degré)

Les religieux n'ont aucune expérience personnelle; leurs connaissances des femmes et des familles, sont issues des confessionnaux et des informations rapportées des uns et des autres.

L'expérience personnelle a plus de valeur de témoignage, que l'esprit de déduction.

Enfin, depuis que l'Homo sapiens a pris le dessus des autres mammifères, l'influence sexuelle des femmes sur les hommes, si tant est que cela puisse être démontré, n'a pas donné beaucoup de résultat en terme de condition féminine et d'accession aux pouvoirs, sinon ça se saurait.

Cinq femmes ont "réussit" à s'illustrer:

-Cléopâtre

-Catherine II de Russie

-La reine Victoria

-Margaret Thatcher

-Christine Lagarde

C'est à peu près tout ce que j'ai trouvé, parmi les millions de femmes et les milliers d'années.

Écrit par : Pierre NOËL | 11/03/2013

Des femmes qui collées au modèle masculin !!

Écrit par : Corto | 11/03/2013

Tout système de pouvoir de plus pyramidal est calqué sur les instincts masculins, les femmes n'ont nul besoin de se parer de pouvoir ; elles "sont" l'unique pouvoir existant sur terre !!

Écrit par : Corto | 11/03/2013

Corto il ne faut pas confondre le pouvoir et les conditions de vie des femmes.

Le pouvoir de nos ancêtres était obtenu par la force et la ruse. Dans l'évolution humaine qui est également celle des mammifères, le mâle, aurait pris le dessus en s'octroyant les meilleurs morceaux d'animaux chassés. C'est ce qui expliquerait, selon certains scientifiques, que le mâle est plus fort que la femelle....? Ce n'est qu'une hypothèse.

L'homme a toujours dominé, qu'on le veuille ou non.

Mon cher Corto, inutile de prendre Hélène à parti, pour convaincre? Je te penses suffisamment seigneur pour ne pas aller dans le déshonneur. Nous sommes très bien reçus lorsque l'on se chamaille sur son blog! Bon manque le champagne et les gâteaux mais quand même...

Écrit par : Pierre NOËL | 11/03/2013

...à choix...


http://www.stockfood.ie/results.asp?txtkeys=Champagne%20gateau

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2013

http://cdn.freepik.com/image/th/3191734.jpg

Écrit par : Pierre NOËL | 11/03/2013

Pierre, si cela suffit comme patronyme !
Si tu penses que nous devons absolument nous comparer aux animaux, soit !

Sache que les exemples chez nos amis les animaux ne sont pas tous en faveur du genre masculin, si tu continues, tu vas te réincarner en mente-religieuse !!!!

Écrit par : Corto | 12/03/2013

Pierre, concernant la deuxième partie de ton commentaire ;

Pas très sexy !!!

Écrit par : Corto | 12/03/2013

Tunisie, instauration de la polygamie et de l’excision des femmes, par Ftouh Souhail



La Tunisie islamiste célèbre à sa manière la Journée internationale des femmes du 8 mars.

Une triste journée pour les femmes tunisiennes

Le lendemain de cette Journée, officialisée par les Nations unies en 1977, aura été une triste journée pour les femmes tunisiennes malmenées par les leaders des partis politiques de la mouvance islamique qui ont lancé un appel à soumettre les femmes aux exigences de la Sharia.

Certaines voix ont appelé à la restauration de la polygamie, une pratique rétrograde fort appréciée par Mahomet et ses compagnons dans le désert de la péninsule Arabique, il y a quatorze siècles. D’autres prônent l’excision féminine pratiquée aussi à l’époque de Mahomet.

Alors que le peuple tunisien se bat pour le travail, l’emploi, la dignité et les libertés d’expression et individuelles, les islamistes proposent la bigamie voire la polygamie.

Un référendum sur la polygamie

An nom du mariage pour tous, ce dimanche, 10 mars 2013, Mohamed Ali Fakih, le président du parti (Al Rafah) nouvellement créé, à tendance islamiste, soutient pleinement l’appel à un référendum sur la polygamie. Selon lui la polygamie serait la meilleure solution pour réduire le taux de célibat en Tunisie qui est considéré comme un des problèmes sociaux les plus importants. Il prétend, en effet, que le nombre de femmes dans le pays surpasse le nombre d’hommes. Selon lui une femme sur cinq aujourd’hui n’a pas de partenaire potentiel car il n’y a simplement pas assez d’hommes (1).

Inquiétudes pour les droits et libertés des femmes

Ces déclarations qui n’auraient même pas été envisageables à l’époque de l’ancien Président déchu, Zine Abidine Ben Ali, nourrissent toutes les inquiétudes quant à la pérennité des droits et libertés des femmes dans le pays. L’appel à légaliser la pratique interdite de la polygamie suscite actuellement la controverse en Tunisie, en particulier chez les femmes instruites qui craignent d’y voir un coup porté à leurs acquis sociaux.

Sur fond d’une montée du courant islamiste, le débat s’est ouvert depuis la révolte du 14 janvier 2011 alors que le mariage coutumier est encouragé par la mouvance salafiste et se multiplie dans les universités et certains quartiers pauvres de Tunis. Les fondamentalistes s ‘appuient sur le Coran pour cette instauration de la polygamie (2).

La polygamie parmi les thèmes de la formation des médecins

La polygamie a déjà fait son apparition parmi les thèmes de la formation continue des médecins de la santé publique en Tunisie. Un document, suscitant l’indignation des médecins, a été distribué il y a quelque jours dans les centres de santé. Avec comme thème « la polygamie dans la pensée de l’homme et de la femme », le ministre de la Santé, appartenant au parti Ennahdha, cherche à donner plus d’ampleur à ce phénomène en le banalisant dans la société tunisienne. Le gouvernement islamiste veut impliquer la santé publique dans le délire de la polygamie, alors qu’il y a certainement d’autres priorités nationales.

La ministre Chargée de la femme tolère

Quant à Madame la ministre Chargée de la femme, Sihem Badi, qui est supposée veiller sur les droits des femmes, elle considère le mariage coutumier comme une « liberté personnelle » (3) omettant qu’une telle pratique est passible d’emprisonnement, selon les dispositions des articles 31 et 36 de l’état civil et de l’article 18 du code du statut personnel.

Plus grave encore, un des plus importants responsables du parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, vient de donner un avis favorable aux partisans de l’excision, mutilation génitale féminine (MGF). Habib Ellouz, député à l’Assemblée nationale constituante, a révélé dans les colonnes du quotidien arabophone « Al Maghreb », le 10 mars 2013, que l’excision des filles (khitân) est une pratique légitime d’ordre exclusivement esthétique.

S’appuyant sur les théories du prédicateur égyptien Wajdi Ghanim qui a débattu souvent de la question, le numéro deux d’Ennahdha a précisé que l’excision des filles s’apparente davantage à un traitement médical, notamment dans les régions chaudes du globe, et que cela n’est pas un moyen de réduction du plaisir sexuel chez les filles.

En effet, l’excision est actuellement défendue par Ennahda ( la première force politique du pays) alors que ce parti politique a longtemps été interdit en Tunisie par les deux anciens présidents progressistes Habib Bourguiba et Z.Ben Ali.

Le député d’Ennahdha a souligné, en marge de sa défense de l’excision, que les occidentaux ont accordé plus d’importance qu’il n’en faut à cette pratique alors qu’en réalité, il ne s’agit là que d’une « opération esthétique » qui consiste à enlever partiellement ou totalement le clitoris et, souvent, les petites lèvres.

L’excision féminine, qui n’est pas mentionnée dans le Coran, est recommandée par la Sunna, l’enseignement du Prophète. Elle était pratiquée en Arabie à l’époque de Mahomet. Des Hadiths (des communications orales du Prophète) la recommandent :

« Si les deux khitân (parties circoncises) entrent en contact, le bain rituel s’impose. »

On entend par le contact des deux khitân le contact entre l’emplacement de la circoncision chez l’homme et l’emplacement de l’excision chez la femme pendant le coït. Cela suppose que la femme soit circoncise comme l’homme. Le Hadith est rapporté d’après Aicha, la troisième épouse du Prophète.

Un autre Hadith du Prophète suppose que : « La circoncision est une tradition louable (sunnah) pour les hommes et un honneur (makrumah) pour les femmes. »

L’expression « un honneur (makrumah) pour les femmes » signifierait que l’excision fait partie des « us et coutumes à apprécier » concernant les femmes musulmanes.

Dans un Hadith similaire du Prophète, ce dernier a dit à l’exciseuse : « Effleure et n’abuse pas, car cela rend le visage plus rayonnant et est plus agréable pour le mari. » Ce Hadith fut rapporté selon différentes variantes très proches quant à leur sens.

Les mères participent activement aux mutilations de leurs filles

Dans de nombreux cas, on observe que les mères participent activement aux mutilations de leurs filles dans le but d’améliorer leurs chances de faire un « bon » mariage. L’objectif est la préservation de la virginité (considérée comme un idéal féminin au mariage), mais aussi l’interdiction de l’accès à l’orgasme des femmes (considéré comme malsain par les partisans de l’excision).

Les savants musulmans (oulémas) considèrent aussi que l’excision des femmes participe à l’amélioration du plaisir sexuel masculin (par le rétrécissement du vagin ou de l’orifice vaginal) ; les savants musulmans sont unanimes sur un point : le mari ne doit pas être privé de plaisir avec sa partenaire car il bénéficie d’un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes, celui de la satisfaction sur le plan intime. D’ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant la répudiation le cas où la femme ne satisfait pas son mari.


Alors que les mutilations génitales touchent des millions de femmes musulmanes malgré les mises en garde de l’Organisation Mondiale de la Santé (4), aucune loi n’existe en Tunisie pour réprimer les pratiques des mutilations génitales féminines. Le gouvernement islamiste tunisien continue à ignorer une résolution récente de l’ONU dénonçant ces pratiques sur les femmes (5).

Les députés islamistes d’Ennahda profitent du vide juridique pour tenter d’introduire l’excision des femmes en Tunisie, surtout que, défenseur de cette pratique, Habib Ellouz, est un des faucons d’Ennahdha et l’une des personnes les plus puissantes du parti. Ce dernier est aussi l’un des plus fervents partisans de l’introduction de la Sharia en tant que source de la législation (6). Il avait appelé il y a quelques mois à la décapitation publique de tous les adversaires déclarés de son mouvement.

Deux ans après la révolte, les acquis et les droits de la femme en Tunisie sont en totale régression. Les débats sont axés sur des questions supposées relever de temps révolus tels que la polygamie, les mariages coutumiers et l’excision. La femme tunisienne est menacée par un modèle sociétal d’influence rétrograde. Les islamistes d’Ennahdha ont l’intention de mettre fin à l’application des lois progressistes promulguées par l’ancien président Habib Bourguiba pour préserver et garantir les droits de la femme par rapport au reste des pays arabes.

L’avocate Radhia Nasraoui, présidente de l’Organisation tunisienne de lutte contre la torture, a qualifié la situation de la femme tunisienne de «médiocre» en raison, a-t-elle dit, de la propagation du phénomène de la polygamie et des mariages coutumiers illégaux («ôrfi») dont le nombre s’élève, selon les estimations, à des centaines surtout chez les jeunes. Maître Nasraoui a ajouté que la coalition majoritaire au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc) cherche à vider le Code du statut personnel, promulgué en 1956, de son contenu.

Les islamistes au gouvernement cherchent à adopter, comme en Algérie en 1984, un code de la famille inspiré de la Sharia islamique :

Brièvement, ce code exige de l’épouse d’obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l’époux de corriger sa femme, et en matière d’héritage comme de témoignage, l’inégalité est érigée en système, puisque la voix de deux femmes équivaut à celle d’un homme, tout comme les parts d’héritage.

En Algérie, la réponse après dix ans a été sans équivoque. En 1994 le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux l’Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d’Algériens. Les femmes algériennes, kidnappées, violées ou assassinées par les terroristes furent les premières victimes des islamistes pendant la décennie noire. Depuis, beaucoup d’Algériens et Algériennes ont une aversion profonde envers les mouvements islamistes (7).

Les élites laïques tunisiennes craignent que le gouvernement d’Ennahdha entraîne le pays dans un scénario similaire à celui vécu en Algérie. Pour eux les islamistes aux commandes du pays sont incapables de répondre aux attentes des populations. Ces derniers ont au contraire créé une atmosphère étouffante pour les femmes. Aujourd’hui, partout où les mouvement islamistes gouvernent, au lieu d’élargir l’émancipation des femmes, ils se montrent hostiles au progrès des femmes.

Le Président israélien Shimon Pérès avait raison en déclarant, le 4 septembre 2011, dans un entretien à la Repubblica, que les principaux opposants à la démocratie dans le monde arabe sont « les maris » qui refusent d’accorder des droits aux femmes.

La femme n’est qu’un utérus pour fabriquer de petits soldats

Si les enseignements de l’Islam encouragent la polygamie et l’excision des femmes c’est parce qu’en Islam, la notion de dignité de la personne et de destinée individuelle n’ont aucune valeur et ne sont pas reconnues. Seule compte la notion de « Oumma », la communauté des croyants, et son expansion à travers le monde. Dans cette idéologie, l’individu n’est qu’un outil pour l’accomplissement du djihad, et par conséquent la femme n’est qu’un utérus pour fabriquer de petits soldats. Les valeurs occidentales de respect de la personne et de dignité individuelle, que nous connaissons, n’y ont aucun cours.

D’ailleurs l’oppression des femmes musulmanes résulte de diverses règles :

le voile, qui doit être grand et cacher efficacement les formes féminines
l’ordre de rester chez elle
le droit accordé aux hommes de les frapper (8)
les règles d’héritage défavorables
le droit de témoignage restreint
les menstruations, considérées comme un mal
le droit accordé aux chefs musulmans de posséder sexuellement autant de femmes esclaves qu’il pourront.

La polygamie ou l’excision, qui sont encouragées en Islam, ne sont en fait qu’une humiliation de plus qu’aucune femme ne devrait subir.

Le ratio homme/femme peut empirer en Tunisie depuis que le gouvernement d’Ennahdha a engagé l’enrôlement de milliers de jeunes en Syrie, pour combattre, aux côtés des terroristes. Prés de 40% des terroristes en action en Syrie sont des Tunisiens.

« Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (sourate 4 verset 3) .

Déclaration au journal « Ashourouq » le 01/02/2012

« Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales. Elles ne présentent aucun avantage pour la santé et sont préjudiciables à bien des égards aux jeunes filles et aux femmes. En comportant l’ablation de tissus génitaux normaux et sains ou en endommageant ces tissus, elles entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. Cette pratique entraîne des douleurs violentes et a des conséquences immédiates et durables sur la santé, notamment des difficultés lors de l’accouchement qui mettent l’enfant en danger ».Voir le site de l’ OMS: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs241/fr/index.html

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 26 novembre 2012 la première résolution dénonçant les mutilations génitales féminines qui affectent quelque 140 millions de femmes dans le monde. A l’occasion de la Journée internationale de la Femme célébrée le 8 mars de chaque année, de nombreuses activités de sensibilisation ont été organisées en Belgique, notamment avec l’exposition : « Excision. Ma façon de dire non » qui rend hommage à travers trente-deux portraits, à tous celles qui osent dire « non » à l’excision. Cette exposition itinérante a pour but de sensibiliser les politiques, les professionnels de la santé et de l’éducation, ainsi que tous les citoyens, d’Europe ou d’Afrique aux modes de résistance contre les mutilations.

L’autre portrait d’un « Faucon » d’Ennahdha : Habib Ellouze

http://directinfo.webmanagercenter.com/2013/03/03/lautre-portrait-dun-faucon-dennahdha-habib-ellouze/

Ce jeudi 7 mars 2013, un rassemblement sur la place de la Grande-Poste, à Alger, a eu lieu à la mémoire des femmes victimes du terrorisme. Les manifestants ont répondu à l’appel lancé par l’association des victimes du terrorisme Djazaïrouna et l’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif). Ils ont brandi une longue pancarte sur laquelle figurent les noms de Fatima Aalim, Rima Assal, Djamila Belkaïs, Salima Bessi, Zohra Koumidi et de centaines d’autres femmes victimes du terrorisme.

L’Islam permet à un homme de battre sa femme, et partout sur Internet on trouve des vidéos de savants islamiques qui nous expliquent comment le faire. Ce sont les mêmes « savants » qui lisent le Coran et les textes islamiques qui l’encouragent.

Écrit par : Corto | 12/03/2013

Corto il ne s'agit pas de se comparer aux animaux, mais de garder à l'esprit que nous sommes issus de ce monde, notre évolution est contestée par qui tu sais, ils sont en réunion à Rome!

Pour eux (et elles) le loup était l'animal du diable; quant à la femme, on en a discuté.

Mante religieuse: " La tradition chrétienne a redoublé ce nom en ajoutant l'adjectif « religieuse » en raison de ses pattes antérieures qu’elle replie comme pour prier (quand elle est à l’affût d’une proie). L'appellation provençale de Prie Dieu est également utilisée, de même que Cheval du diable en français cadien"

"En raison de ses pattes antérieures qu'elle replie pour prier....(quand elle est à l'affût d'une proie?) c'est une belle image de la part des religieux!

Wikipédia

Écrit par : Pierre NOËL | 12/03/2013

Corto, comme les petits et les gros "paperons rouge" du vatican, c'est un peu long ton truc. Un petit commentaire ajouté au lien suffit, ensuite on se débrouille très bien!

Je ne lis jamais lorsque c'est trop long, et ne dois pas être le seul; inconsciemment, c'est imposer des lectures fastidieuses. Seul ton message doit retenir l'attention.

Ce lien pour mieux comprendre comment les pseudos scientifiques et savants de ce concept mortifère, mentent afin de réduire la femme à un objet sexuel que l'on peut torturer:

http://blog.sami-aldeeb.com/2013/03/05/des-femmes-occidentales-veulent-etre-lapidees-pour-adultere/

Bonne journée.

Écrit par : Pierre NOËL | 13/03/2013

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