19/10/2013

Lampedusa, Malte, plongée en eaux troubles


On  lit ici et là des états d'âme ou autre vues de l'esprit inspirés par le sort de migrants sauvés ou perdus au large des côtes de Malte et de Lampedusa.

Que l'on évalue une prise de position selon des critères d'ordre moral ne va pas régler la condition de ces êtres humains.

Qu'on rappelle ce qu'ils quittent, pourquoi et comment ne les aidera pas non plus à savoir ce qu'ils trouveront là où l'avenir leur apparaît moins sombre.

Qu'on affronte au contraire la réalité de cette situation pour lui apporter un regard digne de ce nom serait bienvenu.

Car si répondre à la misère n'est jamais aisé, l'indignation ni l'absence de honte ne seront d'un grand secours.

Face à pareille situation, si aucune solution concrète n'est susceptible d'être envisagée, doit-on en conclure que le coût d'une réponse adaptée serait prohibitif?

Dans ce cas, les corps des migrants alimenteront encore et encore les fonds marins et ceux des passeurs sans scrupules.

Texte publié dans l'édition papier du Temps du 21 octobre 2013.

Egalement publié en Lettre du jour dans l'édition papier de La Tribune de Genève des 19-20 octobre 2013.

 

 

 

 

13:58 Publié dans Avaries, Destins, Economie, Etre, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : lampedusa, malte, migrants | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Les grandes migrations ont commencé dès la préhistoire, pour vivre, pour mieux vivre. Puis vinrent les grandes conquêtes pour posséder des territoires, enfin les colonisations, pour agrandir des empires stratégiques et imposer des croyances, des idées. Désormais, ignorant les états, des hommes fuient leur pays pour sauver leur vie, au péril de leur vie. Paradoxes parfois, situations dérisoires toujours, les faits ont une réalité, les ignorer des conséquences humaines graves.

Ces conséquences engagent aujourd'hui des pays européens, révélant au grand jour les individualismes, la fragmentation politique de l'Union et son incapacité à traiter à son niveau le problème. Hélène a raison de souligner qu'on pourrait en conclure que, pour les états concernés, le coût d'une réponse adaptée serait estimé prohibitif. Mais comment ignorer que les migrations, qu'on le veuille ou non, quel que soit le côté où l'on se place, forment les peuples ?

Nul doute que quiconque peut trouver des solutions, pour peu qu'il se pose les bonnes questions. Les politiques, lorsqu'on les interroge, fournissent des réponses toutes faites, celles qu'ils veulent que leurs administrés entendent, celles qu'ils croient qu'ils voudraient entendre. Paralysés intellectuellement par dogmatisme, prisonniers de leurs idées et sans cesse orgueilleux, ils n'analysent pas les situations en tant qu'homme, ils ne se posent pas les bonnes questions.

Écrit par : Gérard BIENVENU | 18/10/2013

Il faut relire Iphygénie en Tauride.

Écrit par : Christian Bitard | 18/10/2013

Oui, Christian, bien vu!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 18/10/2013

Face à pareille situation, si aucune solution concrète n'est susceptible d'être envisagée, doit-on en conclure que le coût d'une réponse adaptée serait prohibitif?

Face à pareille réponse, si aucune solution concrète n'est susceptible d'être envisagée, doit-on en conclure que le coût d'une situation adaptée serait prohibitif?

Face à pareil coût, si aucune solution concrète n'est susceptible d'être envisagée, doit-on en conclure que la situation d'une réponse adaptée serait prohibitive?

Face à pareille solution, si aucune situation concrète n'est susceptible d'être envisagée, doit-on en conclure que le coût d'une réponse adaptée serait prohibitif?

Face à pareille situation, si aucune solution envisagée n'est susceptible d'être concrète, doit-on en conclure que le coût d'une réponse adaptée serait prohibitif?

Face à pareille situation, si aucune solution concrète n'est susceptible d'être conclue, doit-on envisager que le coût d'une réponse adaptée serait prohibitif?

Face à pareille situation, si aucune solution prohibitive n'est susceptible d'être envisagée, doit-on en conclure que le coût d'une réponse adaptée serait concret?

Face à pareille conclusion, si aucune solution concrète n'est susceptible d'être envisagée, doit-on prohiber que le coût d'une réponse adaptée serait situé?

Face à pareille coût, si aucune situation envisagée n'est susceptible d'être adaptée, doit-on en conclure que la solution d'une réponse envisagée serait prohibitive?

Écrit par : Toto | 19/10/2013

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