18/02/2014

La France et ses langues, rêve ou cauchemar?


Le 28 janvier 2014, l'Assemblée nationale française a adopté la proposition de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

A lire les diverses prises de position émises à cet égard, force est de constater combien cette décision divise déjà l'opinion française! 

Rien de plus normal face à l’ambiguïté de la formulation de cette Charte.

Mettre sur le même plan des langues régionales et des langues minoritaires est un non-sens sinon un piège comme certains voudraient le voir.

Une langue dite régionale n'a en effet rien de commun avec une langue dite minoritaire.

Le statut de la première n'est pas celui de la seconde quand bien même connaîtrait-on celui-ci.

Ainsi serait-on bien inspiré de s’interroger sur le sens et les raisons de cette reconnaissance accordée.

De même, serait-il bienvenu de connaître les critères selon lesquels sera définie une langue minoritaire.

Et d'ailleurs, qui les fixera, ces critères et en fonction de quels paramètres?

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http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/les-dangers-de-la-charte-des-147438

 

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/18-02-2014/une-charte-euro...

Commentaires

Langues minoritaires. Qu'est-ce?
Veulent-ils dire les langues des minorités, ou minorités linguistiques internes ou externes à un pays?

On m'a déjà demandé si je parle couramment la langue de Wall-Street ou la langue humanitaire. Je sais que certains parlent fort bien la langue du Marché (unique).

Je suis ignare en la question.
Est-ce-que quelqu'un pourrait nous éclairer?

Écrit par : Beatrix | 18/02/2014

Ce que seront les langues minoritaires ? il ne faut surtout pas nommer l'hébreu (ça ferait jaser), alors on dit tout et m'importe quoi, mais surtout, on n'aide pas le citoyen à bien comprendre la situation. Quand Peillon, dont les enfants suivent une éducation privée dans une école juive, dit qu'il veut donner des moyens suypplémentaires pour l'enseignement des langues minoritaires, il faut essayer de comprendre comment une école privée juive sous contrat avec le Ministère de l'Education Nationale peut envisager de recevoir des aides de l'Etat pour améliorer l'enseignement de l'hébreu. Le Breton, le Corse et le Whalili sont de mon point de vue des sujets de diversion.

Écrit par : Chrétien Bitard | 19/02/2014

Les liens que vous proposez montrent que le jacobinisme n'est pas (encore ?) mort en France.

Je ne comprends pas pourquoi le breton ou le catalan ou encore le basque et les autres sont encore tellement considérés comme des "ennemis" du français qu'il convient d'imposer sous prétexte qu'il serait en danger !

Écrit par : Michel Sommer | 19/02/2014

Je peux imaginer que les langues régionales en France sont minoritaires, numériquement parlant.

Mais ce n'est pas partout le cas. La Suisse peut dire que l'allemand est une langue régionale ...et majoritaire.

"Une langue dite régionale n'a en effet rien de commun avec une langue dite minoritaire." J'avoue ne pas bien saisir le distinction que vous faites entre les deux.

Écrit par : Michel Sommer | 19/02/2014

MS @ "Une langue dite régionale n'a en effet rien de commun avec une langue dite minoritaire."
Le wolof, l'arabe, le dioula, etc = langues minoritaires
le breton, le catalan, le basque = langues régionales
Trop d'angélisme nuit à la comprenette...

Écrit par : Géo | 19/02/2014

Merci Géo. Votre explication est lumineuse...
Au fait, langue minoritaire par rapport à quoi ?

Écrit par : Michel Sommer | 20/02/2014

Par rapport au français. Vous posiez vraiment la question ou c'était au deuxième degré ? Avec vous...

Écrit par : Géo | 20/02/2014

La guerre non annoncée de l’Ukraine contre la Russie.
(Des sources sûres)

Mon ami russe à été descendu du train N°17 Moscou- Sebastopol, dans la nuit du 14 à 15 mars 2014, à la frontière russo-ukranienne, par les agents de SBU (slujba besobasnosti ukrainy) (en lieu dit Kozacha Lopan')

La raison officielle : non confirmation de but de voyage ( référence à un décret 884 en date de 12/12/201, voir le site de la Rada)
La raison non officielle mais avouée lors d'interrogatoire: menace à la sécurité de l'Etat d’Ukraine

Le but de voyage déclaré par écrit par mon ami, dans le formulaire d'immigration, était « voyage privé ». Avant d'être descendu du train, mon ami a précisé oralement à un officier de SBU que le but de son voyage était de faire connaissance de Vladimir Konstantinov, président du Conseil Supérieur de la République Autonome de Crimée.

Dans les bureaux de SBU à la gare de Kozacha Lopan', mon ami a été fouillé : ses papiers, cartes bancaires, téléphones mobiles etc
Mon ami a été interrogé  vie un interrogatoire croisé.

A la fin de l''interrogatoire, on a fait signé à mon ami un document rédigé en langue ukrainienne.
Quand mon ami a refusé en disant qu'il ne comprends pas ukrainien et qu'il a besoin d'un traducteur, on lui a refusé en disant qu'il s'agit d'une simple formalité comme quoi SBU avait le droit de descendre mon ami du train et le refouler jusqu'à la frontière russe ( ville russe Belgorod côté russe de la frontière)

Mon ami n'avait pas de choix que de signer ce document.

Le constat :

- les droits humains de mon ami ont été gravement violés
- en particulier, le droit à sa langue maternelle

Mon ami raconte que parmi les autres russse qui ont été refoulé jusqu'à la frontière russe, se trouvait les officiers russse faisant leur service militaire à Sebastopol. L'un d'eux à même été enfermé dans une cellule des locaux de SBU pendant une nuit en attente d'un train de retour.
Son statut, en ce moment ne peut être qualifié autrement qu'un statut de prisonnier de guerre.

Quant à mon ami, il envisage de porter plainte contre la personne morale, à savoir l'état actuel (illégitime) d’Ukraine, à la Cours Européenne des Droits de l'Homme.

Il est en recherche d'un avocat en droit international susceptible de lui conseiller dans cette affaire...

Écrit par : vlad | 18/03/2014

"Ainsi serait-on bien inspiré de s’interroger sur le sens et les raisons de cette reconnaissance accordée."

C'est une mesure visant à lutter contre la délocalisation d'emplois et il faudrait être pervers pour y voir là une quelconque visée électorale.

Vous savez, le Basque ou le Corse sont très utiles quand on envisage un certain type de carrières. Et le wesh maintenant me souffle t-on !

Remarquez, à l'époque des Halles les bouchers causaient bien le louchébème.

Écrit par : Giona | 18/03/2014

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