08/11/2014

9 novembre 1989-9 novembre 2014

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Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

S'en étonnera qui veut.

Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defe...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-201411...

Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

Commentaires

"Je suis absolument convaincu que Poutine défend aujourd'hui mieux que quiconque les intérêts de la Russie."

Et pas que de la Russie!

Écrit par : Johann | 08/11/2014

Excellent commentaire!
Cependant, devant cette incroyable ‘nouvelle folie’ historique, la question de comment l’enrayer demeure. Quelle institution Européenne aurait assez d’influence, de souveraineté, d’intelligence et de volonté pour raisonner ses ‘partenaires’ Américains, si l’on peut encore qualifier les relations transatlantiques de partenariat et non de diktat?
Absolument aucun doute ne subsiste, quant á la responsabilité de Washington, sur cette inqualifiable agression envers la Russie et une ‘démonisation’ diffamante sans précédent de son Président Vladimir Poutine, á qui non devons, jusqu'à présent, un calme relatif.
Il est évident que la Russie, la Russie du Président Poutine, doit rester un partenaire et un allié de l’Europe, qui se doit de s’en rapprocher ; que les relations et échanges á tous les niveaux doivent s’intensifier ; que ces tant absurdes qu’illégales sanctions doivent être ignorées et abolies au plus vite.

Écrit par : Emmanuel Meunier | 09/11/2014

Quand on lit des études d’universitaires avertis sur l’histoire de la géopolitique, et des relations internationales depuis 1945, on est souvent stupéfait de rencontrer une description linéaire de l’Histoire, qui oublie le communisme international. Même sous la plume d’excellents observateurs. C’est encore plus vrai dans les commentaires multiples que permet le multi media. Combien d’affirmations péremptoires, à titre d’exemple, sur le monde colonial et les mouvements d’indépendance, où le rôle du communisme est oublié.
Cet anniversaire n’en est que plus chargé de souvenirs, et d’enseignements. On ne peut pas l’isoler de ce que fut, ce que le professeur George-Henri Soutou a appelé « La guerre de cinquante ans » (Fayard 2001), sans doute les meilleures 700 pages sur la guerre froide. L’intensité de la confrontation s’installa dans la vie quotidienne avec un caractère banal, comme une fatalité, comme si le rideau de fer allait de soi, comme si l’amputation du territoire allemand était le prix à payer pour ce pays. Cette confrontation eut son épopée et son héroïsme, blocus de Berlin en Juin 1948. J’avais 9 ans le 13 Août 1961, et je me souviens comme d’hier, de ma famille réunie autour du poste «TSF», écoutant effondrée, l’enfermement des populations derrière les barbelés «antifascistes». Petite incidente, un an plus tard c’était la crise de Cuba. Ces deux évènements convainquirent De Gaulle que les Américains ne feraient jamais tuer un GI pour la liberté de l’Europe, qu’il fallait donc sortir du couplage automatique de nos armes dans le commandement intégré de l’OTAN, et reprendre notre liberté de décision.
Nous ferions bien de regarder sans préjugé et sans aménité ce que sont les ressources du peuple allemand, et sa propension naturelle à la grande coalition. J’entendais ce matin sur une radio éco, que le coût de la réunification fut dramatiquement sous évaluée dans les années 1990, raison d’un trou économique qui fit beaucoup gloser, et qui couta au final 2.000 milliard €. Avec le résultat que l’on voit aujourd’hui … ! Cette période cruelle de l’histoire du 20ème siècle fut aussi riche en formules historiques, dont la France ne s’est pas privé. Mitterrand devant le Bundestag « Le pacifisme est à l’Ouest, et les SS 20 sont à l’Est ». Hélène nous parle d’un « certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse. ». Reconnaissons que le tropisme que les Américains ont progressivement développé, était devenu aveuglant, facilité par les années imbibées de Eltsine, jusqu’à ce qu’un vrai patron reprenne les commandes. Dès lors éclata au grand jour la duplicité américaine, entièrement synthétisée dans la totalité des écrits de Brezinski depuis la chute du mur, véritable inspirateur de leur politique étrangère, qui sont hélas très peu lus. Mais la violence contre une Russie qui reprend sa place sur la scène internationale ne nous laisse aucun doute sur les objectifs américains. Les Russes le savent et ne se laisseront pas abuser. Ils ont une grande expérience du « containment », et n’accepteront pas d’en devenir victime.

Écrit par : Jean Louis | 08/11/2014

Ayant participé à la chute du mur de Berlin, j'en reste couac, il est tombé deux heures après notre départ..
Ce mur n'est pas tombé avec des canons mais avec des pinceaux, de la musique et des tableaux. Comme quoi, la Culture, la force de la volonté peuvent suffire à changer le cours de l'histoire.

Aujourd'hui, d'autres murs se sont installés dans la tête des dirigeants occidentaux et d'une partie de l'opinion publique. Là, les pinceaux ni feront rien. C'est très grave.

Cette année aucune fête reste les souvenirs et une certaine amertume face à des comportements occidentaux, ultra dangereux pour la suite de l'histoire humaine, de l'Europe en particulier.

Écrit par : Pierre NOËL | 08/11/2014

Le mur de l'apartheid israélien a bien vu le jour après la chute de celui de Berlin.
Preuve que les leçons ne sont jamais ni apprises, ni estimées à leur juste valeur.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 08/11/2014

Victor-Liviu, il est vrai que l'homme ne retient presque jamais les leçons du passé.Peut-être parce qu'il est sur que de telles choses ne se reproduiront plus. Cela est imprimé dans son cerveau comme un tatouage indélébile. C'est dans notre nature.
Mais rassurez-vous, bientôt "Maître Corto" vous dira que le mur de l'apartheid israélien n'existe pas, et n'est que de la prpagande du reste du monde. On parie?

Écrit par : Ralf LATINA | 09/11/2014

Tout a été dit sur cette Russie que l'occident veut isoler parce qu'elle se réveille sous l'impulsion de son Président.
Les USA , l'UE l'ont provoquée . Poutine ne reculera devant rien ,et c'est légitime.
Attendons de voir l'issue de ce bourbier dans lequel ils ont mis l'Europe.
Une chose est sûre pour l'instant : le grand vainqueur c'est Poutine.

Écrit par : mowood | 09/11/2014

La projet de Russie de Poutine est celui d'une Russie de tous les Russes, à la différence des projets des internationalistes plus ou moins corrompus par les valeurs néo-libérales prétenduement occidentales.

Écrit par : Christian Bitard | 09/11/2014

Et oui, Christian..

A l'heure où la "communauté internationale" célèbre la chute d'un mur, il reste légitime de s'interroger sur l'intérêt qu'elle aurait à encourager le projet sinon la mise en oeuvre souhaitée par un oligarque aux trois passeports qui ne cache pas son plaisir d'ignorer les frontières...

A lire, ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/ce-genevois-qui-gouverne-en-ukraine.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/11/2014

Vlad Putin a tous les Russes avec lui, au moins 80%.
Quid d'Obama, Hollande, etc ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 09/11/2014

VLD : les occidentaux ont élu des bouffons ! Vova est le meilleur rassembleur de la grande Russie. Il y aura toujours des contestataires, mais ils n'ont jamais été et ne seront jamais capables de proposer un "mieux". Voyez ce qui se passe en Europe : des menteurs, des perruqués, des voleurs. Et en amérique ce n'est pas mieux. Certains essaient de jeter l’opprobre sur la Russie, alors que dans leurs pays c'est la catastrophe. Même en Israël, soit disant exemple de démocratie et de justice, des familles font face à la misère et sont bien en dessous du minimum vital ! Des appels au soutien et au financement des miséreux sont distribués en Suisse dans des clubs sportifs, comme le Basket Club Maccabi à Genève!

la crise touche tout le monde, mais certains en profitent pour légitimer leurs actes belliqueux et quérulents!

La Russie accueille les réfugiés des territoires bombardés par l'armée du gouvernement de kiev, et les européens n'en font même pas état!

La dure réalité, c'est que d'une part des populations sont victimes de la guerre, et pendant ce temps, des oligarques et des consortiums s'en mettent plein les poches, avec l'argent de l'europe!

Il faut faire cesser ces injustices et dénoncer ces scandales!

Écrit par : Keren Dispa | 09/11/2014

Qui dit la vérité? Qui cherche la vérité? Qui procrastine? Qui cache la m**** au chat?

Réponses ici:

http://www.voltairenet.org/article185838.html

Avec des photos que je n'ai jamais vu publiées sur les sites pro-Kiev.

Conclusion:

"La procrastination et le manque d’investigation objective de tous côtés, avec la participation de prestigieuses organisations internationales, font d’autant plus douter que les parties concernées rendent jamais publiques les véritables circonstances qui entourent le crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines."

N'a-t-on pas évoqué le fait que la commission d'enquête pouvait être muselée par l'un quelconque des pays impliqués ou victimes?


2me conclusion: les médias occidentaux sont à la botte des dirigeants. Ils n'ont aucune indépendance. Ils participent à la politique de tension, voire de guerre. Les guerres n'arrivent pas par hasard, les populations sont manipulées et conditionnées. Merci qui?


Quant à Poutine (et il ne faut pas se leurrer, Vladimir Vladimirovitch n'est pas seul à diriger la Russie), il a parfaitement analysé et compris la situation politique mondiale actuelle et les intentions des impérialistes (et apparemment Gorbi a compris lui-aussi).

Analyse (excellente!) de son dernier discours:

http://www.voltairenet.org/article185857.html

Écrit par : Johann | 09/11/2014

Ne pas confondre mur de protection et mur de séparation, sinon l'immeuble s'écroule! C'est la même chose en politique.

Le réseau "Voltaire" un drôle de panier de crabe, on y trouve la théorie du complot et autres fables pour amuser la galerie....

L'Europe a été fragilisée par ses andouilles et lèches bottes de "marmoud Obama" et ses frères. Le coup de boutoir "indirect" de la Russie sur l'Europe est un message de Poutine.

C'est même un coup de pied au cul distribué à chaque dirigeant Européen. Merkel est dans l'erreur avec sa politique en Europe.

Les européens tardent à réformer les banques et les pays fabricant du fonctionnaire dont on a plus besoin, un peu comme le salarié de masse se transformant à la longue en "sans-dents"

Reste les finances et leurs islamistes, rien est foutu, tout sera à dé-construire pour mieux re-construire. C'est la vie des rois-dieux et du clergé.

Mais là, ils disposeront de robots humanoïdes sans salaires, sans taxes ni charges, pas de revendications. Quant aux humains normaux ils vivront d'amour et d'eau fraîche au jardin d'éden et tout recommencera. Enfin, si le temps le permet, le climat ne va pas dans le bon sens....

Nous devrions migrer au proche orient afin de reconstruire une civilisation sans dieu mâles, par contre mettre des déesses, environ 72 vierges de préférences à disposition de chaque migrant, ce sera son paradis sur terre pour refaire le monde? Les femmes feront la popote et les lits, elles s'occuperont des jardins et du reste.....comme d'hab

Au ciel c'est le bordel cosmique, alors construisons le sur terre?

Ah quelqu'un me souffle que c'est fait? Ah bon, je ne le savais pas tout paraît si calme sur cette bonne vieille planète aux divinités par milliers....

Écrit par : Pierre NOËL | 10/11/2014

25 ans après le percement du mur à Berlin, c'est l'alliance contre nature US-UE qui en construit de nouveaux à l'est.
Demeurons vigilants

Écrit par : Pascal MAS | 10/11/2014

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