13/07/2015

"La crise grecque", fin et suites

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On a tout lu, tout entendu, tout vu ou sans doute pas.

L'essentiel est qu'on nous l'ait fait croire. 

Car ce qui devait arriver semble bel et bien arrivé, la Grèce restera dans l'Union Européenne.

Avoir rendu le monde témoin, des semaines durant, de prises de têtes médiactico-lobbyistes, est-ce cela, la transparence de l'information?

Les avoir complétées d'interviews au sein de la population grecque, est-ce cela, la démocratie?

Le fait est que ce qui a été communiqué ce 13 juillet comme issue à la crise grecque ne libérera, au mieux, qu'un espace médiatique.

Et encore, rien ne l'assure.

A Delphes, la Pythie livrerait-elle déjà quelques bribes de réponses?

A suivre...

 

 

Commentaires

Bonjour Hélène,
Bonjour les lecteurs du blog

Merci de traiter de ce sujet qui me permet de m'exprimer.

C'est avec tristesse que j'apprends ce matin, le résultat issu de cette assemblée nocturne des 29 pantins européens et je vous livre ici ma réaction à chaud.

Je n'ai qu'une seule question.
Comment, ceux qui appréhendent le danger d'une telle europe, pourront-ils convaincre les europhiles de ne pas chercher à y adhérer?

Bien qu'ayant des origines du Schleswig-Holstein, je n'ai aucune envie de travailler au développement de la suprématie germanique sur notre continent. Son inflexibilité peut casser IMPUNÉMENT l'humanité. L'Allemagne n'a jamais remboursé le moindre centime, le moindre Rappen ou pfenig pour dédommager les pays qu'elle avait envahis et détruits, ni remboursé les emprunts aux européens pour sa reconstruction. C'est le pays qui a commis le plus de défauts de paiement dans l'existence de sa jeune nation.

Par Elle (l'Allemagne) le peuple grec, ainsi que d'autres peuples européens du Sud de la zone euro et de l'OTAN vont endurer l'austérité. Le désespoir ramène tout à l'ère moyenâgeuse.

Le peuple allemand se souviendra encore longtemps des méfaits de ses dirigeants. Tout est devenu pire en 1998, depuis l'avènement du chancelier Schroeder qui appelait à faire une place plus grande à Washington au sein de la Reich allemande, exhortant la France à lui faire bon accueil.


Tragicomédie grecque.

Ma déception est grande mais sans surprise.

Pendant longtemps je balançais entre deux sentiments: Tsipras agit-il en tant que fin stratège pour gagner du temps afin d’organiser la sortie de la Grèce de la zone euro ou bien louvoie-t-il pour ne pas perdre l’immense crédit que le peuple avait accordé à Syrisa avec un espoir, pas moins immense, de sortir du tunnel de l’austérité.

Malgré tout, j’avais une préférence pour la deuxième position tout en faisant appel à ma bienveillance pour la première. Finalement mon intuition me disais juste. Tout comme l’intuition de James Petras dont la tardive mise en ligne de son article daté du 6 juin (http://petras.lahaine.org/?p=2039) était accusé de vouloir saboter le référendum du 5 juillet sur les dernières propositions de la Troïka. Petras est généralement intuitif et clairvoyant. Il avait peut-être déjà perçu Tsipras tel quel. Il est peut-être fin psychologue. En tout cas, en politique économique, les logiques sont peu nombreuses et les expériences semblables avaient déjà été vécues ailleurs dont il eût été judicieux d’en tirer leçons.

Cet accord, s’il réjouit une partie des Grecs et la diaspora fortunée, il réserve de grosses difficultés dans son application car le combat dans les parlements et dans la rue va tout juste commencer aujourd’hui. Le législateur devra mettre en musique tous les points négociés, au fur et à mesure, les débats seront déjà balisées, les opinions disciplinées. Il sera difficile de s’en écarter. La Grèce va se diviser. Le coup d’état ne sera pas exclu si, hostile à ces sacrifices, 50% de la population appelle à la mobilisation.

Le peuple, avec ses dilemmes et ses oxymores, devra prendre connaissance cognitivement ce que sont leurs inévitables conséquences (on ne peut même pas parler d’issues).
Ne pas vouloir subir les politiques prédatrices des économies fortes qui font porter à l’euro les règles martiales, la loi du plus fort et ne pas vouloir le fuir, c’est vouloir transformer le diable en brebis. Si Tsipras avait l’ambition affichée de vouloir transfigurer l’UE, l’Eurozone et l’Eurogroupe de l’intérieur, il doit se rendre à l’évidence qu’il est en train d’échouer.
Tsipras, lui-même, se serait-il déguisé pour inciter le troupeau à prendre le chemin de l’abattoir?

Ceci dit, je me permets une remarque.
Le gouvernement français avait collaboré avec le gouvernement Tsipras pour la rédaction de la dernière mouture des propositions grecques aboutissant à l’accord de cette historique date du 13 juillet 2015. La France venait de prendre une lourde responsabilité, elle avait surtout pris les devants d’un procès politique que les Français sont tentés de lui faire. Auraitt-elle la hantise de voir la Grèce s’en sortir et entrer en concurrence économique directe avec les pays de l’Union, avec une monnaie dévaluée au cas où la Grèce se serait retrouvée sortie de l’eurozone?
Car en effet, la France qui ne cessait d’emboîter le pas à la consœur germanique, de faire la morale à la Grèce, se serait sentie en porte-à-faux avec la monnaie unique, vu que son déficit se creuse continument et que la relance reste coincée.
La France, donc, avait-elle un intérêt à empêcher la reconnaissance positive d’une telle mue pour la Grèce, une mue qu’elle aurait pu entreprendre pour elle-même? Elle, la fondatrice de cette construction bancale, disparitaire et discriminante. Elle qui croyait tenir son rang aux côtés des économies anglo-saxonnes, elle en devient le supplétif de service, le laquais mal remercié.

Plus de 70 milliards d’euros d’aide contre la quasi tutelle du pays. Autant dire le pays a repoussé les rebibes à peine plus loin et que l’UE vient de réaliser une opération unilatéralement gagnante. La dette, dans trois ans, arrivera à maturité, les charges sont dès à présent alourdies. Les banques prêteuses ont obtenu des garanties-béton. La colonisation est quasi achevée.

Les Grecs leurrés jusqu’au bout. Une démocratie qui n’a pas déclaré ses composants, ni dit franchement sa nature et son agenda.
Démocratia. Apparat de scène? (comme en Suisse).

Pour moi, la tragique comédie est en train d’écrire son Finale et je revoie, comme dans la mise en scène par Johannes Bapst de “Fidelio” de Beethoven, une peuple blafard et blanchi, de la crinière aux lambeaux des chaussures, vidé de toute substance, qui avance à travers un champ rouge de coquelicots, droit, face au vide, comme des automates, sous un ciel insolemment bleu… Pour aller vers nulle part. Et pas un seul soupçon d’ombre sous les pieds des sépulcres articulés.
Rien n’a changé. Rien n'aura changé. On aura pendu les seigneurs et les gouverneurs corrompus pour laisser naître une bureaucratie encore plus cruelle. Un système impitoyable qui aura toujours raison de tous les dirigeants.

Si l’Union Européenne fait chanter le Finale de la 9è symphonie en tutti voix et orchestre au début de chaque séance, elle pourra aussi enchainer avec le glas des républiques inachevées dans leur ultime conscience du suicide collectif dans le Finale de Fidelio.
On attend d’y voir redescendre les cendres blanches recouvrir silencieusement l’histoire de l’humanité.

Écrit par : Beatrix | 13/07/2015

Sacrée tartine Beatrix, mais du beau verbe.

Écrit par : EIO | 13/07/2015

Oui, EIO, de "beau verbe", Beatrix n'en est jamais à cours et c'est bien appréciable.

Le lyrisme de son propos ci-dessus est un modèle du genre.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 13/07/2015

L'euro reprend du viagra chez les Grecs !!!!

Tout le monde fait pipi sur ses godasses ou à côté de la cuvette depuis des semaines... et pas moyen d'acheter un euro pour un balle !?! C'est désespérant.

Que la Grèce reste dans l'euro, l'euro «bande». Rumeur que la Grèce sorte de l'euro, l'euro bande encore.

Bon sang de bon sang, y'a-t-il un pilote dans l'avion qui puisse réellement nous dire quand-est-ce qu'il aura son coup de mou ?

Écrit par : petard | 13/07/2015

Voici le lien au texte intégral de l'accord entre l'Union Européenne et la Grèce:


http://www.politis.fr/Voici-le-texte-de-l-accord-UE,31897.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 13/07/2015

En fin de compte, ambiance, "pistolet ou revolver sur la tempe à Tsipras" et diktats... BERCEAU de la démocratie la Grèce vit désormais sous la férule d'une DICTATURE: l'Union Européenne.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/07/2015

Avant que la Grèce soit accepté dans le sein de la famille "généreuse" des "démocraties" européennes, la Grèce avait une industrie des chantiers navals TRÈS développée (vu que c'est un pays - "maritime").
Mais les chantiers navales grecques faisait de la concurrence a la même industrie navale, mais allemande.
Résultats, on les connait déjà tous :

L'industrie de la construction navale grecque est anéantie, détruite, ruinée, vidée, essorée, pressée comme un citron, il lui reste que les fameux armateurs grecques (qui payent leur impôt a l'étranger)...
En échange de la destruction de leur industrie navale, les grecques ont eu QUOI ? Ben, ils ont eu DES CRÉDITS allemands ! Chouettes ! C'est hyper chouette de vivre au crédit ! On ne s'aperçoit même pas qu'on vit au crédit, mais on se réveille avec la gueule du bois !

"L'Union Européenne", tel un Frankenstein, a été "fabriquée" artificiellement pour faire prospérer l'Allemagne !

Je suis contente, que le peuple européen, enfin, commence a le comprendre aujourd'hui.
De toute façon "L'Union Européenne", ce bric-à-brac monstrueux , (tout comme le feu URSS), n'est pas VIABLE, et va directement vers l'abime, et vers l'implosion.
La faute des européens - est, qu'ils n'ont pas compris les vrais "raisons" de l'implosion de l'URSS.

*Sur internet, "les bruits courent", que en Russie, les imprimeries russes, tournent a fond, pour imprimer le "drachme" grecque. Donc ce n'est pas la fin du spectacle minable européen, ce n'est que le début...

Écrit par : ANNA | 14/07/2015

Tsipras a mangé son chapeau, son costard, son calbut et ses pompes avec! Heureusement pour lui il a économisé une cravate. Aujourd'hui, le fond des choses commence à sortir derrière les médiamensonges officiels. Varoufakis a parlé très justement de terroristes en parlant des Sinistres des finances européens. En effet, le chantage qu'a exercé l'Europe sur Tsipras était le suivant: si tu n'acceptes pas toutes nos conditions, les banques grecs feront toutes immédiatement faillite et tous les fonds des épargnants grecs seront perdus! Et voilà, soit il faisait face à une grogne populaire sans précédant, soit il passait sur l'échafaud. Ce que je trouve particulièrement dommage c'est que ce mec n'a pas eu les c....pour s'adresser à son peuple pour expliquer ce deal! Mais peut-être que là, il était mort et sa famille avec, voir Janoukovitch quand il a refusé de signer l'accord avec l'UE! Mais bon, est-ce que la partie est terminée?

Écrit par : Gabor Fonyodi | 14/07/2015

Ah et j'oubliais, j'en ai ras le bol d'entendre dans tous les médias, qu'il s'agit "d'aide", alors qu'il s'agit de crédits avec des taux d'intérêts allant jusqu'à 15%!!! Alors qui aidait qui! Le peuple grec aidait les hedge funds genre Soros, qui se sont gavés sur leur dos...C'est beau le capitalisme n'est-ce pas et la langue de bois qui lui sied si bien? D'ailleurs les prêts d'aujourd'hui sont là pour rembourser les prêts d'hier, Tout ça c'est de la logique capitalistique de l'argent dette!

Écrit par : Gabor Fonyodi | 14/07/2015

Chère ANNA, les tenants de la théorie communiste affirment que le communisme véritable, le vrai, l'unique, le scientifique, n'a JAMAIS été appliqué.
Même pas chez les Soviéts.

Dès lors, il s'agit pour eux, de parler non pas de communisme, mais de stalinisme, castrisme, voir même tsiparisme (?).

Que l'URSS soit tombé, cela ne les dérangent pas, plus que les fortunes anciennes, détenues par la noblesse russe ont bien changé de mains ... bienvenue aux oligarques, qui se sont appropriés la fortune ancienne, à laquelle il faut ajouter le travail de générations entières fourni par les "camarades" ...

Et juste pour dénoncer le deux poids, deux mesures ... l'extrême droite, elle, quand ils en parlent ... c'est un bloc compact, uni, contre lequel, évidemment il s'agit de lutter.

Hasta la Victoria Siempre !

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 14/07/2015

Victor-Liviu Dumitrescu,

Les polonais sont persuadés que l'URSS a implosé grâce a un pape Polonais, qui a dit "n'ayez pas peur"
Les américains sont persuadés que l'URSS a implosé grâce a une guerre froide, imposé aux soviétiques par les américains
Les européens sont persuadés que l'URSS a implosé a cause du communisme

Il y a que les soviétiques qui connaissent les vrais raisons de l’implosion de l'URSS, et ces raisons sont les mêmes, qui ferons demain implosé l'UE :

Le carcan bureaucratique monstrueux !

A savoir - quand au lieu de s'occuper de l'économie, on écrase les intérêts du peuple au nom d'une idéologie ( communisme de l'URSS ou libéralisme de l'UE)

Écrit par : ANNA | 14/07/2015

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