05/06/2014

Vladimir Poutine, les coulisses d'une interview

poutine-bouleau-elkabbach_scalewidth_630.jpg

Le président russe a été l'invité d'Europe 1 et de TF1 qui ont toutes deux diffusé l'entretien ce 4 juin au soir.

Ouvert, disert, sans langue de bois, c'est ainsi que Gilles Bouleau, le journaliste de TF1 évoque Vladimir Poutine.*

Il précise par ailleurs, qu'aucune consigne n'a été donnée concernant les questions.

Il ajoute aussi qu'aucune d'elles n'a été connue au préalable par le Président russe.

De quoi donner à réviser leur point de vue à quelques obstinés du préjugé.

Mais on le sait, les idées préconçues font souvent office de certitudes.

Le déroulement de l'interview est ponctué de quelques tensions du côté des journalistes, qui ont toutefois admis avoir été marqués par cette rencontre.

A suivre ici, les déclarations de Gilles Bouleau:


 http://videos.tf1.fr/infos/2014/gilles-bouleau-nous-racon...

 

 et là, l'interview de Vladimir Poutine:

http://videos.tf1.fr/infos/2014/poutine-invite-exceptionnel-de-tf1-et-d-europe-1-l-interview-integrale-8430256.html


01:33 Publié dans Etats-Unis, Europe, Information, Medias, Pouvoirs, Russie, Ukraine | Tags : poutine, interview, europe1, tf1 | Lien permanent | Commentaires (86) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Sur Arte, dans l'émission 28 minutes, Vlad Putin est accusé de soutenir financièrement les partis d'extrême droite européens.

http://www.arte.tv/guide/fr/049880-170/28-minutes?autoplay=1

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/06/2014

Quand on veut noyer son chien on l'accuse d'avoir des relations avec l'extrême droite.....

Écrit par : Patoucha | 05/06/2014

Bien sûr, c'est l'évidence même !!!

Écrit par : Xénia | 05/06/2014

Que Gluckmann, fils d'André, conseiller politique(!) de l'ex opposition ukrainienne (!) soit invité sur Arte pour un tel débat est preuve d'une dégénérescence lente mais certaine de la chaîne. Que le désert remplace nos "élites" politiques, soit. Mais de là à devoir faire appel pour le combler à des fils de..., il vaut mieux traiter d'autres sujets !

Écrit par : Xénia | 05/06/2014

""Vlad Putin est accusé de soutenir financièrement les partis d'extrême droite européens"" ???

Hilary Clinton finance les FEMENS .......

Écrit par : Laurent Coq | 07/06/2014

J'ai vraiment l'impression que la majorité des journalistes sont des idiots et que leurs connaissances en géopolitique sont très limitées, comme s'ils s'informaient uniquement de ce qu'on peut trouver dans les merdias. Des gamins de CM2... M. Poutine, quelle patience vous avez !!!

Écrit par : marasine | 05/06/2014

Vladimir Poutine à Hillary Clinton : "Il est préférable de ne pas débattre avec les femmes"
http://lci.tf1.fr/monde/europe/vladimir-poutine-pour-une-femme-la-faiblesse-n-est-pas-tellement-8430279.html

Que Dieu me pardonne, mais les journalistes français sont d'une débilité crasse !
Je m'explique :
Il y a un proverbe russe qui dit :
"Il ne faut jamais contredire une femme, l'homme est la tête pensante, mais la femme est son cou, elle vous tournera là, ou elle le veut"
Donc, en répondant a un journaliste sur Hillary Clinton, Poutine répond par ce proverbe. Que le traducteur traduit par - "discuter avec une femme" Alors que Poutine a employé le mot russe - СПОРИТЬ , qui est dans ce contexte devrait être traduit non pas "discuter", (et pour cause, on peut toujours discuter avec une femme), mais devrait être traduit dans le sens au choix comme
contester
se disputer
se chamailler
contredire

Encore une fois, les français on mal traduit Poutine, et lui mettent sur le dos leur propre mauvaise traduction...Le comble !

Écrit par : ANNA | 05/06/2014

Merci Anna, je me permettrai de reprendre votre petite (mais importante) précision ci dessus, avec votre signature bien sûr, ( les journaux français , à commencer par la célèbre Valérie Valtrier ont repris in petto la traduction pour souligner le machisme de Vladimir Poutine. Forcément ils n'avaient rien d'autre à se mettre sous la dent pour le critiquer ) pour la placer en appoint à l'interview de V Poutine que je vais poser sur mon blog !

Écrit par : Jocelyne Galy | 05/06/2014

Excellente précision, Anna!
Merci de votre remarque.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/06/2014

Un excellent article sur la désinformation (je serais tentée d'appeler ça "manipulation de l'opinion", ou diffamation) exercée sans relâche par l'IMMONDE ... pardon: LE MONDE , journal encore un peu lu par quelques malheureux qui croient encore s'informer en le lisant : http://www.les-crises.fr/haine-ordinaire-marie-jego/

Écrit par : Jocelyne Galy | 05/06/2014

C'est effarant le culot de ces journaleux! Merci à ceux qui connaissent la langue de nous informer de la bonne traduction.
Comme quoi, nous sommes tous manipulés par cette bande de vendus du journalisme sauce bilderberg!

Je n'aimais pas spécialement Poutine, mais je me rends compte que cette sournoise infection journalistique nous induit totalement en erreur et plus que je ne le pensais encore.
Avis à tous! Ne prenons plus rien à la lettre et grâce à Internet nous pouvons et devons bien prendre plusieurs avis avant de se faire une ferme opinion!

Que le soleil vous inonde de sa belle clarté, Anna et les Autres...merci!

Écrit par : Corélande | 05/06/2014

"C'est effarant le culot de ces journaleux! Merci à ceux qui connaissent la langue de nous informer de la bonne traduction.
Comme quoi, nous sommes tous manipulés par cette bande de vendus du journalisme sauce bilderberg!"

Il es est de même pour Israël et de taire l'identité de ceux qui font journellement les titres des Faits divers GRAVES en France!

Écrit par : Patoucha | 05/06/2014

J'ai regardé avec un grand intérêts cet entretien et j'y ai constaté que les journalistes français sont plus préoccupés par l'image de leur pays et ses contingences intérieures que par la réelle nature des conflits potentiels de la région.

Mon El-Kabach oublie ue Georges Marchais est et que Vladimir Poutin est un Maitre accompli de l'art rhétorique et ses réponses sur l'attitude des USA en ont été une brillante démonstration.

Ce qui m'a surtout frappé c'est l'insolence de ton des questions et il n'y a bien que de petits journalistes français pour se permettre d'invectiver un président en exercice. Jamais ils ne se seraient permis de tels écarts avec M. Mitterrand et encre moins leur président auquel ils servnet la soupe comme des larbins.

Le vainqueur de communication de cet entretien est, sans contestation possible, Vladimir Vladimirovitch Poutine!

Écrit par : Leonid Alexandrovich Borodin | 05/06/2014

L'arrogance occidentale est nauséabonde!
Que l'on mesure la difficulté à gouverner une Nation de plus de 17 millions de km2, multi ethnique et multi confessionnelle dont les structures sociales et politiques n'ont que peu évoluées depuis Pierre le Grand.
A titre de comparaison, le peu respecté François Hollande peine à instaurer ne serait-ce que l'ordre public sur son territoire de 670'000 km2, alors que le François genevois, avec des moyens infiniment supérieurs, peine à contenir une criminalité débordante sur son vaste territoire de 282 km2!
Mois je ne sais pour vous, mais j'échangerais volontiers le très talentueux Vladimir Vladimirovitch contre nos deux François!

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 05/06/2014

Merci encore à Hélène, et Anna: http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2014/06/05/30015425.html

Écrit par : Jocelyne Galy | 05/06/2014

Merci Anna pour les précisions concernant le proverbe. L'AFP a également rectifié, semble-t-il. Trierweiler a pu faire son petit coup de gueule. Insignifiant.

En comparaison à Poutine, Obama, ressemble à un chien pas éduqué qui ne fait qu'aboyer, quoi qu'il se passe.

Poutine a, je l'espère, remis quelques pendules à l'heure. Mais on voit combien les occidentaux sont totalement ancrés dans leurs système de pensée, rien qu'à entendre la manière dont ils posent les questions. Elkabache est décidément hors course, et son index accusateur du plus mauvais goût.

Écrit par : hommelibre | 05/06/2014

Vue l'importance de la dimension humanitaire de la crise en ukraine, l'UE ferait bien d'écouter un peu plus attentivement le message passé par Poutine. La crise est à ses portes et personnes ne pourra s'en réjouir. Sur l'afflux de réfugiés, pour l'instant, en Russie, voir http://russiepolitics.blogspot.ru/2014/06/la-question-des-refugies-ukrainiens-en.html

Écrit par : karine bechet-golovko | 05/06/2014

Bravo et merci à Hélène Ainsi qu'à ceux qui confirment ses propos, ce qui manquait jusque là, inondés par la propagande des politiques et des médias de notre ouest, trop sûr de lui et inapte à faire la part des choses. En fait nous sommes en pleine désinformation, critique attribuée depuis des années aux pays de l'Est.

Écrit par : Saunier | 05/06/2014

@ Jocelyne Galy et HommeLibre

C'est fou comment la traduction inapproprié d'un SEUL MOT de Poutine ("discuter" au lieu de "se disputer") d’éclanche une avalanche de critique et de Poutine-bashing dans les médias français !

Regardez une émission sur i-télé, "On ne va pas se mentir" sur cette interview :

http://www.itele.fr/chroniques/onvpsm-on-ne-va-pas-se-mentir/poutine-fallait-il-vraiment-linviter-84880

Effarant ! Au lieu de parler de la crise en Ukraine, du bombardement de Lougansk, des morts de Donetsk ou d'Odessa, les journaleux discutent durant une bonne quinzaine de minute, sur ce mot de Poutine, en le traitant de machiste, et disant a quel point c'est scandaleux et irrespectueux envers les femmes et bla-bla-bla...
Je reste sans voix !

*Jocelyne, je vais reposter mon commentaire chez vous avec votre permission

Écrit par : ANNA | 05/06/2014

Ces émissions sont des antichambres de concierges!

Écrit par : Patoucha | 05/06/2014

Anna,

C'était à prévoir! Et lorsque j'ai entendu cette traduction, j'étais quasi certaine qu'elle ferait les gorges chaudes des meilleurs ennemis de Poutine.

S'il n'ont que cela à se mettre sous la dent, cela en dit long sur leur perception de la réalité qui se déroule dans la plus grande indifférence de ces grand défenseurs de droits humains!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/06/2014

Hélène, je partage votre sentiment !

Écrit par : xénia | 06/06/2014

Je suis assez surpris de lire sur ce blog une condamnation unanime des occidentaux, condamnation que vous leur reprochez d'avoir, de la même manière, vis-à-vis de Poutine !

Qui a dit, à peu près,- j'ai oublié - "En politique, on succède à des incompétents et on est suivi par des incapables".

C'est pour cela, sans doute , que l'on parle du milieu politique, juste après les incompétents et avant les incapables...

Écrit par : Michel Sommer | 05/06/2014

Michel Sommer,

Où auriez-vous lu, ce sur ce sujet que l'on y "condamne" l'Occident.

Votre propos en dit long sur la manière de rendre un sujet de blog, sujet à mauvais procès.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/06/2014

«Se toucher maintenant, sucer Poutine demain»
Des militantes du mouvement Femen ont mimé des fellations pour protester contre l'indulgence des dirigeants du G7 sur le cas Poutine.

http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/14618287

Écrit par : ANNA | 05/06/2014

Non, Michel a en partie raison. J'ai moi-même généralisé:

"Mais on voit combien les occidentaux sont totalement ancrés ..."

Je parlais des journalistes, et implicitement des politiciens au travers d'Obama. Mais malheureusement je ne lis ni n'entends de politiciens, et quasiment pas de journaliste, en occident, mettre en cause le discours mainstream sur Poutine. Même ceux qui écrivaient il y a quelques temps, flippés, que la Russie allait envahir l'Ukraine avant le 25 mai, n'ont pas reconnu leur excès.

Et qu'entend-on encore aujourd'hui: nouvelles menaces de sanctions du G7 contre la Russie. Oui, Poutine a beaucoup de patience.

Quand à Elkabach, sa manière de presque accuser Poutine comme s'il était au café du commerce, c'est désolant. Cet homme, ce journaliste, qui était supposé avoir une certaine dignité, est tombé dans une indignité à peine contenue.

Écrit par : hommelibre | 05/06/2014

Je suis tout à fait d'accord avec votre commentaire hommelibre!

" ce journaliste, qui était supposé avoir une certaine dignité, est tombé dans une indignité à peine contenue."

Comme toute la gauche!

Hommelibre, les médias et politiques français se servent de l'Ukraine pour faire détourner le regard de la déconfiture de la France et de son président. Quant aux autres, c'est pour réhabiliter leur impuissance face au Moyen Orient!

Écrit par : Patoucha | 05/06/2014

http://s020.radikal.ru/i711/1406/5f/783ae73c3e59.jpg

Pendant le dîner avec F.Hollande à 21h, Vladimir Poutine va pouvoir le briefer sur la conduite à adopter pour gérer les tweets de Rottweiller

Écrit par : ANNA | 05/06/2014

Si le commentaire de Michel Sommer avait visé le vôtre, hommelibre, à moins de manquer de courage, il l'aurait précisé.

Or Michel Sommer, évoque mon blog et un "vous".

A qui s'adresse ce pronom, il ne l'indique pas.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/06/2014

Vlad Putin, seul contre sept (7) , quel courage !
Tiens bon Vlad !

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/06/2014

Sur Elkababbach, cet article de "Marianne" dont je tiens à signaler, ici, que le rédacteur en chef adjoint, Jack Dion, est un des rares journalistes français à avoir su se démarquer de la ligne consensuelle visant à décrédibiliser le président russe.

L'article n'est toutefois pas de lui:

http://www.marianne.net/Pour-une-fois-ne-vous-taisez-pas-Elkabbach-_a239284.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/06/2014

Je crois qu'il faudrait être particulièrement aveugle pour ne pas se rendre compte de la mauvaise foi de la posture occidentale.

Les faits donnent raison aux accusateurs des manœuvres du pacte atlantique.

Écrit par : aoki | 05/06/2014

personnellement je tourne le dos aux infos afin de garder intacte ma manière d'analyser sans me laisser influencer par ce qui ressemble de plus en plus de la part de nombreux médias à une incitation à la haine ni plus ni moins!

Écrit par : lovsmeralda | 05/06/2014

Les deux interviewers ont fait preuve d'une impolitesse rare ( pour des gens normaux) hélas de plus en plus commune en France.
Quel calme a conserve le Pt Poutine face a ces deux "rigolos".
Les media français comme l'ensemble de la "bobosphere" font du Poutine bashing. Alors que le Président Russe est le seul chef d’État actuel qui exerce le pouvoir et rend la fierté a son peuple.
Son jugement sur la politique de l'Ouest est des plus pertinent.
En ce qui concerne la Crimée, elle n'a été ukrainienne que sur décision de Mr Khrouchtchev. Il est vrai qu'a cette époque, personne n'aurait parie le moindre kopeck sur la disparition de l'Union Soviétique.
Il est vrai qu'a la différence de son "ex mentor " Ieltsine, le Pt Poutine n'aura pas sa place d'honneur au musée de la vodka a Moskau.

Écrit par : LBT | 05/06/2014

Que votre blog, Chère Madame, soit à l'origine de propos particulièrement haineux vis-à-vis des journalistes occidentaux par des visiteurs obnubilés par un V. Poutine dont ils ont fait une icône ne fait aucun doute ! Cela dit, je n'irai pas jusqu'à dire que vous cautionnez ces commentaires. Vous partez sans doute du principe que la liberté d'expression doit être respectée jusqu'au bout. Je ne saurais vous donner tort !

Vous avez pris le parti de "défendre" Poutine et la Russie. Je respecte ce choix même si je ne l'approuve pas. Ce qui ne veux pas encore dire que je suis un admirateur béat du monde occidental. Il se trouve que mes études m'ont conduit à porter plutôt un regard d'historien sur les gens et les faits. Et d'ailleurs un historien n'a pas à aimer ou ne pas aimer. Il cherche la vérité mais n'accable pas en son nom propre !

Enfin, le "vous" employé dans mon premier billet se voulait parfaitement collectif et ne visait personne en particulier. Je déplore en revanche les propos "postés" par certains de vos commentateurs, non pas parce qu'ils ne me conviennent pas, mais simplement parce qu'ils généralisent. ce qui est grave en soi, mais aussi par le vocabulaire et les expressions outrancières qui ne leur font pas honneur.

J'ai la faiblesse de croire que les blogs sont intéressants lorsque les gens ont quelque chose à dire, à exprimer, à expliquer, à contredire, à opposer. C'est encore plus vrai pour les commentaires. Malheureusement l'anonymat et autres pseudos nous conduisent assez rapidement vers deux choses qui devraient - elles - être écartées des blogs : la grossièreté et l'invective. Dommage !

Écrit par : Michel Sommer | 05/06/2014

"Il se trouve que mes études m'ont conduit à porter plutôt un regard d'historien sur les gens et les faits. "

J'aimerais savoir quel regard vous portez sur l'UE? Merci!

Écrit par : Patoucha | 05/06/2014

Je reviens vers vous pour m'éclairer sur ce qui suit MIchel Sommer:

"Vous avez pris le parti de "défendre" Poutine et la Russie. Je respecte ce choix même si je ne l'approuve pas."

Seriez-vous pour l'Ukraine après avoir regardé cette photo?:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=827329260629773&set=gm.295477663963915&type=1

Écrit par : Patoucha | 05/06/2014

Est ce que "bobosphere" et "rigolos" sont des propos outrancier? Peut être mais il faut reconnaitre que cela , au risque de généraliser, peut s'appliquer a bon nombre d'autres journalistes. Écoutez tous les matins J.J.Bourdin sur RMC info et vous aurez un autre spécialiste de grands donneurs de leçons ( qui au passage ne refusent pas les avantages fiscaux que les gouvernements successifs français leur accordent).
J'ai pendant des décennies été bernes par les media et les différents gouvernements de l'Ouest, nous présentant comme l'ennemi l'URSS et les forces du pacte de Varsovie.
Je me suis entraine a combattre des éléments blindes de l’Armée Populaire Tchèque pendant des décennies pour ensuite m'apercevoir que tous nous avons été bernes pour justifier les dépenses d'armements, le maintien de l'OTAN.
Entre parenthèses, le pacte de Varsovie n'existe plus ce qui n'est pas le cas de l'OTAN qui se donne des missions supplémentaires non article 5 pour justifier son existence.
Les frappes de l'OTAN sur Belgrade étaient peut être une réponse a une attaque d'un pays membre de l'OTAN,l'intervention en Iraq,plus loin encore le coup d’état contre le premier ministre iranien Mossadegh...
De ce point de vue, on ne peut qu’apprécier la vision de Poutine.
Sur ce, si vous le permettez, j'aimerai confronter nos différentes appréciations de situation, je suis sur que nous devrions avoir des échanges fort intéressants.

Écrit par : LBT | 05/06/2014

Taubira, démission !!!!!!!!!!

Écrit par : Stanislas Lefort | 05/06/2014

Trierweiler donne encore son avis sur Twitter !!!
Quelle Honte !

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/06/2014

Quand la France avait un PRESIDENT.....

«jamais ils ne se seraient permis de tels écarts avec M. Mitterrand»

Rappelons-nous de ce célèbre entretien "...notre conversation est terminée"

www.sonuma.com/archive/mitterrand-les-écoutes-de-l-elysée

Écrit par : petard | 05/06/2014

A Patoucha,

Je commence par constater que vous vous cachez derrière un pseudo...Est-ce par confort personnel ou vous sentiriez-vous menacé(e) dans votre intégrité physique ? Mais bref...

En ce qui concerne la photo, j'avoue ne pas bien comprendre. J'y vois un gaillard bardé de tatouages nazis et vous me demandez si je suis pour l'Ukraine. Et vous ? Etes-vous contre l'Ukraine ? Un historien n'est ni pour ni contre. Il cherche à comprendre, à expliquer, à donner la vision la plus correcte possible d'une situation. L'historien n'écrit pas l'histoire, il la dissèque. C'est un travail souvent ingrat, long et plein d'incertitudes. Et on ne peut jamais exclure que l'historien soit influencé dans son interprétation par ses sentiments personnels.

Mon avis sur l'UE. Si j'affirmais que je suis contre, je vous imaginerais déçu(e). Mais rassurez-vous, ce n'est pas le cas. Je suis un fervent défenseur de l'Europe. Mais comme un avocat défend ses clients, je défends l'Europe sans m'imaginer qu'elle puisse être complètement innocente. Raison de plus pour continuer le chemin, corriger les erreurs, aller de l'avant et petit à petit créer un sentiment d'appartenance européen tout en gardant son identité "nationale" que personne ne souhaite ni ne doit abandonner. Je ne vois dès lors pas pourquoi il faudrait - tels les rats quittant un navire en détresse - laisser couler l'Europe au moment où elle en a le plus besoin. Revenir en arrière comme le suggère Marine Le Pen - quelle prétention ! - ne peut, à terme, que ranimer les vieux démons nationalistes, ceux-là mêmes qui conduisent aux pires excès. Alors oui, l'Europe, j'y tiens parce que j'y crois. Mais je ne suis pas naïf. Je sais qu'il lui faudra se réformer. Je regrette - le mot est faible - que l'on veuille détruire l'Europe (elle l'a déjà été deux fois au cours du siècle passé, détruite) sans rien proposer pour la remplacer sinon revenir aux bonnes vieilles mauvaises habitudes qui ont noms protectionnisme et préférence nationale.

J'ai d'autres ambitions pour l'avenir de notre continent et ses habitants. C'est un véritable défi qui nous attend. Relevons-le ! Où est le risque ?

Écrit par : Michel Sommer | 05/06/2014

"Je commence par constater que vous vous cachez derrière un pseudo..."

Oui! Et alors? C'est mon droit le plus strict. Ensuite, pour votre gouverne, je suis une femme.

"Mon avis sur l'UE. Si j'affirmais que je suis contre, je vous imaginerais déçu(e)."

Vous êtes dans l'erreur totale. J'ai posté assez de commentaires sur mon rejet de l'UE telle représentée - avec surtout Ashton qui passe son temps à condamner Israël - et personne ne pourra en douter! L'UE a été conçue pour être une force afin de contrer les Etats-Unis mais qui s'est perdue en cours de route pour devenir une dictature à tous les niveaux. Nous sommes donc en accord sur certains points.
Je suis également pour la remise à plat de ceux qui chapeautent les
droits de l'Homme. J'ai relevé ces lignes sur Wikipédia "Droits de l'homme":

Alors que les droits humains fondamentaux sont violés quand, entre autres choses :

- Les membres d'une certaine race, foi, ou groupe se voient nier leur reconnaissance comme une « personne ». (articles 2 & 6)
- les hommes et les femmes ne sont pas traités comme égaux. (article 2)
- les groupes différents, raciaux ou religieux ne sont pas traités comme égaux. (article 2)
- la vie, la liberté ou la sécurité de personnes sont menacées. (article 3)
- une personne est vendue ou utilisée comme esclave. (article 4)
- une punition cruelle, inhumaine ou dégradante est utilisée sur une personne (telle que torture). (article 5) (voir aussi Prisoners' rights)
- la protection égale contre toute discrimination et contre toute sa provocation (article 7)
- les victimes d'abus se voient dénier une défense juridique efficace. (article 8)
- les punitions sont traitées arbitrairement ou unilatéralement, sans droit à un procès juste. (article 11)
- l'intervention arbitraire dans les vies personnelles ou privées par les agents de l'État. (article 12)
- interdiction aux citoyens de partir ou retourner à leur pays. (article 13)
- la liberté d'expression ou la liberté de religion est niée. (articles 18 & 19)
- Le droit de joindre un syndicat est nié. (article 23)

Et qu'on lit:

"On peut également citer la Déclaration des droits de l'homme en islam adoptée le 5 août 1990 par l'Organisation de la conférence islamique, qui proclame dans son article 10 que l'islam est la « religion naturelle de l'homme ».

Je me dis, et ce depuis un moment, que ces organismes - UE, CEDH, ONU - dans leur composition actuelle, doivent revoir d'urgence leur copie.....

Écrit par : Patoucha | 06/06/2014

"J'ai d'autres ambitions pour l'avenir de notre continent et ses habitants. C'est un véritable défi qui nous attend. Relevons-le ! Où est le risque ?"

Le risque est ce qui va suivre et qui fait la ronde sur Internet mais la joie des socialo-gauchistes et du représentant des Frères Musulmans à Genève.

6 juin 2014 à Zurich:

La première image indique « Israël 66 ans = 66 années de vol du pays des Palestiniens ».

La seconde photo s’interroge : « Israël 66 ans = 66 années de torts aux Palestiniens. Combien de temps allons-nous regarder ailleurs ? ».

3 juin 2014 20MN:

"Sympathisants d’al-Qaïda, ils s’affichent en ville"
- stand à Genève à la Place du Molard...

Les Frères Musulmans ne sont pas bien loin.....

LA HONTE!

La Suisse aurait donc oublié le rapport Bergier et sa neutralité? Le "J" referait-il surface?

Écrit par : Patoucha | 06/06/2014

@ Michel Sommer

J'admire votre gentillesse et votre patience pour écrire à des gens qui n'étant pas aveugles, pourront vous lire, mais incapables de la moindre empathie, ils seront tout simplement incapables de comprendre le sens de vos paroles.

Cependant, merci à vous, car vos propos qui tranchent si nettement avec ceux des autres, redonnent de l'espoir.

Écrit par : Abraham | 05/06/2014

Michel Sommer,

Patoucha a posté cette photo sur un de mes précédents sujets et l'a commentée:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/03/lettre-ouverte-aux-autorites-genevoises.html

Mais je pense qu'en tant qu'historien, vous devez savoir l'anglais et l'allemand ou disposer, pour le moins, de quelques notions remontant à votre scolarité et qui auraient pu vous faire comprendre la légende qui figure sous la photo.

La voici: Volunteer in the army of Ukraine! Ein freiwilliger in die Armee der Ukraine

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/06/2014

Dreuz.info met les points sur les i et vous cite:


Les médias français sont-ils nuls? Poutine n’a pas dit « Il est préférable de ne pas débattre avec les femmes » !
Posted On 05 juin 2014
By : Hervé Roubaix

poutine-bouleau-elkabbach_scalewidth_630

Invité de TF1 et de Europe 1 hier mercredi 4 juin, le président russe Vladimir Poutine aurait, selon ces médias, affirmé qu’il « est préférable de ne pas débattre avec les femmes », faisant allusion à l’accusation d’Hillary Clinton le comparant à Hitler.

Immédiatement et sans la moindre vérification, tout ce que compte la bobosphère parisiano-médiatique, qui n’a toujours pas compris combien elle est maintenant la risée des Français après avoir perdu leur confiance, s’est jeté sur Poutine avec cette lourdeur suspecte qui rappelle par exemple son acharnement contre les Catholiques ou Israël.

Puisque nous, sur internet, avons hérité du devoir de dire le vrai auquel les grands médias ont en partie renoncé, nous avons interrogé une source russe qui nous a apporté la traduction exacte :

« Non, Poutine n’a pas dit qu’ »il est préférable de ne pas débattre avec les femmes », mais plutôt l’inverse, m’a expliqué un journaliste russe (hostile à Poutine je le précise), ajoutant que « Poutine fait référence à un proverbe russe qui dit à peu près « Il ne faut pas contredire une femme, car elles ont toujours raison ».

Une autre source, citée sur le blog de Hélène Richard-Favre dans la Tribune de Genève abonde :

Il y a un proverbe russe qui dit : « Il ne faut jamais contredire une femme, l’homme est la tête pensante, mais la femme est son cou, elle vous tournera là, ou elle le veut ». En répondant au journaliste sur Hillary Clinton, Poutine répond par ce proverbe. Le traducteur traduit par – « discuter avec une femme », alors que Poutine a employé le mot russe – СПОРИТЬ, qui, dans ce contexte, devrait être traduit par :
contester
se disputer
se chamailler
contredire

Arrogance française, Valérie Trierweiler a déclaré être: « contente de ne plus être avec Hollande comme ça je ne suis pas obligée de serrer la main à Poutine, » comme si elle, Trierweiler, incarnait la vertu et Poutine le vice ; comme si nous avions oublié son coup de couteau dans le dos du président, son tweet assassin qui a humilié la France et sa présidence, son tweet de soutien à Olivier Falorni en Charente-Maritime, ou encore son vicieux « Hommage à Ségolène Royal pour son ralliement sincère, désintéressé et sans ambiguïté ».

Je n’aime ni Vladimir Poutine ni sa politique, mais je respecte le fait qu’il réponde assez fidèlement aux aspirations de son peuple, raison pour laquelle une grande partie des médias français le détestent.

J’ai en revanche beaucoup de mépris pour cette presse approximative qui accuse Vladimir Poutine suite sa propre erreur de traduction, et pour ces journalistes qui ne font plus l’élémentaire travail d’investigation : vérifier les faits avant de les rapporter. Et ne comptez pas sur les sites qui dénoncent les hoax pour redresser leurs erreurs, ils sont devenus les antichambres de la grande presse.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

Écrit par : Patoucha | 06/06/2014

Merci, Patoucha!

Voici le lien à l'article d'Hervé Roubaix pour Dreuz.info:

http://www.dreuz.info/2014/06/les-medias-francais-sont-ils-nuls-poutine-na-pas-dit-il-est-preferable-de-ne-pas-debattre-avec-les-femmes/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/06/2014

Michel,

Je lisais il y a quelques jours cette remarque: ce n'est pas l'Europe qui a permis la paix, c'est la paix qui a permis l'Europe. Je pense que ce n'est pas dénué d'intérêt. La paix est un argument majeur en faveur de l'Europe. Je l'ai longtemps pensé, et cela a probablement été vrai. La prospérité, sortir de la pauvreté endémique qui a marqué l'Europe jusqu'au milieux du XXe siècles (et encore aujourd'hui dans certaines régions), cela a besoin de la paix.

J'ai commencé une série où j'esquisse quelques piste d'analyse et des idées pour faire évoluer le concept européen. Je pense que le concept européen vaut d'être critiqué, mais en l'Etat les responsables semblent désorientés et n'entendent plus la colère. Une sorte de colère instinctive qui cherche son langage. Marine Le Pen dirige une formation dont la vision est très centralisatrice, en ce sens je crois qu'elle est une partie du problème et non la solution. Mais elle canalise et catalyse la colère. D’où vient la colère, sociale, politique, dans le rock ou le rap,. contre l’Etat? Et ne devient-elle pas une esthétique de la colère?

Je ne crains pas le nationalisme actuel. Il y a de profondes différences d'avec les années 1920 ou même le XIXe siècle. La nation est une forme d'identité, oui, mais elle est objectivement encore une forme de protection des groupes donnés. Le volontarisme dans l'ouverture au monde, les stigmatisations sous le terme de xénophobe par exemple, me semblent totalement contre-productifs. D'une part il y a des limites entre les gens. Ils ne sont ni mêmes ni égaux. La première limite est le corps, où le soi et le non-soi se rencontrent sans trop se mélanger. C'est un processus fondamental dans la construction de l'identité individuelle.

Ensuite il y a la famille, identité de clan, lieu de croissance protégée. Ensuite le village ou le quartier, la ville, etc. Toutes ces étapes font partie de la mise en sécurité des individus. L'ouverture aux autres n'est pas simple. Il ne suffit pas de dire "J'aime mon prochain" pour l'aimer. Il faut aussi pouvoir lui dire: "T'es qui toi?" L’amour du prochain est souvent une forme autoritaire déguisée en sollicitude ou pire en volontarisme Moi dans mon métier j’ai ramassé les dégâts de gens trop volontariste.

Le Pen fera pareil que tous, elle est centralisatrice.

La colère actuelle est un processus profond. Il est fait entre autre du rejet de ce volontarisme. C'était inévitable, et seuls les aveugles ne l'ont pas vu venir. Mais il n'est pas grave. Mélenchon ou Le Pen au pouvoir ne nous ferons pas une guerre, ni une Gestapo. Il n'y a ni les conditions en Europe (sauf l'Ukraine à plus long terme, malheureusement, et c'est pourquoi je suis très critique envers les politiques occidentales sur le sujet). Il n'y a pas de théorie raciale ou sociale autour de quoi construire une identité. Il y a par contre besoin de dire ce que l'on veut ou pas, comme Brady Dougan et ce qu’il représente comme comportement. Lui et d’autres sapent profondément l’Europe et la cohésion sociale.


Que ce soit dans le domaine de l'économie, de la production locale, de l'amour du prochain, des relations hommes-femmes, il y a aujourd'hui toujours des censeurs qui surveillent et disent ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Et cette surveillance est devenue trop oppressante. Cela commence à péter.

Les pythies qui annonçaient depuis mars ou avril que la Russie envahirait l'Ukraine avant le 25 mai ou empêcherait l'élection en ont pris pour leur grade. Ils avaient flippé pour rien. Moi j'avais dit que cela ne serait pas le cas. J'ai écouté attentivement Poutine, Obama, Hollande. J'ai observé les événements. Je n'ai pas annoncé de cataclysme. Par contre je maintiens que je pense que le putsch de Kiev était bien un putsch, un renversement de la démocratie, et il est par conséquent très grave que l'Europe cautionne cela.

Les milices armées (un peu les SA de Hitler), celles qui ont probablement tué, les plus radicales qui ont sorti des maires élus de leurs mairie pour les remplacer, représentent 0,7% de voix à la présidentielle, soit 127’000 personnes! Une milice de 127‘000 personnes, cela renverse un pays. Il y a Tymochenko, la Le Pen ukrainienne, avec 12%. Les autres, indépendants, on ne sait pas bien. Les milices viennent d’une région qui a une histoire fasciste. Ils sont proches de la Hongrie. Ils ne vont pas s’éteindre.

Les dirigeants européens et MacCain et Obama n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu.

Ce sont eux qui aujourd’hui font les guerres à travers le monde. Ce sont eux qui imposent leur législation bancaire aux pays européens. Le modèle est toujours la loi du plus fort et de la contrainte. L’Empire est devenue une réalité.

Je pense que l’Europe doit être moins atlantiste, ne pas se précipiter sur l’accord transatlantique qui va affaiblir les Etats et leurs législations. Or les frontières servent encore à ajuster les réalités commerciales ou de l’emploi entre pays.

La libre circulation, principe dogmatique, a vidé la Roumanie de 30% de ses médecins. Les déséquilibres intra-européens vont augmenter. La Commission est autoritaire sur l’intendance mais n’est plus pour s’opposer à la dérive atlantiste.

Poutine a fait ce qu’il a dit, rien de plus. Sa patience devrait inspirer Obama et Hollande.Il faut donc cesser la mascarade des sanctions et de vouloir humilier laRussie en la punissant. Ce pays sait préserver les formes culturelles dans lesquelles il se reconnait, mais il sait aussi s’ouvrir. L’Idée d’une confédération européenne est à creuser, avec la Russie. Quelle force ce serait! Je ne fais plus confiance aux Etats-Unis. Travaillons d’abord pour l’Europe de Lisbonne à l’Oural, et même aux steppes de l’Asie centrale.

J’ai déjà trois directions: 1, limiter la libre circulation des travailleurs selon le besoin de chaque régions, mais ne pas limiter les voyages et l’installation dans le pays de son choix; Réaliser des super-régions - 8 en France. De la taille environ de la Suisse. Avec pour chacune un fort pôle d’excellence et une connectivité sur le monde. Le pôle d’excellence doit être identifié. Actuellement Renault produit la Logan en Roumanie, Mais ce savoir-faire n’est pas roumain en propre. Renault partie pour x raison, le pays retrouve sa pauvreté.

Je continuerai cette série, qui tient compte aussi des flux migratoires intra et extra, et ce n’est pas inhumain ni fasciste d’en tenir compte, n’en déplaise à quelques stupidos. C’est normal de gérer cela.

Il manque en Europe une vraie personnalité capable de ne pas servir de paillasson à Obama.

Écrit par : hommelibre | 06/06/2014

Les américains exaspèrent le monde entier et flattent les valets.
Des milliards pour la guerre qui se perdent dans la galaxie des va-t-en-guerre.
http://no-war.over-blog.com/article-obama-intensifie-la-confrontation-de-l-otan-avec-la-russie-123831944.html

Écrit par : Beatrix | 06/06/2014

Le sujet n'étant pas "Michel Sommer", mais Vlad Putin, j'aimerais que l'on arrête d'en parler.
Cela suffit !

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 06/06/2014

Poutine est très habile. En fin diplomate, il a pressenti les questions inévitables que les journalistes lui poseraient.

Malgré le ton inquisiteur de ceux-ci, il ne s'est pas laissé entraîner dans une agression verbale qui aurait pu dégénérer. Maître de lui-même et un brin amusé par tant de véhémence, il a répondu avec calme et intelligence. Pensait-il ridiculiser les journalistes? Cette interview a été au-delà de ses espérances. Les journalistes se sont discrédités eux-mêmes.

Pourtant l'enjeu était tout autre. Il ne s'agissait pas d'un combat entre des accusateurs et un accusé, mais de présenter au monde la bonne volonté d'un homme politique d'établir la paix. Quelle est la feuille de route pour éviter les massacres auxquels nous assistons? Voilà une question essentielle.

Et, je doute que les chefs d'Etat invités à Paris par le Président Hollande réfléchissent à cet enjeu capital: la Paix entre les peuples. Je vois des enfants gâtés qui s'évitent, qui ne veulent pas manger ensemble, qui se demandent qui sera à côté de qui sur la photo officielle. Et dire que le monde est entre les mains de ces égoïstes, égocentriques.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 06/06/2014

Interview brillant de V.V. Poutine !

Quand à l'erreur de traduction, même si involontaire, concernant Mme Clinton, elle est emblématique de l'incompréhension tenace et ceci malgré les évidences, de certains par rapport à la problématique entre les USA, l'Union européenne et la Russie.

A Anna : vous avez raison les Femen sont de plus en plus ridicules..

A signaler, au cas où, si je peux me permettre Mme Richard-Favre, sur Nacha Gazeta un article de Jacques Sapir.

Écrit par : Nicolas Moser | 06/06/2014

Oui, Nicolas Moser, merci, j'avais vu cet article si nous parlons du même?

http://www.nashagazeta.ch/blog/2119

Bien à vous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/06/2014

" Le parti est mené par Oleh Tyahnybok qui affirme régulièrement qu’« une mafia juive moscovite » dirige l’Ukraine."

Si cela était vrai vous ne seriez pas là à vomir votre haine sur eux. Et franchement, à lire ça, je deviens une inconditionnelle de Poutine!

Ukraine : les liens antisémites et antisionistes de Yulia Timochenko

UKRAINE-LIBYA-TYMOSHENKO-KADHAFI (photo)

Avec la libération samedi de la Dame de fer ukrainienne et ex Première ministre, Yulia Timochenko, détenue depuis 30 mois dans un hôpital-prison, l’Ukraine entre dans une nouvelle ère. Sa libération, saluée par la communauté internationale, suscite toutefois l’inquiétude de la communauté juive locale qui a demandé l’aide des organisations juives mondiales et d’Israël pour garantir et assurer la sécurité des institutions juives du pays.

Après deux années de détention, de grèves de la faim et d’hospitalisation, Yulia Timochenko est apparue affaiblie physiquement samedi soir. Mais c’est une femme décidée à reprendre sa place de leader du premier parti d’opposition. Une femme politique que ses adversaires n’hésitent pas à qualifier de pure opportuniste et de manipulatrice, notamment pour ses liens controversés avec des partis antisémites et antisionistes.

En 2012, la Ligue Anti-diffamation (ADL), une des principales organisations juives américaines, a dénoncé l’alliance parlementaire signée par Yulia Tymoshenko avec le parti d’extrême-droite Svoboda, bien connu pour ses prises de positions antisémites et antisionistes.

Le président de l’ADL, Abraham H. Foxman, a à l’époque critiqué le cynisme politique de Timochenko, qui en toute connaissance de cause du discours antisémite du Svoboda, a légitimé par cette alliance ce parti d’extrême-droite.

Svoboda, le parti national-socialiste d’Ukraine, fondé en 1991, s’est réinventé une identité en 2004, abandonnant son iconographie nazie dans l’espoir de paraître plus modéré. Toutefois, son discours antisémite et antisioniste reste un pilier majeur de sa politiuqe. Le parti est mené par Oleh Tyahnybok qui affirme régulièrement qu’« une mafia juive moscovite » dirige l’Ukraine.

En 2013, le parti Batkivshchyna (Patrie) de Yulia Timochenko, l’UDAR, le parti du boxeur Vitaly Klitschko et Svoboda se sont associés, entre autre, contre un projet de loi présenté par le Parti des régions (PdR) du président déchu Viktor Ianoukovitch, visant à interdire « les discours haineux et les expressions dégradantes ». Ce projet de loi visait à prohiber des mots très insultants comme « youpin », « sale juif » (zhid en ukrainien) et « Russkof » qui ont la faveur des partisans de Svoboda.

À de nombreuses reprises, Viktor Ianoukovitch a demandé au parti Batkivshchina de Timochenko et à l’UDAR de se dissocier publiquement de Svoboda. En vain.

Eric Hazan – © Le Monde Juif .info

Écrit par : Patoucha | 06/06/2014

Oui Mme Richard-Favre
c'est celui-ci.

Écrit par : Nicolas Moser | 06/06/2014

"En 2012, la Ligue Anti-diffamation (ADL),...."

Ligue Anti-diffamation (ADL) est une ONG qui n'a aucune crédibilité. Bien au contraire:


« En 1983, l'ADL distribue à des étudiants juifs américains un livret tamponné « confidentiel », listant sur 49 pages les noms de personnes et organisations supposées être des « militants pro-arabes », masquant sous un antisionisme leur profond antisémitisme. Cette liste comporte des noms connus de professeurs d'université et d'hommes politiques américains. Devant les protestations de 1400 membres de la Middle East Studies Association, l'ADL se rétracte, attribuant la parution de cette liste à un bénévole trop zélé. »

« Le 10 décembre 1992, puis le 8 avril 1993, les locaux de la Ligue anti-diffamation du B'nai B'rith à San Francisco et à Los Angeles sont perquisitionnés simultanément par le FBI qui prouvera au vu des documents saisis qu'un employé de l'ADL a constitué depuis les années 1970 un vaste ensemble de fiches concernant 950 organisations et près de 10 000 individus, tels le Ku Klux Klan, le Djihad islamique, la Ligue de défense juive, la NAACP, le Congrès national africain (ANC), l'ACLU (American Civil Liberties Union), le syndicat United Auto Workers, le mouvement Act Up, l'agence Tass, des représentants au Congrès, dont Nancy Pelosi, l'activiste Lyndon LaRouche, etc. L'affaire se conclut par le paiement d'environ 200 000 dollars américains par l'ADL aux parties civiles »

« Pour Noam Chomsky, qui a souvent été pris à partie par l'ADL21,22, cette organisation, comme d'autres, ne se préoccupe pas d'antisémitisme mais seulement « de l'opposition aux politiques d'Israël, ou plus exactement l'opposition à leur propre vision belliqueuse des politiques d'Israël »

Source: Wikipédia.

Écrit par : Abraham | 06/06/2014

A Madame Patoucha,

Vous vous réfugiez derrière votre droit au pseudo. Soit puisque la TG l'admet sans vraiment le préconiser. Je pense qu'il serait bon, à côté de vos droits, de citer de temps à autre vos devoirs. Vous balancez aux lecteurs de blogs des photos qui n'ont d'autres buts que de servir votre propre vision. Vous semblez tellement aveuglée par vos convictions que vous en oubliez l'analyse, celle qui permet, après vérification et recoupements, d'arriver à des conclusions crédibles. Vos textes sont comme des feux d'artifice, la couleur en moins. Ca part dans toutes les directions. Et quand vous publiez des photos, votre devoir serait au moins d'en citer les sources, en plus d'essayer de nous faire avaler n'importe quoi. Ensuite vous me demandez mon avis sur l'UE et vous bifurquez vers les Frères musulmans, etc. etc. Alors, chère Madame, mettez un peu d'ordre dans vos idées. On pourra alors commencer de vrais échanges.

Un grand merci à John pour ses propos.

Désolé, Mme Richard-Favre, la légende de la photo m'avait échappé. Cela ne suffit pas cependant à en faire un document crédible et digne de foi. Qui a pris le cliché ? Qui est cet homme ? Où a été pris le cliché, quand ?, etc, etc.

Écrit par : Michel Sommer | 06/06/2014

Apparemment mes commentaires vous font de l'ombre!

J'ai toujours donné mes sources. Vous devriez vous concentrer un peu plus sur ce que vous lisez au lieu d'écrire pour vous lire!

"Vraiment il n'y aurait que " la légende de la photo m'avait échappé." ?

"Cela ne suffit pas cependant à en faire un document crédible et digne de foi. Qui a pris le cliché ? Qui est cet homme ? Où a été pris le cliché, quand ?, etc, etc."

Et sans doute connaître le nom de son tatoueur?!!!! LOL

Ces lignes se suffisent à elles-mêmes pour arrêter ce dialogue de sourd, ma vision des évènements n'étant pas compatible avec l'"historien" que vous prétendez être.

ABE

Écrit par : Patoucha | 06/06/2014

Le triomphe du mythe de la libération américaine de l’Europe :

http://www.michelcollon.info/Le-debarquement-du-6-juin-44-du.html?lang=fr

@ Michel Sommer

C'est donc votre vrai nom ? Et que est ce qui nous le prouve ? Vos sources ? Votre pièce d'identité svp, avec une photo crédible et digne de foi, et pas un vulgaire photoshop. Et puis, comment vous parlez a Patoucha ? Ni bonjour, ni au-revoir, ni baise-main, ce n'est pas très galant de votre part, vous êtes un goujat !

Écrit par : ANNA | 07/06/2014

MDR MDRRRRRR Anna :) J'adooooorrrrre votre humour!

Écrit par : Patoucha | 07/06/2014

Inauguration de Porochenko a Kiev (un soldat fait tomber un fusil devant lui) :

http://www.youtube.com/watch?v=PIOcvWMx59Y

En Russie :

Si vous faites tomber une cuillère, c'est un signe d'un visite inattendu d'une femme
Si vous faites tomber un couteau, c'est un signe d'un visite inattendu d'un homme

Alors, si vous faites tomber un fusil, c'est un signe de quoi ?

Au choix :
Visite inattendu des séparatistes
Visite inattendu de Poutine
Visite inattendu de l'armée russe

Écrit par : ANNA | 07/06/2014

@ Anna:

:-)
Je me porte garant, Michel Sommer est son vrai nom.

Écrit par : hommelibre | 07/06/2014

OK! Mais lequel des Michel Sommer, hommelibre?

Écrit par : Patoucha | 07/06/2014

"...vous êtes un goujat !"

Ça c'est ce que j'appelle l'arrogance de l'ignorance.

Écrit par : Abraham | 07/06/2014

Chaque jour notre lot de nouvelles.....

L’Interview de Poutine – TF1 a-t-elle censuré des éléments essentiels ?
Posted On 06 juin 2014
By : Michel Garroté

Michel Garroté, réd en chef –- Olivier Berruyer a publié la transcription de l’interview de Poutine sur TF1 (extraits ; lien en bas de page). C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou là). Pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée et de laisser des propos sans intérêts du genre la langue qu’il utilise avec Hollande. Le mot censure semble adapté vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. D’autant que rien n’empêchait de mettre en ligne sur le web la version complète.

Question – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France.

Question – Il y a toujours eu dans la période de la Russie, avec les tsars ou après, l’ordre et l’autorité. Est-ce qu’à l’époque d’Internet, un pays peut s’épanouir sans avoir toutes les libertés ?

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas possible. Et, d’ailleurs nous ne limitons pas Internet. Quoi qu’on fasse il se trouve tout de suite quelqu’un qui commence à chercher des violations de principes démocratiques. Y compris pour ce qui est d’Internet. Avons-nous limité Internet ? Non, à mon avis. Certains de nos contradicteurs vont affirmer cela, dire qu’il existe des limitations intenables. Lesquelles ? Par exemple, nous avons une interdiction de propagande du suicide et des méthodes de suicide, de l’utilisation de stupéfiants, de pédophilie – voilà nos interdictions. Qu’y a-t-il d’exagéré ?

Question –Et de l’homosexualité qui est une chose très distincte de la pédophilie. La propagande en faveur de l’homosexualité a été interdite ?

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas de loi interdisant l’homosexualité, nous interdisons la promotion de l’homosexualité auprès d’un public de mineurs, ce sont deux choses tout à fait distinctes. Comprenez-vous ? Par exemple, certains États des États-Unis ont des lois, qui punissent pénalement les relations homosexuelles. Nous n’avons pas de peines de ce genre. Seulement quand il s’agit de propagande destinée à des mineurs, nous avons le droit de défendre nos enfants et nous allons le faire.

Question –M. le président, j’aimerais qu’on parle de libertés publiques en Russie. Est-ce que, d’ici la fin de votre mandat en 2018, vous avez l’envie de fermer les camps de travail ? Il y a des gens dans ce pays qui sont condamnés non seulement à une peine de prison, mais à des camps de travail ce qui nous, en Occident, nous étonne. Les Pussy Riot, par exemple, ont été condamnées, me semble-t-il, à deux années de camp de travail avant que vous ne fassiez en sorte qu’elles ne soient libérées. Ce n’était pas une prison normale. Est-ce que vous allez fermer ces camps ?

Vladimir Poutine – Écoutez. Il ne s’agit pas de « camps » à proprement parler. Il s’agit d’endroit où les personnes sont, en effet, privées de liberté, mais peuvent mener une vie plus ou moins normale. Ce ne sont pas des prisons, où la personne, au contraire, n’a pas la possibilité de travailler. Une prison où l’individu ne peut pas travailler est justement la pire punition, et je ne pense pas que tous les condamnés doivent être placés dans ce type d’établissement. Je pense que c’est encore pire que les établissements que vous mentionnez.

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Et source :

http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-coupes/

Écrit par : Patoucha | 07/06/2014

Pour revenir au sujet et au lien qu'Anna a posté en relation avec le débarquement,

http://www.michelcollon.info/Le-debarquement-du-6-juin-44-du.html?lang=fr

quel avis formulerait l'historien Michel Sommer à cet égard,vu la teneur de ses propos tenus plus haut:

"Il se trouve que mes études m'ont conduit à porter plutôt un regard d'historien sur les gens et les faits. Et d'ailleurs un historien n'a pas à aimer ou ne pas aimer. Il cherche la vérité mais n'accable pas en son nom propre !"

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 07/06/2014

A Anna d'abord !

"Ni bonjour, ni au-revoir, ni baise-main, ce n'est pas très galant de votre part, vous êtes un goujat !"

Venant de vous je considère votre remarque comme un compliment. Et le vôtre de nom, c'est comment ? Vous courrez de blog en blog en invectivant souvent, en analysant pratiquement jamais. Il serait pourtant si facile d'ouvrir votre propre blog et d'y développer vos arguments en faveur de ce qui vous tient à cœur.

En ce qui concerne vos remarques sur mon identité, aucune raison d'y répondre. Vous allez à la rubrique "à propos" de mon blog "Le prisme de la plume".

Au revoir (Adieu ?) Chère Madame et bons baisers.

A Patoucha ensuite :

Pourriez-vous m'expliquer pourquoi vous passer votre temps à réagir plutôt qu'à argumenter. Vous ne servez pas les causes que vous prétendez défendre. Et pourquoi donc ne pas ouvrir votre propre blog pour y développer vos idées et vos théories. Mais peut-être est-ce la cas ? Sous votre vrai nom !

Pour finir, comment voulez-vous que vos commentaires me fassent de l'ombre, ils sont transparents.

Avec mes compliments.

Écrit par : Michel Sommer | 07/06/2014

Michel Sommer: "... nous conduisent assez rapidement vers deux choses qui devraient - elles - être écartées des blogs : la grossièreté et l'invective. Dommage !

@Anna: "...., en analysant pratiquement jamais..."

@Patoucha "...vous passer votre temps à réagir plutôt qu'à argumenter..."

Ah, ouais! parce que vous vous appelez cela argumenter et analyser?

Invectiver: apostropher, attaquer, déblatérer, fulminer, injurier, insulter, tempêter, tonner.

N'est-ce pas grossier de vous attaquer à des femmes?

N'est-ce pas vous qui devriez être écarté des blogs malgré la signature des commentaires en votre nom?!

Écrit par : Patoucha | 15/06/2014

A Mme Richard-Favre,

Je me permets juste de rappeler qu'Anna n'aime pas mes commentaires - c'est son droit - et croit faire de l'humour en demandant si je suis vraiment la personne qui signe Michel Sommer. C'est d'une navrante bêtise.

Je rappelle aussi que Patoucha m'a demandé mon avis sur l'UE. Je lui ai répondu. Je ne vois par bien ce que le débarquement vient faire là-dedans !

Enfin les premier extraits de Michel Collon que j'ai lus ne me paraissent pas reposer sur une objectivité sans faille. Considérer sa propre analyse comme la vérité sera toujours le talon d'Achille de certains journalistes. Ils confondent les faits avec leur vision partisane.

Que les Américains soient ou non ceux qui ont sauvé l'Europe, que les Russes aient joué un rôle important dans cette boucherie et qu'ils en aient payé un tribut particulièrement lourd ne fait aucun doute. Je ne suis cependant pas sûr que le fait de hisser le drapeau rouge à Berlin ait été le signe annonciateur d'un avenir radieux pour le peuple russe au cours des 50 ans qui allaient suivre...

Pour terminer ce très bref commentaire, je dirai que l'historien ne fait pas de prospective. Il ne lui appartient pas de partir du passé pour façonner un avenir et en tirer des conclusions.

Cela dit, si je devais mener une étude sur le débarquement, il est certain que je ne m'en tiendrais pas seulement aux analyses de M. Collon, ni à un seul autre d'ailleurs. Il serait bon que certains de vos commentateurs s'en souviennent.

Bien cordialement.

P.S.: Merci à John, alias hommelibre de son appui relatif à mon identité.

Écrit par : Michel Sommer | 07/06/2014

Selon Michel Sommer, je ne fais pas d'analyses...

Au contraire --> Selon moi vous êtes positif a l'éphédrine

Selon Michel Sommer, Patoucha n'a pas d'arguments...

Au contraire --> Selon moi, elle a un rouleau à pâtisserie !

Écrit par : ANNA | 07/06/2014

ANNA où l'art de détourner les images ! Elle nous propose une brève séquence d'un homme qui au passage du nouveau président ukrainien laisse choir (et non pas fait choir) son arme. Ce soldat, visiblement n'est pas dans son état normal. Deux possibilités : soit il est ivre et il sera sanctionné selon les usages de son unité, soit il a un malaise.

Je peine à établir le lien qui pourrait bien exister entre un couteau ou une cuillère qui tombe et un homme victime soit d'un malaise, soit d'un abus d'alcool.

Écrit par : Michel Sommer | 07/06/2014

En réalité le régime Nazi Anglo-Américain et Occidental (BAO) n'a jamais été abandonné. Nous avions eu la trêve pendant 70 ans et voilà que la guerre d'expansion de ce bloc BAO reprend avec une entrée en scène avec l'Ukraine. L'ouvrage laissé dans l'histoire semble retrouver son cours dans le présent.
Y aura-t-il une fin au régime totalitaire de l'expansionnisme néo-libéral?
Y-a-t-il une logique à un régime de destruction? Y-a-ti-l un but au bout de cette logique? Tout cela rend très perplexe.

Les commémorations du 6 juin.
Il était juste d'avoir invité Vladimir Poutine.
Les vrais vainqueurs sur le nazisme étaient les Russes après avoir perdu plus de 25 millions de soldats de l'Armée Rouge et de leurs concitoyens. Le Débarquement en Normandie quand on est à peu près sûr que les Nazis étaient en train de perdre la guerre... C'était pour rafler les honneurs et se tresser une couronne de lauriers? et occulter les vraies activités du BAO sur le continent?

On a beau gommer des chapitres entiers et un certain nombre de documents d'archive, mais l'imprimerie au plomb laisse des traces frappées dans le vieux papier.
Finian Cunningham les a exhumés. Quel travail! Pour ramener la Vérité à la lumière. Ça valait quand-même la Peine.
Lire son livre sur les plages de la côte Opale... La brume se dissipe lentement sur les imposteurs... et laisse place aux cérémonies.

http://www.voltairenet.org/article183988.html


Mais le fascisme continue au lendemain des commémorations, et en prêtant serment, Porochenko, le boucher à la bonhomie rassurante, reprend l'impitoyable nettoyage ethnique, culturel et politique.

http://french.irib.ir/info/international/item/327907-ukraine-ce-que-vous-ne-savez-pas-de-la-prestation-de-serment-de-porochenko

Hollywood un support médiatique et de communication idéal et sans égal pour le nazisme pendant la deuxième guerre mondiale. Aujourd'hui la presse occidentale rempli ce rôle, au frais des pays inféodés à la coalition.

Pour ceux qui ont appris la deuxième guerre mondiale que par les livres d'histoire romancée ou dans les manuels scolaires, ici, un étudiant vient d'alimenter les leçons d'histoire de manière très attrayante et attractive. C'est donc incontestablement pédagogique. Il a exhumé des films qui n'ont plus jamais été montrés au grand public. Certaines pellicules sont en très mauvais état, d'autres à moitié détruites, mais il reste des correspondances entre Les principaux protagonistes du nazisme. Un vrai chef-d'oeuvre d'historien de l'image.

The Collaboration: Hollywood's Pact with Hitler, by Ben Urwand, Belknap Press, 2013

http://www.wsws.org/en/articles/2013/12/05/coll-d05.html

Écrit par : Beatrix | 07/06/2014

Monsieur Michel Sommer, j'ai le regret de vous dire que vos propos sont d'une prétention incroyable. Bien sûr je suis désolé d'avoir à faire ce constat, ce n'est agréable ni pour vous, ni pour moi, mais force est de constater que vous n'êtes ni historien, ni quelqu'un de sérieux.

http://leprismedelaplume.blog.tdg.ch/about.html

Vous parlez d'"extraits de Michel Collon". Ce n'est pas de chance, mais cet article est d'Annie Lacroix-Riz, qui elle est agrégée d'histoire. Preuve que soit vous n'avez rien lu, soit vous avez lu de travers ce qui n'est pas mieux, mais relève des oeillères de votre idéologie et de vos a-priori.

Vous écrivez: "Un historien n'est ni pour ni contre." Vous rendez-vous compte de la naïveté de votre propos? Comme si l'objectivité était possible quand on sait que l'histoire est écrite par les vainqueurs. Et que dans toute guerre la première victime est la vérité. Où est la vérité dans le déclenchement de la deuxième guerre mondiale? Où est la vérité dans l'assassinat des Kennedy? Où est la vérité dans les attentats du 11 septembre 2001?

Vous êtes tellement influencé par vos "sentiments personnels" que vous ne pouvez pas vous empêcher de faire une remarque ironique et hors de propos sur un "avenir radieux" du peuple russe après la fin de la guerre que vous qualifiez de boucherie en omettant de dire qui a subi la boucherie. Et que savez-vous de la vie durant cette période? Sinon que cela a été "encore moins radieux" après les cinquante ans. Mais votre remarque laisse entendre le contraire. Ce qui dévoile vos préjugés. Vous ne disséquez rien, vous assénez vos "vérités".

Sur ce blog, il ne s'agit pas d'écrire l'histoire, mais de commenter l'actualité. Vouloir faire de l'histoire immédiate, quand la propagande est omniprésente, qualifie mieux que tout votre prétention.

Quant à vos remarques sur l'anonymat, je les trouve insultantes. Elles sont du même acabit que les remarques faites à propos de fautes d'orthographe: c'est la personne qui est attaquée au lieu d'une argumentation sur le fond.

Écrit par : Charles Liebermann | 07/06/2014

"..... Elles sont du même acabit que les remarques faites à propos de fautes d'orthographe...."

Monsieur Lieberman, nous n'allons pas nous mettre à sa hauteur concernant les fautes grammaticales ?:

M.S. " vous "passer" votre temps à réagir plutôt qu'à argumenter...

"...., soit que "mes études m'ont conduit à porter plutôt un regard d'historien sur les gens et les faits(...).."
"Ou avez-vous lu ou cru lire que j'étais historien de profession"

LOL fallait-il comprendre différemment?

Hé oui! "On se hâte, on se hâte et on finit par dire "de" sottises." C'est bien ce qu'il fait, outre un torticolis avec le français! :)))))))

@ Hélène Richard-Favre

Désolée, mais il fallait bien que je trempe ma plume en toute objectivité pour répondre aux invectives de M. Sommer qui regarde à travers un prisme!

Écrit par : Patoucha | 15/06/2014

Une petite précision à propos du livre "Entente Chamberlain-Hitler" de Clément Leibovitz que mentionne Cunningham.
En français, traduite par Lesueur et paru en 1997, Cette dernière édition me semble la plus complète. Déjà Réédité plusieurs fois, les versions originales en anglais "The Chamberlain-Hitler Collusion" semblent avoir subi quelques élagages. Dommage pour les anglophones.

Écrit par : Beatrix | 08/06/2014

A M. Liebermann,

"Comme si l'objectivité était possible quand on sait que l'histoire est écrite par les vainqueurs.""Et que dans toute guerre la première victime est la vérité."

Vous déniez aux historiens le droit de faire la lumière sur les faits, de s'approcher de la vérité. Vous les condamnez d'avance, c'est navrant.

Vous me reprochez d 'être opposé à l'anonymat des blogs. Oui, et je persiste. C'est une véritable plaie.


"(...),que les Russes aient joué un rôle important dans cette boucherie et qu'ils en aient payé un tribut particulièrement lourd ne fait aucun doute...(...)".
la prochaine fois, cher Monsieur, lisez mieux !

Quant à votre pseudo compassion qui consiste à regretter de dire mais qui dit quand même, elle est touchante mais elle sonne faux. Aussi bien s'il devait y avoir une prochaine fois, je vous en supplie, épargnez-la moi.

Pour le surplus je vous laisse, comme on dit, la responsabilité de vos propos qui, en ce qui concerne la prétention et le sérieux ont au moins le mérite de valoir les miens.

Écrit par : Michel Sommer | 08/06/2014

A M. Liebermann

"Un historien n'est ni pour ni contre. Il cherche à comprendre, à expliquer, à donner la vision la plus correcte possible d'une situation. L'historien n'écrit pas l'histoire, il la dissèque. C'est un travail souvent ingrat, long et plein d'incertitudes. Et on ne peut jamais exclure que l'historien soit influencé dans son interprétation par ses sentiments personnels."

C'est cela que vous appelez de la prétention ?

Je voulais encore rappeler ce que j'avais écrit précédemment, soit que "mes études m'ont conduit à porter plutôt un regard d'historien sur les gens et les faits(...). Ou avez-vous lu ou cru lire que j'étais historien de profession ? On se hâte, on se hâte et on finit par dire de sottises.

Je vous reconnais au moins une chose : vous avez signé de votre nom.

Écrit par : Michel Sommer | 08/06/2014

"Je vous le dis et je vous le répète, que, c'est incroyable a quel point, personne ne veut remarquer, que je m'en fous totalement, de ce que les lecteurs de ce blog, puissent penser a mon sujet..." - a écrit Michel Sommer pour la 89-ème fois

Écrit par : ANNA | 08/06/2014

Dommage qu'on s'en prennent aux personnes, dommage pour le blog de Mme Richard Favre qui, malgré son engagement, garde cette précieuse distance pour laisser la place à la réflexion des contributeurs et participants d'où ses billets très sobrement rédigés. C'est mon avis et ma perception.
D'ailleurs, j'ai un grand respect pour tous les blogs qui sont un outils précieux d'échange de vues, un lieu d'expression (on l'oublie trop souvent), derrière chaque blog il y a une personnalité, un sujet, des intervenants sensés alimenter le débat sur et autour des sujets proposés, à étoffer et à documenter l'information etc.

Comme la majorité des blogueurs qui mettent en général le meilleur de leur cœur et de leur savoir, Mme Richard-Favre assure ici une plage privilégiée de liberté d'expression. On peut ne pas être d'accord avec les uns et les autres et exprimer son avis. Cela est sain. Mais est-il besoin de recourir à l'humiliation?

Mémoire et savoir sont un héritage patrimonial qui appartient à tous. Sa rétention est un crime de privation. L'exhibition des savoirs pour intimider peut facilement déraper dans la bassesse. Attention!

Mais lorsque les participants sont attaquées sur leur personne pour leurs lacunes - car lacunaires nous les sommes tous plus ou moins - pour leurs convictions sur un sujet ou sur un autres - cette liberté, contrairement à ce que certains prétendent, loin d'être anonyme, est sabotée. De toute façon On reconnait chaque entité derrière chaque surnom de par son style, ses tics et ses plis syntaxiques, ses fautes d'accord ou d'orthographe; de part sa posture posée ou précipitée; de par son humeur et son degré de cohérence ou de pertinence.
Il n'est donc pas besoin de l'intimer à se déshabiller alors qu'il ne fait que s'ouvrir et se révéler tout au long de ce qu'il écrit.

En faisant une évaluation périodique des blogs, je constate que les évolutions positives sont imperceptibles mais bien réelles malgré tout. Je m'aperçois aussi que les plus hermétiques sont davantage à l'écoute des autres. Assurément, ils sont devenus plus perméables à leur entourage. Plus civilisés qu'il y a six mois.

Anecdote: Anonymat comme recours à l'impartialité.
Je me souviens, Les travaux des diplômants ne portaient qu'un numéro. Le jury ne possédaient pas les autres coordonnées qui ne leur étaient communiquées qu'au moment où les candidats étaient retenus par une majorité des voix pour défendre oralement leur thèse devant lui.
Cela n'avait nullement empêché les jurés de faire leur travail d'examinateurs. Toutefois, on peut aussi juger de la qualité des ces derniers d'après leur propre comportement.

Écrit par : Beatrix | 08/06/2014

Hélène, Puisqu'Olivier Berruyer autorise tout lecteur à reproduire cette transcription, permettez que je le reproduise sur votre blog pour que ceux, comme moi, qui ne sont pas équipés d'audio-visuel puisse le lire.
Si vous trouvez que c'est trop long, conservez seulement le lien avec le texte original de présentation par l'auteur lui-même.

http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-coupes/
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Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou là).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. D’autant que rien n’empêchait de mettre en ligne sur le web la version complète… Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

Voici la version TF1 (24’28) :

TF1.fr l’appelle “la version intégrale”

Et là, eh bien vous avez la version intégrale “intégrale” (en russe) de 41’00 :

En bonus, le making off :

Question (Bouleau) – Bonsoir, M. le président. Merci beaucoup d’accueillir Europe 1 et TF1 dans cette résidence, dans votre résidence de Sotchi pour cet entretien exceptionnel. Jeudi soir, vous serez reçu à l’Élysée par le président François Hollande et le lendemain, le 6 juin, vous participerez aux commémorations du Débarquement. Ce sera la première fois pour vous que vous irez sur les plages de Normandie. Mais c’est aussi la première fois qu’un président russe participera et sera invité à ces cérémonies. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que citoyen russe d’être invité à cette commémoration exceptionnelle ?

Vladimir Poutine – C’est un événement important pour l’Europe et le monde entier. Nous allons rendre hommage à ceux qui ont empêché les nazis de réduire l’Europe en esclavage. Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est chargée de symboles. Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive pour vaincre le fascisme.

Mais nous n’oublierons jamais non plus les combattants français de la Résistance, notamment ces soldats français qui sont venus combattre à nos côtés sur le front de l’Est, le front germano-soviétique. Et il me semble que c’est quelque chose qui doit nous rappeler notre passé et, en même temps, nous servir à construire nos relations d’aujourd’hui et de demain.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Justement, vous avez, avec la Russie, votre place sur les plages de la Normandie. Jusqu’à l’âge de quarante ans, vous viviez en Union soviétique. Vous avez vu son effondrement. Et vous participez, vous, activement à la renaissance de la Russie. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous cherchez ? Votre stratégie est-elle une stratégie de dialogue ou d’expansionnisme et de conquête ?

Vladimir Poutine – Non, bien sûr. Je suis persuadé que dans le monde contemporain une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a aucun avenir. Il est évident que la Russie, dans le monde d’aujourd’hui et de demain, peut être et doit être partenaire de ses alliés historiques dans le sens large du terme. C’est cela que nous voulons et nous allons continuer d’œuvrer en ce sens. C’est la seule manière dont nous pouvons concevoir nos relations avec nos voisins et tous les autres pays.

Question (Elkabbach) – Mais vous voulez être l’avocat de la nation russe ou le symbole d’un nationalisme russe, d’un empire russe ? On se sait ce que vous avez dit quand l’Union soviétique s’est écroulée : « L’éclatement de l’empire soviétique a été la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Cela a été beaucoup interprété. Et vous avez dit : « Celui qui ne regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et celui qui veut la reconstituer n’a pas de tête. » Or, vous avez une tête. Qu’est-ce que vous proposez : le nationalisme russe ou un empire russe sur les frontières d’avant ?

Vladimir Poutine – Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du XXe siècle, je parlais d’une catastrophe humanitaire avant tout. Je voulais dire qu’en URSS existait une population qui – quelle que soit son origine ethnique – vivait dans un pays uni. Par contre, après sa dissolution, 25 millions de Russes se sont soudain retrouvés dans des pays étrangers. Et cela a été une vraie catastrophe humanitaire. Ni politique, ni idéologique, mais un problème d’ordre humanitaire. Des familles ont été séparées, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et se sont retrouvés sans ressource, sans moyen de communiquer. C’est là qu’était le problème.

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?

Vladimir Poutine – Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique.

Question (Bouleau) – Président Poutine, alors que nous discutons ici un pays voisin qui n’est pas très lointain, l’Ukraine, est en état de guerre. Il n’y a pas d’autre mot. Les pro-russes affrontent ceux qui veulent garder les frontières actuelles de l’Ukraine. Qui va les arrêter et voulez-vous arrêter cette guerre ?

Vladimir Poutine – Vous savez, personnellement, je ne parlerais pas de ces gens-là comme des pro-russes ou des pro-ukrainiens. Il y a des personnes qui ont des droits, politiques, humanitaires et ils ont besoin de pouvoir en jouir.

Par exemple, en Ukraine, jusqu’à aujourd’hui les gouverneurs de toutes les régions sont encore nommés par le pouvoir central. Or, après le coup d’État inconstitutionnel qui a eu lieu à Kiev en février de cette année, la première chose que le nouveau pouvoir a tenté de faire était de supprimer le droit des minorités d’utiliser leur langue maternelle. Cela a provoqué une grande inquiétude chez une grande partie de la population en Ukraine orientale.

Question (Elkabbach) – Et cela vous ne l’avez pas accepté. Mais est-ce que vous dites, président Poutine, que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de la guerre froide, même glaciale entre l’Est et l’Ouest ?

Vladimir Poutine – Premièrement, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle phase d’une guerre froide. Deuxièmement, et j’insiste là-dessus, les gens, où qu’ils vivent, ont des droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. Voilà ce qui est en jeu.

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? »

Vladimir Poutine – Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

Vladimir Poutine – Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est que personne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires.

Question (Bouleau) – Les États-Unis affirment détenir la preuve que, vous, la Russie, intervenez en Ukraine en laissant des combattants franchir la frontière et même en fournissant des armes à ce que les États-Unis appellent des sécessionnistes. Ils disent avoir des preuves. Vous croyez à ces preuves ?

Vladimir Poutine – Preuves ? S’ils ont des preuves, ils n’ont qu’à les présenter. Nous avons vu, et tout le monde a vu, le secrétaire d’État des États-Unis agiter en 2003 au Conseil de sécurité de l’ONU les preuves de détention d’armes de destruction massive en Irak. Ils avaient montré une éprouvette avec une substance inconnue qui était peut-être n’importe quelle poudre…. Finalement, les troupes américaines ont envahi l’Irak, ils ont fait pendre Saddam Hussein, suite à quoi nous avons appris qu’il n’y avait pas, qu’il n’y avait jamais eu en Irak d’armes de destruction massive. Il y a donc une grande différence entre faire des déclarations et avoir des preuves réelles. Je vous le répète : il n’y a pas de militaires russes en Ukraine.

Question (Elkabbach coupant Bouleau et Poutine) – Vous voulez dire que, là, ils sont en train de mentir les Américains ?

Vladimir Poutine – Ils mentent. Il n’y a pas de militaires, aucun instructeur russe dans le sud-est de l’Ukraine. Il n’y en a pas eu et il n’y en a pas.

Question (Elkabbach) – Vous n’avez pas envie d’annexer l’Ukraine ? Et vous n’avez jamais tenté de déstabiliser l’Ukraine ?

Vladimir Poutine – Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant. Et le pouvoir qui est aujourd‘hui en place en Ukraine devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et d’hélicoptères, mais en lançant des négociations.

[Passage coupé]

Question (Bouleau) — Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

Vladimir Poutine — Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes.

Question (Bouleau) – En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?

Vladimir Poutine – Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux.

Question (Elkabbach) – Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

Question (Elkabbach coupant Bouleau) – Mais vous acceptez la souveraineté de l’Ukraine et, peut-être, son indépendance entre la Russie et les Occidentaux ? Sa neutralité, son indépendance ? Ça, on peut le dire ?

Vladimir Poutine – Bien sûr, nous reconnaissons la souveraineté de l’Ukraine ! En outre, nous aurions aimé qu’elle se sente elle-même comme un état souverain.

Parce que la participation à un bloc militaire, quel qu’il soit, ou à une structure rigide d’intégration signifie une perte partielle de souveraineté pour ce pays. Maintenant, si l’Ukraine accepte cela et accepte cette perte, c’est son choix. Mais quand nous parlons de l’Ukraine et des blocs militaires, il est évident que cela nous inquiète. Parce que si, par exemple, l’Ukraine rejoint l’OTAN, les infrastructures militaires de cette organisation se retrouvent à côté de nos frontières, et nous ne pouvons y rester indifférents.

[Passage coupé]

Question (Bouleau) – Monsieur le Président, les troupes russes ont récemment annexé la Crimée. Allez-vous jamais la rendre ?

Vladimir Poutine – Il est faux de croire que les troupes russes ont annexé la Crimée. Les troupes russes n’ont rien fait de la sorte. Franchement…

Question (Bouleau coupant Poutine) – Mais la Crimée a été ajoutée à la carte de la Russie, le genre de cartes utilisées à l’école. Elle fait partie de la Russie maintenant. De quoi s’agit-il ? D’une annexion ou d’une réunification ? Quel mot faut-il utiliser ?

Vladimir Poutine – Si vous me permettez de terminer, je pense que vous verrez ce que je veux dire.

Les troupes russes étaient en Crimée en vertu du traité international sur le déploiement de la base militaire russe. Il est vrai que les troupes russes ont aidé la Crimée à organiser un référendum sur leur (a) l’indépendance et (b) son désir de rejoindre la Fédération de Russie. Personne ne peut empêcher ces personnes d’exercer un droit qui est prévu à l’article 1 de la Charte des Nations Unies, le droit des peuples à l’autodétermination.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En d’autres termes, vous ne rendrez pas la Crimée ? La Crimée fait partie de la Russie, c’est ça ?

Vladimir Poutine – Conformément à l’expression de la volonté des personnes qui y vivent, la Crimée fait partie de la Fédération de Russie et de son entité constitutive.

Je veux que chacun comprenne cela clairement. Nous avons mené un dialogue exclusivement diplomatique et pacifique – je veux le souligner – avec nos partenaires européens et américains. Nos tentatives d’organiser un tel dialogue et de négocier une solution acceptable n’ont eu pour toute réponse que leur soutien pour un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine. Nous ne savions donc pas si l’Ukraine ne deviendrait pas une partie de l’alliance militaire de l’Atlantique Nord. Dans ces circonstances, nous ne pouvions pas permettre qu’une partie historique du territoire russe avec une population majoritairement russe puisse être intégrée dans une alliance militaire internationale, en particulier parce que la Crimée voulait faire partie de la Russie. Je suis désolé, mais nous ne pouvions pas agir autrement.

Question (Elkabbach) – François Hollande vous a invité en France, à Paris et en Normandie. Vous le connaissez très bien. Pouvons-nous aller plus loin et dire qu’il existe entre vous une relation de confiance ?

Vladimir Poutine – Oui, je le pense.

Question (Elkabbach) – Le pensez-vous ou en êtes-vous sûr ?

Vladimir Poutine – Je l’ai toujours pensé. Je n’ai pas de raison de penser le contraire. Nous avons de très bonnes relations interétatiques, mais nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir nos relations économiques. Mais nos relations personnelles ont toujours été fondées sur la confiance, ce qui aide également sur le plan professionnel. J’espère que cela continuera.

Question (Bouleau) – Vous parlez de relations basées sur la confiance — à la fois pour ce qui est de la défense et de l’économie.

Vous avez acheté (et même payé) plus d’un milliard d’euros deux porte-hélicoptères Mistral à la France et des marins russes doivent arriver à Saint-Nazaire dans quelques jours, quelques semaines. Est-ce que vous allez autoriser ces marins russes à aller en France dans quelques jours ?

Vladimir Poutine – Oui, bien sûr. J’espère que nous vivons dans un monde civilisé et tout le monde respecte ses obligations contractuelles. J’ai beaucoup entendu parler de l’opinion qui a été exprimée selon laquelle la France ne devrait plus nous vendre ces bâtiments. Et à cela je peux vous dire qu’en Russie également il y a eu beaucoup d’opposants à ce contrat. Si la France décide d’annuler ce contrat – elle peut le faire – nous exigerons alors un dédommagement. Mais cela ne contribuera pas positivement au futur développement de nos relations dans le domaine de coopération technique et militaire. Mais en principe, nous sommes ouverts à la coopération, éventuellement à signer de nouvelles commandes si nos partenaires français souhaitent continuer la coopération.

[Passage coupé] [Note OB. : merci pour les habitants de St-Nazaire]

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes, et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou.

Question (Elkabbach) – La France est-ce qu’elle est pour vous une puissance souveraine, indépendante qui est écoutée ? Il y a l’Allemagne. Vous parlez le russe et l’allemand avec Mme Merkel. François Hollande ne parle aucune des deux langues, est-ce que vous pouvez vous comprendre ? Est-ce que la France a ce statut ?

Vladimir Poutine – La langue n’est pas une barrière, le fait que je ne parle pas français ne nous empêche pas, François Hollande et moi, de dialoguer. Nous avons des interprètes si besoin et, en général, nous pouvons toujours très bien nous comprendre.

Pour ce qui concerne la souveraineté, je répèterai : un pays qui rejoint une organisation militaire consent à céder une partie de sa souveraineté à une institution supranationale. Pour la Russie cela est inacceptable, pour les autres pays, à eux de décider, cela ne nous regarde pas. Mais cela me rappelle la France, la tradition gaulliste, de Gaulle qui était un défenseur de la souveraineté française et qui, selon moi, mérite du respect. Un autre exemple est celui de François Mitterrand qui parlait d’une Confédération européenne où, d’ailleurs, même la Russie pourrait participer. Je pense que rien n’est encore perdu en ce qui concerne le futur de l’Europe.

Question (Bouleau) – Je voudrais qu’on parle des États-Unis. Dans quelques jours vous serez à côté à quelques mètres de Barack Obama. Apparemment, il ne souhaite pas vraiment vous parler. Comment les choses vont-elles se passer entre deux des plus grandes puissances du monde ? Le pays le plus riche du monde, les États-Unis, et de très loin le pays le plus grand, le plus vaste du monde, le vôtre. On image mal que vous ne parliez pas l’un avec l’autre, d’autant plus qu’on a un besoin impérieux puisque la guerre n’est pas très loin à quelques centaines de kilomètres d’ici.

Vladimir Poutine – D’abord, je pense que vous exagérez un peu en disant qu’une guerre approche. Vous êtes un peu agressif comme journaliste, pourquoi pensez-vous qu’une guerre approche ? Pourquoi essayez-vous de faire peur à tout le monde ?

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Parce que l’Ukraine n’est pas loin d’ici.

Vladimir Poutine – Et alors ?

Question (Elkabbach) – C’est là qu’il y a la guerre. (pointant vers l’Ukraine) Et quand il (l’autre journaliste) mentionne la guerre, elle est là.

Vladimir Poutine – Ce n’est pas une guerre, mais une opération de représailles que mène le pouvoir de Kiev contre cette partie de sa population. Il ne s’agit pas d’une guerre entre États, il y a là une grande différence…

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais cela doit cesser ? Cette opération punitive pour vous, Vladimir Poutine, elle doit cesser, vite ?

Vladimir Poutine – Je pense que M. Porochenko a une chance unique : pour l’instant ses mains ne sont pas tachées de sang, et il peut suspendre cette opération punitive et commencer un dialogue direct avec ses propres citoyens à l’Est et au Sud de son pays.

Quant à mes relations avec M. Obama – je n’ai pas oublié votre question –, je n’ai aucune raison de penser qu’il ne souhaite plus du tout communiquer avec le président de la Russie. Mais c’est à lui de décider après tout. Je suis toujours prêt pour le dialogue, car le dialogue est le meilleur moyen de se comprendre. Jusque-là nous étions toujours en contact, nous avons régulièrement parlé au téléphone…

[Passage coupé]

Question (Bouleau) – La Russie et les États-Unis connaissent des difficultés. S’agit-il d’un différend entre deux puissances ou deux personnes, entre Barack Obama et Vladimir Poutine ?

Vladimir Poutine – Il existe toujours des tensions entre pays, plus particulièrement avec des pays aussi vastes que la Russie et les États-Unis. Des problèmes se posent toujours, mais je ne pense pas que nous devrions aller à l’extrême. En tout cas, ce ne serait pas notre choix. Je suis toujours prêt à parler à l’un de mes partenaires, y compris le président Obama.

Question (Elkabbach) – Alors vous êtes prêt à discuter et vous regrettez ce qui se passe ? Mais ne pensez-vous pas que les États-Unis tentent d’encercler la Russie, pour vous affaiblir en tant que dirigeant et peut-être vous isoler du reste du monde ? Vous êtes très diplomatique maintenant, mais vous connaissez les faits.

[Note OB : oh, une très bonne question ! Donc une bonne raison de la couper au montage...]

Vladimir Poutine – Les faits ? Vous l’avez dit vous-même : la Russie est le plus grand pays dans le monde. Il est très difficile de l’encercler et le monde change si vite que ce serait essentiellement impossible, même en théorie.

Bien sûr, nous pouvons voir les tentatives des États-Unis qui font pression sur leurs alliés en utilisant leur position dominante évidente dans la communauté occidentale, dans le but d’influer sur la politique de la Russie.

La politique de la Russie est fondée uniquement sur ses intérêts nationaux. Bien sûr, nous prenons les opinions de nos partenaires en compte, mais nous sommes guidés par les intérêts du peuple russe.

Question (Bouleau) – M. le président, il est heureux d’une certaine manière que vous ayez affaire le 6 juin à Barack Obama. Si vous aviez affaire à Hillary Clinton, les choses tourneraient peut-être mal : elle a dit, il y a quelques jours, que ce que faisait la Russie en ce moment en Europe centrale ressemblait à ce qu’Hitler faisait dans les années 30. Vous avez pris cela comme une injure suprême en tant que citoyen et président russe ?

Vous savez, avec les femmes, mieux vaut ne pas s’entêter, et mieux vaut ne pas entrer avec elles dans des altercations verbales.
Vladimir Poutine – Vous savez, il vaut mieux de ne pas trop se chamailler avec une femme. [sourire - à 13'55] Et Mme Clinton, même auparavant, ne se distinguait pas par une exceptionnelle élégance de ses propos. Mais ce n’est pas très grave, nous nous rencontrions quand même lors des différents évènements internationaux après [ses propos] et avions de paisibles conversations. Et je pense que même dans ce cas-ci, il serait possible de s’entendre. Mais lorsque les gens franchissent certaines frontières – les frontières de la bienséance -, cela démontre non pas leur force, mais leur faiblesse. Mais après tout, [geste d’ indulgence avec ses épaules], pour une femme, la faiblesse, ce n’est pas le plus mauvais des défauts [sourire]

[Note OB : TF1 traduit par "Il est préférable de ne pas débattre avec un femme", la presse à repris "préférable de ne pas discuter avec une femme". Le principe premier d'un traducteur est normalement de ne pas manipuler la pensée originale. Poutine emploie le terme “спорить” (sporit) qui a les sens différents de "discuter", "débattre", "contester", "contredire", "chicaner", "se disputer", "se chamailler". Il faut donc bien comprendre ce qu'il disait... Dans la version anglaise du Kremlin, il est retenu "argue", qui de même signifie "argumenter" et "se disputer". Il faut savoir qu'il y a un proverbe russe qui dit : "Il ne faut jamais contredire une femme, l’homme est la tête pensante, mais la femme est son cou, elle vous tournera là où elle le veut". Il fait allusion à ceci. Je rappelle qu'en France on a le dicton "ce que femme veut, Dieu le veut"

Donc Mme Clinton, ancienne chef de la Diplomatie américaine et candidate à la succession d'Obama, a la débilité crasse de comparer à Hitler le chef d'État du pays qui a battu Hitler, au prix de 25 millions de morts (ce qu'elle ne ferait pas du Premier Ministre israélien, j'imagine). Poutine aurait dû protester avec véhémence à ce stade (le terme "grosse conne" aurait été approprié à mon sens, mais il a dû hésiter...), mais il a choisi une pirouette d'humour russe.

Comme il semble assez logique (si, si, réfléchissez) de penser qu'il ne pense pas vraiment qu'il ne faut pas discuter avec les femmes (je rappelle que le Sénat Russe est présidé par une femme - Valentina Matvienko - prévoir un délai pour la France...), il est clair qu'il fait une boutade, et que "chamailler" est le bon terme... Que le traducteur se trompe sur le moment, cela se comprend, mais comme l'interview était enregistrée, cette erreur aurait du être corrigé, car il est évident que cette petite phrase ferait réagir... Ce qui n'a pas manqué, les médias s'étant jeté dessus comme la vérole sur le bas-clergé... Mission accomplie, on n'a presque pas parlé de ses propos - cf Libération ou ci-après... Notons que France Télévision emploie "se disputer", ce qui est bien plus correct...]

Question (Elkabbach) – Il faut respecter les femmes, bien sûr, et je suis certain que vous les respectez. Mais vous pensez qu’elle est allée loin ? Il y a beaucoup de caricatures des dirigeants du monde et sur vous aussi, vous n’êtes pas épargné. Votre première réaction spontanée, c’est la colère ? Une certaine maîtrise de vous, l’envie de punir ? Ou peut-être un jour de rire ? On ne vous a jamais vu rire.

[Note OB : rôôô, mais si, il rit - surtout face à des journalistes...]

Là, il raconte une blague :

Vladimir Poutine – Oh, je ne voudrais pas vous priver de ce plaisir et je pense qu’un jour nous pourrions avoir l’occasion de rire ensemble d’une bonne plaisanterie. Mais quand j’entends des déclarations de ce genre qui dépassent un peu les limites, j’en conclus que les gens n’ont simplement plus d’arguments. Les déclarations de ce genre ne sont pas un très bon argument.

En ce qui concerne la politique des États-Unis, ce n’est un secret pour personne que le pays qui mène la politique internationale la plus agressive, la plus dure, pour défendre ses intérêts comme ses dirigeants les voient, ce sont les États-Unis. Et ce depuis de nombreuses années.

Nous n’avons pratiquement pas de présence militaire à l’étranger alors que les bases de l’armée américaine sont présentes sur toute la planète. Et partout où ils sont, ils décident activement du sort des autres peuples, à des milliers de kilomètres de leurs frontières. Alors, nous reprocher de ne pas respecter des règles me semble un peu étrange de la part de nos interlocuteurs américains.

Question (Elkabbach) – Mais vous avez fait des efforts en matière de budget militaire. Est-ce que, en ce moment, le président de la Russie, le président Poutine prend des décisions particulières sur la sécurité et la défense, parce que le climat est dangereux ?

Vladimir Poutine – Oui, en ce qui concerne les budgets militaires tout le monde ne le sait pas – sauf peut-être quelques spécialistes – mais le budget militaire des États-Unis est plus élevé que les budgets de tous les autres pays du monde pris ensemble. Et qui mène une politique agressive alors ? En ce qui concerne notre budget militaire : en termes de pourcentage du PIB, il n’augmente pratiquement pas, de quelques dixièmes de pour cent peut-être. Il est vrai que nous souhaitons rééquiper notre armée et notre flotte avec des technologies de pointe, réduire la quantité et améliorer la qualité. Nous avons tout un programme de rééquipement qui ne date pas d’hier, mais qui n’a aucun lien avec les évènements en Ukraine, c’est un projet à long terme que nous allons poursuivre.

Question (Bouleau) – M. le président, le président syrien Bachar el-Assad vient de s’offrir une nouvelle réélection sans suspense. Vous avez de l’influence sur lui. Pourquoi ne lui demandez-vous pas d’arrêter les atrocités que son armée commet et d’arrêter de s’acharner sur son peuple ?

Vladimir Poutine – Saviez-vous que toutes les parties du conflit commettent des atrocités et que les organisations extrémistes, qui sont désormais très nombreuses, ne sont pas en dernière place ? Mais plutôt à la première sur ce point. Mais savez-vous ce qui nous inquiète le plus ?..

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Religieuses, extrémistes, islamistes… ?

Vladimir Poutine – Oui, tout à fait. Ce sont des organisations liées directement à Al-Qaïda et il y en a une multitude. Personne n’essaie même plus de démentir cela. C’est un fait connu de tout le monde. Ce qui nous inquiète le plus, c’est que si nous agissons avec trop d’imprudence, la Syrie peut devenir une sorte de deuxième Afghanistan, un nid de terroristes totalement incontrôlable. D’ailleurs, c’est une menace pour les États européens également, parce que les extrémistes présents maintenant en Syrie vont se rendre un jour dans d’autres pays, y compris ceux d’Europe.

Question (Elkabbach) – Ce qu’on ne comprend pas c’est pourquoi vous, Vladimir Poutine qui voulez moderniser la Russie, vous continuez à soutenir, peut-être à donner des armes, à quelqu’un qui continue à massacrer son peuple et qui est comme Macbeth les mains couvertes de sang ? Comment ça se fait ? Et jusqu’à quand ?

Vladimir Poutine – Je vous donnerai une explication courte et facile à comprendre. Et je pense que la plupart des téléspectateurs et des auditeurs français me comprendront. Ce que nous craignons avant tout, c’est le démembrement de la Syrie à l’image de ce qui s’est produit au Soudan. Nous craignons que la situation y devienne similaire à celle que nous voyons aujourd’hui en Irak. Et nous craignons également que la Syrie devienne une sorte de nouvel Afghanistan. C’est pourquoi nous tenons à y conserver le pouvoir légitime, pour ensuite progressivement, avec la participation du peuple syrien et de nos partenaires européens et américains, réfléchir sur la façon de réformer cette société pour la moderniser et l’humaniser.

[Passage coupé]

Question (Bouleau) – Je voudrais vous poser une question sur votre pays, la Russie. Comment décririez-vous son régime politique actuel ? Certains le décrivent comme une Démocratie, tandis que d’autres affirment que la Russie est tellement vaste qu’elle a besoin d’un homme à la poigne de fer. Comment Vladimir Poutine définit-il le régime de Poutine ?

Vladimir Poutine – Le régime actuel n’est pas lié à une personne en particulier, y compris le président sortant. Nous avons des institutions politiques démocratiques habituelles, même si elles reflètent les besoins de la Russie. Lesquels ? L’écrasante majorité des citoyens russes ont tendance à compter sur leurs traditions, sur leur histoire et, si je puis dire, leurs valeurs traditionnelles. Je vois cela comme le fondement et un facteur de stabilité pour l’État russe, mais rien de tout cela n’est lié au Président en tant qu’individu. En outre, il convient de rappeler que nous n’avons commencé à introduire ces institutions démocratiques habituelles que récemment. Elles continuent d’évoluer.

Question (Bouleau) – Est-il possible d’être un opposant en Russie sans mettre en danger ses relations et sa réputation ou éviter la sanction du système judiciaire russe ?

Question (Elkabbach) – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ? [Note OB : petit montage, la question était posée juste après]

Vladimir Poutine – Mais nous avons plein d’opposants, de nombreux partis d’opposition, nous avons tout récemment libéralisé la création de nouveaux partis politiques. D’ailleurs, plusieurs dizaines de partis sont apparus, ils ont participé aux élections municipales ou régionales.

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France.

Question (Elkabbach) – Il y a toujours eu dans la période de la Russie, avec les tsars ou après, l’ordre et l’autorité. Est-ce qu’à l’époque d’Internet, un pays peut s’épanouir sans avoir toutes les libertés ?

[Note OB : c'est une bonne question à poser au Président qui a accueilli Edward Snowden]

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas possible. Et, d’ailleurs nous ne limitons pas Internet. Quoi qu’on fasse il se trouve tout de suite quelqu’un qui commence à chercher des violations de principes démocratiques. Y compris pour ce qui est d’Internet. Avons-nous limité Internet ? Non, à mon avis. Certains de nos contradicteurs vont affirmer cela, dire qu’il existe des limitations intenables. Lesquelles ? Par exemple, nous avons une interdiction de propagande du suicide et des méthodes de suicide, de l’utilisation de stupéfiants, de pédophilie – voilà nos interdictions. Qu’y a-t-il d’exagéré ?…

Question (Bouleau coupant Poutine) – Et de l’homosexualité qui est une chose très distincte de la pédophilie. La propagande en faveur de l’homosexualité a été interdite…

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas de loi interdisant l’homosexualité, nous interdisons la promotion de l’homosexualité auprès d’un public de mineurs, ce sont deux choses tout à fait distinctes. Comprenez-vous ? Par exemple, certains États des États-Unis ont des lois, qui punissent pénalement les relations homosexuelles. Nous n’avons pas de peines de ce genre. Seulement quand il s’agit de propagande destinée à des mineurs, nous avons le droit de défendre nos enfants et nous allons le faire.

Question (Bouleau) – M. le président, j’aimerais qu’on parle de libertés publiques en Russie. Est-ce que, d’ici la fin de votre mandat en 2018, vous avez l’envie de fermer les camps de travail ? Il y a des gens dans ce pays qui sont condamnés non seulement à une peine de prison, mais à des camps de travail ce qui nous, en Occident, nous étonne. Les Pussy Riot, par exemple, ont été condamnées, me semble-t-il, à deux années de camp de travail avant que vous ne fassiez en sorte qu’elles ne soient libérées. Ce n’était pas une prison normale. Est-ce que vous allez fermer ces camps ?

Vladimir Poutine – Écoutez. Il ne s’agit pas de « camps » à proprement parler. Il s’agit d’endroit où les personnes sont, en effet, privées de liberté, mais peuvent mener une vie plus ou moins normale. Ce ne sont pas des prisons, où la personne, au contraire, n’a pas la possibilité de travailler. Une prison où l’individu ne peut pas travailler est justement la pire punition, et je ne pense pas que tous les condamnés doivent être placés dans ce type d’établissement. Je pense que c’est encore pire que les établissements que vous mentionnez.

[Note OB : dommage que Poutine n'ait pas placé là qu'il était contre la peine de mort, interdite en Russie depuis 1996 - ce qui est une petite différence avec la Chine ou les États-Unis, raison pour laquelle le Parlement russe a voté une résolution demandant au Parlement américain d'établir un moratoire sur la peine de mort]

Question (Elkabbach) – Qui vous a convaincu un jour que vous aviez une mission pour la Russie ? Que vous étiez destiné à vous occuper de la Russie ?

[Note OB : Ben, BELZÉBUTH évidemment !!! Admirez la tête que fait Poutine à 23'15 quand il entend ça...]

Vladimir Poutine – Pourquoi êtes-vous persuadé que je pense avoir une mission particulière ? J’ai la confiance de mes électeurs. Plus de 63 % ont voté pour moi. Je pense avoir le mandat me permettant de gérer la politique intérieure et extérieure de mon pays, et je travaillerai conformément à ce mandat.

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) — Avez-vous un modèle dans l’histoire de la Russie ? Êtes-vous guidé par la politique soviétique ou la politique russe ?

[Note OB : mais pourquoi ne demande-t-il pas s'il est guidé par la politique nazie - pour être bien sûr... ?]

Vladimir Poutine — J’ai un grand amour et respect pour l’histoire et la culture russes. Mais le monde change, tout comme la Russie. La Russie est une partie du monde moderne, pas du passé, mais plutôt du monde moderne. Et je crois qu’elle jouera un rôle encore plus important à l’avenir que d’autres pays qui ne prennent pas soin de leurs jeunes, des nouvelles générations, de leurs enfants, et qui pensent qu’ils peuvent simplement se contenter du laisser-faire.

Question (Bouleau) – Et la dernière question, Monsieur le Président. En 2013, [le magazine] Forbes vous a classé comme la personne la plus puissante dans le monde. Avez-vous été flatté par ce titre ?

Vladimir Poutine — Vous savez, je suis adulte et je sais ce que signifie le pouvoir dans le monde moderne. Dans le monde moderne, la puissance est principalement définie par des facteurs tels que l’économie, la défense et l’influence culturelle. Je crois que sur le plan de la défense, la Russie est sans aucun doute l’un des chefs de file parce que nous sommes une puissance nucléaire et que nos armes nucléaires sont peut-être les meilleures dans le monde.

En ce qui concerne l’influence culturelle, nous sommes fiers de la culture russe : la littérature, les arts et ainsi de suite.

Quant à l’économie, nous sommes conscients que nous avons encore beaucoup à faire avant d’atteindre le sommet. Bien que, ces derniers temps, nous ayons fait d’énormes progrès et que nous soyons désormais la cinquième économie dans le monde par sa taille. C’est un succès, mais nous pouvons faire mieux.

Question (Elkabbach) – Vladimir Poutine, l’Histoire ne sait pas encore ce qu’elle retiendra des années Poutine. Elle attend et ces années s’écrivent. Qu’est-ce que vous voulez qu’il reste ?

[Phrase coupée]

Voulez-vous qu’on se souvienne de vous comme d’un dirigeant démocratique ou autoritaire ?

Vladimir Poutine – Eh bien, je voudrais être considéré comme quelqu’un qui a fait son maximum pour le bonheur et la prospérité de son pays et de sa nation.

Question (Elkabbach et Bouleau) – Merci beaucoup de nous avoir reçus tous les deux. Bon voyage en France ! Au revoir.

Vladimir Poutine – merci.

Traduction : Patrick pour www.les-crises.fr

P.S. 1 : À reprendre en entier sur vos blogs, diffuser, propager comme bon vous semblera – c’est copyleft… :)

Écrit par : Beatrix | 08/06/2014

Monsieur Michel Sommer, votre prétention est dans le fait de vouloir porter un "regard d'historien" alors que vous ne savez pas ce qu'est un historien et que vous n'en êtes effectivement pas un. Vous avez la prétention de faire croire qu'il y a "une" vérité en histoire, que les historiens sont "objectifs", qu'ils sont capables de faire abstraction de leurs préjugés, de leur idéologie, de leur position sociale. Apparemment vous n'avez jamais rien lu sur la Révolution française. Dès votre première intervention ici vous avez été dans le jugement des intervenants et non dans la contribution au fil de la discussion introduite par Madame Hélève Richard-Favre. En effet, vous ne proposez aucune analyse, ni même aucun commentaire pertinent sur l'interview de Monsieur Poutine. Vous prétendez seulement donner des leçons aux autres. C'est non seulement de la prétention, mais aussi de l'arrogance. Et si vous avez la prétention de juger les autres, attendez-vous à être jugé à votre tour.

Je constate en tous les cas que vous n'avez répondu à aucune des trois questions d'"histoire" posées:

Où est la vérité dans le déclenchement de la deuxième guerre mondiale?
Où est la vérité dans l'assassinat des Kennedy?
Où est la vérité dans les attentats du 11 septembre 2001?

Et quand je vous qualifie de prétentieux, c'est gentil, car votre comportement est plutôt celui d'un troll. Mais je ne vous en veux pas, car je viens d'avoir confirmation de votre naïveté.

Oui, Madame Beatrix, vous avez entièrement raison.

Écrit par : Charles Liebermann | 08/06/2014

Merci Madame Beatrix.

Quel dommage que des hommes comme Kennedy soient morts. Entre hommes intelligents et qui veulent sincèrement la paix, il est toujours possible de s'entendre. Nous savons pourquoi Kennedy a été assassiné. Ces deux "journalistes" sont pleins d'arrogance, de suffisance d'impatience et d'irrespect, tout le contraire de l'interviewé.

Écrit par : Charles Liebermann | 08/06/2014

"Nous savons pourquoi Kennedy a été assassiné."

Évidemment. Et c'était par les mêmes qui ont provoqué le 11 septembre ???

Écrit par : Plouf | 09/06/2014

Il est inutile de chercher midi à quatorze heures. Le problèmne de l'historien comme n'importe quel quidam racontera son histoire avec son propre sentiment. Il a beau faire preuve d'objectivité, l'environnement politique social géographique qui est le sien faussera son jugement, même s'il se veut le plus objectif possible.

L'arrogance des deux journalistes qui ont interviewé Poutine est bien réelle. Et, pourtant leurs questions si dans leur forme pouvaient choquer le spectateur, dans le fond, celles-ci tenaient la route. Il y a beaucoup de façons de présenter son opinion sans que celle-ci représente la Vérité. Poutine emblait sincère. L'était-il?

Personne n'est dans la tête de Poutine, ni l'historien, ni le quidam. L'histoire donnera peut-être raison à l'un ou à l'autre, mais il y a tellement de paramètres...

Écrit par : Noëlle Ribordy | 09/06/2014

Ici, c'est Jean-Pierre Elkabach qui parle de l'interview:


http://www.dailymotion.com/video/x1yf2us_un-moment-que-je-n-oublierai-jamais_news

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/06/2014

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