07/10/2015

"On est chez nous"

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Ce slogan "On est chez nous" a été martelé lors de la manifestation qui a mis aux prises les employés d'Air France et leurs dirigeants.

"On est chez nous" n'a toutefois pas fait le tour de la planète comme l'image ci-dessus.

La raison de ce slogan et de son occultation médiatique s'expliquerait par le fait que le Qatar soit de plus en plus présent au sein de la compagnie d'aviation sinon de la France elle-même.

On sait le nombre de biens de l'Hexagone devenus désormais qataris. Il en avait été question ici-même, il y a trois ans déjà: 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/09/24/quatar-du-nord-mali-a-paris.html

On se rappelle aussi la petite enveloppe solidaire distribuée à quelques personnalités françaises, tous horizons politiques confondus:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/06/06/quatar-solidarite.html

Que la France soit appréciée pour ses valeurs et ses biens semblerait rejoindre la nécessité de s'en défaire sans autre forme de procès.

"On est chez nous", slogan raciste, cri désespéré d'employés menacés ou appel à sauver ce qu'il reste encore d'Air France?

 

Commentaires

"On est chez nous", slogan de ceux qui préfèrent la violence irrédentiste au dialogue social.

"On est chez nous", slogan de ceux qui n'ont de valeurs que pour eux-mêmes.

"On est chez nous", slogan du désespoir de ceux qui auront tout perdu à force de ne rien vouloir négocier ni lâcher.

On a peine à éprouver de la compassion pour ceux qui sont "chez eux".

Qu'ils y restent cheux eux, finalement.

Écrit par : Déblogueur | 07/10/2015

Sans ses salariés, une entreprise n'est rien.

Écrit par : xénia | 07/10/2015

Le problème fondamentale est que l'Europe régule la concurrence en instaurant des règles, notamment en interdisant les subventions.
Mais voilà, l'économie mondiale n'est pas que libérale. Air France n'est qu'une entreprise de plus qui subit la concurrence déloyale venant de compagnies étrangères. Dans ce cas le subventionnement de compagnies du Qatar.
Air France, c'est aussi l'échec de l'immobilisme imposé par l'Etat français.

Les américains n'hésite pas à faire du protectionnismes pour un temps lorsqu'ils jugent le secteurs important. L'Europe devrait le faire aussi avec ses entreprises. Donner quelques années de répit le temps d'être à nouveau concurrentiel, et si ces entreprises n'arrivent pas tant pis, il ne faut pas insister.

Le protectionnisme temporaire doit être une "arme" à utiliser face à une économie mondiale pas toujours honnête.

Écrit par : Glob | 07/10/2015

Ah les joies du capitalisme: à l'avenir il va falloir bosser jusqu'à 100 ans, mais dès 45 ans vous ne trouvez plus de boulot! Comment ne pas aimer ce système?http://fr.sputniknews.com/sci_tech/20151007/1018654474/avenir-predictions-travail-cent-ans.html

Écrit par : Gabor Fonyodi | 07/10/2015

« On est chez nous » ! Le slogan a été martelé lors de la manifestation qui a mis aux prises les employés d'Air France et leurs dirigeants, écrit Hélène RICHARD-FAVRE, à qui l'information n'a pas échappé. Absent de tous les reportages, il donne effectivement une autre dimension au mouvement, par rapport à la photographie médiatique d'un DRH s'enfuyant, pour sauver son image, son intégrité physique, peut-être sa vie. C'est, dans tous les cas de figures, un slogan d'opposition à une direction, celle d'Air France. Si, dans les faits, il va de soi que la société appartient de moins en moins aux Français, comme il en va de bien des entreprises auxquelles le Qatar porte de l'intérêt, il n'en est pas moins vrai que l'absence de dialogue social entretient cette atmosphère lourde, qui conduirait la compagnie à un remaniement, voire un démantèlement.
Alors slogan raciste, peut-être pas ? L'expression fait peut-être seulement référence à la place des employés au sein de l'entreprise. Cri désespéré ou appel à sauver ce qu'il reste, je crains bien qu'il y ait plus une opposition aveugle, de personnels qualifiés et inamovibles qui, tels des enfants gâtés, s'opposent à leurs parents au moment d'aller faire leur(s) devoir(s).
Pour autant, l'image donnée par les manifestants est désastreuse, les propos du gouvernement inadaptés. Et il va de soi que faute de réformes, puisque le mot est à la mode, l'existence même de l'entreprise serait menacée. A voir dans les semaines qui suivent ou s'asseoir sur une pierre et pleurer ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 07/10/2015

"on est chez nous" mérite une explication rationnelle et débarrassée des connotations racistes que la Presstituée veut lui suggérer.
L'affaire Air France est bien documentée sur le site lescrises.fr.

On s'aperçoit aujourd'hui, que la politique économique étrangère du gouvernement français pose de graves problèmes d'indépendance après les mêmes, posés dans sa diplomatie. Sa logique va forcément éclabousser toutes les catégories d'acteurs économiques, les unes après les autres, à l'intérieur du pays. Air-France va s'ajouter à la série après Alstom- Electric ou EADS aéronautique.

Ce cri exprime surtout le désespoir d'un peuple qui se voit spolié avec la complicité et le cynisme de ceux qu'ils ont élus.

Plus qu'une question de salaire, c'est la dégradation accélérée des conditions de vie et de travail, de l'économie globale du pays et de l'extrême difficulté à conserver de l'emploi, qui exaspère les travailleurs.
J'ai mentionné les incapacités de ce gouvernement, à défaut d'imploser ce sont les travailleurs qui vont exploser (Ce gouvernement aurait dû déjà imploser avec les crises Ukrainienne et Syrienne).

J’interpréterais la colère des employés d'Air France comme étant retournée, d'abord contre eux-même d'avoir élu ou contribué à faire élire un Président nullissime, ensuite contre ce gouvernement qui s'est laissé mener à la baguette par ses néo-cons dont le combat économique au niveau mondial n'est qu'instinctif et égo-centré, parce que sans stratégie collective.

Leur cri "on est chez nous" vise donc les aliénants deals gouvernementaux avec des pays-voyous comme le Qatar et qui aboutissent à des pertes massives d'emplois du secteur. Symboliquement cela signe la perte de maîtrise des entreprises étatiques. C'est donc bien la souveraineté de la France qui préoccupe.

Voilà un commentateur sceptique face aux réactions des autorités et de l'élite dirigeante. Des réactions tellement rapides et coordonnées qu'elles ne peuvent être que préméditées.

On connait les fakes en politique diplomatique, d'ailleurs on ne cesse de nous en faire consommer.. Après tout pourquoi pas des fakes en d'autres domaines? Notamment, comme le suggère notre commentateur, contre le monde du travail? des Fakes Pour justifier la rupture complète de toute négociation!? Pour une action unilatérale. Une pratique à laquelle Valls et Macron sont rompus.

Attendons la suite et observons.

Voici le commentaire de Bluerider en copié/collé
http://www.les-crises.fr/air-france-sans-culottes-1-sans-chemises-0/

bluerider Le 07 octobre 2015 à 04h02
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Et si il y avait des agitateurs payés pour faire sauter le verrou syndical ? C’est une tactique banale des dominants, non ? Et les dominants qui vont lire cette réaction me taxeront de complotiste. Quoi qu’il en soit, l’exploitation démesurée et IMMEDIATE faite de cette échauffourée fait fi du temps nécessaire à la justice pour retrouver les casseurs et tenter de cerner leurs motivations. Lorsque VALLS et consorts s’en mêlent, ils désignent par AMALGAME tout le personnel AIR FRANCE mécontent, même si ils s’en défendent, du reste très mollement… cette affaire est trop profitable au patronat et au gouvernement pour qu’elle ne recèle aucune part d’ombre, notamment au vu des agissements des dominants actuels en politique étrangère et dans le sillage de l’affaires ramifiées [Je ne suis pas Charlie - Helric Fredou - secret défense pour les armes des frères Kouachi-Koulibali]… désolé mais je ne mords pas à cet HAMECON LA. Pas pour l’instant.

Écrit par : Beatrix | 07/10/2015

Les propos de Beatrix sont intéressants, tant ils semblent sincères. Oui, en France, il y a une grande désillusion pour ce qui concerne le pouvoir en place. Mais qui aurait pu croire à ce pouvoir, épanoui par défaut, dans les conditions que l'on sait ? Le point commun avec Air France, c'est qu'il faut bien atterrir un jour. Toutefois, faire un parallèle entre la situation de cette société et l'action du gouvernement n'est peut-être pas tout à fait exact. Le problème dans la gestion d'Air France est très ancien. Il est la conséquence du modernisme et des acquis sociaux, que personne ne veut remettre en cause. Un président avait mis en garde la France, Georges Pompidou. Mais depuis la politique a repris sa marche, ses écarts, ses travers.
Alors Beatrix a raison de parler de la dégradation des conditions de vie et de travail. C'est bien sûr ce qui n'apparaît plus supportable pour les uns, plus réalisable pour les autres, chacun avec ses raisons. Mais faire une relation entre les faits qui se déroulent et les hommes politiques qui sont en place me paraît hasardeux. Les Français attendent les prochaines échéances électorales pour congédier les élus dont ils ne veulent plus, et qui seraient bien naïfs de croire qu'ils ont un espoir de rester en place. Leur heure viendra, soyez-en sûr(e)s !
Mais le mécontentement des uns ne saurait se métamorphoser en révolte entraînant des exactions pouvant donner naissance à des crimes de foules, où chacun, galvanisé par les autres, agirait sans la maîtrise de soi, dans un groupe immaîtrisable, pour commettre l'irréparable, pour commettre le pire.

Écrit par : Gérard BIENVENU | 07/10/2015

Les journalistes n'aiment pas trop se faire coincer. Bien fait (...) Encore une nouvelle qui a échappé aux pantouflards de la RTS. Finalement on apprend plus par le médias électronique russes que par les merdias français sur ce qui se passe en France. C'est cool, non? : http://fr.sputniknews.com/france/20151008/1018681225.html

Écrit par : Gabor Fonyodi | 08/10/2015

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