04/11/2014

Du "Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"

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Ici et là et en particulier pour ce qui concerne la situation en Ukraine, on a pu lire ce rappel concernant le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

La formule aidant, on y recourt dans le sens qui arrange les intérêts à défendre.

Combien de fois, en effet, personnalités politiques, journalistes, commentateurs ou autres spécialistes et analystes occidentaux, n'ont-il répété en boucle et en choeur que la Russie avait bafoué ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"?

Est-ce au nom de ce même "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" que nombre d'entre elles et eux se sont hâtés de rejoindre le Maïdan envahi de snipers* et autres membres de partis néo-nazis plus que prêts à en découdre avec le pouvoir encore en place?

Il est bienvenu de le rappeler ce "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

Il l'est d'autant en toutes circonstances et en tous lieux. 

*  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-sniper...



Commentaires

La France, inventrice du «droit des peuples à se déterminer eux-mêmes» se devrait d'être alliée aux russophones dans tous ces évènements dramatiques, mais ... elle est actuellement un pays-satellite de l'anglo-américain, et quand les cons sont en orbite, ils peuvent le rester longtemps. Ce régime BHL-ien qui gouverne aujourd'hui notre beau pays renie ses propres valeurs fondatrices, et l'on entend monter des tombes innombrables qui parsèment les cimetières militaires ce cri que les morts adressent à nos politiques : w trahison ! » à quoi nous leur répondons : « vengeance !»

Écrit par : Christian Bitard | 04/11/2014

Excellent sujet Hélène !

"Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"... une belle phrase.... Malheureusement, aujourd'hui, ce serait plus exactement "le droit des Superpuissances à imposer leurs volontés"..

Écrit par : Roger | 04/11/2014

M. Bitard, la France, inventrice surtout du Jacobinisme et de la République Une et Indivisible, actrice des sales guerres d'Indochine et d'Algérie, serait tout de même assez peu légitimée à prêcher le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes au reste du Monde.

Dans la réalité, les notions d'intangibilité des frontières et de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, pour contradictoires qu'elles soient, sont régulièrement actionnées en fonction des intérêts géopolitiques et des rapports de force du moment. On accordera au Kosovo (primauté aux peuples) ce qu'on refusera au Haut-Karabagh (primauté aux frontières), par exemple, sans considérations ni de légitimité ni de réalité du terrain. Aucun de ces principes n'est absolu, mais aucun n'est clairement banni non plus, car tous deux doivent être utilisables en fonction de leur opportunité.

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 04/11/2014

Vous êtes loin d'avoir tort, cher Monsieur, mais rendez-vous compte que ceux de notre classe politique qui invoquent le plus souvent les "valeurs" fondamentales de notre république sont ceux qui les baffouent le plus. Il est temps de mettre un terme aux agissements de ces faussaires de l'Histoire qui passent leur temps à dire au peuple ce qu'il aime entendre et qui font exactement le contraire. La France n'est pas cette classe vérolée et infectée par des exogènes à la solde de l'anglo-saxon que je ne dénoncerai pas ici aujourd'hui. Je préfère déclarer que la France est dans le peuple, et non pas dans ses dirigeants pseudo-élitistes.

Écrit par : christian bitard | 05/11/2014

La France a inventé les droits de l'homme, les politiciens inféodés bafouent les droits de la femme, de l'enfant et l'idée que l'on se faisait de la République, de la Laïcité et de la démocratie.

https://www.youtube.com/watch?v=S9McY8UIOaU (ça dure 30 minutes, c'est intense, excellent pour s'instruire et s'informer)

Le droit des peuples face aux influences des drogues énergétiques, (ou autres) n'a pas beaucoup d'importance actuellement.

Écrit par : Pierre NOËL | 04/11/2014

Ne soyons pas naïfs: si le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes pouvait s'exercer sans antagonismes, le monde serait quasi-parfait, et il n'y aurait ni guerres civiles, ni sécessions...

Ce qui me gêne dans le discours ambiant est le manichéisme permanent. Les bons russes contre les méchants américains, les vilains européens contre les gentils russophones, le bon Poutine contre le disgracieux Obama... (et tous ces adjectifs sont interchangeables, évidemment)... Et dans les commentaires, tout le monde s'accuse de mauvaise foi ou de ne rien comprendre à rien (et, je l'avoue, j'y contribue un peu), et tout le monde y va de sa petite leçon. Sans vergogne, chacun proclame fièrement son interdiction ou de son blanc-seing: l'Union européenne n'aurait rien à dire et ne devrait pas se mêler des affaires russo-ukrainiennes, les Etats-Unis n'ont qu'à balayer devant leur porte, la France n'a qu'à la boucler, Poutine est génial, et j'en passe.

Il reste qu'en Ukraine, deux nationalismes s'opposent, en conjonction (ce mot est à souligner) avec le droit de ces deux populations à disposer d'elles-mêmes. Et dans ce contexte, les rodomontades guerrières du régime russe, j'en ai l'impression, ne servent qu'à exarcerber l'hostilité des deux parties en plus de ne contribuer en rien à la recherche de solutions concrètes, pourtant esquissées dans le récent accord de Minsk.

J'arrête là. Bonne soirée.

Écrit par : Déblogueur | 04/11/2014

«les rodomontades guerrières du régime russe... [ne contribuent] en rien à la recherche de solutions concrètes, pourtant esquissées dans le récent accord de Minsk.» Malheureusement, les «rodomontades» en question sont plutôt du côté des banderisto-fascistes kiévites comme de celui des USA et de l'OTAN, les Russes semblant surtout mettre en pratique une vieille maxime militaire qui conseille de «montrer sa force pour ne pas avoir à s'en servir.»

Quant à l'accord de Minsk, il n'a cessé d'être bafoué par les milices banderisto-fascistes kievites, l'Armée Ukrainienne et la «Garde Nationale» ukrainienne, qui ont largement profité du cessez-le-feu pour, d'une part continuer à bombarder des civils et, d'autre part, utiliser l'aide financière accordée par l'Union Européenne non à payer la dette gazière de l'Ukraine, mais à acheter, entretenir ou réparer des matériels militaires.

Écrit par : Frédéric ANDRÉ | 04/11/2014

@Déblogueur: Vous ayant désormais suffisamment lu pour prétendre avoir «cerné le personnage», je me sens autorisée à vous demander si l’insulte à l’intelligence d’autrui est une vocation chez-vous ou si vous êtes éventuellement stipendié pour le faire… Je ne pense pas être la seule à me sentir insulté puisque la liste non exhaustive mais néanmoins réelle ci-après est suffisamment explicite et connue de tous pour démontrer votre propension irrésistible à manier tout aussi bien désinformation, enfumage et contre-vérités sans toutefois beaucoup de talent j’en conviens.

Je suis d’accord qu’en matière de mauvaise foi, et en comparaison de ce qui suit, vous feriez presque pâle figure même si vous ne ménagez de toute évidence pas vos efforts…

Je vous prie donc de lire ces quelques faits marquants de l’actualité récente et que vous tentiez, si vous le pouvez, nous expliquer –car «explication» il y a sans doute pour que votre axe du bien pratique en vertueux, l’art de la haute voltige en matières du deux poids deux mesures, même s’il ne s’agit plus exactement que de voyoutisme affiché-.
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Janvier 2011: John Kerry apporte tout le soutien des États-Unis au référendum sur la sécession du Sud-Soudan -70% des gisements de pétrole- et déclare, le 14 mars 2014:

«Être présent à la naissance potentielle d'une nation et voir l'exubérance, l'émotion et la gratitude des gens du terrain, c'est très spécial ». « Vous ne pouvez pas m'empêcher d'être touché par cela. Cela m'a rendu fier de ce que notre pays a fait pour que cela se produise»

Mars 2014: John Kerry annonce que les États-Unis condamnent le référendum sur la sécession de la Crimée de l’Ukraine, et qu’ils ne reconnaitront pas les résultats:

« Les États-Unis ont une position claire concernant ce référendum: nous considérons qu'il est contraire à la Constitution, aux normes internationales et qu'il est illégitime. Nous ne reconnaîtrons pas les résultats du référendum.»

Aussi:

1) En quoi les élections législatives en 2005 en Irak, placé sous occupation militaire, américaine résultant d'une guerre d'agression illégale déclarée sur la base de mensonges et de fabrications de «preuves» étaient-elles compatibles avec les «normes internationales»?

2) En quoi le référendum d'indépendance au Kosovo (indépendance ardemment soutenue par Washington) - province serbe que la moitié des États de la planète continuent de refuser de reconnaître diplomatiquement - était-il davantage compatible avec les «normes internationales»?

3) En quoi la guerre en Irak, décidée par Washington en 2003 sans l'accord du Conseil de Sécurité des Nations-unies, et sur le motif mensonger de la détention d'armes de destruction massive par Saddam Hussein, était-elle davantage compatible avec les «normes internationales»?

4) En quoi la détention de prisonniers dans la prison américaine de Guantanamo, sans jugement depuis 12 ans, est-elle davantage compatible avec les «normes internationales»?

5) En quoi l'espionnage généralisé du monde entier, que ce soit les gouvernements et leurs administrations ou des centaines de millions d'êtres humains, est-il davantage compatible avec les «normes internationales»?

Une suggestion pour terminer, pourquoi ne pas adapter votre pseudo à la teneur de vos pamphlets et le changer par exemple par «Déconneur» ? C’est juste une idée…

Bien à vous.

Écrit par : Laura Schwanter | 04/11/2014

Bonsoir Déblogueur,
Comme votre nom l'indique, vous apportez avec de nombreux arguments le nécessaire contrepied à tout sujet soutenu dans un blog. C'est indispensable pour qu'il y ait échange. Sur le sujet ci-dessus, il est indéniable que nous avons tous bu dans notre lait l'admiration pour l'Amérique et la haine pour "l'empire soviétique". Nos livres d'histoire, les discussions de nos parents, les journalistes, tous n'avaient de cesse de nous présenter le monde sous un angle bien défini. En 1989, il s'est produit un acte courageux de la part de l'Union Soviétique qui a décidé de renouer avec son passé sans abandonner son présent. Cette décision importante pour notre monde a été immédiatement interprétée comme un acte de faiblesse laissant ainsi opportunité pour tenter une déstabilisation non pas d'un empire, mais d'un pays, d'une culture, d'une richesse qui n'a rien à renier de sa gloire Russe et soviétique. A chaque conflit en Europe, la Russie s'est montrée présente et a sacrifié plus d'enfants que n'importe quel pays au monde. Bien sûr cette gloire n'était pas exempte de certains écarts que nous sommes unanimes à condamner mais il faut comprendre la culture russe pour pouvoir juger.

Aujourd'hui, je suis inquiet et je ne suis pas le seul, cela fait tant d'années que l'on nous trompe. Ce coffrage va être difficile à faire exploser. Nos dirigeants sont pieds et poings liés, leur remplacement ne changerait rien, il faut une alternative globale pour redonner de l'oxygène à une démocratie qui n'en est plus une. Beaucoup reprochent à VV Poutine son contournement de la constitution pour rester maître de la Russie mais n'est-ce pas une solution pour sortir de ces alternances stupides de tricotage dé-tricotage permanents qui laissent aux pouvoirs occultes les mains libres pour définir une nouvelle forme de servage ? En vertu de l'adage qui dit que l'on ne change pas de cheval au milieu du gué, je pense que l'alternance "démocrates républicains" ou "droite gauche" n'a plus aucun sens ; c'est une course de relais complètement instrumentalisée. Aux USA, c'est carrément grand guignol : l'un préconise les guerres extérieures, l'autre préconise le reproche de ne pas les faire .... Les 2 travaillent pour le complexe militaro-industriel. En France, vous remplacez « guerre » par « allégeance aux USA » et vous avez la même chose.
Espérant avoir votre avis, non pas sur un quelconque prosélytisme à l'égard de la Russie, mais bien sur les réponses apportées à vos réactions, je vous souhaite une agréable soirée.

Écrit par : Idoine | 04/11/2014

" (et, je l'avoue, j'y contribue un peu)"

Un peu beaucoup et nous sommes d'accord.

Qui a dit que Poutine était génial? Parce ça c'est de la mauvaise foi.

Mais dites-nous donc qui agresse qui dans le Donbass? Qui veut la peau de l'autre? Qui bombarde qui? Qui veut envahir qui?

Écrit par : Johann | 04/11/2014

Johann,
Personne ne dit que Poutine est génial, il est juste à noter qu'il prend en compte la sécurité de l'état qu'il préside. Ce n'est pas facile face à l'agression permanente de la finance.
Il n'y a donc aucune mauvaise foi.
Concernant le Donbass, je pense qu'il y a une erreur, personne ne veut envahir personne. Il convient seulement de considérer qu'un chef d'état ordonne de bombarder une partie du peuple au seul motif qu'il souhaite conserver ses racines. Personne ne veut la peau de personne, les passagers du MH17 en sont eux mêmes persuadés, il est juste question ici du libre choix des populations à conserver leur culture. Souhaiteriez vous que l'on vous extirpe la votre ?
Je vous souhaite une agréable soirée Johann.

Écrit par : Idoine | 04/11/2014

Pardon Johann, le commentaire que je vous adressais est en fait un complément de vos propos ; à leur lecture je me suis trouvé inspiré et je vous ai adressé le résultat de mes cogitations. N'y voyez là aucun reproche, je vous en remercie.

Écrit par : Idoine | 04/11/2014

Bonjour dame Favre,
Je me demande si vous ne vous êtes pas trompée dans l'écriture de votre article.

"que la Russie avait bafoué ce"

N'est-ce pas l'Ukraine + Monde qui n'a pas reconnu le référendum sur la Crimée ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 05/11/2014

Victoir Liviu Dumitrescu,

Reliez bien le sujet.

Merci et bien à vous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 05/11/2014

C'est un bon sujet qui touche aux symboles et aux valeurs, dans lequel on se rend bien compte que ceux qui se rapportent "aux valeurs" sont ceux qui les respectent le moins, surtout quand ils sont socialistes..

Écrit par : Christian Bitard | 05/11/2014

La mondialisation, l'impérialisme financier "Superpuissances" (pourquoi parle-t-on si peu du traité transatlantique?) confirmeront-ils le Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes?

Quelle dérision! conduisant à ce qui dans les Ecrits des prophètes s'appelle le temps des ténèbres/les Fils de Lumière y étant à l'opposé.

Vivre dans la nuit/"monter les stores" c'est-à-dire ouvrir les yeux... à temps.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/11/2014

Je me permets de répliquer à celles et ceux qui m'ont fait l'honneur de commenter mon dernier commentaire.

@ Laura Schwanter - désolé si vous sentez, vous ou votre intelligence, insultée car telle n'était pas mon intention. Je constate au demeurant que la rhétorique que vos utilisez consiste à m'interpeller sur de toutes autres questions que celles que j'ai pris la liberté de commenter. Cette manière de faire vise à distraire les lecteurs des problèmes abordés et me semble assez discutable dans le contexte du sujet du billet de Madame Richard-Favre. Ainsi, la situation de 2005 en Irak.

Sachez tout d'abord, afin de lever toute ambiguïté, que je n'ai jamais été favorable (a) à l'invasion de ce pays et (b) et encore moins avec la manière dont les puissances occupantes ont tenté de l'administrer. Inutile de revenir sur les mensonges proférés par l'administration Bush à l'époque, qui ont servi de grossière justification à cette invasion, avec le soutien mou de l'ONU. A noter néanmoins, si j'ai bonne mémoire, qu'aucun des membres du Conseil de Sécurité n'a utilisé son droit de veto à l'époque.

En 2011, John Kerry n'était qu'un simple sénateur et pas secrétaire d'Etat (c'était Hillary Clinton qui occupait ce poste). Kerry était libre d'apporter son soutien à qui, ou à ce qu'il voulait, il n'engageait pas la politique étrangère des Etats-Unis. Cela rend-il son propos plus pertinent? Je vous en laisse juge car le passé ne m'intéresse que marginalement.

Le référendum sur le Kosovo peut évidemment être discuté... Mais il me semble que, plusieurs années plus tard, l'indépendance de ce pays a plutôt permis de diminuer les violences dans cette région - en plus de la reconnaissance du Kosovo en tant que nation par plusieurs pays du monde dont, si je ne fais erreur, la Suisse.

La détention de prisonniers dans la geole de Guantanamo me déplaît également souverainement. Sans inculpations, sans jugements dignes de ce nom ces prisonniers échappent à tout soutient et à toute possible assistance. Et les Etats-Unis sont clairement coupables de cet état de fait. Votre interpellation à ce sujet me remet en mémoire l'attaque terroriste tchétchène qui s'était déroulée à Moscou il y a quelques années. Le gouvernement russe n'avait pas pris la précaution de faire des prisonniers. Il a préféré tuer, sans discrimination aucune, otages et terroristes...

L'espionnage généralisé du monde entier est le fait de toutes les puissances. Etats-Unis, Russie, Royaume Uni, France, Allemagne... Croyez-vous que j'aime cela? Pas particulièrement, mais à tout prendre, je le préfère à la prolifération de groupes plus ou moins illuminés qui ne cherchent àqu'à imposer leur vision du monde par la violence. C'est mon avis, bien sûr, et je ne vous demande pas de le faire vôtre, et encore moins de vous en convaincre.

Enfin, j'admets volontiers que l'on est toujours le con de quelqu'un d'autre. Tant pis pour moi si je suis le vôtre; cela me fait sourire.

@ Johann - je n'ai pas la prétention de déclarer le génie de Poutine. J'utilisais cette affirmation comme exemple. Comme je l'ai déjà exprimé, je ne le trouve pas génial du tout, plutôt du type belliqueux et hostile à tout ce qui pourrait contrarier le regain impérial perdu de la grande Russie. C'est mon avis et ne demande à personne d'autre de le partager, alors je vous en supplie, cessez de m'affliger d'une quelconque "mauvaise foi". Affirmez le vôtre, mais laiisez les autres dire le leur.

Je m'élève en faux contre l'attidude de certains blogueurs (ils se retrouveront sans doute sans que j'aie à les nommer) qui ne savent répondre à l'échange d'idées et d'opinions que par l'insulte, le dénigrement ou le détournement d'idées. Qui plus est, asséner des faits historiques n'ayant rien à voir avec l'objet du billet de Madame Richard-Favre (les mauvaises actions des Etats-Unis ne serviront jamais à blanchir celles de la Russie, de la Chine, de la France ou du Royaume-Uni) est vain. Car si l'on veut établir une comptabilité épicière des crimes commis par les uns et les autres, il y a fort à parier qu'il n'y aura pas de gaganant. Je suis d'ailleurs étonné que personne n'ait eu le courage d'évoquer l'invasion inique de l'Afghanistan par l'URSS en 1980, ce qui pourrait dénoter d'un certain parti-pris... Car là également, il y aurait quelque chose à dire, mais dans les livres d'histoire plutôt que dans un blog consacré à l'Ukraine et à ses démêlés avec ses voisins et concitoyens...

Bien à vous tous.

Écrit par : Déblogueur | 05/11/2014

@Hélène Richard -Favre, être libres mais nous l'étions avant l'arrivée en masse des écologistes environnementalistes et différentes ONG qui sont grandes consommatrices de nouvelles technologies polluant la nature et qui affectent une grande partie de la faune sauvage
Car la pose de colliers émetteurs tous reliés à des satellites va endommager leur système endocrinien par la même hormonal et c'est peut-être cela la raison de nombreux traitements génétiques sur de nombreux animaux
Qui eux aussi étaient libres
Et c'est aussi ce que pensent de nombreux Ukrainiens
Mais quand on sait qu'un référendum est lancé par ceux-là mêmes qui veulent tout contrôler diriger même Poutine et qui veulent que les vaches puissent à nouveau conserver leurs cornes personnellement et nous sommes nombreux à le dire haut et clair, est-ce que quelqu'un va enfin réagir et il semblerait que -Ségolène Royale elle n'ait plus envie de se laisser intimider par des gens qui prétendent sauver la nature mais en ayant toujours des tablettes électroniques ou Iphon,Ipad vrais pièges anti-liberté collés à leurs oreilles
Alors voyez qu'au rayon liberté il y a un sérieux coup de torchon à donner pour retrouver celle que nous avons connue mais en étant responsables malgré tout de nos actes ce qui de nos jours ne peut plus puisque tout le monde délègue tout et n'importe quoi ,c'est pas moi c'est l'autre!
très belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 05/11/2014

@ Idoine - je m'aperçois que j'ai omis de répondre à votre interpellation, ce dont je vous prie de bien vouloir m'en excuser.

Je me rappelle qu'en 1988, j'avais vu l'attaché commercial de l'ambassade d'URSS à Paris déclarer, lors d'une interview télévisée "l'URSS n'a de leçons à donner que par l'exemple". Je m'étais dit alors que si un officiel du régime pouvait tenir de tels propos en Occident, quelque chose était réellement en train de changer.

Que reste-t-il de cela aujourd'hui, 26 années plus tard? Pas grand'chose, à mon avis. La Russie d'aujourd'hui et sont président ne servent en rien d'exemple à qui que ce soit, sauf peut-être aux quelques tyrans gouvernant encore quelques ex-républiques soviétiques d'Asie centrale.

Pas plus tard que ce matin, un saisissant reportage diffusé par la 1ère de RTS mettait en exergue la renaissance du parti communiste chez les jeunes russes dont certains en venait à dire sans honte ni gêne leur admiration pour Staline dont les crimes auraient été "très exagérés" et qui aurait été le plus grand dirigeant qu'ait connu l'ex-URSS.

Pas de quoi être particulièrement optimiste quant à l'avenir de ce pays bien que, contrairement à vous, je ne croit pas à la théorie d'un complot ourdi par le complexe militaro-industriel.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 05/11/2014

"chez les jeunes russes dont certains en venait à dire sans honte ni gêne leur admiration pour Staline" Ces jeunes doivent représenter au mieux le 1/millionième de la population russe, mais cela n'a pas l'air de vous déranger, Déblogueur. A tout hasard, on a les mêmes ici. Voyez et lisez Adrien Faure...
Depuis le temps que vous m'agressez sans le moindre argument, je ne vous raterai plus, Déblogueur. Et je constate que votre malhonnêteté devient évidente pour beaucoup de gens.

Écrit par : Géo | 05/11/2014

Bonjour à toutes et à tous,

"Les services spéciaux d'Occident savent qui a abattu le Boeing 777 malaisien et pourquoi, mais "manipulent l'information", a déclaré mercredi l'ex-employé du ministère russe des Affaires étrangères, le général en retraite de la Direction générale du renseignement (GRU) Nikolaï Pouchkarev dans une interview accordée à RIA Novosti.

"Les services spéciaux occidentaux et les Américains sont parfaitement au courant de tous les détails concernant les auteurs de la catastrophe et leurs motifs, mais ils manipulent ces informations dans leurs intérêts. Ils ont organisé cette provocation pour accuser la Russie et l'obliger à envoyer ses troupes en Ukraine. Mais le gouvernement russe n'a pas cédé à cette provocation", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Selon lui, les Etats-Unis sont intéressés à organiser "un conflit militaire direct entre la Russie et l'Ukraine".

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé le 17 juillet dans la région de Donetsk (sud-est de l'Ukraine).Tous les 283 passagers et 15 membres d'équipage ont perdu la vie dans cette catastrophe."

source : http://fr.ria.ru/world/20141105/202897449.html

Comment se fait-il que les occidentaux ne réagissent pas à cette information?
J'ai le souvenir très vif de Bernard Bertossa, qui a développé la théorie de "l'aveu par le silence".

En ce cas d'espèce, c'est extrêmement flagrant et applicable!

Écrit par : Keren Dispa | 05/11/2014

"@ Johann - je n'ai pas la prétention de déclarer le génie de Poutine. J'utilisais cette affirmation comme exemple. Comme je l'ai déjà exprimé, je ne le trouve pas génial du tout, plutôt du type belliqueux et hostile à tout ce qui pourrait contrarier le regain impérial perdu de la grande Russie. C'est mon avis et ne demande à personne d'autre de le partager, alors je vous en supplie, cessez de m'affliger d'une quelconque "mauvaise foi". Affirmez le vôtre, mais laiisez les autres dire le leur."

Puisqu'il faut le dire.
Votre mauvaise foi consiste en ce que vous prêtez aux autres des propos et des idées qu'ils n'ont pas, qu'ils n'ont jamais eues, ni jamais écrites. Exactement comme le troll dujardin. Ainsi vous caricaturez les idées des autres pour mieux les diaboliser. Vous êtes sain et nous avons la rage. Vous pouvez penser ce que vous voulez de Poutine, vous ne faites que démontrer votre parti pris quand vous exonérez ceux qui ont fait et font bien pire. Je note aussi que vous n'avez pas répondu à mes questions. J'en prends acte. Vous n'êtes pas intéressé à débattre, seulement à exprimer vos opinions qui reposent sur des préjugés, pas sur les faits.


" Qui plus est, asséner des faits historiques n'ayant rien à voir avec l'objet du billet de Madame Richard-Favre"

Comme de comparer Poutine à Hitler...


" Je suis d'ailleurs étonné que personne n'ait eu le courage d'évoquer l'invasion inique de l'Afghanistan par l'URSS en 1980, ce qui pourrait dénoter d'un certain parti-pris... "

Mentir est une autre forme de parti pris. L'urss est intervenue à la demande du gouvernement afghan.

Et pour rappel: " Qui plus est, asséner des faits historiques n'ayant rien à voir avec l'objet du billet de Madame Richard-Favre"

Hypocrisie. Totale hypocrisie de votre part. Ce n'est pas une insulte, c'est un fait dûment constaté ici-même.



"Depuis le temps que vous m'agressez sans le moindre argument, je ne vous raterai plus, Déblogueur. Et je constate que votre malhonnêteté devient évidente pour beaucoup de gens."

C'est exactement ça: aucun argument, seulement la diabolisation et l'exposé de sa libre pensée, pardon de ses préjugés anti-russes. Il ne sera content que lorsque la Russie et la Chine auront éclaté en mille morceaux comme une vulgaire Fédération Yougoslave. Il se fout complètement des peuples qui vivent dans ces pays et pour ce qui concerne la Russie ont élu Poutine.

Écrit par : Johann | 05/11/2014

Cette année 2014, et pour la deuxième fois ( comme en 2013) V.Poutine est placé a la tête de la liste des hommes politiques les plus influents au monde par Forbes

Écrit par : ANNA | 05/11/2014

" Mentir est une autre forme de parti pris. L'urss est intervenue à la demande du gouvernement afghan. "

Un gouvernement Afghan communiste faut-il le rappeler qui avait pris le pouvoir par un coup d'état.

On rappellera également la politique de terreur mené par les communistes en Afghanistan aidé par des conseillers soviétique tel le massacre de villageois en mars 1979 où 1700 adultes femmes et enfants rassemblé sur la place du village et mitraillé à bout portant

D.J

Écrit par : D.J | 05/11/2014

" Je suis d'ailleurs étonné que personne n'ait eu le courage d'évoquer l'invasion inique de l'Afghanistan par l'URSS en 1980, ce qui pourrait dénoter d'un certain parti-pris... "

Eeuuuuh... rappelez-nous qui a soutenu notamment les islamistes et un certain Ben Laden... dès avant l'arrivée des soviétiques...

Qui a instrumentalisé les islamistes?... Tchétchénie, Yougoslavie, Kosovo... Qui leur a permis de s'armer et d'en arriver là où nous en sommes actuellement: Libye, Irak, Syrie...

Certaines personnes ont la mémoire courte ou elles continuent leur oeuvre de désinformation et de propagande.

Écrit par : Johann | 05/11/2014

" Eeuuuuh... rappelez-nous qui a soutenu notamment les islamistes et un certain Ben Laden... dès avant l'arrivée des soviétiques... "

Avant le coup d'état communiste et avant l'arrivée des soviétiques l'Afghanistan était un état laïc. les femmes pouvaient s'habiller à l'occidental et Kaboul était la destination préférée des hippies occidentaux.

Les communistes ont mené une répression sanglante contre les imams en les massacrant et ils brûlaient les corans sur les places publique. Ce sont bien les communistes afghans avec le soutient des soviétiques qui ont radicalisé les musulmans dans ce pays et qui sont à l'origine des talibans. De plus les USA ont surtout soutenu Massoud qui était le gros de la résistance afghane. Massoud était un anti-islamiste et combattait les talibans.

Monsieur Johann au lieu de vous informé sur vos sites de gauchistes révisionnistes ( un pléonasme ) ou de conspirationistes à deux balles ( aussi un pléonasme ) lisez un peu le " Livre noir du communisme "

Cela vous donnera un aperçu réel de ce que vous amis rouges et russes on fait comme millions de victimes à travers le monde et de toute les guerres qui vont avec. Et ne venez pas me sortir comme le font la plupart des anti-livre noir ( la plupart venant de gauchos ) les divergences entre auteurs de livre pour prouver qu'il n'est pas sérieux. Ces divergences se limite déjà entre Courtois et Werth sur certain chiffres des morts issue de cette idéologie et le parallèle de Courtois en communisme et nazisme. l'essentielle de ce qu'il est écrit n'a jamais été remis en cause par les auteurs du livre et des historiens en général ( gauchistes excepté évidemment ).

Quand au Kosovo je ne croit pas que la majorité des membres familles musulmanes surtout les enfants qui furent massacré par votre ami communiste Milosevic qui voulait purifié l'ex-Yougoslavie étaient des islamistes radicaux. Quand à la Tchétchénie la radialisation des islamistes vous l'a devez surtout à Poutine qui c'est comporté comme un barbare en ne voulant pas l'autonomie de cette république en massacrant les populations avec ses MIG sous couvert de lutte contre le terrorisme comme le fait Bachar Al Assad aujourd'hui.

D.J

Écrit par : D.J | 05/11/2014

Bonsoir D.J
Voilà un formidable réquisitoire qui ne va pas manquer d'instruire Johann sur le fait qu'il n'avait rien compris.
Vos deux arguments se positionnent sur l'Afghanistan et le Kosovo. Vos sources sont certainement excellentes mais alors, que se passe-t-il maintenant ? Maintenant que la Russie, (qui ne semble pas aussi impérialiste que vous le dites concernant ces deux territoires)s'est retirée ? Je me souviens de tous les bobos de l'époque qui voyaient dans l'intervention de la Russie en Afghanistan une manœuvre inique d'un occupant sans scrupule. L'intervention Russe visait à détruire un virus installé par les USA. Dès le retrait de l'armée Russe, les "ameuropes" sont intervenus avec les mêmes méthodes et peut être pire avec un résultat proche de celui de la Libye à savoir le chaos. Ce pays n'a maintenant plus d'existence et reste un foyer d'infection.

Concernant le Kosovo, pardonnez moi de ne pas poursuivre car cette opération me donne envie de vomir. La naissance de cette enclave n'avait pour seul but que de créer une "zone franche" pour toutes les saloperies américaines en Europe (bases d'opérations spéciales qui ne disent pas leur nom, trafic d'organes à grande échelle, trafic de drogues en tous genres sur l'Europe).

Cessez de jouer les vierges effarouchées, votre client n'est pas défendable et opère sans contrôle dans toutes les anciennes zones d'influence de l'ex URSS et, avec votre complicité active.
Personne en Europe ne tient à l’extension de l'Albanie à part vous. Il n'est pas nouveau que les pépinières musulmanes constituent pour les américains des viviers de non-droit facilitées par l'esprit "évangéliste" de cette religion à qui les USA donne la possibilité d'affronter des "infidèles".

Écrit par : Idoine | 05/11/2014

«Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes». Formule installée par un professeur d’Histoire à Princeton, Woodrow Wilson au début des années 1900, qu’il apporta en tant que Président des Etats-Unis, dans ses quatorze points au congrès de Versailles en 1919. Comme le dit très bien Hélène, élixir dont s’enivrent tous ceux qui ont un besoin urgent de la formule. En premier lieu ce furent les mouvements indépendantistes des colonies, ce que ni l’arrogant Clémenceau, ni le Britannique Llyod George ne virent arriver, braises entretenues par le communisme international, qui s’appuya sur ce viatique incomparable.
Les grands garçons du Texas, imprégnés de messianisme, sachant par leur naissance, où sont le Bien et le Mal, même en dehors de tout Droit international, firent eux aussi un usage permanent de la formule, assaisonnée à la mode «Ferme des animaux», tous sont égaux mais il y en a qui sont plus égaux que d’autres. L’encerclement de la Russie et le violent dénigrement de Poutine mis en musique par la plume de Zbigniew Brzezinski dès la chute du soviétisme, procède de la même «philosophie».

Écrit par : Jean Louis | 06/11/2014

" [...] Cela vous donnera un aperçu réel de ce que vous amis rouges et russes on fait comme millions de victimes à travers le monde et de toute les guerres qui vont avec [...]

BS! DJ et sa calculette faussée... pure bs.

Écrit par : Keren Dispa | 06/11/2014

et pour argumenter, voilà ce que les USA se proposent de faire:

"Un document extraordinaire publié le 31 juillet à propos du calendrier prévisionnel militaire des États-Unis enjoint le Pentagone de se préparer à déclencher jusqu’à une demie douzaine de guerres simultanément, y compris des guerres dans lesquelles les adversaires possèdent des armes nucléaires.

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Ce document, intitulé « Ensuring a Strong Defense for the Future » (« Assurer une défense forte pour le futur »), a été rédigé par le National Defense Panel, un groupe d’anciens hauts responsables civils et militaires, missionnés par le Congrès pour fournir un regard critique sur le calendrier prévisionnel officiel du Pentagone publié cette année, le plan quadriennal de défense 2014.

Le National Defense Panel est coprésidé par William Perry, secrétaire à la Défense sous la présidence Clinton, et par le général John Abizaid, ex-chef du Commandement central des États-Unis. Parmi ses membres, il comprend quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michele Flournoy, anciennement secrétaire adjoint à la Défense sous Obama, et Eric Edelman, un éminent néo-conservateur et sous-secrétaire à la Défense dans le gouvernement de George W. Bush.
Il s’agit donc d’un groupe bipartisan [Républicains + Démocrates], qui représente l’intégralité du spectre politique des dirigeants officiels de Washington en matière de sécurité. Son rapport a été publié sous les auspices d’une agence financée par le gouvernement des États-Unis qui se consacre à l’étude des conflits, et dont le nom, choisi avec une logique orwellienne irréprochable, est l’US Institute of Peace [Institut américain de la paix].
Ce document nous prévient des dangers auxquels les États-Unis vont devoir faire face, en parlant en premier lieu de la puissante expansion de la Chine et de la Russie, avant de mentionner la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Moyen-Orient tout entier, puis l’Afrique. La Chine et la Russie ont donc été promues à la première place des cibles potentielles d’une intervention militaire des États-Unis, devant les trois pays mis en avant par George W. Bush dans son fameux discours de 2002 sur « l’Axe du mal ».

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Ensuring a strong_defense_for_the_future
Le document précise que pendant les deux décennies précédentes, depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, la doctrine militaire des États-Unis a exigé la capacité de pouvoir financer deux conflits militaires majeurs simultanément. Ensuite, il y est demandé un changement radical de cette doctrine :

« Étant donné que, dans le contexte actuel, les menaces s’intensifient, nous croyons qu’un nouveau format renforcé des forces armées, plus complet – un format qui soit différent du format double conflit (NdT : le “two-war construct” est un terme faisant référence à une doctrine militaire classique aux États-Unis et qui prévoit que ses forces armées doivent être dimensionnées de manière à être capables de mener simultanément deux conflits majeurs), mais au moins aussi puissant − est approprié. »

Par la suite, cette idée est davantage détaillée :

« Nous croyons [...] qu’une capacité à faire la guerre partout est la condition sine qua non pour être une superpuissance et s’avère donc essentielle à la crédibilité de la stratégie globale de l’Amérique en matière de sécurité nationale. Dans le contexte actuel de menaces, les États-Unis pourraient, selon toute vraisemblance, être amenés à mener des actions préventives ou à combattre dans plusieurs régions sur des périodes qui se superposent : dans la péninsule coréenne, dans les mers de Chine orientale et méridionale, au Moyen-Orient, en Asie du Sud, et pourquoi pas en Europe. Les États-Unis sont également confrontés à la possibilité d’avoir à faire face à des adversaires dotés de l’arme nucléaire. De surcroît, l’expansion d’Al-Qaïda et de ses émanations dans de nouvelles parties de l’Afrique et du Moyen-Orient implique que l’armée américaine doive pouvoir assumer des opérations antiterroristes au niveau mondial et défendre le territoire américain tout en étant engagée dans des conflits régionaux hors de nos frontières. » (Souligné par nous.)

Cette liste suggère que les États-Unis doivent être préparés à mener de front cinq ou six guerres majeures. Ce n’est rien moins que la demande à l’impérialisme américain de se préparer à gérer une guerre mondiale qui pourrait menacer l’humanité d’extinction.
La mise en avant de la Chine et de la Russie comme cibles potentielles d’une action militaire américaine est de très mauvais augure quant à ses implications, puisque ces deux pays possèdent respectivement le deuxième et le troisième arsenal nucléaire de la planète, derrière les États-Unis eux-mêmes.
Le rapport soutient la position de l’administration Obama, qui prône un « rééquilibrage » des forces militaires américaines pour affronter la Chine, décrivant cette initiative stratégique comme un effort pour réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts de sécurité des États-Unis.»
En ce qui concerne la possibilité pour qu’une telle guerre se produise, il convient de souligner que le Comité de défense nationale (National Defense Panel) discute actuellement des déclencheurs possibles pour un conflit majeur, en particulier en Extrême-Orient. Les termes utilisés ont beau être pleins de jargon, les perspectives n’en font pas moins froid dans le dos :

« La prolifération de systèmes de plus en plus autonomes et ne nécessitant pas d’intervention humaine, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient par exemple, aura un impact préjudiciable sur le maintien de la stabilité durant une crise ou sur la gestion de l’escalade si un conflit éclate. Ajoutés à la multiplication d’outils cyber-offensifs et défensifs ainsi que de défense anti-spatiale, ces systèmes affecteront sérieusement le rapport entre force militaire offensive et défensive dans des régions-clés, augmentant ainsi le risque qu’une crise dégénère rapidement en conflit – avant que les politiques et commandements militaires ne puissent réagir à temps ».

En clair, une grande guerre peut éclater, sans intervention humaine, à travers l’interaction de drones et de systèmes de réponse automatisés de part et d’autre.
Le rapport ne remet pas ouvertement en cause les forces militaires composées de volontaires, mais il met l’accent sur leur coût croissant, et appelle à une « réforme raisonnable des soldes et des avantages sociaux » pour les rendre plus abordables. La logique des pressions combinées de la hausse des coûts et des déploiements militaires croissants est inexorable, cependant cela signifie que la classe dirigeante américaine devra à plus ou moins court terme se diriger vers une certaine forme de conscription, même au-delà du projet économique actuel dans lequel les plus pauvres des travailleurs sont enrôlés comme « volontaires » de manière disproportionnée.
Le rapport de défense exprime des préoccupations sur le fait que les contraintes financières pesant sur l’impérialisme américain, et notamment des limitations imposées volontairement telles que la « saisie conservatoire » d’une partie sélectionnée des dépenses militaires imposées par le Budget Control Act (« Loi de contrôle budgétaire ») de 2011, sabrent dans les préparatifs de guerre du Pentagone.
Les auteurs se plaignent de manière répétée des limitations pesant sur les dépenses militaires états-uniennes à cause du fardeau des programmes sociaux domestiques, montrant du doigt « le large fossé grandissant entre les sommes collectées pour financer les programmes, d’une part, en particulier pour la Sécurité sociale et les principaux programmes de santé, et les sommes effectivement dépensées, d’autre part ».
Ils déclarent :

« L’Amérique doit remettre de l’ordre dans sa maison fiscale afin de financer simultanément des dépenses militaires robustes. Une limitation drastique des coûts de santé se doit d’être appliquée à la fois à l’intérieur du Département [c'est-à-dire pour les soldats et leurs familles] et plus généralement à travers tous les programmes gouvernementaux. »

Répétons-le : il s’agit d’un rapport bipartisan. Les démocrates tout comme les républicains, libéraux [NdT : au sens américain = « de gauche »] et conservateurs, ont soutenu sa demande de coupes dans les programmes sociaux dont dépendent les travailleurs pour mettre des trillions à disposition de l’appétit insatiable du complexe militaire américain.
Le caractère bipartisan de ce document témoigne de l’unité de toutes les composantes de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes parties du monde. Cela confirme que le combat contre une guerre impérialiste peut être mené si, et seulement si, la classe ouvrière se libère du système politique existant aux États-Unis, et construit un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme révolutionnaire socialiste et internationaliste."

Patrick Martin WSWS

Traduction www.les-crises.fr

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source: http://www.chaos-controle.com/archives/2014/09/21/30628420.html

Écrit par : Keren Dispa | 06/11/2014

@ Johann - je suis vraiment navré de n'avoir pas répondu comme vous sembliez le souhaiter à vos questions. Donc, vous m'interpellez en me demandant:

"Mais dites-nous donc qui agresse qui dans le Donbass? Qui veut la peau de l'autre? Qui bombarde qui? Qui veut envahir qui?"

"Qui a instrumentalisé les islamistes?... Tchétchénie, Yougoslavie, Kosovo... Qui leur a permis de s'armer et d'en arriver là où nous en sommes actuellement: Libye, Irak, Syrie..."

A la première question, il me semble, en effet, que le gouvernement ukrainien refuse cette sécession et que, de fait, ce différend a tourné en conflit armé. Aujourd'hui, j'ai néanmoins l'impression que toutle monde bombarde tout le monde, non? Qui a tort, qui a raison? Vous semblez le savoir, donc je m'en remets à votre avis autorisé.

Votre seconde question appelle aussi une réponse claire. Ce sont les Etats-Unis qui, au moment de l'invasion sociétique de l'Afghanistan, ont instrumentalisé et armé les résistants musulmans ou islamistes. Un excellent film "Charlie's War" relate le efforts d'un parlementaire américain pour armer les rebelles afghans. La Tchétchénie, honnêtement, je n'en sais rien. Par contre, le peuple tchétchène a considérablement souffert des méfaits du stalinisme (déportations de masse notamment) et que je ne peux qu'imaginer, à l'instar des peuples baltes, qu'il en garde un certain ressentiment à l'encontre des russes. Sur l'Irak et son invasion, j'ai déjà donné mon opinion et j'avoue mon incompétence à parler de la Lybie (sinon que je ne portais pas d'affection particulière au régime de Khaddafi).

Voilà. J'espère que ce dépôt saura vous faire accepter que le débat est tout à fait souhaitable... Mais qu'à force de taxer les participants au dit débat de mauvaise foi ou de mensonges, il n'y a plus beaucoup de place pour la discussion.

Écrit par : Déblogueur | 06/11/2014

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