24/04/2013

Adoption internationale menacée

 

Ce 23 avril 2013, la France est devenue le 14e pays à avoir adopté la loi qui ouvre le mariage aux couples de même sexe.

Des juristes internationaux ont toutefois prévenu des conséquences qu'aurait l'adoption du projet de loi  sur le mariage pour tous.

Selon la Convention de La Haye de 1993 sur la coopération en matière d'adoption internationale, l'intérêt supérieur de l'enfant passe avant tout autre.

Dans ce cas, la France et les 13 autres pays qui ont légalisé le mariage pour les couples de même sexe auront beau avoir décidé de leur aptitude à adopter, si les pays d'origine des enfants adoptés ne reconnaissent pas les couples homosexuels aptes à l'adoption, aucun n'entrera en matière sur les demandes de tels couples.

Se réjouir d'égalités de droits accordés sans se rappeler que tous les pays n'ont pas la même éthique que celle des 14 pays qui ont légalisé le mariage homosexuel, est regrettable pour tous.

Car prétendre au droit à l'enfant vaut pour l'Etat qui le justifie. Mais tous les Etats ne sont pas dans cette logique.

Dans ce cas, lorsque des couples de même sexe se trouveront face à un refus, qu'invoqueront-ils pour le faire tomber?

Leurs revendications ont été entendues par l'autorité de leur Etat mais le monde a ses raisons que celles de 14 pays qui les ont rejetées n'empêchera pas d'imposer.


Paru dans La Tribune de Genève des 11-12 mai 2013 en page 17


Commentaires

Comme vous le savez, la question de l'adoption en l'occurrence implique avant tout celui "de la" ou "de le" partenaire sur l'enfant porté ou pas par l'autre partenaire. De plus, juridiquement, il n'y a aucun doute que la CDEH va donner raison à toutes les revendications "PMA" mais également "GPA". Pour ces derniers d'ailleurs, le marché a déjà commencé. Certains grands hôtels parisiens ont, ces dernières semaines, organisé des soirées marketing avec des cliniques anglosaxonne spécialistes de "l'enfant que vous voulez quand et comme vous voulez". Bref: l'ultralibéralisme et le mercantilisme de plus bas étage ont gagné. La crainte, maintenant, c'est dans quel état social va se retrouver la France, laminée par le hold-up démocratique du gouvernement Hollande, les exactions subies par les manifestants, et quelles seront les implications politiques pour ces prochaines années....

Écrit par : MM | 24/04/2013

Chic, ils auront plus besoin d'aller en Asie chercher des petits garçons, ils pouront les importer!

Écrit par : Dégouté | 24/04/2013

MM, merci de votre commentaire mais mon propos porte sur l'adoption internationale et sur les pays qui proposent des enfants à l'adoption.

C'est tout autre chose que la GPA et la PMA au sujet desquelles je me suis aussi exprimée ici à différentes reprises:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/01/30/la-femme-avenir-de-tous.html

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/01/31/bobos-cherchent-maman.html

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/02/02/najat-vallaud-belkacem-la-danse-du-ventre.html

Bien à vous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Dégouté, non justement pas, relisez bien mon propos.

Les pays qui proposent leurs enfants à l'adoption n'ont pas forcément les mêmes valeurs que celles des 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Comparer les pédophiles aux homo-sexuels est inadmissible, il faut être "rigide barjeot" ça prouve une mentalité très arriérée, très fascisante. Il y a bien des gens dangereux dans ce camp; les écarter des mouvements politiques quels que soient les couleurs et les odeurs, est plus que nécessaire.

Écrit par : Pierre NOËL | 24/04/2013

Pierre,

Le droit à l'enfant revendiqué par les couples homosexuels a été légalisé hier en France.

Soit.

Il n'en demeure pas moins que le droit des enfants du monde à avoir des parents n'a pas été pris en compte par cette loi. Car nombreux sont les pays comme Haïti, par exemple, qui ne donneront pas leurs enfants à l'adoption à la France ni aucun des autres 13 pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

C'est de ce fait que je souhaite parler ici car il est important.

Pour ce qui est de l'instrumentalisation faite du mouvement par Barjot, c'est un autre problème que je laisse à qui souhaite l'évoquer mais ailleurs qu'ici où il convient surtout de sensibiliser à une problématique qui va bien au-delà de la politique franco-française...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Après le mariage pour tous (sauf pour le président M. Bricolage) quel sera la suite ? La procréation artificielle ? la zoophilie ? La décadence arrive à grands pas !

Écrit par : Yvan Descloux-Rouiller | 24/04/2013

Le droit à l'enfant d'avoir des parents est une chose....le droit des adultes à avoir des enfants en est une autre, discutable...
Adopter un enfant déjà né mais orphelin est une chose: créer un enfant en le privant délibérément d'un père ou d'une mère est discutable.... Pour ma part, oui à l'adoption, non à la PMI et GPA....

Écrit par : vieuxschnock | 24/04/2013

Vieuxschnock, oui à l'adoption selon les conditions fixées par les états! Ce qui, sur un plan international,je le répète,risque de pénaliser les 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Écrit par : Helene Richard-Favre | 24/04/2013

http://reloaded.e-llico.com/article.htm?articleID=30628

Cela est pour tous ceux - blogueurs et députés indépendants - qui clament qu'il n'y a aucun lien envisageable entre la loi Taubira et la PMA, et que ceux qui le pensent/disent sont des homophobes.

Nous assistons à la tactique du salami (une tranche après l'autre) que prônent et suivent les mouvements LGBT suisses.

L'ultralibéralisme et ultraconsumérisme qui consiste à penser qu'un enfant est un droit ne passera pas par moi !

Écrit par : MM | 24/04/2013

Hélène, Haïti est un pays connu pour son art naïf dont je raffole, mais c'est également un pays ou l'ignorance bat son plein, la corruption de l'état, du privé, des églises, la misère, est connue. Un pays ou ou mange la terre, et enfin, ou les populations on ôté ce que la nature avait donné en forêt et en poissons.

Je connais d'autant ce pays pour avoir participé avec des Haïtiens et un groupe d'entrepreneurs Français à un projet ayant à l'époque pour objectif d'aider à construire des écoles. Avec toute ma sympathie je puis vous affirmer que ce pays très croyant n'est pas une référence. Aujourd'hui rien a changé, c'est un constat.

Bon de nombre de ces gens fuient ce pays parmi les plus pauvres et les plus mortels. Là bas c'est l'enfer sur terre avec l'hypocrisie générale pour se donner bonne conscience..

Ca, c'est pour apporter la contradiction (j'adore) cela dit, que fait-on en France des plus de deux millions d'enfants pauvres, d'enfants issus des divorces sans fin ou les mômes sont tiraillés par les uns et les autres? C'est d'ailleurs partout le même problème.

Que les couples homo sexuels adoptent des gamins n'est pas gênant. Que des femmes puissent avoir des enfants par la procréation pour des raisons purement médicales, je ne vois pas la difficulté, et ce quelles soient agricultrices ou secrétaires médicales.

Des enfants ont des parents assassins actuellement en France, en Suisse et ailleurs; éduqués pour avec la haine de l'autre, dans des croyances extrêmement dangereuses. (Afghanistan, Egypte etc, etc... Ils ne regardent pas nos médias et moquent bien de nos lois soyez en certaine. -Ca, c'est un problème pour le futur de notre civilisation et nos Libertés.

Je suis pour le reste, -contre, aller chercher un ventre afin d'avoir un ou plusieurs gamins, mais là à ma connaissance, la France qui est un état de droit, n'a pas légiféré dans ce sens? Sinon ça se saurait?

Les joueurs de biniou de droite ont déjà fait savoir qu'ils ne reviendront pas sur cette loi, dont le fonctionnaire lié au Crédit Lyonnais Guaino !

Qu'il en soit ainsi.

Écrit par : Pierre NOËL | 24/04/2013

Bonsoir,
J'ai été surprise de découvrir, il y a quelques années de cela, qu'un personne seule avait le droit d'adopter un enfant, p. ex. en France.
Cela m'avait semblé très bizarre, à cause de cette image traditionnelle de "un papa,une maman". J'avais l'impression que les enfants concernés étaient en quelque sorte désavantagés.
Mais j'ai appris que cette loi datait du lendemain de la guerre de 14-18 et qu'elle avait pour objectif de trouver des foyers pour des orphelins de guerre. Il y avait bien sûr beaucoup de veuves ou simplement de femmes seules, suite à la mort des jeunes hommes.
Avant même la nouvelle loi tant décriée, une adoption dans des conditions atypiques pouvait avoir lieu et une personne homosexuelle pouvait habilement cacher son orientation.
L'adoption est un vrai parcours du combattant, même lorsqu'on est un couple standard.
Il faut montrer patte blanche et souvent, les parents-candidats se rendent d'abord dans le pays en question et font connaissance de l'enfant. Il n'y a pas de groupe anonyme d'enfants que l'on livrerait à des inconnus.
Hier soir, dans le journal de France 2, on a pu entendre une statistique belge : depuis 10 ans que le mariage homosexuel y existe, il y a une petite dizaine d'adoptions par an par ces couples-là et le chiffre reste stable.
Au fond, si les pays qui donnent leurs enfants orphelins en adoption refusent de les donner à des couples homosexuels, les couples hétéros qui doivent tant attendre actuellement n'ont rien à craindre.

Écrit par : Calendula | 24/04/2013

Pierre,

De nombreux pays risquent de refuser de confier leurs enfants à l'adoption à ces 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous. Pourquoi les taxer de rétrogrades quand ils ne partagent pas des valeurs que défendent une poignée de pays parmi tous ceux que le monde connaît?

Écrit par : Helene Richard-Favre | 24/04/2013

Calendula,

Merci de votre commentaire très intéressant.

En réalité et pour répondre à votre conclusion, tout ne risque pas forcément de se passer comme vous le présentez.

Car certains pays semblent avoir déjà annoncé la méfiance qu'ils porteraient l'égard de dossiers en provenance de pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Donc pour ce qui est du parcours réel de combattant que vous évoquez, il est bien possible qu'il se complique plus encore sinon qu'il ne puisse plus même l'être par simple refus d'entrer en matière.

C'est dans ce sens que je tenais à relayer cette information car elle l'a bien peu été par les medias français pour ne citer qu'eux.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Hélène actuellement c'est un mouvement de fond, qui n'est pas que Français, je viens de parcourir l'excellent article du:

http://www.huffingtonpost.fr/cest-la-vie

"Il y a des résistances locales fortes - Asie musulmane, Moyen Orient musulman, Afrique évangéliste surtout - et même parfois un backclash. Mais l'histoire avance."

Hélène je n'ai taxé aucun pays de rétrograde...

Écrit par : Pierre NOËL | 24/04/2013

Henri Guaino est contre le mariage gay et il vote pour !

http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/MDR13.jpg

Cette conclusion est plaisante, on ne va pas en faire un fromage Suisse...

Écrit par : Pierre NOËL | 24/04/2013

Calendula: en effet c'était au lendemain de la guerre, et les orphelinats ne suivaient plus.

L'adoption est bien un parcours du combattant. C'est voulu. L'adoption n'est pas une compensation pour les parents, c'est un engagement envers un enfant abandonné ou orphelin. On lui donne une seconde chance. Le besoin des parents n'intervient pas, c'est d'ailleurs pour cela que le processus est long et difficile: des parents abandonnent en route, d'autres vont faire faire l'enfant ailleurs, d'autres font le travail intérieur pour que l'enfant ne soit pas une compensation à leur besoin.

Or un problème posé par le "mariage pour tous" est qu'il consacre entre autres le "droit à l'enfant". Mais faire de l'enfant un droit, c'est en faire un objet. Cela est a valable autant pour les couples hétéros que les paires homos.

J'y reviendrai car il y a là une question bien plus profonde qu'on n'imagine.

Écrit par : hommelibre | 24/04/2013

Oui, Pierre, l'info a fait le tour des réseaux sociaux et a été moquée.

Mais pourquoi douter de son erreur? Cela est aussi arrivé à des parlementaires de gauche de se tromper, le HuffPost l'a rappelé:

http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/23/mariage-gay-guaino-vote-oui-par-erreur_n_3139554.html

Et Guaino a précisé ici: http://www.guaino.fr/category/actualite/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Le mariage pour tous a été pensé pour que les couples de même sexe puissent accéder à la filiation.

Que celle-ci soit par GPA ou PMA ou adoption d'enfant(s) du conjoint, cela reste du domaine de seul Etat qui a légalisé ce mariage pour tous.

Dans le cadre de l'adoption internationale, les couples qui se lanceront dans ce parcours du combattant qu'est l'adoption, certains se la verront peut-être refuser pour le seul fait d'appartenir à un pays qui a légalisé le mariage pour couples de même sexe.

Pour une minorité qui s'est "sentie exclue", c'est une majorité qui risque bien de l'être.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Il me semble qu'en l'état actuel il faut relativiser, c'est un débat international, les enfants abandonnés, orphelins se comptent par millions dans ce monde en partie en crise. C'est une remise en cause d'une vision de l'homo-sexualité. Est-ce bien est-ce mal? Personnellement il me semble que c'est bien.

Ce débat mondial dépasse de loin nos zélites politiques couleurs de pérroquets.

On l'a vu et constaté pour d'autres faits en Inde par exemple, sur le viol autorisé par les religieux et leurs politiciens et chefs tribaux. C'est un mal pour un bien, car le viol sera combattu.

Les opinions se transforment à la vitesse grand V

"David Cameron, le Premier ministre anglais conservateur défend le mariage parce qu'il est, dit-il, "conservateur" ! L'UMP devrait se rendre compte de son erreur. Et d'ailleurs, depuis que les opposants manifestent, on est passé de un peu moins de 60 % à presque 70 % d'opinion favorables pour cette loi. La PMA n'y figure pas ; et la GPA (Gestation pour autrui, ou mères porteuses) n'est pas à l'ordre du jour - et d'ailleurs les gays sont souvent hostiles à la GPA. Donc le débat va devoir prendre fin et la loi être votée."

http://www.huffingtonpost.fr/cest-la-vie

Écrit par : Pierre NOËL | 24/04/2013

Pierre,

Je vous trouve soudain bien optimiste. Cette loi a divisé la France et a été instrumentalisée par tous.

Pendant ce temps-là, des parents qui souhaitent adopter un ou des enfants devront peut-être y renoncer.

Où est la réflexion? Où est l'intérêt des enfants abandonnés et ceux de parents en mesure des les élever?

Et si le parcours est long et complexe pour adopter des enfants au plan international, c'est bien dans l'intérêt supérieur de l'enfant!

Pendant ce temps-là, on se perd en contorsions autour d'une loi dont le seul but est de permettre aux enfants des couples de même sexe de pouvoir être adoptés par l'un ou l'autre de ses parents.

Autrement dit,de donner droit aux homosexuels à la filiation.

C'est faire peu cas du reste du monde qui lui, saura se rappeler à ces pays qui ont voulu permettre à une minorité d'exercer leur droit.

Où est l'intérêt de l'enfant?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Voici de quoi méditer pour qui le souhaite.

http://enfantsjustice.wordpress.com/2012/10/12/les-associations-denfants-adoptes-contre-lhomoparentalite/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/04/2013

Bonjour à tous,
Lorsque je parlais du parcours du combattant et du faut que les parents-candidats doivent se rendre sur place etc, c'est justement pour dire que les responsables locaux ont un droit de regard sur la qualité des adoptants.
Je trouve également que ce parcours est nécessaire et il faut tester la motivation des candidats, même s'ils sont hétérosexuels !
En effet, ériger le désir d'enfant en primat n'est pas la bonne formule.
Généralement, il est très facile de tomber enceinte, puis très difficile d'élever des enfants. ;-))
A mon sens, les pays qui refusent de donner leurs orphelins à des couples homosexuels et les instances d'adoption internationale peuvent et doivent trouver des procédures, qui permettent de continuer comme avant. Ca ne me semble pas impossible.
En Russie, il a bien été possible d'interrompre l'adoption des enfants handicapés par des Américains. Ca râle, mais le pays est souverain et on doit s'en satisfaire. Ces enfants-là vont peut-être être adoptés par des ressortissants d'autres pays.Il doit se trouver des personnes qui ont la motivation de sortir des enfants d'institutions. Je n'en serais pas capable...
Le bien des enfants est difficile à définir de façon globale. Est-il mieux dans son pays, en institution ou déraciné, mais dans un pays dit développé ?
J'ai toujours trouvé l'adoption internationale très idéaliste et exigeante tant pour les parents que pour les enfants.

Écrit par : Calendula | 25/04/2013

Calendula,

Merci de votre commentaire.

Vos propos de conclusion sont très intéressants.

Cela dit et puisque vous évoquez la Russie, on m'a justement interrogée à cet égard pour savoir ce qu'il en était de la Suisse dans le cadre de l'adoption internationale.

L'interview a été réalisée fin décembre dernier.

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/99467933/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 25/04/2013

John, l'enfant a des droits dans les pays civilisés. Il est souvent l'objet du sujet, et inversement.

Il devient "objet" non pas de droit, mais de causes et d'effets collatéraux.

Tu soulèves le véritable sujet.

Écrit par : Pierre NOËL | 25/04/2013

Chacun porte en soi l'enfant qu'il a été.

L'histoire qu'il développe relève de multiples facteurs autant psychologiques que socio-économiques, politiques ou autres.

On peut gloser à l'infini sur l'enfance et les travaux à cet égard ne manquent pas.

Il n'en demeure pas moins vrai que la situation concrète que crée la légalisation du mariage pour tous ouvre un sujet de réflexion et de débat inédit.

Que le risque d'instrumentalisation de l'enfant, existe, certes. Mais cela est malheureusement le cas de bien des causes récupérées par tel ou tel parti, telle ou telle croyance et le plus souvent, il faut bien le dire, au détriment de l'honnête citoyen.

Il y en a encore et ce sont eux qui risquent bien aussi de faire les frais de cette loi qui les pénalisera pour peu qu'ils aient souhaité adopter des enfants d'un pays qui refusera de les confier à l'un de ces 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Je songe à eux tous.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 25/04/2013

merci de poser ce problème . Il y a longtemps que l'on sait que le droit de l'enfant (son bien-être, aussi) n'est pas à l'ordre du jour. On parle en fait du droit à tout des adultes, y compris de s'offrir un joujou, appelé parfois 'enfant'. Les pays asiatiques ont déjà réagi, et vous avez raison, en limitant sérieusement l'adoption internationale et dans tous les cas en refusant systématiquement de confier leurs enfants à des couples homosexuels. Les vérités d'ici ne sont pas nécessairement celles de là bas et c'est ainsi, il faut le respecter.

Écrit par : uranus2011 | 25/04/2013

Hélène je remets ce lien il est très important pour protéger l'enfant:

http://enfantsjustice.wordpress.com/2012/10/12/les-associations-denfants-adoptes-contre-lhomoparentalite/

Mais reconnaissons que la pédophilie la plus importante est constatée est les religieux! Les deux grandes religions qui se battent pour l'éducation des enfants devraient faire profil bas.

Oui je suis optimiste dans la mesure ou les enquêtes et la loi protégeront les enfants au mieux. Le risque zéro n'existe pas, il n'y a qu'à constater chez les hétéros le nombre d'enfants qui subissent la torture sexuelle.

L'enfant dans ces condition n'est pas un objet, il est l'objet du sujet. Faire croire que des organisations de pédophiles vont "sauter" sur l'occasion est faire preuve de méconnaissance totale du sujet. (certains blogs)

Oui je suis optimiste car il y a débat mondial sur ce sujet, ce qui permettra aux divers législateurs d'être plus éclairés et pointilleux à l'élaboration des lois dans les états de droits comme les nôtres.

Les homos sexuels ne se trouvent pas qu'en France. La Suisse et la Papouasie sont concernés, même les pays qui ont des enfants à adopter..

Donc je ne retournerai pas mon pantalon (comme certains) sur ce sujet pourtant loin de mes lectures! J'chuis Français et fier de l'être.

Écrit par : Pierre NOËL | 26/04/2013

Pierre,

Je vous ai bien compris. Mais mon propos ici concerne l'appareil législatif relatif aux conditions d'adoption internationale.

Il est important et ne peut être occulté, pas moins par la Suisse.

Il s'agit donc pour moi d'attirer l'attention sur ce qu'implique, au niveau international, la légalisation du mariage pour tous.

La Suisse en débat aussi, bien lui en prenne. Il n'en demeure pas moins que les pays qui ne partagent pas les mêmes valeurs que celles de ces 14 pays qui ont ouvert le mariage à tous sont aussi en droit de rappeler leurs valeurs.

Vous évoquez souvent l'Eglise. Pour ma part, je songe à des citoyens ordinaires comme je l'indique dans mon précédent commentaire que je me permets de vous recopier ici au cas où il vous aurait échappé:


Chacun porte en soi l'enfant qu'il a été.

L'histoire qu'il développe relève de multiples facteurs autant psychologiques que socio-économiques, politiques ou autres.

On peut gloser à l'infini sur l'enfance et les travaux à cet égard ne manquent pas.

Il n'en demeure pas moins vrai que la situation concrète que crée la légalisation du mariage pour tous ouvre un sujet de réflexion et de débat inédit.

Que le risque d'instrumentalisation de l'enfant, existe, certes. Mais cela est malheureusement le cas de bien des causes récupérées par tel ou tel parti, telle ou telle croyance et le plus souvent, il faut bien le dire, au détriment de l'honnête citoyen.

Il y en a encore et ce sont eux qui risquent bien aussi de faire les frais de cette loi qui les pénalisera pour peu qu'ils aient souhaité adopter des enfants d'un pays qui refusera de les confier à l'un de ces 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Je songe à eux tous.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 26/04/2013

Pour moi, cela signifie qu'il n'y a que quatorze pays qui ont accordé ce type de mariage et moi, l'ainé d'une famille de 12 gosses, j'étais CONTRE.

Je me suis exprimé la-dessus et j'ai été rabroué par les homos qui ont fait la comparaison de leurs "discriminations" dont ils se plaignent, qui seraient, selon eux, plus grave que le problème des handicapés régulièrement aidés par l'administration et, qu'il y aurait des homos parmi les handicapés....

C'est faux et en tant qu'ancien directeur de l'APF on voit que ces handicapés font l'objet de discriminations de leur naissance jusqu'à leur mort, tant dans le domaine professionel que le domaine privé.

Comment peut on comparer ce qui n'est pas comparable, juste pour essayer de justifier "LEURS" droits ?

Je crois que ce n'est pas demain que les mentalités changeront dans notre pays et que la gauche a fait passer en force cette loi contre l'avis de la Nation qui était contre, juste pour satisfaire une petite minorité de Français, un pour cent, selon les médias.

Par ailleurs, s'il est possible qu'il y ait des handicapés homos, personnellement, je n'en ai jamais connu de ma vie!!!!!

Pour cette raison, j'ai cessé de m'exprimer sur cette loi, surtout que Monsieur Bottini de République Solidaire m'a attaqué la dessus. J'envisage de quitter ce pays. CYRILLE LEGALL

Écrit par : LEGALL | 26/04/2013

Hélène, rien ne m'échappe en général, je vous lis et relis, afin de prendre en considération vos motivations.

Ce débat -mondial- est nouveau, il est en cours dans beaucoup de pays. Les quatorze états qui ont réglé ce délicat problème ont des systèmes peut être moins politisés qu'en France? Et encore je n'en suis pas certain pour les USA, l'Espagne...

Je ne vois pas comment peut-on se prononcer sur les réactions hypothétiques des pays ayant une autre législation, d'autres mœurs ou que sais-je encore. Pour l'instant ce ne sont que des suppositions rien de plus.

Ce qui apparaît évident en France, le clergé et une partie de l'UMP, également une partie de l'extrême droite ont "sauté" sur cette occasion pour des raisons politiciennes, en aucun cas pour ce qui est affiché.

Si vous avez des informations venant de pays étrangers, indiquant clairement qu'ils interdisent purement et simplement -toute -adoption avec les 14 pays en particulier la France, donnez nous les éléments. Personnellement je n'ai aucun élément.

Hollande dans tous cela reste un Président en dérive, son parti est inexistant, pour les autres de la coalition, c'est du domaine du cirque. La droite UMP et les quelques centristes, rattachés en roues de secours, se sont tirés un balle dans le pied.

L'homo-sexualité concerne tous les pays, dont les pays pauvres, le besoin de faire adopter leurs enfants reste d'actualité; on est loin d'un éventuel refus de leur part?

Entre pays pauvres on devrait s'entendre.....

Écrit par : Pierre NOËL | 26/04/2013

Pierre,

Je ne me serais pas mobilisée de la sorte sans savoir que des pays songeaient à interdire l'adoption aux 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

La preuve, la voici ici: outre la Russie, la Turquie se dit aussi prête à refuser l'adoption aux 14 pays en question:

"Fin février, le gouvernement islamo-conservateur turc a lui aussi lancé une campagne pour favoriser le retour de certains enfants turcs de l'immigration adoptés par des Européens, notamment des couples homosexuels, dans des familles ou des institutions qu'il juge plus conformes à leurs valeurs et leur culture."


http://www.leparisien.fr/societe/la-russie-veut-interdire-l-adoption-aux-pays-qui-autorisent-le-mariage-gay-26-04-2013-2761109.php

Ce ne sont pas 14 pays dans le monde qui vont pouvoir imposer leurs lois aux 178 autres! Et ces 178 autres ne sont pas moins "évolués" que les 14 autres qui ont ouvert le mariage à tous.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 26/04/2013

Par ailleurs, Pierre, on peut penser ce qu'on veut desdits pays qui vont refuser l'adoption aux pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

On peut déplorer leur manière de considérer l'homosexualité.

Mais on peut aussi, sans être homophobe, déplorer qu'une minorité de couples en pénalise d'autres.

On peut aussi, sans être ni umpiste, ni barjeotiste ni d'aucune confession, estimer que la vie d'un enfant vaut autant que les désirs d'homosexuels.

Et si cette vie ne peut être honorée par des couples lambdas qui se livrent au parcours de combattant qu'est l'adoption internationale, tout cela est très dommageable pour tous.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 26/04/2013

Hélène, là je vous rejoins sur l'aspect "politique" de cette loi. C'est une réaction à chaud, dans la mesure ou l'on a pu constater qu'il y avait un flou du gouvernement et de Hollande concernant la GPA et la MPA.

Je rappelle ce paragraphe figurant dans un de mes commentaires plus haut qui ne vous ont pas échappé:

"Et d'ailleurs, depuis que les opposants manifestent, on est passé de un peu moins de 60 % à presque 70 % d'opinion favorables pour cette loi. La PMA n'y figure pas ; et la GPA (Gestation pour autrui, ou mères porteuses) n'est pas à l'ordre du jour - et d'ailleurs les gays sont souvent hostiles à la GPA. Donc le débat va devoir prendre fin et la loi être votée."

.../...

Là , Notre Poutine réagit en bon Russe méfiant de l'Occident et des USA dans un premier temps, mais je vous parie un verre de lait de vache Suisse, qu'il va modifier le discours sans mélanger l'adoption avec des hétéros-sexuels et le homos-sexuels.

En cela je rejoins les propos de Calendula: "Au fond, si les pays qui donnent leurs enfants orphelins en adoption refusent de les donner à des couples homosexuels, les couples hétéros qui doivent tant attendre actuellement n'ont rien à craindre."

Selon: http://www.huffingtonpost.fr/

"La Russie envisage de rompre les accords d'adoption avec les pays autorisant le mariage gay"

"La loi contre ces adoptions porte le nom de Dima Iakovlev, en référence à un enfant russe adopté aux États-Unis en 2008 et mort oublié par son père adoptif américain dans une voiture en pleine chaleur."

"Début janvier, elle promulguait une loi interdisant l'adoption d'enfants russes par les Etats-Unis en réponse à la "liste Magnitski" de Barack Obama."

Là on est dans la politique politicienne loin du sujet, à mille lieues des enfants..

Je reste toujours optimiste car: "qui sème l’enthousiasma récolte la réussite"

Poutine n'est pas aussi rigide, obtu à moins que l'église Orthodoxe lui fasse un pression énorme? Impossible, ou alors Poutine n'est plus Poutine, mais un faible ayant cédé aux religieux, chose qui est pour moi -impossible- de cet Homme censé d'être censé.

Bonne fin de nuit Hélène je quitte, merci pour cet échange sympathique.

Écrit par : Pierre NOËL | 27/04/2013

Pierre,

Merci à vous et à tous de cet échange.

Cela dit, non, j'ai répondu à Calendula et maintenant à vous qui la rejoignez que non, la position des pays dont la Russie et peut-être aussi la Turquie est de ne plus confier leurs enfants à l'adoption aux pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Ce qui veut dire que pour quelques homosexuels qui ont voulu accéder au droit de se marier, tous les autres couples seront privés d'adoption d'enfants étrangers.

Tout simplement parce que ces pays étrangers ne vont pas s'amuser à faire des études de genres!

Ils envisagent donc de refuser l'adoption aux pays qui ont légalisé le mariage pour tous et non aux seuls couples homosexuels.

En clair, ils n'entreront plus en matière sur aucune demande d'adoption en provenance d'un de ces 14 pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Je ne comprends pas que vous ne compreniez pas, c'est pourtant bien écrit partout dans mon sujet, dans nombre de mes commentaires et dans l'article du Parisien.

Et encore une fois, c'est bien la raison de ma mobilisation. Car je ne trouve pas juste que pour répondre à la demande d'une poignée d'homosexuels, tous les autres couples soient privés d'adoption internationale.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

Le droit de l'enfant est en priorité le droit d'être élevé par ses parents et dans son pays. L'adoption internationale doit rester marginale et elle l'est si on se réfère aux nombres d'adoption: environ 1500 en 2012 en France. L'adoption par de couples homosexuels ne devraient dans ces conditions concerner que quelques cas,ceci d'autant plus que les délais s'allongent pour adopter et que les rapports entre pays d'immigration et pays d'émigration sont souvent tendus.

Écrit par : CASPER christian | 27/04/2013

Hélène j'espère que vous comprenez que mon point de vue est différent ou nuancé.

Qu'ont exprimé à l'époque certains pays sur l'avortement? Le choix pour les femmes d'avoir un enfant, la Liberté de procréer, l'émancipation.

Le sujet est différent certes, encore une fois je vous comprends, la cohérence de mes propos diffère des vôtres sur certains aspects importants quant à d'éventuelles conséquence de cette loi.

Si je me trompe je saurai le reconnaître, mon bouclier est près pour me protéger d'une envolée de bois vert!

Écrit par : Pierre NOËL | 27/04/2013

Christian,

Je vous invite à lire certains articles sur l'adoption internationale dont vous dites non seulement qu'elle est devrait rester marginale mais qu'elle le serait.

Les statistiques contredisent vos propos.

"Aujourd’hui, l’adoption internationale représente plus de 80 % de l’adoption en France (soit 3 504 enfants adoptés à l’étranger).

Et encore ceci qui va dans le sens de mon sujet:

"La France est le troisième Etat d’accueil d’enfants adoptés à l’étranger, après les Etats-Unis et l’Italie."

http://www.adoption.gouv.fr/Chiffres-cles.html

Encore une fois, les pays qui donnent leurs enfants à l'adoption ne vont pas faire dans la dentelle. Ils vont tout simplement interdire l'adoption aux pays qui ont légalisé le mariage pour tous.

Alors quand on lit que la France figure parmi le pays les plus demandeurs d'adoption internationale, on est en droit -sic!- de regretter que des parents, citoyens ordinaires et hétérosexuels se voient privés de pouvoir adopter pour satisfaire le désir d'enfant d'une minorité d'homosexuels.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

Pierre,

Le mariage homosexuel n'a de but que la filiation. Car à l'heure où les mariages sont en chute libre, quelle raison peut pousser des homosexuels à se marier sinon avoir droit à l'adoption? Car en France, vous le savez, la filiation est liée au mariage.

Or ce droit à la filiation est en grande partie sinon en totalité celui revendiqué par l'un des conjoints sur le droit à l'adoption de l'enfant de l'autre conjoint quand ce n'est pas celui d'aller louer un ventre à l'étranger ou celui de la PMA.

Ce mariage pour tous vise donc à favoriser le couple homosexuel. Soit.

Cette affaire ne tient en aucun cas compte de tous les autres couples qui pour bon nombre, acceptent de se livrer à ce parcours extrêmement contraignant qu'est l'adoption internationale.

Dire qu'elle est en chute libre est faux, j'ai donné les statistiques ici, en réponse au commentaire de Christian Casper.

Voici pour qui a le courage de tout lire, un article for complet sur le sujet:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/contre-le-mariage-homosexuel-et-124824

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

Bonjour !
Comme Pierre, je pense que les gouvernements des pays donnant des enfants en adoption n'ont pas seulement le bien de leurs enfants en tête.
Nous savons que les orphelinats ne sont pas des endroits merveilleux et bien pensés dans les pays en question.
Même en Suisse, il n'en a pas toujours été ainsi.
Si les villages de Terre des Hommes sont des modèles, nous ne sommes pas sans ignorer que peu de pays investissent des moyens humains et financiers pour les enfants sans parents.
D'autant plus s'il s'agit d'enfants handicapés.
La Russie et la Turquie ne doivent certainement pas être comparés à la Roumanie de Ceaucescu. Je me permets toutefois d'oser imaginer que chaque enfant de moins dans un orphelinat est un souci de moins.
Je ne plaide pas un instant pour l'adoption par des couples homosexuels. Il faut effectivement respecter la sensibilité des pays qui ont beaucoup d'orphelins. Mais je ne pense pas non plus que ces pays resteront longtemps sur une position rigide et discriminante envers des couples hétérosexuels.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : vous habitez dans un pays, dont le gouvernement a pris une décision qui ne vous concerne pas, mais vous en supporterez les conséquences malgré tout, on vous punit pour un droit que nous condamnons.
En effet, si les adoptions se font dans un cadre rigide, sur dossier difficile à faire passer, au cas par cas, après une longue procédure et qui se justifie par le bien de l'enfant, dont on veut garantir le bien-être à moyen et à long terme, je trouve totalement excessif de refuser la candidature d'un couple selon le critère que son pays d'origine permet le mariage homosexuel !
Prenons le cas de la Belgique :
Actuellement 10 couples homosexuels par an peuvent adopter un enfant. On peut considérer que c'est une erreur et un abus.
Mais qui leur a concédé ce privilège ? Ces enfants ne leur ont pas été livrés par tirage au sort, ni dans un multi-pack national, dans un quota global.
Un comité, dans lequel j'imagine des autorités du pays d'origine ont leur mot à dire, ont dû considérer que c'était faisable.
Priver des couples hétéros d'adoption sous prétexte que des homos peuvent se marier dans un pays me semble être une erreur de logique.
A mon avis, il y a d'autres enjeux, peut-être de politique intérieure.
C'est donner des gages à la majorité croyante et pratiquante du pays, Russie ou Turquie. On peut parfaitement imaginer, que les personnes respectueuses de la religion musulmane ou orthodoxe trouvent déjà excessif de donner des enfants à des hétérosexuels catholiques, protestants ou juifs américains ou européens occidentalisés...
Je pense et j'espère pour les couples hétérosexuels qu'on se trouve en pleine gesticulation politico-médiatique et qu'après-coup, on constatera que l'adoption traditionnelle a pu continuer "normalement".
Mais les enfants russes handicapés n'iront certainement pas dans une famille américaine.

Écrit par : Calendula | 27/04/2013

Calendula, sur l'état des orphelinats, je vous invite à lire ce témoignage qui évoque ceux du Vietnam.

"Ceux qui ont le coeur bien accroché pourront par exemple lire le récent rapport de l'ONG canadienneTerre des Hommes sur la situation des orphelinats du Vietnam, pays où l'adoption adoption internationale s'est brutalement interrompue il y a quelques mois. Il faut lire comment les enfants, placés dans des bâtiments vétustes, sans personnel adapté, médicament ou jouet, sont rasés pour éviter la propagation des poux. Il faut connaître ce pays et l'amour qui y est porté aux enfants pour deviner, entre les lignes, la situation de précarité extrême qui affecte désormais ces orphelinats. Il faut enfin faire preuve de courage et s'interroger sur le sort de ceux qui, faute de place, pourraient rester à la porte d'institutions sans ressources."

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/mariage-pour-tous-et-adoption-pour-personne_1216110.html

Quant aux valeurs défendues par les états, elles les regardent.

Pourquoi celles de 14 pays du monde devraient être celles des 178 autres?

Et pourquoi le désir d'enfants d'une minorité sociale qui se dit "exclue" devrait-elle être celle de tous les autres exclus et il y en a!

Non, Calendula, désolée de vous dire que cette loi a été conçue pour le seul désir de couples homosexuels souhaitant adopter l'enfant ou les enfants de leurs conjoints et/ ou bientôt avoir accès à la GPA et à la PMA.

Dans ce cas, merci de me dire où est l'intérêt général!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

Hélène,
Sur les chiffres, je vous livre un extrait d'un article de La Croix. Je ne vais pas me quereller sur des chiffres...qui restent modestes.
Sur le fond, l'adoption internationale n'est pas la panacée pour des enfants nés dans la misère. Elle est un secours. Pour ceux qui adoptent,c'est un bonheur.
Quoi qu'il en soit, la question qui interpelle la société européenne est le consternant déficit démographique qui frappe la quasi-totalité des pays. L'adoption, internationale ou non,est plus une affaire individuelle que collective.


"Alors que 2 000 enfants venant de l’étranger avaient été adoptés par des familles françaises en 2011, seulement 1 569 l’ont été en 2012, selon les dernières statistiques, qui viennent d’être publiées ministère des affaires étrangères. Les enfants sont venus d’abord de Russie (235), puis d’Éthiopie (220) et de Colombie (159). Le continent africain représentant presque la moitié des adoptions (701).

Ces chiffres confirment la baisse continue des adoptions internationales en France, ces dernières années – à l’exception de 2010, marquée par l’arrivée de nombreux petits Haïtiens après le séisme de janvier- : en 2006, on comptait en effet 4 000 adoptions à l’étranger. Cette baisse qui concerne tous les pays du monde s’explique par plusieurs raisons. La principale – et c’est plutôt une bonne nouvelle pour les enfants – est que de plus en plus de pays d’origine ont ratifié la Convention de La Haye, qui stipule notamment que les enfants doivent être en priorité élevés dans leur famille ou adoptés dans leur propre pays."

Écrit par : CASPER christian | 27/04/2013

Merci à tous de participer à ces échanges.

Pour info, voici un lien qui en dit long sur le sujet...

Pour qui aime comprendre comment les uns savent mieux faire passer leurs droits d'"exclus" que les autres, ils auront de quoi méditer.

http://enfantsjustice.wordpress.com/2012/10/12/les-associations-denfants-adoptes-contre-lhomoparentalite/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

Bonjour, encore, Hélène,

J'ai l'impression que nous ne parlons pas de la même chose, vous et moi.

Je comprends bien que vous trouvez que le mariage homosexuel est une chose terrible pour l'adoption internationale et que l'Assemblée nationale française aurait dû prendre ceci en considération et qu'est un grave oubli ou déni que de l'avoir négligé. Et que le droit des des hétérosexuels candidats à la parentalité a été prétérité par la prise en compte de la demande des homosexuels.
Et que maintenant c'est trop tard et qu'en Europe, les hétérosexuels n'auront plus d'enfants en provenance de certains pays.
Bien.
Dans mon commentaire précédent, j'ai essayé de donner des arguments dans un cadre de référence bien délimité, en essayant de monter en quoi je suis d'accord avec vous.
J'ai avancé des hypothèses auxquelles vous ne répondez pas. En effet, comme le soulignent également d'autres commentateurs, l'adoption internationale n'est pas une chose toute rose, même dans un monde sans homosexuels.
En suivant votre raisonnement, on arrive, me semble-t-il, au postulat suivant : Les pays occidentaux doivent légiférer en tenant compte des critères de pays d'autres continents, afin qu'ils ne se braquent pas contre nous, en édictant des interdits qui dépassent le problème ciblé. (= on arrête toute adoption, parce que les homos ont accédé au mariage et au droit d'adopter des enfants, dont celui de leur époux ou épouse.)
Pourquoi les 14 pays avec mariage homo devraient s'aligner sur les 178 autres ? Je ne pense d'ailleurs pas que les 178 autres aient tous une opinion tranchée sur le sujet, ni des orphelins à donner en adoption. ;-))
Toutes proportions gardées et en restant uniquement sur la structure logique des 14 pays contre 178, les 14 premiers pays ayant aboli la peine de mort auraient dû vite faire marche-arrière, puisqu'elles étaient minoritaires.

Qu'ai-je mal compris ?
Est-il dit dans la loi française, que toute adoption internationale par des hétérosexuels doit être compensée par autant d'adoptions par des homosexuels ?
Si c'est le cas, alors oui : cette loi est idiote et elle enlève des droits aux hétéros. Elle présupposerait que la France pourrait forcer la main à d'autres pays pour livrer des enfants en adoption dans des conditions que ceux-ci jugent inacceptables.
Cela prendrait les couples hétéros en otage, avec une responsabilité du législateur français.
Je pense donc que les hétéros obtiendraient l'abrogation d'une hypothétique clause du type quota, si elle devait exister dans la loi française.

(NB: : tout cela reste très théorique pour moi, car je ne suis pas française.)

Écrit par : Calendula | 27/04/2013

"Dans ce cas, lorsque des couples de même sexe se trouveront face à un refus, qu'invoqueront-ils poour le faire tomber?"

On actionnera la clause "zéro frustration"...
Il n'est quand même pas normal que tout le monde n'ait pas les mêmes droits...

O tempora, o mores

Écrit par : Michel Sommer | 27/04/2013

Calendula,

Quelles seraient les "hypothèses" que vous auriez "avancées" et auxquelles je n'aurais "pas répondu"?

A deux reprises, plus haut, j'ai souligné l'intérêt de vos commentaires!

Ainsi donc je vous remercie de votre participation à ce débat car vous avez en effet bien compris le sens de mon propos et pour ma part, j'ai abondé dans votre sens pour en effet montrer en quoi les démarches pour l'adoption internationale relevaient du "parcours du combattant".

Pour le reste, j'ai indiqué dans quel état se trouvaient des orphelinats au Vietnam et indiqué aussi comment l'adoption internationale était loin d'être marginale en France et ailleurs.

Quant aux bémols que vous mettez à comparer l'abolition de la peine de mort à l'adoption,bien vous en prenne en effet de nuancer car je crois que cette comparaison est un peu risquée.

L'adoption internationale nécessite des accords entre les pays ce qui n'en va pas de même de la peine de mort.

Par ailleurs et pour répondre à votre NB, je ne sais de quelle nationalité vous êtes mais cela concerne tous les pays dont la Suisse, qui comme je l'ai indiqué plus haut, est aussi entrée en matière sur le sujet.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

A tous, et comme Christian rappelle la Convention de La Haye, voici ce qu'il en est.

"Reconnaissant que, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, l'enfant doit grandir dans un milieu familial, dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension,

Rappelant que chaque Etat devrait prendre, par priorité, des mesures appropriées pour permettre le maintien de l'enfant dans sa famille d'origine,

Reconnaissant que l'adoption internationale peut présenter l'avantage de donner une famille permanente à l'enfant pour lequel une famille appropriée ne peut être trouvée dans son Etat d'origine,

Convaincus de la nécessité de prévoir des mesures pour garantir que les adoptions internationales aient lieu dans l'intérêt supérieur de l'enfant et le respect de ses droits fondamentaux, ainsi que pour prévenir l'enlèvement, la vente ou la traite d'enfants,

Désirant établir à cet effet des dispositions communes qui tiennent compte des principes reconnus par les instruments internationaux, notamment par la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant, du 20 novembre 1989, et par la Déclaration des Nations Unies sur les principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au bien-être des enfants, envisagés surtout sous l'angle des pratiques en matière d'adoption et de placement familial sur les plans national et international (Résolution de l'Assemblée générale 41/85, du 3 décembre 1986),

Sont convenus des dispositions suivantes:

http://www.hcch.net/index_fr.php?act=conventions.text&cid=69

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

@Hélène,
Voici quelques réponses à votre dernière réponse.
Excusez mes auto-citations, je ne veux pas reformuler.

1.Sachant que mon parallèle était périlleux, je me suis entourée de toutes les précautions et c'est pourquoi je vous prie de me relire:

"Pourquoi les 14 pays avec mariage homo devraient s'aligner sur les 178 autres ? Je ne pense d'ailleurs pas que les 178 autres aient tous une opinion tranchée sur le sujet, ni des orphelins à donner en adoption. ;-))
Toutes proportions gardées et en restant uniquement sur la structure logique des 14 pays contre 178, les 14 premiers pays ayant aboli la peine de mort auraient dû vite faire marche-arrière, puisqu'elles étaient minoritaires."

Mon bémol portait sur l'aspect minorité /majorité et sur le fait qu'un pays peut étendre des droits chez lui, sans en référer à la majorité des nations. Bien d'accord que l'abolition la peine de mort ne nécessitait pas d'accords internationaux.

2.Voici mes modestes hypothèses, que vous n'avez pas lues comme telles :
"C'est donner des gages à la majorité croyante et pratiquante du pays, Russie ou Turquie. On peut parfaitement imaginer, que les personnes respectueuses de la religion musulmane ou orthodoxe trouvent déjà excessif de donner des enfants à des hétérosexuels catholiques, protestants ou juifs américains ou européens occidentalisés...
Je pense et j'espère pour les couples hétérosexuels qu'on se trouve en pleine gesticulation politico-médiatique et qu'après-coup, on constatera que l'adoption traditionnelle a pu continuer "normalement"."
et :
"La Russie et la Turquie ne doivent certainement pas être comparés à la Roumanie de Ceaucescu. Je me permets toutefois d'oser imaginer que chaque enfant de moins dans un orphelinat est un souci de moins.
Je ne plaide pas un instant pour l'adoption par des couples homosexuels. Il faut effectivement respecter la sensibilité des pays qui ont beaucoup d'orphelins. Mais je ne pense pas non plus que ces pays resteront longtemps sur une position rigide et discriminante envers des couples hétérosexuels."

J'ai consulté les liens que vous nous donnez et description de la situation du Vietnam ne dit pas que c'est la faute aux 14 pays. L'auteur constate simplement que le Vietnam a restreint l'accès à l'adoption internationale. A mon avis il ne donne pas de vraie raison pour cela. A aucun moment ne dit-il que la France reçoit moins d'enfants à cause de la nouvelle loi, mais il pourrait le suggérer en invoquant la croissance des adoptions en Italie.
Un pays peut prendre des décisions en toute liberté, dans un tel domaine. L'article suggère que le Vietnam voudrait peut-être se faire passer pour un pays "respectable", en cachant ses orphelins aux yeux du monde.

Il est clair que nous nous rejoignons sur la majorité des points et cela ne me surprend pas, je m'en réjouis même !
Je ne partage simplement pas le point de vue, selon lequel les législateurs de nos pays devraient prioritairement tenir compte de la politique de pays souverains, qui ne partagent pas notre point de vue de pays souverains.
Je dis "prioritairement", car vous avez écrit que certaines catégories ( =les homosexuels) savent mieux faire entendre leurs droits que d'autres ( = les couples hétérosexuels, en attente d'une adoption internationale).

Écrit par : Calendula | 27/04/2013

Merci Calendula!

Bien sûr que nous nous rejoignons pour l'essentiel et je suis contente de ces échanges. Même et surtout contradictoires, ils sont toujours enrichissants.

Pour ma part, j'ai tenté d'attirer l'attention sur une réalité internationale. Mais il va de soi qu'en la matière, rien n'est simple.

Cela dit, cette loi qui vient d'être votée en France ne laisse aucun pays indifférent ni aucun(e) d'entre nous. Car nous sommes tous concerné(e)s par cette problématique.

Je trouve néanmoins regrettable que tant d'amalgames et autres dérapages graves aient biaisé le vrai débat qui n'est pas celui de l'homosexualité mais celui de la vie en général et de celle d'enfants qui en sont issus de par le monde.

Précision, quand je parle des amalgames et autres dérapages, je songe à ceux qui ont eu lieu en France -ou le cas échéant, ailleurs- mais pas ici sur ce blog et entre nous.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/04/2013

Message bien reçu, Hélène.

Bon week-end encore.

Écrit par : Calendula | 27/04/2013

Les commentaires sont fermés.