15/12/2013

"J'ai choisi Staline"


C'est Jean d'Ormesson qui s'est exprimé ainsi.

Interrogé sur France 2 par Laurent Delahousse dans le cadre de 13:15 le dimanche, l'académicien a sans hésité dit qu'à l’époque où le choix se résumait à Hitler ou Staline, il avait choisi Staline.*

Interpréter le sens de ces propos d'un point de vue moral, psychologique sinon sociologique viserait la personnalité de l’académicien et masquerait la réalité à laquelle ils renvoient. 

La réponse donnée par Jean d'Ormesson à une remarque de Laurent Delahousse est forte.

Livrée sans hésitation ni ambiguïté, elle invite à une réflexion qui va au-delà de jugements portés a posteriori sinon a priori par qui n’a pas été mis en pareille situation.

Avoir choisi Staline plutôt qu'Hitler a permis à Jean d'Ormesson de rester en vie. Voici une leçon d'Histoire aussi fulgurante qu'insolite qui vaut d’être retenue.

*Dans ma jeunesse, quand j'avais 15 ans, il fallait choisir entre Hitler et Staline. On ne pouvait pas dire qu'il n'y avait qu'a ne pas choisir. Je n'étais pas stalinien mais j'ai choisi Staline. (...) J'ai eu la chance d'être porté des 2 côtés à choisir Staline. J'ai des amis qui ont choisi Hitler. Ils ont été fusillés. J'ai choisi Staline. J'ai chanté les louanges de Staline.

 

http://telescoop.tv/browse/369756/8/13h15-le-dimanche.html

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Commentaires

jean d'ormesson est une personne extraordinaire, lorsque j'étais jeune policier nous gardions son logement à Paris et le Dimanche il était le seul, de tous ceux que nous "gardions" et qui nous regardaient de la tete au pied avec dédain, à descendre avec un thermos de café et des croissants que sa femme allait nous chercher

Écrit par : DVO | 15/12/2013

N'ayant pas encore été interrogé ni par nos médias nationaux, ni par leurs homologues des autres pays, ni même par les médias internationaux, je profite de l'occasion que vous m'offrez si aimablement pour vous faire savoir qu'entre le camembert et le roquefort, j'ai choisi le camembert.

Interpréter le sens de mes propos d'un point de vue moral, psychologique sinon sociologique viserait la personnalité du commentateur et masquerait la réalité à laquelle ils renvoient.

La réponse que je vous donne sans attendre votre remarque est forte.

Livrée sans hésitation ni ambiguïté, elle invite à une réflexion qui va au-delà de jugements portés a posteriori sinon a priori par qui n’a pas été mis en pareille situation.

Avoir choisi le camembert plutôt que le roquefort m'a permis de rester de bonne humeur. Voici une leçon de gastronomie aussi fulgurante qu'insolite qui vaut d’être retenue.

Écrit par : Plouf | 15/12/2013

Dear Helene and your colleagues,

Many thanks for very interesting article!
Merci beaucoup! = Большое спасибо!

Alex (from London)

Écrit par : Alex | 15/12/2013

@plouf : une question m'a toujours hanté et la Résistance , le courage qui nécessite moins d'intelligence que la lâcheté, aurais-je choisi le Plateau des "Gruyère"?

Écrit par : briand | 15/12/2013

On peut trouver l'intégralité de cette émission à l'adresse
http://www.france2.fr/emissions/13h15-le-samedi-le-dimanche/videos/92457411

Écrit par : vlad | 15/12/2013

Choisir entre la peste et le choléra à quinze ans, en 1940, ou devenir collabo?

"Mourir ou vivre Libre" c'est sur le plateau des Glières.

On ne peut lui en vouloir. C'est un très grand personnage, un type bien.

Tiens, nous devrions lui demander si en tant que académicien, il était possible de changer la définition du mot "racisme" ou les religions et les croyances n'ont rien à y faire, puisque ce sont des concepts de domination politiques et religieuses au nom de rien. La race et le racisme c'est pour la couleur de la peau, pas pour les pensées.....

J'écris cela comme cela, très simplement histoire de.... *L*

Écrit par : Pierre NOËL | 15/12/2013

Les mots écrits par Jean d'Ormesson ne sont jamais écrits au hasard, de même que chaque parole qu'il prononce avec l'intonation voulue. En la matière, ce serait presque un chef d'orchestre, pour qui chaque mot est une note qu'il maîtrise avec une oreille absolue.
Critiquer Jean d'Ormesson serait se faire beaucoup d'honneur, si ce n'était de l'orgueil ou de la vanité. Et pour ceux qui doutent, relisez cette lettre ouverte à François Mitterrand parue dans le Figaro Magazine en 1981. « Résistez. Résistez aux séductions moutonnières de la médiocrité, à l'ignominie des retournements intéressés, aux murmures de la lâcheté qui ne recule devant l'effort que pour se trouver tout à coup, mais trop tard, acculée à la tragédie. Résistez. Résistez. Gardez par dessus-tout l'amour de la liberté et votre sens critique. Combattez par l'ironie des indignations trop légitimes. Combattez par l'espérance un pessimisme trop justifié."

Quant à savoir ce qu'à sa place on aurait fait et ce que l'on fera ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 16/12/2013

« J’ai vu la moitié des intellectuels pour Hitler et l’autre pour Staline. J’hésite à me faire un jugement.
André Frossard.
C'est notre position ici à l'Observatoire du MENSONGE : ni rouge ni noir mais bleu...

Écrit par : Observatoire du MENSONGE | 01/01/2014

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