04/09/2015

Aylan, la photo

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Voici que le site Rue89/NouvelObs consacre un article à la publication manquée par nombre de grands titres de la presse française, de la photo qui a fait l'unanimité de sa consoeur britannique:

http://rue89.nouvelobs.com/2015/09/04/photo-daylan-quil-y-a-derriere-mouvement-recul-261056

Mobiliser ainsi l'attention sur la problématique des migrants dont les Syriens sont distingués en tant que réfugiés, relève d'un procédé qui n'est pas sans rappeler celui qui a oeuvré avec Charlie:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/16/du-massacre-au...

Rassembler autour d'une cause nécessite mots ou images qui frappent les esprits. Dans ce sens, la photo de cet enfant échoué sur une rive turque, a sans doute vocation à alerter sur l'exode syrien.

Parmi les solutions à lui apporter, ouvrir les coeurs européens ou comme l'a dit Claude Smadja, invité de l'émission Infrarouge, intervenir militairement pour que Monsieur Assad soit enfin enterré.*

Oui, tels sont les propos de cet homme qui n'a pas hésité à répéter plus tard dans l'émission: Je souhaite la mort de Monsieur Bachar el Assad.*

La messe est dite. 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/09/02/migrants-entre...

 

Commentaires

J'ai eu à pratiquer Claude Smadja quand il était directeur de la Propagande, pardon de la dite information, sur la TV Suisse romande. D'origine juive tunisienne, c'est un porte parole de la politique israélienne, pro Daesh et anti Assad, il n'est qu'un pur perroquet. Bien sûr, comptez pas sur la RTS pour vous faire un vrai topo sur les intervenants. Finalement on peut se demander si les appels au meurtre de Présidents légitimement élus, comme l'est Assad, en Occident ne devrait pas être mis au goût du jour, vu l'impunité des personnages sionistes comme Smadja ou Fabius...

Écrit par : Gabor Fonyodi | 04/09/2015

Rue89 se moque de ceux qui ne sont pas allé vite en besogne, comme pour l'affaire du Thalys.

Attendez vous à être prise à partie une fois encore par Michel Danthe et Ian Hamel, auxquels j'adresse un doigt d'Honneur ...

Je veux rajouter ce message ...

Un papa exemplaire ... à qui j'adresse mes plus sincères condoléances.
«Je veux que les gouvernements arabes, NON PAS les pays européens, voient (ce qu'il est arrivé) à mes enfants et en leur nom, qu'ils apportent leur aide», a-t-il dit dans une vidéo diffusée sur le site internet d'une radio locale.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/11122766

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

« Des pilotes russes d’avions de chasse vont arriver en Syrie dans les prochains jours et voleront sur des hélicoptères et avions russes pour combattre l’Etat islamique (EI) et les rebelles sur le territoire syrien ».

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/09/01/97001-20150901FILWWW00346-la-russie-se-prepare-a-combattre-daech.php

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

Victor-Liviu Dumitrescu,

Comme vous l'avez constaté, Monsieur Hani Ramadan a eu un droit de réponse dans les colonnes du "Temps"... De ma réaction, il a été cité dans l'article revu et corrigé par Michel Danthe, qu'elle s'était exprimée par un échange de courriel dans lequel je me serais défendue de...Comme si la déformation d'un propos par un tiers, en l'occurrence, rédacteur en chef adjoint, exigeait que ledit propos fût défendu. On croit rêver mais non, on est dans le monde médiatique actuel :-)

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 04/09/2015

Il semblerait que nous ayons de plus en plus de connaissances communes, Monsieur Fonyodi.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

J'ai une petite anecdote croquignolette sur ce personnage haut en couleur qu'est Claude Smadja à raconter. Il y a de nombreuses années, j'ai été invité à la millième émission de Table Ouverte, sur la TV Suisse romande, en qualité de pourfendeur de la Propagande médiatique. Ils ont mis face à moi 8 journalistes pour me démolir et me ridiculiser en direct. J'ai été tranquillement, muni du bouquin extrêmement bien documenté de Michel Collon, "Attention médias", que j'avais mis bien en vue sur la table devant moi. Malgré le très peu de temps dont j'ai disposé pour m'exprimer, normal, le but étant de se foutre de moi, car il pensaient que je n'aurai rien à dire face à leur grande sagacité, et leur pratique quotidienne de la tv, j'ai pu sortir quelques vérités fort dérangeantes et surtout avec un grand plaisir qualifier la TV Suisse romande de propagandiste. Suite à quoi, à la fin de l'émission M. Smadja est descendu de sa tour d'ivoire, pour me dire d'un air condescendant et suffisant, "je n'ai pas beaucoup aimé votre intervention de tout à l'heure, la propagande je la connais, car je viens de Tunisie". Alors je lui ai répondu: "eh bien comme ça vous avez pas été trop dépaysé en arrivant à la tv suisse"..." fin de l'échange. Pour la petite histoire, lors du repas qui a suivi, Claude Torracinta, animateur principal de l'émission a failli me taper dessus, car il n'a pas supporté de se faire traiter de propagandiste, mais vu la quarantaine de personnes présentes il a fini par se raviser...et voilà une autre vision de nos "journalistes vedettes" (de l'époque) et surtout de la liberté d'expression vue par les merdias mainstream.

Écrit par : Gabor Fonyodi | 04/09/2015

C'est justement l'origine de mon doigt d'Honneur que je leur adresse avec mes meilleures salutations, car, comme le dit la publicité, ils le valent bien ...

"Comme si la déformation d'un propos par un tiers, en l'occurrence, rédacteur en chef adjoint, exigeait que ledit propos fût défendu."

Michel Danthe & Ian hamel, bonne lecture.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

Bien que hors sujet, une info cachée qui me paraît importante et permet bien de confirmer l'implication profonde de la police et des services spéciaux suisses dans l'OTAN! L'appareil judiciaire n'étant juste que des supplétifs aux ordres. http://novorossia.today/alexander-dorin-toujours-en-prison/

Écrit par : Gabor Fonyodi | 04/09/2015

J'aimais beaucoup Dominique HUPPI, moi.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

Carla del Ponte aussi a subi les foudres et fût condamnée au silence, Monsieur Fonyodi.
Micheline Calmy-Rey, soyez-en ... remerciée ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

M. Fonyodi,

Pourriez-vous préciser un peu ce qu'est un pourfendeur de la Propagande médiatique.
Je peine en outre à comprendre pourquoi on vous a fait venir "pour (vous) démolir et (vous) ridiculiser en direct. Ce n'est plus de la démolition, mais une conspiration, un complot.

Je me méfie comme de la peste des affirmations lancées contre toute une profession sans la moindre nuance. Pourquoi devrais-je penser que vous êtes dans le vrai alors que tous les journalistes ne font que de la propagande. Au fait, au profit de qui et dans quel but ?

Il serait naturellement intéressant de revoir l'émission que vous mentionnez dans votre commentaire. Je pourrais me forger une opinion complètement personnelle.

Écrit par : Michel Sommer | 04/09/2015

Je n'ai pas changé d'avis depuis ce jour, le 30 juillet 2014.

"La nomination de Carla del Ponte comme ambassadrice suisse en Argentine et au Paraguay, était une sorte de punition de la part de celle qui s'empressa de reconnaitre le nouvel état du Kosovo, Micheline Calmy-Rey, ou alors une sorte de récompense ?

Un jour, peut-être, nous allons la voir, notre ancienne conseillère fédérale, sur un banc ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/07/2014"

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 04/09/2015

V.-L. D,

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/08/18/l-eclat-de-rire-du-french-doctor-et-la-maison-jaune.html + les autres sujets cités en relation et indiqués dans celui-ci...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 04/09/2015

Bonjour M. Sommer,

D'après le Larousse un pourfendeur est une personne qui met à mal ou critique vigoureusement (les merdias), c'est mon cas au cas où vous ne me connaîtriez pas. Ensuite, pour apporter des précisions, cela faisait de nombreux mois que je téléphonais à la tv ou à la radio pour dénoncer des médiamensonges qui à l'époque ne pouvaient être connus qu'à travers des écrits, soit de journalistes qui étaient sur place et qui ont été scandalisés par les compte rendus soit déformés de leur travail, soit complètement interverti de leurs papiers. L'histoire de l'opération sous faux drapeau sur le marché de Sarajevo commençait aussi à filtrer. Le général canadien Rose a aussi été "démissionné" pour cette raison. En ce qui me concerne j'ai été invité pour m'exprimer. Quand je suis arrivé sur le plateau, je me suis retrouvé face aux 8 journalistes qui soit me considéraient comme le quidam moyen qui ne connaissait rien aux infos, soit pour les autres qui avaient déjà entendu parler de moi, étaient franchement hostiles.
Je ne parlerai pas d'une conspiration, il ne faut pas aller trop loin, mais la préparation d'une opération de ridiculisation en direct d'un opposant trop désagréable. Ceux qui l'ont vécu se reconnaîtront. Si vous ne me croyez pas, ça ne changera rien pour moi, qui sait ce que j'ai vécu personnellement. Si vous voulez revoir l'émission, c'est facile c'est le millième de "Table ouverte". Alors la question pourquoi les journalistes font de la Propagande? La réponse est double, premièrement parce qu'ils sont payés pour ça et ils doivent manger comme tout le monde et deuxièmement, car quelques uns, pas tous sont idéologiquement d'accord avec les mensonges qu'ils doivent véhiculer. Et bien sûr, il y a la catégorie qui appartiennent aux deux catégories.
Une excellente question que vous posez est au profit de qui? Prenons les exemples aujourd'hui très connus, mais qui à l'époque étaient objet de débats, l'agression Yankee contre La Yougoslavie et l'Irak. Pour l'Irak, il y avait la fameuse affaire des couveuses de Koweit City, vous vous rappelez certainement, à l'époque les merdias nous ont bassiné avec ça pendant midi et soir, pendant des semaines, on bouffait du Saddam à tous les repas, bien sûr avec force de diabolisation de "Saddam" qui avait perdu son nom de famille dans l'affaire qui a été immédiatement comparé à Hitler, ça doit vous rappeler des affaires plus récentes certainement du côté de Moscou. Donc je reviens sur ces horribles affaires de couveuses, qui permettait bien sûr aux médias de nous expliquer qu'un jobard pareil méritait la mort, tiens ça me rappelle aussi quelqu'un du côté de la Syrie...Bon, après avoir obtenu la démolition complète de l'armée irakienne et le bombardement de lieux stratégiques dans ce pays, (en préparation de la deuxième étape) que voilà que l'on découvrait que toute cette accusation de vol des couveuses avec éjection bien sûr des bébés s'y trouvant reposait sur le témoignage devant le congrès yankee d'une infirmière koweïtienne en pleurs de l'hôpital en question...J'espère que vous avez bien suivi. Le seul et unique souci dans toute cette belle fable inventée pour 10 millions de dollars par l'agence de communication yankee Knowlton & Hill, c'est que la fameuse "infirmière" était la propre fille de l'ambassadeur du Koweït à l'ONU et que la gamine n'a jamais mis les pieds dans son pays d'origine! C'est ballot, non?! Et tous les médias de reprendre en coeur cet énorme mensonge, sans aucun contrôle et sans se poser de questions, la main sur la couture du pantalon, bien aux ordres! J'espère que le but vous l'avez bien compris, c'était le pétrole. L'autre exemple aujourd'hui bien documenté c'est le gros bobard des 60000 femmes violées par les Serbes, évidemment ça ne pouvait être qu'eux vu que ça faisait des mois que les merdias les diabolisaient. En prime les journalistes les moins futés annoncaient des naissances au bout de 4 mois déjà. Ce bobard là avait aussi été inventé sur commande, des musulmans bosniaques à une autre agence yankee dont je ne me rappelle plus du nom, mais c'est documenté aussi. Et bien sûr tous nos valeureux journalistes de reprendre en coeur ce mensonge là, à part ci et là des voix discordantes qui faisaient remarquer qu'il y avait peut-être une couille dans le potage avec ces très très grands prématurés...Alors ci tout cela n'est pas de la Propagande alors c'est quoi? D'ailleurs Jacques Merlino à l'époque directeur de la dite information sur Antenne 2 a écrit un livre extrêmement prudent dont le titre est "Les vérités yougoslaves ne sont pas toutes bonnes à dire". Livre très mesuré que j'avais lu. Eh bien résultat des courses, il a été expédié comme correspondant à Pékin, autant dire à l'époque exilé et au bout de trois mois, ils l'ont viré et comme de bien entendu il n'a jamais retrouvé de boulot dans le domaine. Des preuves il y en a des centaines. J'avais un ami personnel qui a eu le même sort, grand reporter dans 3 journaux et magazines de 1er plan, viré sur ordre de l'Ambassade des Etats-Unis à Rome. Etc, etc...le but, c'est très simple, satisfaire la soif inextinguible de domination des américano-nazis, tous ceux qui de près ou de loin comme M. Milosevic, ne se couchent pas immédiatement devant la volonté yankee seront exterminés! Ils ont détaché de force le Kosovo pour y installer grâce à un gouvernement fantoche de trafiquants de drogue et d'organes la plus grande base militaire dans le sud de l'Europe Camp Bondsteel. Bien sûr, notre conseillère fédérale à 4 pattes, Mme Calmy-Rey s'est empressée de reconnaître cette entité bananière sans bananes.
Voilà j'espère avoir répondu à votre question.

Écrit par : Gabor Fonyodi | 04/09/2015

Lamentable autant que pitoyable tout cela. Comme l'utilisation faite à des fins purement propagandiste et politique d'une photo d'enfant. Des millions sont tombés (10 millions estime t on sur ces 10 dernières années) victimes de guerres ou de conflits provoqués et qui ne sont nullement les leurs. Chaque seconde qui passe, c'est un enfant tué et l'indifférence,le silence qui va avec. Alors les discours politiques, les dissertations et les cris d'indignation des uns ou des autres à la vue d'une photo qui ressemble à tant d'autres (bien plus insoutenables)est une injure à l'humanité. Ou ce qu'il en reste encore.

Écrit par : xénia | 04/09/2015

En ce qui me concerne, la pancarte "Je ne suis pas Charlie, je suis Aylan" brandie sans honte cet après-midi au parc des bastions par des manifestants soutenant l’accueil de plus de réfugiés a levé mes derniers doutes.

Écrit par : Eastwood | 04/09/2015

Été 2014, Gaza plage ...

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Dictature-de-l-emotion-34756.html

Écrit par : f...... | 04/09/2015

La vague déferlante sur Facebook déclenchée par 20 Minutes sur les déclarations de Jérôme Desmeules est juste hallucinante.

Pourtant, c'est le même journal qui avait, le 3 septembre au soir, diffusé son article.

Il y a bel et bien manipulation de la tragique mort d'un enfant.

Jacques-André Widmer écrit :

"De surcroît , son auteur s'est rendu coupable d'une « intrusion on private grief » , c'est-à-dire d'un empiètement sur le deuil d'autrui. "

http://humoresques.blog.tdg.ch/archive/2015/09/04/la-photo-obscene-269825.html

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 05/09/2015

Merci Monsieur Fonyodi pour cette mise au point.
Au printemps 1999, personne n'avait idée de la capacité de nuisance de l'Union Européenne et de l'OTAN à détruire son voisinage et l'Europe elle-même. Ça y est, elle est en train de se descendre à grands coups de punitions contre elle-même.
Depuis là étaient nés deux concepts que les socialistes européens et suisses ont adoptés comme leurs gants: Le professeur Jean Ziegler en faisait de sonores promotions et sa compagne en faisait une leçon de morale aux militants de son parti politique.: le droit d'ingérence et l'obligation de protéger. Cela avait donné une apparente légitimité de faire participer les pays de l'UE à toutes les guerres d'agression après le Kosovo.
Je le rappelle encore une fois, au cas où les adeptes du colonialisme auraient la mémoire courte: les factures des guerres sont à la charge des états qui participent aux lynchages. C'est donc nous, citoyens européens qui les finançons. La consécutive facture des réfugiés nous en imcombe aussi.

Kosovo.
Je me souviens, quelques uns, stoïquement, criaient dans le désert. Michel Colon avait donné plusieurs conférences en Suisse. A Genève, aucun intellectuel ne s'était suffisamment senti concerné pour lâcher un peu de charité dans l'organisation de ces débats et pour réserver une salle dans une faculté. C'était la communauté serbe qui avait dû se débrouiller seule sans aucun soutien d'aucune sorte. Il avait fallu se replier sur la Maison des Associations et c'était déjà une fleur qui n'allait pas se renouveler.

Pour le mensonge des tracteurs auxquels lesdits méchants Serbes auraient arraché les plaques d'immatriculation qu'on voyait entassées en gros plan.
J'avais résidé quelques étés au Monténégro et sur l'ile de Hvar (dans l'Adriatique), je peux dire qu'en ex-Yougoslavie, il n'existait pas de plaques d'immatriculation pour les tracteurs. Ils n'étaient tout simplement pas enregistrés, il n'y n'avait pas besoin de permis de circulation ni qu'il n'existait de registre de mise en circulation de ces engins. Les plaques entassées, c'était pour faire assertion aux allégations mensongères dans le but de frapper les esprits.
A propos des colonnes de gens que les soit-disant Serbes déportaient vers une destination inconnue pour les exterminer, on avait pu constater que c'était une mise en scène. Media Lens, un journal britannique avait rapporté et dénoncé ces images pour lesquelles tous les journalistes étaient conviés à filmer, de semblables et nombreuses, l'armée de l'OTAN les avait mises à disposition à l'intention des éditorialistes. Par leur vestimentaire, on avait pu constater qu'il s'agissait des même personnages qui circulaient en boucle. Ils ré-apparaissaient dans un rythme si régulier qu'il n'était pas difficile, en fin de compte, de les identifier. Ils étaient une cinquantaine en tout à dessiner un cercle autour d'un tas de carcasses de voitures et d'utilitaires comme on en trouvait partout en France, les fameuses "casses" autour des grandes métropoles.

Le procès de journalistes aux journalistes.
C'est vraiment cocasse et démolisseur pour la profession. Doit-on encore les prendre au sérieux, eux et ce qu'ils écrivent?
A coup sûr, l'épisode révèle le malaise qui règne parmi eux, le zèle et les méthodes sordides font désormais vertus, d'en manquer sera la faute professionnelle qui les résumera peut-être au licenciement ou à mission sur le front.
Les temps sont durs pour les soldats de l'"INFO"!

L'Image du petit enfant... L'image de son père pleurant sa perte faisant le tour du monde...

A-t-elle de l'impact sur nos citoyens suisses?
Non! j'en ai eu la preuve cet après-midi même. J'ai interviewé des gens attablés aux terrasses de café dans la rue de Carouge, dans le boulevard Carl Vogt et aux Bastions. Heureux qu'on vienne demander leur avis sur la lecture des nouvelles du jour, ils m'avaient pris pour une journaliste et j'ai dû expressément le démentir. Je vous livre ici quelques petits extraits de l'enregistrement.

J'avais distribué plusieurs exemplaires de la TdG pour cibler mon thème, mais ils avaient déjà parcouru la "feuille de chou". Avec leurs mots et à leur manière, ils se disent sceptiques et se demandent pourquoi on en parle aujourd'hui seulement et pas déjà hier, des morts dans les exodes fuyant leur pays en guerre: "Ces guerres, on nous en parle depuis bientôt vingt ans, Des Afghans, des Pakistanais morts en rebelles opposants ou en civils dans les guerres des années 80, les septuagénaires connaissent l'histoire et relèvent que c'est pour encanailler les Russes. il y en avait sûrement beaucoup et on ne nous en parlait pas ici, ça ne faisait pas problème... On en avait quelques régugiés, on ne les remarquait pas... La Libye, l'Irak détruits, on nous a dit que c'était pour se débarrasser de ces dictateurs - Ils n'avaient pas trouvé d'armes de destruction massive - En attendant, beaucoup de civiles Libyens et Irakiens ont bien été tués - on nous a dit que c'était tous de militaires de l'armée des dictateurs. On ne nous avait parlé que de saddam et de Kadhafi - Ils font la guerre à la Syrie depuis quatre ans à cause de Bachar Al Assad, et c'est seulement aujourd'hui que les gens fuient? Assad, si c'est un sanguinaire, pourquoi les gens là-bas le soutenaient et ne fuyaient pas ? Est-ce que c'est à cause des djihadistes, de Al Qaeda et de l'EI? Pourquoi ont-ils attendu jusqu'aujourd'hui pour le faire?"

"On veut nous faire pleurer avec des images. Ça ne marche pas - Qu'ils arrêtent leurs guerres et leur cinéma et les gens ne quitteront plus leur pays".
Quelques uns ont enchaîné sur les compliments de Madame Merkel à Madame Somaruga pour notre modèle helvétique d'accueil des réfugiés: "Elle est maligne Madame Merkel". Avec un brin de malice, un jeune homme concluait: "Vous êtes bien bons les Suisses, n'en voulez-vous pas cinq cents mille de plus? L'UE a des problèmes avec ses réfugiés, allez, les Suisses, aidez nous... N'est-ce pas madame?" en me narguant du regard.

Dans quelques semaines, j'irai interviewer des étudiants lorsqu'ils feront leur rentrée universitaire. Nous aurons des réactions intéressantes et riches de nuances et d'observations - peut-être des critiques plus pertinentes.

Pour terminer, je me permets une opinion.
L'imbécile qui veut la mort ou le départ d'Assad, veut vraiment ignorer les conséquences d'un chaos régional insurmontable et largement contagieux comme dans le cas de la Libye ou de l'Irak actuel. Même Obama n'en fait plus une condition. La réalité géopolitique ne dépend vraiment plus d'un seul individu au pouvoir dans ces conditions là. Si cela en avait été une, au début, dans une société stable, dans un état encore intact, elle n'en est plus dès lors qu'il est démantelé et occupé par un nombre inappréciable de gangs, de clans, de formations souterraines d'obédience étrangère ou autochtone. Ce peu d'autorité qui reste d'un état qui résiste est encore un espace immatériel de contact pour les états agresseurs, une chance pour amorcer une désescalade des violences et introduire des tentatives de négociations inter-états. C'est vraiment manquer de connaissances rudimentaires en sociologie en diplomatie et en politique pour se laisser obnubiler pareillement par les désirata de Washington dans ses premières heures du "Printemps Arabe", ce, jusqu'à oublier les protagonistes et l'évolution de cette criminelle saga qui pourrait renforcer les risques d'une guerre mondiale.
Ces journalistes sont des incendiaires répertoriés, leur surveillance est conseillée.

Écrit par : Beatrix | 05/09/2015

Copié / collé (ça peut arriver)

Ecrit le 17 sept 2014 à 7:27 par Maxime de La Devèze dans Poing de vue


"--Qui arme l’Etat islamique ? "

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Download PDF http://www.ndf.fr/

Qui arme l’Etat Islamique ?On sait que c’est une lecture à la lettre de certaines sourates qui inspire le bras des « criminels au nom de l’islam »… Si cette lecture du Coran est en quelque sorte le commanditaire du crime, qui a fourni les armes ?

La question est dans tous les esprits et les regards se tournent spontanément vers les pays du Golfe. C’est un peu rapide. Ces Etats ne disposent d’aucune industrie, ni d’aucun savoir faire pour procéder à un tel équipement.

Le 4e exportateur mondial est la France, derrière les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Russie. Seuls ces pays sont en situation de capacité et disposent des réseaux pour livrer à peu près tout et n’importe quoi partout dans le monde, du lance-pierre au porte-avions. Prenez le budget de l’Etat islamique en Irak : 1 milliard d’euros dévoués à la guerre et l’extermination. Un budget militaire qui ferait envie à bien des Etats dans le monde. Aujourd’hui, d’autres ouvertures de nouveaux califats en Libye et au Nigeria : bientôt près de chez vous.

En 2011, pour démontrer la qualité de leur matériel militaire la France et la Grande Bretagne ont réduit en cendres l’état libyen en quelques semaines. Par la grâce de Nicolas Sarkozy, la bénédiction de BHL et pour liquider un différent personnel, le pays le plus riche d’Afrique est revenu à l’âge de pierre. Victoire : 600 000 personnes y attendent aujourd’hui de se jeter sur les côtes européennes. Pour peaufiner le boulot la France a livré des armes aux rebellions du coin, en Libye, puis en Syrie. Les décideurs éclairés de cette époque pas si lointaine ont jugé qu’il était de l’intérêt supérieur de la France d’armer des rebellions ethniques et religieuses dans un état souverain. Imaginons que demain quelque pays étranger arme des rebelles islamistes dans nos banlieues… On aurait l’air malin avec nos éducateurs en kway et nos CRS syndiqués…"

« Acheminer des caisses de grenades est devenu aussi carré que la chaîne du froid chez Système U. »

La politique de la Turquie est également connue.

Écrit par : Pierre NOËL | 05/09/2015

Le pouvoir récupère les drames tels "JE SUIS CHARLIE" ou la mort du petit garçon tragique il est vrai (le titre d'un livre d'Edmond Kaiser à propos de la mort accidentelle d'un autre petit garçon, le sien, conviendrait également pour Aylan: LE MEMORIAL D'UNE POUPEE) pour manipuler l'opinion.
A étudier les livres de Bruno Bettelheim la réponse des peuples opprimés est:observer en silence/agir en conséquence.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/09/2015

A Monsieur Victor-Liviu Dumitrescu, toujours avide d'informations vraies:

http://www.wsj.com/articles/image-of-syrian-boy-washed-up-on-beach-hits-hard-1441282847

Toujours si digne d'admiration, ce papa ? Ou plus simplement un être humain ordinaire qui a pris trop de risques et joué de malchance.

Toute cette récupération est monstrueuse et nous conduira encore plus rapidement au désastre.

Écrit par : Madelaine | 05/09/2015

Emmener de très jeunes enfants à une manif et leur faire porter des pancartes dont ils ne peuvent pas comprendre le sens enlève toute légitimité à cette manifestation.

Autrefois, il y avait une sorte de règle éthique dans les médias pour ne pas montrer de morts, de cadavres sanguinolents, de têtes éclatées. La photo du petit garçon me choque, comme tout le monde, mais ce qui me choque surtout, c'est le manque de respect et de pudeur vis-à-vis de cette mort. Si c'était votre enfant qui était étalé ainsi à la vue de tous, qu'en diriez-vous?

Mais le peuple a soif d'émotions et de sensationnel, alors on répond à la demande. Même la TG qui avait choisi de ne publier que la photo la plus discrète a dû plier et montrer, elle aussi, le petit Aylan.

Écrit par : Arnica | 05/09/2015

Heureusement nombre de personnes ne sont pas dupes et le font savoir:
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/09/04/31003-20150904ARTFIG00378-natacha-polony-le-deshonneur-et-la-guerre.php

Ainsi donc les monarchies du Golfe n'accueillent pas des réfugiés, mais des esclaves. Au nom des droits de l'homme? Silence ici de tous les tartufes.

Le but de certains: un maximum de champs de ruines pour rester les seuls maîtres du monde. En Europe semer le désordre, puis la guerre civile.

Écrit par : Charles | 05/09/2015

Et dans les commentaires du lien précédent il y a ceci:
"lapin bleu:
le Wall Street Journal dévoilent des informations selon lesquelles la famille de cet enfant ne fuyait pas la Syrie, mais vivait depuis trois ans en Turquie ? Qu’en sera-t-il lorsqu’ils apprendront que la tante d’Aylan, vivant au Canada, avait financé ce voyage en Europe pour que son frère se fasse refaire les dents ? Et c’est uniquement pour cela qu’Aylan est mort, lors d’une traversée entre Bodrum et Kos."...

Source:
https://www.youtube.com/watch?v=Ojcn13DTXpQ

En outre il faut être très stupide pour emmener sa famille de nuit par une mer démontée sur un frêle esquif, quand la femme et les enfants ne savent pas nager.

Autre interrogation:
"Stop-ou-Encore: (...) Quand à ce petit garçon, il n'était pas syrien mais kurde et son père travaillait en Turquie. Alors kurde de Syrie ou de Turquie ?"

Pour une fois Monsieur Onfray a raison, sur les véritables responsables:
http://www.dailymotion.com/video/x34h0uj_michel-onfray-reagit-a-la-sortie-de-bhl-sur-les-migrants-il-ferait-mieux-de-rester-cache_news

Écrit par : Charles | 05/09/2015

Oui Madelaine, vous avez raison, toutefois mon commentaire est une sorte de message adressé justement à eux qui ont tenté de manipuler les foules.

Le père en question ne veut pas que la mort de son fils soit attribuée (notamment par Erdogan) aux seuls pays européens.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 05/09/2015

Sélectivité de l'*information*, vous avez dit sélectivité de l'*information*? Mais non, vous avez "pas bon". La preuve:
http://www.les-crises.fr/la-mauvaise-foi-la-sottise-et-lhypocrisie-sont-les-reines-de-ce-monde/
Merci à Monsieur Berruyer d'avoir repris "ma" photo.

Écrit par : Charles | 05/09/2015

Une image comme celle de l'enfant parue dans les journaux du monde entier a un impact qu'on le veuille ou non sur l'opinion publique. Qu'elle ai été délibérément mise en scène par les médias ou pas, elle représente non seulement les horreurs que l'être humain est capable d'engendrer, mais aussi de la honte pour ceux qui ont un brin de conscience.
La photo a d'abord été prise et ensuite expédiée aux journaux. Les rédacteurs en chef ont pensé qu'elle était intéressante de la publier. Etait-ce:
1) par esprit de solidarité pour les migrants
2) par un rapport de force avec les gouvernants, les médias étant le 4ème pouvoir
3) par un sentiment de cupidité de faire de l'argent avec le malheur des autres par une distribution importante de leurs journaux?

Pour les dirigeants de l'Europe:
1) Va-t-on les considérer comme des dirigeants sans âme ou pire comme des assassins. Ils ne voudraient pas être qualifiés de tyrans dans la grande Histoire, s'ils ne reçoivent pas les gens fuyant la guerre.

Cette photo met mal à l'aise tous les gouvernants et l'UDC, entre autres. A chaque fois, qu'ils voudront mettre un frein à la vague incessante des migrants, une image les hantera, celle de l'enfant noyé.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 05/09/2015

Le monde, depuis 1955, après les années joyeuses d'après guerre, vit de drames, de bouleversements, de crash financiers, d'impasses politiques, j'en passe et des meilleures, tout le monde me comprendra.
Ce blog est sain et son auteure aussi. Il n'est pas polémique et mérite le respect. Rappelons-nous que nous avons affaire à une linguiste, ce qui peut échapper, et à moi le premier, aux commentateurs. Cela dit, tous les commentaires de ce blogs et au delà de ce blog, méritent d'être lus et aussi respectés, mais aussi d'être controversés, mais de manière courtoise.

Ce qui m'horrifie et devrait horrifier tous ceux qui vivent dans ce monde, dit civilisé, mais qui l'est de moins en moins, c'est qu'en 48h heures une photo, bien sûr dramatique, émouvante et abjecte, MAIS REELLE, semble, selon les médias et ceux qui les dirigent derrière leur rédaction, éveiller un drame qui existe depuis des années, qui fait suite à d'autres.
Quand et comment, (et là je n'ai pas la réponse, malheureusement), ce monde et leur participants, (dirigeants financiers, parlementaires, dirigeants politiques, dans l'ordre et qui leurs sont inféondés), et citoyens comprendront l'enjeu mondial en cours et en tireront les conséquences qui s'imposent?
En complément, mais cela en dit long sur les compétences et la pudeur des gens qui ont l'opportunité de s'exprimer publiquement, je considère que les propos tenus par Mme Calmy-Rey et Monsieur Claude Smadja sont nuls et complètement absurdes. Monsieur Claude Smadja, comment pouvez appeler et souhaiter publiquement la mort de Bachar El Assad? C'est indécent, et en plus vous semblez n'avoir rien compris à la situation. Bachar El Assad, qui n'est pas ma tasse de thé, qui est maintenant dépassé et dont la fin politique (pas la mort physique) est proche assurait un certain équilibre dans cette région, au prix, il est vrai, d'actions militaires d'une violence insupportables. Dans ce cas vous portez une énorme responsabilité de ce que vous déclarez en public et les médias qui vous ont donné la parole, dont la responsabilité est également engagée.


Bien à vous

Jacques Saunier

Écrit par : Jacques saunier | 05/09/2015

Combien prises ils ont fait pour avoir un meilleur angle? La mis en scène macabre et pas réussie. Par contre je peux vous montrer plein de clichés prises par les gens qui ont eu la chance de pas se faire tuer par le même obus. Des dizaines d'enfants de Donbass, sinon des centaines, souvent dans les bras de leurs mères... ça nos prestitués ont oublié de nous montrer. Claude Smadja est un agent sûrement bien payé par ce qui nous dirigent, il faut l'envoyer directe chez Assad pour qu'il lui dise tout ça en face.

Écrit par : Tchernine | 05/09/2015

La honte n'est pas pour ceux qui ont un "brin de conscience", mais pour les parents qui ont embarqué dans des conditions inimaginables pour un motif égoïste et pour tous les médias qui ont instrumentalisé cette mort.
Je reposte ce lien plus que nécessaire:
http://www.les-crises.fr/la-mauvaise-foi-la-sottise-et-lhypocrisie-sont-les-reines-de-ce-monde/

Écrit par : Charles | 05/09/2015

Claude Smadja, comme d'autres journalistes juifs, bien en surreprésantativité dans nos merdias est très probablement un agent du Mossad, ils sont là pour défendre bec et ongle Israël, le pays des judéo-nazis et des racistes, oui des racistes aussi, il n'y a qu'à voir comment ils traitent les falashas (et pas un/e droitdel'hommiste en vue...). Israël apporte un soutien logistique et militaire à Daesh, en soignant leurs blessés et en bombardant les troupes régulières syriennes quand les barbares, leurs amis, sont en difficulté. Si vous n'en entendez pas parler dans les merdias mainstream c'est pour la raison ci-dessus. Calmy-Rey, la grande nunuche au plafond bas, que l'on ressort régulièrement de la naphtaline, car elle est politiquement sûre, donc elle va répéter tel un perroquet ce que nos journalistes aux ordres veulent entendre. C'est réglé comme du papier à musique. A la lecture des commentaires postés et des liens très utiles et fort éclairants, je me dis que quand même les citoyens lambda ont progressé depuis 20 ans. Ils sont devenus beaucoup plus imperméables aux fables et bobards élaborés ou moins élaborés mais utilisés pour créer de l'émotionnel qui va dans le sens de l'agenda caché. Même N. Polony, journaliste "embedded", sort un papier qui donne bien à réfléchir. Berruyer, ne fait pas autre chose que ce que j'essaie de faire, ici et ailleurs avec les journalistes pourris, c'est de leur rappeler avec constance et détermination que leurs indignations sont sélectives et dirigées, et à ce titre là sans valeur aucune, car poursuivant des buts politiques précis et n'étant que la marque d'une hypocrisie de bas étage, tels qu'ils sont en réalité. Comme le fait remarquer Onfray, pas de journaliste pour faire remarquer à BHL, cet autre criminel de guerre juif, que c'est ses amis pourris jusqu'à la moelle, Présidents français depuis le nabot Sarkozy à qui on doit entre autres pourris, la venue de ces boat-people! Bien sûr, ne comptez pas sur ces indignés à géométrie variable de nous parler des 4 enfants palestiniens jouant sur la plage à Gaza assassinés à coups de canons par un bateau judéo-nazi, ça non, c'est pas bon coco! En plus, j'attends toujours de nos valeureux journalistes omniscients, un reportage sur le financier qui donne l'argent à tous ces musulmans pour venir chez nous! La seule indication concrète jusqu'ici a été donnée par un agent des services secret autrichiens
http://www.medias-presse.info/les-etats-unis-financent-limmigration-massive-vers-leurope-affirme-un-agent-des-services-de-renseignement-militaires-autrichiens/37181 sur le financement de cette opération de déstabilisation de l'Europe, ce dont je me doutais depuis longtemps.
Mme Widmer Schlumpf a déclaré hier que elle ne veut pas que l'on parle de chaos, donc ça veut dire en pratique qu'il s'agit bien d'un chaos, car elle ne veut pas que l'on en parle, vu qu'elle bosse pour le Nouvel Ordre Mondial.
Et autre lien intéressant sur cette affaire de boat-peoples : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Migrants-l-envers-du-decor-que-les-medias-ne-montreront-pas-34750.html

Écrit par : Gabor Fonyodi | 06/09/2015

Il n'y a rien de tel que l'émotion pour engager une nouvelle politique. Les président français envisage maintenant, nous annonce-t-on, une intervention militaire en Syrie (bombardements). Curieusement cela vient juste après que nous ayons appris que la Russie s'est engagée à davantage soutenir la Syrie contre Daech. Alors les bombardements français, contre Daech ou contre la Syrie? Il serait fort surprenant que le gouvernement français s'engage au côté de la Russie et contre Israël qui prête une aide permettant à Daech de progresser dans son entreprise criminelle.

Écrit par : Charles | 06/09/2015

"Cette photographie est une perfection". Texte intégral (copié-collé) de Slobodan Despot

Slobodan Despot est directeur des éditions Xenia.


http://www.causeur.fr/migrants-aylan-kurdi-syrie-ukraine-34461.html?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=6bd2ea6445-Newsletter_14_08_15_copy_01_8_14_2015&utm_medium=email&utm_term=0_e89bc7d32d-6bd2ea6445-57180633

On m’a proposé de participer à l’émission Infrarouge de la Télévision suisse romande le 8 septembre pour débattre d’une brûlante question d’éthique : la diffusion de la photo du petit noyé Aylan Kurdi échoué sur une plage. J’ai dû décliner à cause d’un voyage, mais j’ai rarement autant regretté de ne pas pouvoir m’exprimer sur un sujet. Ne pouvant le faire en télévision, je résume ma position par écrit et en deux mots : outrage et manipulation ! En voyant la photographie de cet enfant, j’ai senti comme tout un chacun mon menton se mettre à trembler. La position du corps, les petits vêtements, les petites chaussures aux semelles arrondies : tout était rondelet, mignon, enfantin, tout appelait la caresse et la protection. Et tout était mort ! Comme l’a dit un écrivain, on a envie d’entrer dans l’image et de retourner ce corps, de le ramener à la vie. Cette photographie est une perfection. Elle remue nos instincts les plus sacrés. Elle donne un visage à la tragédie du Moyen-Orient chassé de ses foyers, tout comme le sourire candide d’Anne Frank incarne la Shoah, comme la grimace de douleur de Kim Phuc, la fillette brûlée au Napalm résume le désastre du Vietnam.

Elle dit tout, cette photographie. Tout, sauf l’essentiel. Elle nous fait oublier la nature du rapport entre la tragédie de cette famille syrienne échouée en Turquie et notre culpabilité, à nous, citoyens européens, cette culpabilité qu’elle sert pourtant à attiser. On nous la flanque à la figure pour nous faire baisser la garde, à nous, non à ceux qui sont directement responsables de la mort d’Aylan Kurdi. Comme si l’on avait imputé la mort d’Anne Frank au manque de solidarité des habitants d’Amsterdam en omettant de mentionner qu’elle était expressément traquée par un État tiers, l’Allemagne, et l’idéologie meurtrière qui s’était emparée de cet État, le nazisme. Le père d’Aylan avait vu onze proches assassinés par l’État islamique. S’il a embarqué sa famille dans cet exode, est-ce à cause de nous, citoyens d’Europe, ou à cause de Daech et de ses sponsors ? Comment se fait-il que les mêmes instances qui nous demandent aujourd’hui d’accueillir tous ces malheureux soient celles-là mêmes qui, par leur politique du chaos, ont provoqué leur exode, qui n’ont pas levé le petit doigt contre la filière des passeurs en Méditerranée et qui aujourd’hui encore s’opposent à toute intervention armée décisive contre l’État islamique ? Le petit corps d’Aylan Kurdi s’est échoué à point devant l’objectif du photographe pour nous faire ravaler les questions qui se pressaient au bout de notre langue.

La diffusion d’images de cadavres est un outrage à la paix des morts, qui est en réalité la paix des vivants. Quelle sérénité nous reste-t-il à l’idée de notre propre mort, si notre corps déserté doit servir demain à on ne sait quelle représentation, au profit d’on ne sait qui ? Quel moyen avons-nous de nous y opposer ? C’est un outrage à la raison elle-même, court-circuitée par des réactions émotives primaires délibérément aiguillonnées. Et c’est lorsqu’on réduit ainsi les cerveaux à des cervelets que l’outrage vire à la manipulation de masse dans sa forme la plus sommaire et la plus cynique. Ce n’est sans doute pas ainsi que les rédactions conçoivent leur « mission d’information ». Conçoivent-elles quoi que ce soit, du reste, dans ces minutes décisives où le seul impératif qui compte est de « faire plus fort » que la concurrence ? Qui a résisté à l’envie de choquer ? Personne. Les palinodies déontologiques sont reléguées en deuxième semaine. Elles contribuent à la vente presque autant que le scandale qui les a suscitées. Pour preuve, l’émission elle-même à laquelle j’aurais dû participer. « Fallait-il ? Fallait-il pas ? Et comment ne pas ?…» Simples répliques de théâtre. Bien sûr qu’il fallait ! Bien sûr qu’on recommencera, en pire si possible ! Pas pour vendre du scandale : pour « sensibiliser » les opinions, bien entendu ! Cela encore est un mensonge. L’excès de sensibilisation accélère la désensibilisation. Le Figaro a interrogé ses lecteurs le 4 septembre pour savoir si cette photo « modifie [leur] vision de la crise des migrants ». Sur 58 200 réponses, 18 % seulement sont positives. Encore ne sait-on pas dans quel sens la vision des gens a été modifiée. Il n’empêche à partir de l’instant précis où cette photo est parue, les opinions des pays d’accueil font officiellement l’objet d’un conditionnement systématique et délibéré. Le but n’est pas de les convaincre — on s’en fout —, mais de les intimider et de les faire taire. À l’exception partielle des Suisses, les citoyens européens n’ont aucun moyen de se prononcer démocratiquement sur cette présence qui leur est imposée au nom de l’émotion et de l’éthique humanitaire. La photo du petit noyé leur interdit même d’exprimer en privé leurs préoccupations. Pour ma part, j’aurais répondu oui à la question du Figaro. Oui, la diffusion massive de cette photographie obscène a modifié ma vision de la crise (non des migrants eux-mêmes). Ce n’est plus une fatalité « naturelle » à quoi nous avons affaire, l’équivalent d’un tsunami ou d’un tremblement de terre. C’est un levier politique installé à demeure en Europe et que nos autorités — le système politico-médiatique — exploitent contre leur propre population. Mais pas au profit des nouveaux arrivés, non. Ceux-ci déchanteront bien vite en voyant à quoi ils auront servi.

Quant à nous, toute notre vie publique va désormais, et pour longtemps, s’articuler autour de notre attitude, bienveillante ou hostile, face à eux. Nous serons jugés à chaque pas, chaque mot, plus que nous ne l’avons jamais été. Pourquoi ces mêmes médias n’ont-ils jamais diffusé les photographies de djihadistes manifestement non européens exhibant des têtes coupées de Serbes en Bosnie dans les années 1992-1995 ? Pourquoi ne montrent-ils pas à la Une les chrétiens horriblement crucifiés pratiquement chaque jour en Syrie ou en Irak par Daech ? Pourquoi occultent-ils les centaines d’heures de vidéo, les milliers de photographies sanglantes documentant le bombardement délibéré des populations civiles d’Ukraine orientale par l’armée du gouvernement putschiste de Kiev ? En tant qu’éditeur et chroniqueur, j’ai reçu dès 1992 les photographies des têtes coupées en Bosnie et je reçois constamment, via e-mail et Twitter, les photographies de la boucherie dans le Donbass. Je n’ai jamais rien rediffusé de tout cela. Le plus insoutenable était la vidéo de cette jeune et belle mère de famille, Inna Kukurudza, filmée dans ses derniers instants de vie, le corps scindé en deux par une bombe ukrainienne en plein centre de Lugansk le 5 juin 2014. Si les télévisions occidentales avaient passé ces trente secondes sans autre commentaire que la date, le lieu et les circonstances, le régime de Kiev se serait sans doute effondré. Elles s’en sont bien gardées, pensez-vous. Le levier de la bronca émotionnelle est une arme de blitzkrieg à un seul coup. On ne l’actionne jamais gratuitement. Passée la première vague de sentiment, il ne fait aucun doute que les populations européennes retrouveront leurs réflexes de méfiance et de peur. Le malheureux garçonnet sur sa plage sera oublié dans un an, mais pas la promiscuité, l’effort imposé à des économies chevrotantes, le développement du travail au noir, l’accroissement réel ou fantasmé de l’insécurité et l’expansion inévitable du djihadisme.

N’y avait-il pas une manière plus civilisée de le préparer à la cohabitation qui les attend ? Le reportage primé, puis adapté au cinéma, de Maria Pace Ottieri sur les naufragés de Lampedusa, Une fois que tu es né, tu ne peux plus te cacher, dont j’ai eu la chance de publier la traduction française, décrit cette migration avec profondeur et lucidité, en dépit de la sensibilité de gauche affirmée de son auteure. Ottieri n’a pas pris la mer avec les garde-côtes pour filmer des cadavres — et Dieu sait si elle aurait pu —, mais pour intercepter des êtres vivants à l’instant précis de leur arrivée en cette terre promise européenne. Elle les a écoutés, interrogés avec tact et empathie. Elle a suivi leur cheminement ultérieur. On l’oublie à trop regarder la télévision, mais ces gens ne sont pas une masse affamée et stupide. Ce sont des individus humains à part entière, tout comme nous, et parfois un peu davantage. Un chagrin immense se dégage de son livre. Le chagrin pour tant de vies perdues ou détournées par une odyssée tissée d’illusions. Pour une fois, ce n’est pas notre peur qui nous est donnée à sentir face à eux, mais leur déboussolement face à nous, leur rancœur face aux images idylliques qui leur étaient servies sur notre réalité, leur angoisse, souvent, au milieu d’un monde dont les codes leur sont étrangers — et paradoxalement plus froid et plus dur, à plus d’un titre, que celui d’où ils sont venus. Pour la couverture de l’édition Xenia, nous avons choisi un corps échoué, déjà, mais recouvert d’un drap. Et, surtout, un corps dessiné, non photographié. Ce choix avait fait l’objet de plusieurs jours de discussion. La médiation artistique, tout comme le récit, ôte aux scènes horribles cette crudité de la photographie qui titille les pulsions voyeuristes. La chair photographiée est étalée dans sa pseudo-matérialité objective. On oublie que ce ne sont que taches d’encre sur du papier ou pixels sur un écran, et l’on oublie la présence déterminante du photographe dont le « clic » constitue le coup d’envoi de la mise en scène. Et, surtout l’on s’épargne l’épouvantable puanteur, le toucher immonde de la chair raidie ou déjà décomposée. Voire, le cas échéant, les cris de douleur insupportable des proches présents. Le spectateur d’une photo de cadavre est exactement comme le mateur d’un spectacle pornographique protégé par sa vitre.

Les témoignages et les enquêtes de fond sur le phénomène migratoire n’ont pas vraiment la cote. Ottieri fut distinguée dans son pays parce qu’on ne pouvait faire autrement, mais cela n’a rien changé. Les migrants sont demeurés des statistiques désagréables. La traduction française de son livre, parue en 2007, n’a eu droit à aucun compte rendu dans aucun média significatif du monde francophone. Les Européens à qui on veut faire avaler sans broncher un des mouvements de population les plus colossaux de l’histoire ne sont pas des citoyens qu’on veut convaincre, mais des chiens de Pavlov qu’on s’emploie à dresser.

Slobodan Despot

Écrit par : Beatrix | 08/09/2015

Aujourd'hui, j'aime bien Slobodan Despot, il a peut-être compris les vrais enjeux, mais à l'époque de l'agression de la Yougoslavie son pays de naissance, par les américano-nazis, quand j'ai été le voir pour en parler, je me rappelle qu'il n'a rien fait du tout pour la défendre, préoccupé qu'il était par "la personnalité de Milosevic". Ben, aujourd'hui il peut nous pleurnicher des larmes de crocodile, parler des photos qu'il détient sans les publier...Il me rappelle le mec, qui déclare: "retenez-moi ou je fais un malheur!"

Écrit par : Gabor Fonyodi | 08/09/2015

Gabor,

Je pense que Slobodan est maintenant pétri de la culture occidentale avec ce qu'elle a de bon et de mauvais pour mieux apprécier son pays natal pour ce qu'il enferme de contradictions. La Serbie, économiquement comme culturellement, est un pays tiraillée entre l'Occident et l'Orient. Sa position géographique est un avantage pour l'ex-Yougoslavie, elle présentait beaucoup d'atouts, tout comme l'Ukraine, il fallait seulement que les dirigeants en aient conscience pour protéger leur pays respectif des convoitises d'une Europe de l'Ouest en déliquescence collective.

J'avais soutenu la non agression de l'ex-Yougoslavie et consolé des gens qui avaient perdu un proche dans cette guerre, mais je sentais malgré tout de l'incompréhension de leur part pour l'incompréhension des Occidentaux à leur égard. Il faut dire que dans leur situation, ils étaient centrés sur eux-même et ne pouvaient plus raisonner, eux vivant dans une société puriculturelle dont les communautés restaient étanches aux autres, témoignant de la tolérance qu'on croire indifférence, n'ont pas compris pourquoi on leur en voulaient à mort au sens propre du terme.

Encore une fois, sans les Américains, la Yougoslavie et l'Ukraine auraient été des carrefours que les cultures, ethhies et économies auraient rendu flamboyants comme Venise ou Amsterdam pendant plusieurs siècles.

Slobodan, installé pleinement dans la peau d'un occidental à 100% peut, à présent, regarder son pays et ses compatriotes avec des yeux plus lecteurs et plus objectifs.

Contrairement à mes amis Serbes, il a beaucoup mûri. Nous avons gagné un citoyen à forte valeur contributive pour notre culture.

Écrit par : Beatrix | 08/09/2015

A méditer:
http://www.lefigaro.fr/international/2015/09/11/01003-20150911ARTFIG00383-aylan-le-recit-du-pere-conteste-par-une-survivante-du-drame.php
"Nous avions des gilets de sauvetages". Ah oui, et qui les portait? On sait que dans une famille musulmane le chef est l'homme et le reste de la famille quantité négligeable et négligée en matière de gilets.

Écrit par : Charles | 11/09/2015

Irak/Turquie, information diffusée par le journal "20 Minutes" en date du 11 septembre 2015 à 18:10.
«Le père d'Aylan est un trafiquant»

Zainab Abbas, une Irakienne qui a perdu deux enfants dans le drame qui a vu mourir le petit Aylan il y a un peu plus d'une semaine, accuse le père du garçon de trafic d'êtres humains.


Elle a déclaré que sa famille avait voyagé jusqu'à Istanbul puis vers Bodrum, sur la côte turque, essayant pendant près de deux semaines de se rendre en Grèce.
«Tout le monde parlait de cet itinéraire, donc on a décidé qu'on partirait, pour une vie meilleure», a-t-elle déclaré dans un premier temps.

Quand je lis de tels chiffres, je suis en droit tout de même de me poser des questions ...

"Elle explique également avoir payé 10'000 euros (€) pour effectuer le voyage entre Bodrum et Kos."

"«C'était un trafiquant d'êtres humains et il était le capitaine du bateau, affirme Lara Tahseen sur Skynews Australie, repris par le «Daily Mail», en se basant sur le récit de sa tante. Il naviguait comme un fou. Le bateau allait beaucoup trop vite et il a chaviré à cause d'une haute vague»."

Mise en garde pour ceux qui voudraient cliquer sur le lien ci-dessous, les photos sont vraiment insoutenables, donc, âmes sensibles s'abstenir ...

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Le-pere-d-Aylan-est-un-trafiquant--20948468

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 12/09/2015

Un commentaire très troublant lu sur le site France Catholique, et je partage. Le niveau d'intoxication désormais possible n'est plus une hypothèse, quelque soient les sujets dont s'empare l'oligarchie mondiale.

"Les médias européens ont créé l’émotion en publiant la photo d’un enfant noyé. Un observateur attentif a fait observer que seule la partie gauche de cette image a été presque instantanément reproduite à la "une" de la plupart les journaux (bien que la presse soit censée être libre et pluraliste) de la zone Otan !
Etrangement, le corps est perpendiculaire aux vagues au lieu de leur être parallèle : la mer rejette toujours les corps parallèlement aux vagues. Quant à la partie droite de l’image, coupée par la presse atlantiste, elle laisse apparaître des gens qui se baignent ou se reposent bien tranquillement tandis qu’un photographe turc officiel s’applique à tirer les meilleurs clichés…
Tout cela n’est-il pas troublant ?
Du fait que seule l’Otan dispose apparemment de la capacité de procéder à une intoxication de masse par le biais des médias, y aurait-il lieu de penser, qu’elle organise la campagne en vue d’une fin précise ?
Mais que gagnerait-elle à faire naître dans les esprits la crainte d’une invasion de migrants liée aux conflits en cours ?
Quelle action préparerait-elle, que cette crainte pourrait permettre de «justifier» ? "

Écrit par : Jean Louis FAURE | 12/09/2015

@M. Faure

Merci de m'avoir devancé dans l'apport de ces précisions importantes concernant cette photo truquée. Pour rebondir sur votre intervention, j'aimerais rappeler aux internautes la soudaine disparition de l'arrivée des boat-people à Lampedusa. Etrange, non? Bien sûr, le fait que de très nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le rapport entre l'agression par l'OTAN de la Libye et l'arrivée par dizaines de milliers de boat-people venant de ce pays! Mais n'y voyez surtout pas un chef d'orchestre derrière tout ça! Heureusement les gens gobent de plus en plus difficilement ces bobards

Écrit par : Gabor Fonyodi | 13/09/2015

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