20/07/2015

"Pas de testicules, pas de cerveau"

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                                                        Massacre de Chio, 22 avril 1822 peint en 1824 par Eugène Delacroix

 

Tels sont les propos d'Olivier Delamarche au sujet de ce pauvre Tsipras.

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-minute-d-olivier-delamarche-50525

Michel Onfray, lui, résume Tsipras, à de la com'.

Mieux, il parle de l'existence, en Grèce, d'un foyer fasciste et s'ébahit qu'en Europe, cela existe encore...

A se demander s'il a suivi l'actualité de l'Ukraine! Sait-il seulement qui a été élu Premier Ministre? 

A l'aune de telles appréciations diffusées sur un media de grande audience, on mesure son orientation et les limites de son horizon.

En 1832, la Grèce est transformée en royaume par les grandes puissances qui ont oeuvré à son indépendance.

C'est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane.

Après le roi de Bavière, c'est un roi du Danemark qui lui succède.

Ensuite, quelques dictatures plus tard, la Grèce devient une démocratie.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d'indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui sévit juste après la deuxième guerre mondiale et qui fit 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Ceci n'est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés.

Non, c'est de l'Histoire.

 

Sujet paru en page 19 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 23 juillet 2015 sous le titre "Grèce: le poids de l'histoire"

Commentaires

A propos de "ce pauvre Tsipras", pas de testicules, pas de cerveau, la femme selon l'Apôtre Paul correspond également à ce que sera plus tard une musulmane mariée avec de bons moyens. Mais les féministes des années septante avec justesse relevèrent de Paul l'aspect machiste de sa mentalité contrairement au précurseur du féminisme, l'un d'eux, Jésus, qui dit ä son disciple Pierre de ne pas écarter Marie de la communauté car, "tout comme toi, elle a une âme!" (Evangile de Thomas)

Quant à Tsipras..."condamné" par leurs excellences de l'UE pour avoir par un référendum tenu à consulter les Grecs à donner leur avis sur ce qui les concerne en ce nouveau règne soigneusement étudié et mis au point connu sous le nom d'"austérité" (sans oublier que la Régente en UE est fille de pasteur : "Père, j'ai combattu le bon combat!" soit... révérence aux Riches!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/07/2015

Ce qu’il y a de bien avec le terme «fasciste», c’est qu’il peut être utilisé dans n’importe quel contexte. Il y a donc des fascistes en Ukraine, en Grèce, après qu’il y en ait eu en Italie et en Espagne. En plus, il y a des fascistes de gauche et aussi de droite; ça arrange tout le monde.

Si, relativement à la Grèce et à sa lamentable situation économique, on se permet d’écarter les adjectifs radicaux et qu’on revient aux fondamentaux récents, on constate des faits assez simples. Sa coalition gouvernementale s’appuie sur un parti souverainiste de droite (pour ne pas dire «fasciste», pour une fois). Ca me rappelle assez les alliances objectives du PS et de l’UDC en Suisse.

Tsipras avait cinq mois pour négocier la dette grecque avec l’Union Européenne et le FMI. Il n’a rien fait d’autre qu’atermoyer et faire traîner toutes recherches de solution.

Lorsqu’il a fait le constat, inéluctable, que ses interlocuteurs ne se laisseraient pas entourlouper, il a sorti son joker de sa manche, le référendum finalement accepté à un peu plus de 60% des voix. Mais cette acceptation n’avait plus aucun sens car l’offre d’arrangement financier était échue avant la tenue du référendum... Qui plus est, Tsipras doit désormais faire passer la pilule de l’austérité en dépit des résultats du référendum, ce que les grecs semblent particulièrement apprécier.

Alors, je ne sais pas si Tsipras en a, et a un cerveau, mais quel gâchis! A tout le moins manque-t-il de sens politique et de discernement. Moi, finalement, je suis de l’avis de DSK (pas sur ce que vous pensez): il convient d'effacer la dette grecque et de laisser ce pays se débrouiller tout seul, sans l’UE, sans le FMI. Et puis là, on verra bien si les grecs en ont, à tous points de vue.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 21/07/2015

Que la Grèce ait beaucoup souffert, soit comme d'autres nations d'ailleurs, cela exempte-t-il ses dirigeants de collecter l’impôt et ainsi de faire vivre l'Etat?
Actuellement ni le clergé, ni les armateurs ne paient l’impôt, le clergé qui est le plus gros propriétaire terrien en Grèce.
Pourquoi n'y a -t-il pas de cadastre qui permettrait de récolter l’impôt foncier?
Tout cela contribue très largement a la situation actuelle.
Et ce n'est pas en égorgeant le peuple d'aujourd'hui que les dirigeants paieront les erreurs d'hier.

Écrit par : yves klein | 21/07/2015

Et qui a créé l'université populaire libre et gratuite, qui a créé l'université du gout et qui n'arrive pas comme l'homme a la chemise blanche sur les champs de bataille lorsqu'on ne risque plus rien sauf passer à la télé.
Voila les différences entre Onfray et BHL. Autre chose?

Écrit par : yves klein | 21/07/2015

Arrêtez moi, si je me trompe...

Michel Onfray, c'est le gars, qui a la tronche plus large que la portière de son cabriolet décapotable ?
BHL, lui au moins a l'indécence d'être maigre


*On me dit a l'oreillette - pas a la physique !

Écrit par : ANNA | 21/07/2015

Depuis quand l'Ukraine est-elle en Europe? La suite est tout aussi "orientée" et simpliste. Les limites de l'horizon ressemblent à une poutre qu'on ne voit pas dans son oeil...Olivier Delamarche et Michel Onfray, chacun dans leur domaine, savent de quoi ils parlent, eux.
Avec mes hommages, chère Madame!

Écrit par : Bénédict | 21/07/2015

Benedict,

Depuis quand l'Ukraine ne serait-elle plus en Europe?
La géographie, ça vous dit quelque chose?

Un horizon s'élargit sans problème si on le veut bien...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/07/2015

Le mot "tutelle" est un mot "faible", pour parler de domination au sujet des grecs, devenus "dhimmis" ...

"C'est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane."

Depuis la chute de Constantinople, les grecs ont une sainte horreur de payer pour vivre leur foi, dans un pays qui fut jadis, le leur.

Mais chuuuuut !!!

#pasdamalgame !

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 21/07/2015

Si on lit ou écoute les gens, il semblerait qu'avant Tsipras la Grèce allait très bien... bon par contre qu'elle rentre dans l'Europe était une connerie.

Des propos que l'on dira en Espagne ou en italie un jour...

Histoire et économie font de moins en moins bon ménage...Les économistes sont frappés d'amnésie... Les couilles en Europe je ne sais pas qui en a pour dire non... la montée des extrèmes est logique, c'est de la même manière que le nazisme est monté. Grace à l'échec des partis traditionnels! CQFD!

Écrit par : plumenoire | 21/07/2015

Avis aux amateurs de géographie ... ne pas confondre le continent européen et la fameuse Union ...

L'Ukraine est un État d'Europe de l'Est, le deuxième d'Europe par sa superficie.
Elle est bordée par la mer Noire et la mer d'Azov au sud, frontalière avec la Russie au nord, au sud (contestation territoriale de Crimée) et à l'est, avec la Biélorussie au nord, avec la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie à l'ouest et avec la Roumanie et la Moldavie au sud-ouest.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ukraine

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 21/07/2015

"Ceci n'est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés.

Non, c'est de l'Histoire."

Et donc la conclusion, c'est quoi ?

Écrit par : Plouf | 21/07/2015

Olivier Delamarche est un des économistes les plus crédible actuellement, j'en ai fait souvent référence ici et ailleurs.

Tsipras est une carotte bien rouge. Il eut été plus intelligent de faire sortir la Grèce de cette Eurabia. Comme le dit Delamarche, une grande partie des 200 milliards qui ont quitté le pays seraient revenus progressivement avec une drachme en baisse dans un premier temps, en hausse dans un second.
Le tourisme est entre autres le cœur d'une nouvelle économie, encore faut-il avoir une éducation autre que celle de la carotte et du bâton, imposée par nos détraqués.

Oui, nous allons payer l'incompétence des dirigeants européens, tant sur le plan politique, économique et civilisationnel.

Bravo à cette chrétienté et aux militaires qui ont simplement saccagé ce très beau pays avec leurs croyances et leurs politiques mafieuses.

Il reste l'Iran et Cuba pour investir sur la planète, selon nos théoriciens au cerveau plat comme la terre de leurs ancêtres. Là aussi, on peut applaudir des deux pieds et sabler le champagne ROZ-ANNA! (bouteille en plastique bleu avec son eau naturelle gazeuse et volcanique)

Certains devront se les manger -crues ou -cuites, il nous restera LISIEUX pour pleurer et prier *L*

Écrit par : Pierre NOËL | 21/07/2015

@déblogueur

Décidément il débloque. J'aimerais savoir quelles ont été les "alliances objectives" entre l'UDC et la gauche...Autre remassis d'inepties: "Tsipras avait cinq mois pour négocier la dette grecque avec l’Union Européenne et le FMI. Il n’a rien fait d’autre qu’atermoyer et faire traîner toutes recherches de solution." De quoi parle-t-on? Négocier quoi? Une dette que les Oligarchies européennes ne veulent pas lâcher? Pourquoi il n'avait pas de couilles ce mec? Tout simple: soit il quittait la zone Euro et à ce moment là la BCE faisait mettre en faillite toutes les banques grecques avec les conséquences désastreuses pour les épargnants et les entreprises grecs, soit qu'il se faisait entuber par l'Eurogroupe et c'est pas des couilles qu'il aurait eu besoin mais un kilo de vaseline!
Varoufakis a déclaré que les européens sont des terroristes car il a dit qu'il subissait chantage sur chantage. Alors, c'est soit tu déclares la guerre, soit tu te couches. Tsipras s'est couché. Et pour les tenants du système il faudrait juste pas oublier qu'avant Tsipras c'est un gouvernement pro européen et pro capitaliste qui n'est arrivé à rien d'autre qu'à une horrible récession et à une misère noire pour le pélus grand nombre. Personnellement comme Delamarche j'aurais tenté le Grexit! (j'ai vu l'interview sur BFM Business)

Écrit par : Gabor Fonyodi | 21/07/2015

On conviendra avec "plumenoire" que la Grèce n'allait pas bien avant Tsipras, cela ne fait aucun doute. La situation actuelle a été héritée des gouvernement précédents, corrompus et malhonnêtes.

On peut néanmoins s'interroger sur ce peuple qui se vit (encore) dans le mythe de la fondation de la démocratie, alors qu'il est avéré que celle-ci, en Grèce antique, était surtout fondée sur l'existence d'innombrables esclaves.

Qui plus est, proposer un référendum pour faire le contraire du résultat du scrutin ensuite, vraiment?

Écrit par : Déblogueur | 21/07/2015

Merci pour ce morceau d'histoire, chère Hélène, même si le titre emprunté ne laisse pas deviner le sujet. Ce serait comique de vérifier combien de ces diseurs du journal du soir, connaissent le résumé que vous proposez.

Écrit par : Jean Louis FAURE | 21/07/2015

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