08/08/2015

#pasdamalgame

Poutine-de-Frédéric-Pons1.jpg

On connaît la formule surtout depuis que l'Etat Islamique ou Daesch ou Isis ou tout autre groupement terroriste frappent au nom de l'Islam.

Mais pasdamalgame aurait-il soudain vocation à se limiter au seul Islam à ne pas confondre avec un autre?

Non, bien sûr, dans ce cas, merci aux amateurs du pasdamalgame de prendre conscience que la Russie actuelle n'est pas l'Union Soviétique.

Or combien de fois ne cherche-t-on à faire comprendre à qui le veut bien que l'une est l'équivalent de l'autre?

Preuve à l'appui, on se fend d'une citation dont on omet, bien sûr, de préciser qu'elle a été amputée de moitié.

Puisque tout le monde croit savoir combien le Président de l'actuelle Fédération de Russie regretterait l'URSS, voici ce qu'il en a dit:

Celui qui ne regrette pas l’URSS n’as pas de coeur, celui qui souhaite sa restauration n’a pas de tête.

Frédéric Pons, dans son ouvrage en photo ci-dessus, dresse un portrait du président russe que les amateurs du pasdamalgame seraient bien inspirés de lire pour rester fidèles à leur credo.

 

Commentaires

A propos de l'Etat Islamique (ou Daesch) :

Le général Vincent Desportes:les États-Unis ont créé Daech Par intérêt politique à court terme

http://fr.awdnews.com/soci%C3%A9t%C3%A9/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-vincent-desportes-les-%C3%A9tats-unis-ont-cr%C3%A9%C3%A9-daech-par-int%C3%A9r%C3%AAt-politique-%C3%A0-court-terme

* Je sens que D.J. va aimer cet article. Il nous reparlera de l’impérialisme russe

Écrit par : ANNA | 08/08/2015

Un bon bouquin sorti en 2014 qui vaut d'être lu. Votre article a le mérite de le remettre en selle ... Tant mieux et merci, chère Hélène ! Sans pour autant tomber dans l'angélisme, l'auteur a l'intelligence de ne pas plonger dans un réquisitoire à charge - démarche dominante... et nous dresse le portrait d'un homme au service d'un dessein pour la Russie. En somme, un Poutine que chacun se rêve d'avoir pour résister à l'idéologie dominante et au politiquement correct ambiant particulièrement malsain.

Écrit par : xénia | 08/08/2015

Qui, mieux qu'en France, peut parler de changement de régime, pour aller vers la démocratie ou parfois s'en éloigner !?! C'est ce que "notre vieux pays" (comme disait le général de Gaulle) a vécu ou subi. Et n'en déplaise aux russophobes, malveillants, mal pensants et nigauds du présent, nul ne peut reprocher à Vladimir Poutine de ne pas aimer son pays. Maintenant, pour trouver et garder sa place dans le monde, il faut agir et décider. Les uns diront en bien, les autres le contraire. Mais sachez bien que, pour chaque pays, un ennemi veille ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 08/08/2015

Un entretien avec Frédéric Pons vaut mieux que l'appréciation d'un thuriféraire.
Quelles que soient les qualités politiques de l'homme, c'est l'absence de contre-pouvoirs (connus) en Russie qui est le plus "gênant".

«Poutine est avant tout un pragmatique»
Entretien avec Frédéric Pons, biographe du président russe
Publié le 09 octobre 2014 à 9:00 dans Monde

Frédéric Pons dirige le service international de Valeurs actuelles. Il vient de publier une biographie du président russe, Poutine (Calmann-Lévy).

Daoud Boughezala : Au cours de ses quatorze années à la tête de la Russie, Vladimir Poutine a soufflé le chaud et le froid avec les oligarques, s’appuyant sur les uns, réprimant les autres (Berezovski, Khodorkovski). Depuis les années Eltsine le gros de l’économie ne reste-t-il pas aux mains d’une caste réduite de millionnaires ?

Frédéric Pons : Avec les oligarques, Vladimir Poutine a soufflé surtout le froid. Leur mise au pas est une constante de sa politique. Dès son arrivée au pouvoir (2000), il leur a mis un marché en mains : « Enrichissez-vous, mais à condition d’en faire aussi profiter l’économie russe et de ne pas vous occuper de politique ! » Son objectif était double : stopper leur pillage systématique des richesses nationales et en faire des relais de sa politique de puissance. Ceux qui ont accepté la règle ont pu s’enrichir. Les autres ont subi l’exil ou la prison. La population a apprécié. Cette politique du knout explique en grande partie la cote de popularité de Poutine. Les Russes lui savent gré de cette reprise de contrôle par l’Etat des richesses nationales.

Malgré ses haussements d’épaule occasionnels, Poutine n’est-il pas prisonnier d’une économie amorphe dépendante des revenus gazo-pétroliers ?

L’économie russe était hyper-centralisée et hyper-administrée sous les Soviétiques. Elle le reste sous bien des aspects, parce que le nouveau système n’a pas réussi à mettre en place le réseau de PME-PMI qui structure les économies occidentales. Poutine veut y arriver. Il l’avait annoncé dès décembre 1999, dans un texte inédit que je publie : «L’Etat doit agir où et quand on a besoin de lui ; la liberté doit exister où et quand elle est requise.»

Où en est vraiment l’économie russe ?

Elle est à la fois archaïque, marquée par trois quarts de siècles de communisme, et novatrice, avec des jeunes générations qui découvrent à peine les règles et les promesses de l’économie de marché. Les Russes apprennent très vite et la classe moyenne ne cesse de croitre. En 2003, elle représentait 29 % de la population. Aujourd’hui, c’est 42%, près de 60 millions de personnes. Cette économie reste en effet trop fortement dépendante des hydrocarbures, la cash-machine au service de la géopolitique de Poutine. Cette dépendance est un vrai risque, surtout si l’Occident prive la Russie des technologies qui lui sont nécessaires pour moderniser ses installations hors d’âge. Poutine le sait. Il a annoncé une ambitieuse politique de recherche et de hautes technologies. Pour l’instant, les résultats se font attendre.

Face à l’OTAN, Poutine a également évolué. Au lendemain du 11 septembre, il proposait une grande alliance avec les Etats-Unis de George W. Bush, avant que la guerre russo-géorgienne de 2008 n’émeuve les chancelleries occidentales. Le Kremlin navigue-t-il à vue ?

Poutine est un pragmatique. Il s’adapte aux circonstances, aux forces et aux faiblesses de ses adversaires, fidèle à une constante de la politique russe : la hantise de l’encerclement, qu’il vienne de l’est (Chine) ou de l’ouest (Otan, Etats-Unis). Malgré sa méfiance innée à l’égard de l’Otan, il avait réellement tenté de s’en rapprocher dans les années 2000. Les Russes assurent qu’ils avaient obtenu, en 1991, l’assurance de l’Allemagne et des Etats-Unis que l’Otan ne s’étendrait pas à l’est. L’intégration dans l’Otan des pays baltes, de la Pologne et d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est a été pour eux une humiliation nationale. Leur réaction a été tardive mais brutale. D’abord en 2008, quand l’Otan a cherché à intégrer la Géorgie. Ensuite en 2013 en Ukraine, quand la perspective de voir Kiev rejoindre l’Otan s’est précisée. Moscou estime que l’Ukraine doit rester une passerelle entre l’Est et l’Ouest. En Géorgie comme en Ukraine, les Russes accusent les Américains d’avoir poussé à la roue et manipulé l’Europe, entraînée malgré elle, faute de politique cohérente. D’une manière générale, Poutine a profité de ces crises pour imposer le retour de son pays au premier plan international.

Quid de son projet d’Union eurasiatique entre la Russie, le Belarus et le Kazakhstan ? N’est-il qu’une simple zone de libre-échange destinée à développer la prospérité économique du monde russophone ou un moyen de restaurer l’hégémonie de l’Empire déchu sur ses anciennes marches ?

Poutine agit en permanence sur plusieurs plans. Oui, il veut restaurer la puissance de son pays. Oui, il veut redonner une fierté nationale à ses habitants. Sa remise en ordre intérieur lancée en 2000 est en train de stabiliser la Russie. Il passe maintenant à la politique extérieure. Il veut réaffirmer non pas l’hégémonie russe – il est lucide – mais l’influence russe sur les pays qui échappent à l’orbite américaine, otanienne ou européenne. Sa proposition d’une « Europe de Lisbonne à Vladivostok » n’ayant suscité aucun intérêt en Europe occidentale – à tort -, il s’est tourné vers l’Asie centrale et la Chine. Ces immenses marchés offrent à la Russie des relais de croissance et une intéressante profondeur stratégique.

Vous semblez accréditer l’idée que le président russe projette de créer un véritable « pôle civilisationnel » alternatif à l’Occident. Comme l’a montré l’annexion de la Crimée, cette haute ambition affichée ne cache-t-elle pas de simples objectifs de puissance ?

Nationaliste convaincu, Poutine a une très haute idée de la civilisation russe. Pour lui, elle mêle la richesse de la culture, les valeurs de l’orthodoxie et un modèle original de développement. Il en fait une alternative au « libéralisme déraciné » de l’Occident, que lui et ses amis estiment à bout de souffle, miné par ses doutes identitaires, paralysé par son relativisme culturel et son laxisme sociétal (notamment sur la famille). Poutine veut protéger le « pôle civilisationnel » russe pour le transmettre aux générations futures. Il cherche aussi à le mettre au service de sa politique, en y intégrant les 40 à 50 millions de Russes de la diaspora, qu’il voit comme des vecteurs d’influence et de puissance.

Les manifestations monstres de l’opposition après les législatives de l’automne 2011 ont fait craindre le pire à Poutine. Ce début de mobilisation a-t-il provoqué un changement de politique chez un Poutine que l’on dit de plus en plus autoritaire et conservateur ?

Cette mobilisation est un épiphénomène. Elle n’a touché qu’une partie des classes urbaines branchées, dans deux ou trois grandes villes. Le pays profond n’a pas bougé. Il continue de voter Poutine sans état d’âme parce qu’il incarne l’ordre, la stabilité, la fierté russe. Aidé par la quasi-totalité des médias, Poutine ne descend jamais en dessous de 65% d’opinions positives. Cet été, il était à 87% ! Poutine est autoritaire et conservateur depuis ses débuts politiques. Il ne l’est pas plus aujourd’hui qu’hier. Il s’inscrit en cela dans la longue tradition des dirigeants russes – les tsars puis les soviets -, avec une différence de taille : le suffrage universel. Elu et réélu depuis 2000, il est le premier dirigeant démocrate de l’histoire russe. Cette démocratie autoritaire n’est évidemment pas parfaite. Comment pourrait-elle l’être ? La démocratie n’existe en Russie que depuis le début des années 2000, après six siècles d’autocratie tsariste, trois quarts de siècle de dictature communiste, dix ans d’anarchie mortifère. L’Occident pratique la démocratie depuis deux cents ans ! Pays de 145 millions d’habitants (une centaine d’ethnies différentes) sur 11 millions de kilomètres carrés, la Russie ne se gouverne pas comme la douce France ou le paisible Royaume-Uni.

D’après Marlène Laruelle, la promotion des valeurs traditionnelles par le pouvoir russe, relayée par l’Eglise orthodoxe, dissimule un vide idéologique majeur. Vladimir Poutine pose-t-il en champion des valeurs conservatrices à seule fin de séduire son opinion ?

Si c’est le cas, c’est plutôt bon signe. Cela signifie que l’opinion existe, qu’elle pèse et que Poutine en tient compte. Il séduit l’opinion russe et déroute l’opinion occidentale parce qu’il cherche à incarner la synthèse de l’histoire russe : Pierre le Grand et Staline, les tsars et le Parti, le KGB et Soljenitsyne, les popes et les soviets. Patriote tendance nationaliste, libéral en économie, religieux traditionaliste, réactionnaire sociétal (sur la famille), il rejette précisément toute idéologie. Je regrette que trop d’analystes occidentaux n’aient pas vraiment cherché à mieux comprendre ce phénomène, le réduisant à quelques clichés qui entretiennent un confortable prêt-à-penser ambiant. Mon ambition a été justement d’aller au-delà de ces clichés, en toute liberté, pour décrypter le code mental de Poutine et de la nouvelle Russie. Les deux n’ont pas fini de faire parler d’eux".

Écrit par : Christian Casper | 08/08/2015

Christian Casper,

Il n'est pas interdit de s'informer sur la vie politique russe et le nombre de partis qu'elle compte.
Cela permet de ne pas relayer de poncifs tels que ceux qui consistent à nier toute opposition connue à Poutine.

L'opposition est réelle et les partis qui l'incarnent, tout autant. Des documents existent à cet égard, encore faut-il avoir la curiosité de les chercher.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 08/08/2015

Hélène Richard-Favre,

C'est dommage qu'il n'y ait pas plus d'informations sur la politique intérieure russe sur ce site consacré, pour l'essentiel, à faire l'apologie du régime en place…
L'entretien avec Frédéric Pons, que j'ai reproduit en l'état, est autrement plus instructif (et j'ai cherché) que le titre de votre note.
"Poncifs, amalgames…", ces mots, qu'on lit peu, font certainement partie de la panoplie du parfait petit militant de la cause.
Bonne fin de soirée.

Écrit par : Christian Casper | 08/08/2015

Christian Casper,

"C'est dommage qu'il n'y ait pas plus d'informations sur la politique intérieure russe sur ce site consacré, pour l'essentiel, à faire l'apologie du régime en place…"

Ici, il s'agit d'un blog et non d'un "site".

Votre compréhension de ce qui y est écrit vous appartient.

Sachez toutefois que ce blog n'est pas obligé de vous accueillir.

De même, vous n'êtes pas non plus obligé d'y revenir sans cesse alors que vous aviez annoncé en grande pompe vouloir le "fermer":

"Je ferme votre blog. Bonne chance."

Écrit par : Christian Casper | 26/02/2015

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/22/minsk-2-regards-et-strategies.html

Vous y êtes revenu sous un pseudo et dans le cadre de ce même sujet évoquant les accords de Minsk2.

Vous revoici sous votre identité,

N'avez-vous donc rien de mieux à faire que de venir lire "l'apologie du régime en place" dressée par un "parfait petit militant de la cause."?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

Tu as très bien répondu Hélène, comme d'hab' en fait. Nous sommes ici bon nombre à soutenir POUTINE (à juste titre du reste). Cela peut ne pas plaire à tout le monde, et c'est bien normal. Mais pourquoi alors d'aucuns s'acharnent à nous dénigrer et nous faire passer pour des bons militants de la cause de ce soit-disant Soviet-Suprême qui n'existe d'ailleurs plus ? Nous serions tous aux ordres de la cause Russe, et nous ferions des choses dictées par je ne sais quel lobby pro-Russe ou par des relais ou personnes proches du Régime soit-disant archi-dictatorial (et despote) de POUTINE si ce n'est éventuellement même carrément par les bras-droit de l'actuel locataire du Kremlin ?
Ben voyons !!! Tout ceci est naturellement absolument faux ! Nous soutenons Vladimir POUTINE pour beaucoup sur ton blog tout simplement parce que nous avons ouvert les yeux sur une réalité que le politiquement correct francophone d'Europe et que le politiquement correct d'ailleurs (États-Unis par exemple, mais en disant cela, je ne dis rien...) ne veut pas voir. L'OTAN a été fort utile en son temps, mais l'est-elle encore à ce jour, puisque le péril URSS et Pacte de Varsovie a disparu corps et âme ? Je ne le crois pas. Les fonds injectés dans cette organisation ô combien respectable pourraient l'être ailleurs et ses salariés ô combien compétents et respectables eux aussi pourraient être affectés ailleurs et aider avec leurs talents respectifs à ce que les choses s'améliorent dans d'autres structures pour permettre pourquoi pas d'arriver à d'autres solutions de conflit là où il y en a bien plus besoin encore (cf. les problèmes des migrants et DAESH pour ne citer que ces deux là).

Mais oups, pardon cher Christian, je ne suis pas du tout politiquement correct en disant cela et je ne suis pas dans la norme de ce qu'il faudrait penser (et donc relayer avec) en France russophobe (pardon, France, car officiellement, personne dans nos dirigeants actuels de la France n'est Russophobe [le dire est plus que politiquement incorrect]). Je vous prie donc de m'en excuser par avance. Je dois être un peu con pour penser ce que je viens d'écrire. Mais vous savez ce qu'on dit depuis Michel AUDIARD et sa réplique qu'il a fait dire à Lino VENTURA dans «Les Tontons Flingueurs» : «Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnait.». J'ai donc le grand bonheur de revendiquer en être un si être politiquement incorrect doit être considéré comme tel. Et du haut de mes 35 ans, je suis fier de cette indépendance d'esprit que j'ai pu acquérir grâce à mes parents, mon éducation et mes enseignants, sans oublier les formidables rencontres que j'ai pu faire depuis ma naissance.
À bon entendeur...

Écrit par : Thomas | 09/08/2015

@Thomas,

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi la nuance ou le penser-autrement est si mal accueilli ici.

Vous avez réfléchi librement pour arriver à votre opinion. D'autres ont fait un autre cheminement. Cela dépend beaucoup de leur point de départ (vécu, âge, origine, formation, voyages) et à priori, il n'est pas moins respectable que le vôtre.
S'il était dit clairement sur ce blog, que l'on ne veut aucune idée sortant d'un enthousiasme total face à Vladimir Poutine, alors les bémols seraient effectivement malvenus.
On est toujours le con de quelqu'un, c'est une fatalité et je ne lui échappe pas. J'ose malgré tout m'exprimer ici, tant que je serai publiée.
Je trouve que H. Richard-Favre accepte les opinions critiques avec davantage de calme que bien des commentateurs.

Je trouve l'extrait de l'interview ci-dessus tout à fait intéressant, nuancé et riche en enseignements. J'en retire l'idée, que nous ne sommes pas capables de comprendre toute la complexité de la réalité russe. Ce pays n'a pas le même parcours politique que l'Europe, son présent ne peut être semblable. La structure économique est tellement différente, si on ne prend pas ça en considération, on est dans une logique boiteuse.

Il ne me suffit pas que des commentateurs écrivent que l'Occident est nul et que la Russie c'est bien. J'ai besoin de davantage d'informations !
La mise en perspective livrée par l'interview me convainc. J'ai besoin d'arguments, d'informations bien plus que d'opinions et d'affirmations, ce que M.Pons livre grâce aux questions du journaliste.
Ne pouvant pas lire le livre présenté par le billet immédiatement, je suis contente d'avoir lu l'extrait d'interview, qui donne vraiment envie de chercher le bouquin en librairie.
Merci Christian Casper.

Écrit par : Calendula | 09/08/2015

Hélène Richard-Favre,

"Sachez toutefois que ce blog n'est pas obligé de vous accueillir".

Dans certains pays (Corée du Nord etc.),l'exercice de la liberté se termine toujours par l'exclusion,la mise en prison, l'exécution.
Et, quand dans ce "blog", (quel bien vilain mot!!!), on peut se permettre, sans être menacé d'exclusion, de faire l'apologie "sociétale" (sociale, je pense) du communisme, on ne s'étonne pas que liberté et conformisme soient synonymes.

Je vais, je viens comme je l'entends.Il en sera toujours ainsi.

Écrit par : Christian Casper | 09/08/2015

Christian Casper,

Le terme de "blog" vous déplaît, soit et je peux le concevoir. Il est néanmoins celui qui a été institué pour l'exercice qui s'y livre. Il est donc celui qui fait foi pour parler de l'activité qui s'y déroule.

Ne retenir de celle-ci que l'aspect qui vous sied ne peut que confirmer votre prisme de lecture bien sélectif.

Pour le reste, inutile d'aller en "Corée du Nord etc" -que recouvre au juste cet "etc", nul ne peut le savoir sinon vous- inutile donc d'aller en Corée du Nord pour observer ce qui se passe sur d'autres blogs.

Car il s'agit bien de cela et de la liberté que vous avez comme d'autres, de vous y exprimer.

Vous avez même la possibilité de déconsidérer l'ensemble de ma démarche et de la réduire à un militantisme de petit soldat.

Je me suis exprimée sur la manière dont je tiens ce blog et vous avez commenté, comme il se doit, de manière fort aimable à mon égard:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/05/26/precisions.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

Monsieur Casper,

"Je vais, je viens comme je l'entends.Il en sera toujours ainsi."

C'est le propre des trolls. Pourquoi refusez-vous à Madame Richard-Favre la liberté de ne pas vous accueillir, liberté que vous vous octroyez? Je note surtout que vous n'avez aucune parole, ou autrement dit qu'il n'est pas possible de vous faire confiance. Cela en dit long sur votre arrogance. La comparaison avec la Corée du Nord démontre que vous ne cherchez pas un dialogue constructif, mais seulement à nuire. Il est en outre très désagréable de lire des copier-coller de textes complets (ce n'était pas une citation) alors qu'il suffit de fournir le lien sans surcharger inutilement le blog.

Vous n'avez aucun droit ici que celui du bon vouloir de Mme Richard-Favre. Et comme nous ne sommes pas en Corée du Nord, vous avez l'entière liberté d'ouvrir votre propre blog pour dire tout le mal que vous pensez de Monsieur Poutine.

Madame Calendula,

Les opinions sur Monsieur Poutine sont largement fabriquées par une presse qui obéit à certains cercles de pouvoir. Il n'est que de voir les questions fortement orientées de l'interview reproduite plus haut. Pourquoi ne pas se faire sa propre opinion en écoutant directement ce que Monsieur Poutine dit? Faut-il toujours en référer à une pensée politiquement orientée? Écoutez Monsieur Poutine et vous comprendrez que loin d'être impérialiste, sa politique est défensive. Il veut que les richesses de la Fédération de Russie profitent à ses concitoyens. Qui peut lui donner tort? Seulement ceux qui veulent spolier les peuples de la Fédération de Russie.

https://www.youtube.com/watch?v=KWB0yiSwgpw
http://www.tagtele.com/videos/voir/146061/

Le pouvoir est économique détenu par les oligarques et Monsieur Poutine exerce un contre-pouvoir que certains voudraient bien voir exercé dans nos pays.

https://www.youtube.com/watch?v=Q2szcdHGIn4

Écrit par : Charles | 09/08/2015

Calendula,

Merci de votre commentaire. Je relève toutefois que lorsque vous regrettez le manque d'informations sur la Russie, vous ne semblez pas avoir dû lire le nombre d'articles, d'interviews et autres documents que j'ai indiqués en référence ici.

De même, nombre de commentatrices et commentateurs apportent-ils des éclairages en tous genres et je les en remercie vivement.

Force m'a été néanmoins de constater que, souvent, les liens qui y renvoient ne sont pas ouverts par les lectrices et les lecteurs d'un sujet.

C'est fort regrettable car cela crispe les prises de position plutôt que de leur permettre de se nourrir les unes, les autres.

S'agissant du livre de Frédéric Pons, je l'ai maintes fois recommandé à diverses personnes de mon entourage, de même qu'à quelques journalistes, tant il dresse un portrait de Vladimir Poutine qu'on trouve rarement dans nos médias.

Je rappelle néanmoins que le sujet traité ici, même s'il est illustré par la photo de couverture de l'ouvrage de Frédéric Pons, traite de l'amalgame que l'on trouve encore bien trop souvent entre ex-URSS et Russie actuelle. Et comme je l'écris, on s'appuie sur la citation amputée de moitié des propos tenus à cet égard par Vladimir Poutine.

Il m'importait donc de restituer l'intégralité de ce qu'avait dit le président russe, tant cette manière détestable de sélectionner ce qui arrange pour descendre un point de vue adverse sévit partout et pas seulement sur ce blog comme certains se plaisent à le répéter.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

Sur le conservatisme, la réponse de Monsieur Poutine:

https://www.youtube.com/watch?v=HHSP6x_NdjY

Mais Madame Richard-Favre a - me semble-t-il - raison: qui ouvre les liens fournis pour juger par lui-même? Comment ne pas être frappé par l'intelligence de ce monsieur qui s'exprime sans notes? C'est sans doute le principal reproche que lui font ses ennemis.

Écrit par : Charles | 09/08/2015

Merci, Charles, de vos contributions.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

A noter, pour qui aura la curiosité de regarder la video dont Charles nous indique le lien, la présence de Dominique de Villepin aux côtés de Vladimir Poutine.

Avant lui, François Fillon fut aussi l'un des invités du Forum Valdaï. J'avais évoqué le sujet ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/09/25/temp-d4ee9121b250ea75b6f0d6be76cf4430-247574.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

@H. Richard- Favre,

Ouvrir les liens, lire ce qu'il y a dedans est évidemment essentiel. Je pars toutefois de l'idée qu'aucune source n'est à 100 % fiable et qu'il est possible , du côté russe comme du côté occidental, de ne pas donner toutes les informations ou de les présenter d'une certaine manière.
J'aime multiplier les sources.
Comme je vous l'ai souvent dit ici, la perspective finlandaise est très particulière et je m'y réfère, entre autres.

Écrit par : Calendula | 09/08/2015

Calendula,

Je sais vos préférences en matière de référence et les respecte.

De là à rendre plus fiables vos sources que celles indiquées ici, libre à chacune et à chacun de se faire sa propre idée à cet égard.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

Calendula,

Merci. J'ai sélectionné ce long commentaire car il m'a paru être le plus objectif et, en tout état de cause, le plus riche. Et, contrairement à ce que d'aucuns pensent ou écrivent ici, je ne suis pas anti-Poutine. Cela n'aurait pas plus de sens que d'être anti-Obama ou anti-Merkel etc.Sur Poutine, j'ai des réserves comme sur d'autres chefs d'Etat. Why not? On ne peut me reprocher d'en faire état que si ce "blog" était dédié.

Hélène Richard-Favre,

Je suis agréablement surpris de constater que vous ayez mémorisé ce que j'ai pu écrire alors que je m'exprime très rarement.
DDV est certainement un admirateur de Poutine. Il a bien mal évolué (DDV). On peut se tromper.

Écrit par : Christian Casper | 09/08/2015

Christian Casper,

Vous écrivez: " Je suis agréablement surpris de constater que vous ayez mémorisé ce que j'ai pu écrire alors que je m'exprime très rarement."

Vous vous exprimez ici depuis plusieurs années, non pas seulement pour donner votre avis sur les sujets que je publie mais aussi pour exprimer toute l'estime que vous portez à mes démarches.

A diverses reprises, cette considération manifeste que vous avez affichée envers moi a été relevée par les lectrices et les lecteurs de ce blog.

Plusieurs d'entre elles et eux se sont même étonnés que j'accepte d'être ainsi traitée par vous.
C'est dire si l'on se trouve, ici, sur un blog qui serait "dédié".

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/08/2015

« Vova Krassavets » - « Vova le beau gosse »… En discutant avec des Russes de la tournure dangereuse qui prennent les événements ces derniers temps, j’ai souvent entendu dire « Ne parsia! Vova Krasavets, on vse razroulit », ce qui donne approximativement - « Ne te fais pas de bile, Vova le Beau Gosse nous arrangera tout ça ». Vous l’avez compris, la « beaugossité » dans son sens initial, n’a pas grande chose à faire là-dedans. V. Poutine, comme tout espion qui se respecte, a la tête d’un « Monsieur tout le monde». Il s’agit en l’espèce, de l’expression d’une confiance totale, quasi religieuse, des mangeurs de bortch en leur leader. De là, il n’y qu’un pas pour dire que nous autres barbares popoviens, nous avons toujours eu le besoin viscéral d’un dictateur et on cite à l’appui quelques noms selon son niveau de culture générale ! Pour les russophobes primaires, dont j’ai découvert une faible présence dans les commentaires, ça va être illico presto Lénine-Staline, les plus cultivés se rappelleront, éventuellement, Ivan le Terrible et Pierre le Grand (qui paraît-il voulait s’emparer de l’Europe, lui aussi). J’ai lu un article d’un américain, dont j’ai oublié le nom (mais ça se trouve sur internet), qui disait que Poutine est la meilleure chose qui soit arrivée aux Russes depuis au moins 100 ans. Depuis un an et demi c’est aussi mon avis. Aux collabos conscients, aux agents d’influence, aux idiots utiles et aux tubes digestifs sur pattes, qui me demandent pourquoi, si je dénonce sans relâche le couple infernal US/UE, je ne rentre pas là d’où je suis venu, à savoir à Moscou, sous l’aile protectrice de Vova le beau gosse ? Pour ces gens intelligents j’ai ma réponse toute prête, je dois beaucoup à la France, et même plus que ça ! Et comme je suis un garçon réglo, j’ai l’habitude de payer mes dettes, alors je suis rentré en résistance justement pour ne pas laisser mes concitoyens entre les mains des collabos façon vichyste. Et je vous rappelle que les Français d’adoption, comme moi, ont toujours pris part à la défense de la France telle qu’ils l’imaginée.
Avec vous, Hélène, je connaissais trois personnes qui se dressent contre l’hégémonie ambiante de nos merdias, Slobodan Despot et Guy Metan, mais lisant les commentaires j’ai compris que vous êtes beaucoup plus nombreux et ça fait chaud au cœur ! Vive les résistants suisses.
A propos de votre post précédent auquel je n’ai pas eu le temps de réagir : je me rappelle d’un autre billet récent avec l’interview de Poutine fait par Darius Rochebin où il raconte combien de temps il a préparé son coup et attendu son tour. C’est un dinosaure du journalisme, il n’en reste que quelques dizaines. Mais il en reste. Inutile de dire qu’il n’a pas fallu attendre ni préparer l’interview avec le président - pion mis en place suite au coup d’Etat fomenté par les USA depuis longue date (propos d’Obama, de Nouland, plusieurs articles et vidéos confirmant ceci). Il commande ses interviews lui-même. Je ne sais pas s’il les paye, mais en tout cas il choisit les plus loyaux des « journalistes » mainstream, ceux qui vont boire ses paroles (voir la photo) tels les disciples devant le Messie et les répandre parmi les fidèles. L’interviewé est l’auteur d’un génocide contre son propre peuple ! Il ne l’a jamais caché, mais au contraire il s’en vante et la liste de ses citations à propos de sous-hommes de Novorossia se trouve facilement sur internet. Il est coupable d’au moins huit mille morts civils dont des centaines d’enfant pas seulement en Ukraine, mais aussi en côte d’Ivoire (en tant que roi du chocolat…).
http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150530/1016335548.html
C’est lui qui a affirmé que le massacre d’Odessa était une bonne chose et qui a décoré les bourreaux, comme il a décoré le pilote de chasse auteur présumé du crash du Boeing malaisien. C’est lui dont la fortune s’est multipliée par dix depuis le début de la guerre civile en Ukraine, un fait dont même la presse anglo-saxonne s’était indignée. Les « journalistes » qui ont fait l’interview ne savaient pas tout ça ? Mais il suffit d’ouvrir Internet pour voir à quel personnage vous avez affaire ! Rien que pour se bien préparer en lui posant des bonnes questions. Comme par exemple, comment a-t-il pu dans un état d’une sobriété incertaine (ce qui lui arrive souvent, à l’instar de Boris Eltsine, qui a bu la Russie) offrir un ballon de foot à un jeune soldat qui a perdu deux jambes sur le front où cet oligarque l’avait envoyé ? Cet homme a toujours menti et l’Occident n’attend que ça. Il peut dire des énormités, plus c’est gros plus ça passe. Ils peut affirmer que ce sont les « séparatistes-terroristes » qui tirent et tuent leur propres femmes et enfants, qu’il y a 60 000 militaires russes au Donbass et que Poutine va envahir l’Europe, ou que les « séparatistes » inspirés par les Russes fabriquent une bombe « sale » (vous en avez vu déjà des propres ?) prochenko-bombe-atomique-sale.jpg. Cet individu, normalement, doit être jugé et aller en prison (de préférence russe, quelque part de côté de Vorkouta où les droit-commun adorent les gros dodus) jusqu’à la fin de ses jours. Mais il y a deux autres variantes : soit il n’a pas le temps de sauter dans son jet et les nazis de Secteur Droit le pendent haut et court, soit il arrive à se sauver et rejoint son pote Igor Kolomoïsky (dit « Bénia » ce qui est une offense énorme à la mémoire d’Isak Babel l’auteur de « Les contes d’Odessa ») qui est déjà citoyen suisse. Le fait qu’ils aient une petite embrouille actuellement n’a pas d’importance, ce sont des poissons du même tonneau, ils vont vite se réconcilier autour d’une bouteille de whisky sur les rives du lac Léman.

Écrit par : Tchernine | 09/08/2015

Merci pour vos échanges et pour la réponse de Calendula à mon endroit. Je ne dis pas en effet que l'Occident est nul, loin s'en faut. Je dis en fait qu'il est parfaitement idiot selon moi d'être Russophobe comme on l'est par trop en France et dans d'autres puissances occidentales actuellement (songez par exemple que en Grande-Bretagne on a songé à interdire la chaîne Russophile anglophone et hispanophone entre autres RT - Russia Today, au motif qu'elle défendait Vladimir POUTINE d'une manière un peu trop inconvenante aux yeux de l'équivalent de notre CSA outre-Manche). Et des blogs comme celui d'Hélène nous aident à y voir plus clair et à ouvrir les yeux sur une réalité que d'aucuns ne voudraient pas que nous voyions ou plutôt que nous puissions voir tout court ou sans partir avec des à-priori ou des préjugés conformes à ce qu'ils pensent.

Bon mardi tout le monde,

Écrit par : Thomas | 11/08/2015

Convaincu je me répète.

L'occident a commit une grave erreur de diplomatie avec Poutine et la Fédération de Russie. Nos homos sapiens USA et UE ont pensé qu'il était communiste et allait restaurer l'ex URSS.
Nos dirigeants occidentaux ont bien profité de cette période avant Poutine pour mener une politique contraire aux intérêts des nations européennes et de la Fédération de Russie.

https://youtu.be/fzxeZ6zwVi4 (Suite d'un lien venant d'un commentaire sur ce blog, je l'ai perdu, toutes mes excuses)

L'OTAN s'est rapprochée des frontières dans l'objectif de passer sur le dos de la Russie pour atteindre plus facilement la Chine ? Cela paraît bizarre comme stratégie. Les motivations sont autres.

Les financiers mènent la barque sur le dos des peuples avec l'aide des politiciens.
Roccard dévoile tout sur le sujet financier et des banques en Europe:

https://youtu.be/4TB85XwzqZk

Il y a bien deux modèles de société risquant de s'affronter en Europe pour le grand intérêt des USA, dont la dette abyssale ne peut être remboursée que par un conflit majeur.

Ils ont tort de vouloir réduire Poutine et la fédération de Russie en simple terrain de jeu militaire et géopolitique ou les USA seraient les maîtres de ce jeu plutôt dangereux. Dans ce cas l'Europe serait perdante.

Poutine est d'une autre envergure que ses "partenaires" europathes asservis aux USA de Obama et aux monarchies musulmanes.

Écrit par : Pierre NOËL | 11/08/2015

@calendula

Mais on vous accueille très bien ici avec tous les honneurs dus à vos rangs de contradicteurs patentés persuadés de savoir "un bon bout sur le sujet" grâce aux dizaines de journaux, magazines, chaînes de tv, etc, tous du camp anti russe, qui disent tous en coeur la même chose, qui parlent de Poutine sans jamais lui donner la parole. Bref, c'est avec beaucoup de plaisir, de dévouement et d'abnégation que l'on bousille les arguments à 2 balles archi éculés que tous ces contradicteurs émérites nous assénent. Et les "Casper", bien sûr dans le plus parfait anonymat et les autres D.J., moins anonyme, reviennent avec une belle régularité, nous dire nos 4 vérités. Enfin la leur, de "4 vérités". Bien sûr, ça les rend dingues de se dire que leurs fratras de fables et bobards, ne tient pas à l'aune des faits! Continuez seulement ça nous donne du grain à moudre.

Écrit par : Gabor Fonyodi | 16/08/2015

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