07/01/2016

Polémique dérisoire

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Cette dame lui réclamait la somme dérisoire de 2600 francs alors qu'il était en proie à tant de douleur et de désespoir. C'en était trop, le ton est monté et les insultes ont fusé de part et d'autres. Il voulait que cela cesse, explique Me Bonnant dont les propos sont repris par Fati Mansour, journaliste:

http://www.letemps.ch/suisse/2016/01/05/dominique-warluze...

Le fait est que pour une personne au revenu modeste, 2600 francs ne représentent pas une somme dérisoire.

L'emploi de ces termes est plus que regrettable de la part de l'ami et défenseur de Me Warluzel alors que déjà s'engouffrent dans la brèche ainsi ouverte, celles et ceux qui aiment à cultiver une vision du monde clivant milieux favorisés et non.

L'avocat genevois, actuellement en détention préventive, n'avait pas besoin de cela alors que la richesse ni la pauvreté n'ont quoi que ce soit à voir dans cette affaire.

Ce d'autant qu'à lire la suite des déclarations de Me Bonnant, Me Warluzel aurait été surpris de voir la police débarquer dans sa chambre d'hôtel. Parce qu'après le coup de feu, il avait chargé une autre employée de rattraper la gouvernante et de lui donner la somme réclamée.

Cela se conçoit et surtout démontre combien l'avocat genevois vivait enfermé dans sa souffrance.

Quoi que l'on pense de cet homme, de son train de vie et de sa célébrité, il mérite autant de respect que n'importe quel être malade.

 

16:07 Publié dans Air du temps, Avaries, Destins, Genève, Politique, Pratiques | Tags : genève, warluzel, bonnant | Lien permanent | Commentaires (39) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Ce qui est ahurissant, c'est qu'il avait déjà montré qu'il avait une arme. Il ne s'est trouvé personne pour recommander de l'en éloigner ? Pour discuter avec lui du suicide, de la vie, de la mort ? Il n'a aucun ami ?

Écrit par : Géo | 07/01/2016

Je pense que des réactions avec le prétexte d'usage souvent justifié, dans d'autres cas, fuseront dans cet esprit:" avec l'argent on règle tout, une personnalité on l'excuse etc etc".
Dans le cas Me W., la situation est différente: Cet homme qui fut un brillant avocat a été atteint de manière indélébile dans sa chair de manière grave, puis, ensuite et par voie de conséquence dans son esprit. Il est accusé à juste titre, de tentative d'homicide et est en arrestation. Ceci est triste mais justifié au plan judiciaire. Il sera défendu de manière efficace par des avocats. Tout cela est dans l'ordre des choses. Il ne profite d'aucune clémence judiciaire. Pour avoir travaillé en milieu carcéral et au quartier carcéral de l'Hôpital, en tant que médecin, je confirme qu'il ne bénéficie d'aucun traitement de faveur.Il est traité par un personnel médical compétent et gardé par des forces de l'ordre qui ne font que leur travail.
Il sera condamné avec une une peine d'emprisonnement, probablement avec sursis, mais dans un hôpital psychiatrique avec enfermement pour une durée à définir, où il bénéficiera des soins appropriés aussi longtemps que nécessaires. le fait qu'il ait payé de suite ne fait que confirmer qu'il a eu un moment de défaillance coupable, lié à son état psychique et physique. Cela est du ressort civil et non pénal. Le dépôt de plainte n'a rien à voir dans ce cas, car la justice a le droit de poursuivre d'office au un présumé coupable, de facto, au nom de la loi (Tribunal: La Suisse contre M X). Le problème pour lequel il est permis de se poser des questions justes est que, fortuné, il avait les moyens de se loger dans un 5 étoiles. Mais avec une arme, ce qui devient alors incompréhensible et inacceptable. Dès son premier AVC, il aurait dû être dépossédé de toute arme. Le problème est d'ordre sécuritaire dont l'hôtel, tous les endroits où il a séjourné depuis ses problèmes médicaux graves et la police sont responsables.
En conclusion, tous les commentaires qui feraient allusion à une clémence dont bénéficierait le prévenu sont nuls et non avenus.

Écrit par : Jacques André | 07/01/2016

"Pour discuter avec lui du suicide, de la vie, de la mort ? Il n'a aucun ami ?"
Vous avez mis le doigt sur ce qui semble être le problème essentiel de Me Warluzel. Il est de ceux que l'on appelle "existentiel". Tous ceux qui, même de très loin, ont suivi les diverses péripéties de son existence ont pu faire le constat que vous énoncez, celui d'un très grand vide. Qu'il n'a pas su combler, malgré les moyens dont il dispose et, peut-être, en partie à cause de ces moyens, qui attirent autant qu'ils repoussent.

Écrit par : Mère-Grand | 07/01/2016

Je suis ahuri. Dans tout ce que je viens de lire (à 19h38), pas un mot de compassion pour la victime. Rien. Wouallou. Nada. Nitchevo. Que dalle.

"L'avocat genevois, actuellement en détention préventive, n'avait pas besoin de cela alors que la richesse ni la pauvreté n'ont quoi que ce soit à voir dans cette affaire."
Au contraire cela a tout à y voir. Je ne comprends pas votre aveuglement. Ni votre absence d'empathie pour la victime. Qui a dû avoir la peur de sa vie.

Monsieur André,

"Il sera condamné avec une une peine d'emprisonnement, probablement avec sursis, mais dans un hôpital psychiatrique avec enfermement pour une durée à définir, où il bénéficiera des soins appropriés aussi longtemps que nécessaires."
Vous êtes le juge, le jury et l'expert médical en même temps. Toutes mes félicitations. Et si plutôt nous laissions agir la justice? Et selon vous il est fou. Avec des "amis" comme vous, pas besoin d'ennemis.

Autre commentaire à mon avis bien plus pertinent:
http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2016/01/06/un-peu-de-decence-me-bonnant-2600-francs-ce-n-est-pas-du-der-273117.html?c

Écrit par : Charles | 07/01/2016

Charles,

Les questions d'intérêt général que pose cette affaire dépassent de loin la problématique binaire de coupable et de victime à laquelle vous semblez vouloir la réduire.

Il s'agit-là de problématiques graves de santé et de sécurité publiques. Et en débattre serait de première importance pour chacune et chacun de nous.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 07/01/2016

Pour en rester au niveau de la sécurité et de la santé publiques, je me pose des questions, dont j'espère qu'elles dépassent le niveau victime / coupable. Il me semble que c'est assez clair que Me Warluzel a agi au mépris de la loi. Personne n'a le droit de le faire dans de telles circonstances.
Il y a beaucoup de responsabilités, dont la principale réside dans le fait que D. Warluzel avait accès à une arme. On semble dire que personne n'était au courant ou alors qu'on considérait que cela faisait partie de sa liberté personnelle et, si j'ai bien compris, de sa liberté de mettre fin à ses jours.
Comment réagirions-nous, si le détenteur de l'arme n'était pas l'homme public en question ? Mais un inconnu, atteint dans sa santé suite à un AVC et qui chercherait à faire peur à une personne avec laquelle il est en désaccord en tirant avec un pistolet dans sa direction ?

Nous savons beaucoup de choses sur D. Warluzel , il nous est familier. Le documentaire sur sa maladie a passé récemment à la télévision et j'avoue ne pas avoir eu le courage de le regarder en entier. On peut y voir son attitude, sa façon de s'adresser aux gens qui s'occupent de lui. Il faut avoir beaucoup d'abnégation, pour persévérer. Je n'en avais même pas pour regarder le documentaire !
L'interview de son ami Alain Delon donne encore un autre éclairage, que j'ai trouvé plutôt intéressant. Il insiste énormément sur la souffrance. Mais si cela peut expliquer le comportement irrationnel, cela ne peut pas disculper.
Me Bonnant, aussi brillant voudrait-on qu'il soit, n'a pas su trouver les bons termes pour défendre son ex-collègue et ami, à chaud, devant la presse.
Tout donnait à penser qu'un ténor du barreau atteint dans sa santé est forcément à excuser, d'autant plus s'il est riche ! Le montant de la somme en cause ne justifierait pas de vouloir tuer, et Me Bonnant plaidait déjà l'absence d'intentionnalité.
Il a pu ainsi induire l'impression que D. Warluzel allait bénéficier d'une indulgence de la part de la justice.
Peut-on plaider le moment d'égarement et espérer que son client s'en sorte ainsi ? Et cela dans un style qui impliquait :" Circulez, braves gens, il n'y a rien à voir. Nous sommes au-dessus de tout cela, mon confrère et moi."
Je pense que c'est un peu cela qui a causé la polémique.
A mes yeux, l'intérêt général réside dans le fait qu'on contrôle mieux les conditions de la détention d'une arme. Après cet incident, on ne pourra plus dire, qu'on n'y a jamais pensé, parce que ça n'avait jamais posé problème auparavant.

Écrit par : Calendula | 07/01/2016

"le fait qu'on contrôle mieux les conditions de la détention d'une arme."
Pour préciser : mieux prévoir ce que devient une arme après la disparition de son propriétaire légal ou après la modification de l'état de conscience dudit propriétaire.

Écrit par : Géo | 08/01/2016

Peut-on plaider le moment d'égarement et espérer que son client s'en sorte ainsi ? Et cela dans un style qui impliquait :" Circulez, braves gens, il n'y a rien à voir. Nous sommes au-dessus de tout cela, mon confrère et moi."

Que c'est bien vu et justement exprimé !

Écrit par : Michel Mottet | 08/01/2016

Le "moment d'égarement" devrait-il être réservé à un quelconque milieu socio-professionnel?

C'est de la pure projection que d'envisager ce que pourrait être une plaidoirie et cela ne fait qu'envenimer une situation qui pourrait être considérée tout simplement sur un plan humain.

A priori, cela semble bien compliqué à envisager, tant certains schémas semblent vissés dans les esprits.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 08/01/2016

Il faudrait demandé à Me. Bonnant, à partir de quelle somme est il possible de tirer sur une aide soignante dans un 5 étoiles genevois ?

Écrit par : Joachim | 08/01/2016

Madame Richard-Favre,

Je suis de plus en plus ahuri. Vous faites d'un fait divers sans importance hormis celle donnée par une certaine presse à un has-been parce qu'has-been une montagne qui rappelle que certains politiques veulent promulguer une nouvelle loi à chaque nouveau fait divers. Ce monsieur a-t-il tué quelqu'un? Non. Ce monsieur a-t-il blessé physiquement quelqu'un? Non. Était-il dans la rue en train de décharger son arme à la ronde? Non, ce fait divers s'est déroulé dans un cadre privé. Un tel fait divers est-il susceptible de se reproduire et de mettre la sécurité publique en danger? Nullement et à aucun moment. Y a-t-il d'autres personnes ayant souffert d'un AVC susceptibles de représenter un danger PUBLIC? Certes non. Si vous voulez débattre de sécurité publique, il y a bien d'autres faits bien plus inquiétants que ce fait divers sans conséquences pour vous ou moi ou pour l'"intérêt général". Au premier semestre 2015, il y a eu 109 morts et 1655 personnes grièvement blessées sur les routes suisses. Voilà un VÉRITABLE sujet de sécurité publique. Si vous voulez débattre d'une "problématique de santé", que n'introduisez-vous pas celle-ci par des faits autrement plus graves, comme le tabagisme, qui impacte les coûts de la santé pour toute la population. Ou encore la drogue, santé et sécurité publique à la fois.

Je constate encore une fois que vous ne manifestez aucune empathie pour la victime. J'en déduis logiquement que la problématique des victimes n'est pas "grave". Je vous souhaite de ne JAMAIS vous trouver dans la position d'une victime. Après sans doute seriez vous plus compréhensive de cette problématique et de sa gravité.

Je constate que vous vous contentez de proclamer votre opinion et qu'à aucun moment vous ne présentez des arguments à l'appui. Seriez-vous bien en peine de soutenir votre opinion par un argument? Vous rendez-vous compte que cela peut passer pour de la condescendance, voire du mépris?

Écrit par : Charles | 08/01/2016

Charles,

Il me semble que vous êtes un lecteur et un intervenant de ce blog depuis plusieurs mois.

Si vous avez le sentiment que j'ignore tout de ce que serait une "victime", soit.

Si vous voulez me chercher des poux, trouvez-en à votre convenance.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 08/01/2016

Il me semble qu'à juste titre Mme Richard-Favre s'indigne des libertés que certains journalistes prennent trop souvent dans les cas psycho-légaux, comme celui en question. Autrefois dans plusieurs grandes villes d'Europe le grand public venait aux asiles pour l'amusement. De nos jours, une idée d'un tel "amusement public" ne peut, semble-t-il, inspirer que de la répugnance. Malheureusement, ce n'est pas encore le cas d'un journalisme assez analogue.

Écrit par : Paul Katchalov | 08/01/2016

"L'affaire Warluzel", en tant que phénomène de santé publique, pose problème non pas par la personnalité de l'auteur du forfait, mais plus généralement entre le fait d'être victime d'un AVC et la possession, en cours de réadaptation, d'une arme à feu.

Et les approximations verbales de Me Bonnant n'y changent rien.

Il y a, à mon avis, une différence à marquer entre la qualification d'un délit et la personnalité de l'auteur dudit délit. La justice dira si Me Warluzel est un meurtrier, un malade ou autre chose encore. La chose ayant été jugée, on ne saura toujours pas si un AVC et ses suites sont compatibles avec un port d'armes. Que l'on s'appelle Warluzel ou Martin.

Cela dit, si le délinquant s'était appelé Martin, je me demande si Me Bonnant aurait parlé d'un "fait divers" comme il a parlé d'une "somme dérisoire"...

Écrit par : Michel Sommer | 08/01/2016

"La justice dira si Me Warluzel est un meurtrier" Vous ne savez décidément plus ce que vous dites, Michel Sommer.

Écrit par : Géo | 08/01/2016

Cher Monsieur Charles,
Je ne serai pas long, car nou avons tous répondu à votre ahurissement.
Je ne suis pas juge, ni jury pour 2 raisons: parce que je n'ai pas la formation et pour qu'il y ait un juge et un jury il faut un procès. Rassurez-vous, procès il y aura. Me W sera jugé coupable, ne bénéficiera d'aucun avantage.Mais c'est un malade qui sera jugé et il n'a rien à faire dans une prison, mais dans un établissement sécuritaire psychiatrique.
Ce qui est en revanche inacceptable est qu'il puisse entrer dans un 5 étoiles avec une arme, sans contrôle. C'est une faute de l'hôtel, du service de sécurité et de la police.
Pour le reste, je connais Alain Delon et vous n'obtiendrez rien de plus car il s'agit d'un fait confidentiel. Sous des airs de de voyou cinèmatographique, il reste quelqu'un de très sensible et très loyal, à fleur de peau, particulièrement sensible à ses proches.
Reste la victime. Elle doit souffrir terriblement et rien jamais rien ne pansera ses plaies. En revanche, elle doit déposer plainte pénale et civile, si le pénal est joué d'avance à son avantage, elle doit déposer plainte civile pour obtenir un dédommagement financier qui peut être important. Je sais, vous allez me dire que cela ne compense nullement sa souffrance mais avez vous un autre moyen? Moi pas, la justice non plus; si je vous tabasse dans la rue sans dommage physique et que vous recevez CHF 30000.-, vous ne serez pas mécontent. Je suis prêt à vous rencontrer à votre choix pour en discuter ouvertement.(Sans se tabasser!)
Bien à vous

J Saunier

Écrit par : Jacques André | 08/01/2016

A Géo,

Heureusement que vous êtes là pour me rappeler mes errements...

Écrit par : Michel Sommer | 08/01/2016

Monsieur Saunier,
Je ne peux qu'être d'accord avec votre façon d'exposer ce fait divers et ses conséquences. Je ferai seulement le remarques suivantes. Ce n'est pas en raison d'un accident cérébral que quelqu'un devient dangereux, mais en raison d'un état psychologique que je qualifierai au mieux comme n'étant plus en équilibre, cet état pouvant être lui-même causé chez les personnes fragiles par une perte d'autonomie. J'ajouterai que ceux qui veulent se suicider n'en parlent pas, mais passent à l'acte et réussissent. En parler est un appel à l'aide. On peut se demander quelle aide il a reçue. Pourquoi ai-je l'impression qu'il était seul? Abandonné? Pour vivre un être humain a besoin d'affection au quotidien.

Je remarquerai enfin que vous n'êtes pas à la place de la victime pour connaître son degré de souffrance ni savoir si ses plaies peuvent être pansées et comment. Je suis de ceux qui pensent qu'une compensation financière n'est ni l'alpha ni l'oméga d'une réparation, et que de profondes excuses et de sincères regrets peuvent être plus appropriés dans certains cas. Et certainement très nécessaires. Il faut arrêter de penser que tout s'achète, que tout à un prix en espèces sonnantes et trébuchantes. Si vous me tabassez dans la rue, vous risquez de vous retrouver à l'hôpital et je serai en état de légitime défense. Quant aux 30000 francs, je vous demanderai de les verser à une organisation sans but lucratif de mon choix. Je sais bien qu'il y des exemples où la victime a été achetée pour retirer sa plainte (affaire Strauss-Kahn par exemple, au civil).
Je ne vois pas de quoi vous voulez encore discuter.

Madame Richard-Favre,
Certes, vous avez raison, je n'aurais pas dû généraliser. Chose toutefois que vous vous permettez de faire à partir de ce fait divers et ce, à mon avis, de manière inappropriée. En ce qui concerne CETTE victime, j'attendrai toujours un mot d'empathie. Y a-t-il des victimes qui ne méritent pas votre compassion?

Écrit par : Charles | 08/01/2016

Charles, la boulette a été faite par Me. Bonnant, en ce qui concerne D.W., c'est juste gênant et ça ne regarde que les personnes intéressées. Par contre, déclaré que tuer pour une somme aussi dérisoire relève de la bêtise qualifiée, je n'irai pas consulter un avocat aussi grotesque.

Écrit par : Joachim | 08/01/2016

Bonsoir

D'après la presse, la balle serait de type "magnum"...magnum représentant plus ou moins une charge double de l'originelle.

L'on trouve différents calibres en version magnum, le plus célèbre étant le 9mm je pense...bien que sérieusement malmené par Dirty Harry...pour les amateurs :-)

J'ai possédé quelque temps un colt Python 357 "magnum" de 6 pouces. C'est une arme qui pèse 1,2 kg env...elle a ses petits frères en version 4 pouces,2 pouces voir 1,5 pouces. Autrement dit, même si on lui enlève un peu de longueur de canon, cela reste un objet de poids.

Je propose donc aux curieux d'aller en stand de tir, sans médicament aucun, tirer quelques balles avec le bras gauche pour les droitiers et l'inverse pour les gauchers (pour ceux qui ont suivi)...sur une cible à 3 ou 4 mètres. On serait étonné du recul de ces petits machins...

Je ne prétends pas ici que Monsieur W. possédait une arme de ce calibre, mais en général un homme laisse les diamètres inférieurs aux femmes. Je m'excuse auprès de ces dernières immédiatement d'ailleurs, cela étant bien discutable :-)

En conclusion, je dirais que si l'aide-soignante se trouvait dans l'encadrement de la porte ou sur la trajectoire de cette dernière et que le canon de M. W. était supérieur au calibre 7,65...elle a eu pas mal de chance :-)

Bien sûr, cela reste une hypothèse, une fiction...le seul reproche que je ferais à M. W. étant le suivant:

J'ai vu l'autre jour autour de la Praille un ado de 15-17 ans avec la polyo...et son sac d'école. Il marchait un peu comme une tortue, mais il avait le sourire.

Écrit par : absolom | 08/01/2016

"ado de 15-17 ans avec la polyo...et son sac d'école. Il marchait un peu comme une tortue, mais il avait le sourire."
Mais Warluzel est assez loin de la phase de résilience, tout le monde l'a compris puisque certains en ont fait un documentaire...
"D'après la presse, la balle serait de type "magnum"...magnum représentant plus ou moins une charge double de l'originelle."
J'ai aussi lu cela. Et cette hypothèse que la possibilité d'en finir était comme une sûreté pour Warluzel. On évite de s'enfoncer trop en ayant la possibilité de passer à l'acte directement. Discours intérieur :"cesse de te répéter que tu veux en finir. Tu sais bien que tu ne le feras pas puisque tu ne le fais pas."
Cela me fait un point commun avec l'avocat...
Mais justement, il y a des suicides à éviter. Se jeter sous un train et laisser le petit personnel récupérer ses petits morceaux de cadavre répartis sur 300 mètres. Se faire exploser la tête avec un Colt 357 magnum et laisser le petit personnel nettoyer toute la chambre de ses petits morceaux de cervelle, crâne....

Écrit par : Géo | 09/01/2016

Oui Géo, vous avez raison...et c'est dommage, car de la part d'un personnage ayant eu une vie aussi remplie que la sienne, l'on pourrait s'attendre à un sourire au plus haut de l'effort tel que le font ces gymnastes russes ou de l'Est dans le pire moment de leur prestation...

Quand à moi, je constate que le lynx qui parfois sommeille en moi devait piquer un gros roupillon hier soir pour avoir une "vision" aussi grecque des "i" :-))

Écrit par : absolom | 09/01/2016

@H. Richard-Favre,

N'ayant pas pu vous répondre plus tôt, je me permets de reproduire ci-dessous votre réponse à mon post du 07.01.

"Le "moment d'égarement" devrait-il être réservé à un quelconque milieu socio-professionnel?

C'est de la pure projection que d'envisager ce que pourrait être une plaidoirie et cela ne fait qu'envenimer une situation qui pourrait être considérée tout simplement sur un plan humain.

A priori, cela semble bien compliqué à envisager, tant certains schémas semblent vissés dans les esprits."

En vous lisant, j'ai eu le sentiment de ne pas comprendre ce qui vous semblerait être la bonne réaction des médias et de nous, commentateurs, face à cette situation, telle qu'elle se présente à nous.
Votre billet est une sorte d'invitation à entrer en matière, donc j'en conclus que vous pensez que ce fait mérite d'être discutés sur la place publique.
J'essaye de comprendre votre réprobation de mes "schémas bien vissés".
Mais tant que vous n'aurez pas donné votre proposition d'attitude souhaitable, je dois essayer de l'extraire, ex negativo.

Il y aurait quelque chose d'inhumain dans la critique de l'acte de Me Warluzel.
Nier la pertinence du "moment d'égarement", dans ce cas, serait une injustice sociologique ( comme si je pensais qu'un avocat genevois n'a pas le droit à un moment d'égarement, dans l'absolu).
S'imaginer que Me Bonnant exclut, d'ores et déjà, l'intention de donner la mort et que ce sera un point fort d'un futur plaidoyer, est peut-être une pure projection et je l'assume. L'avenir dira si ma projection était idiote. Si c'est le cas, je m'en remettrai !
Ainsi, l'attitude correcte consisterait à adopter la position de Me Bonnant et de dire qu'il ne s'est rien passé de bien terrible et que tout cela n'est qu'une affaire d'argent. (Je me demande juste, si ce genre d'incident n'est pas poursuivi d'office. Mais je peux me tromper.)

Cela ne me dérange pas du tout de passer pour une personne qui ne comprend rien à rien, mais je de la peine à accepter que mon propos soit interprété comme le signe de l'incapacité de considérer la situation "sur un plan humain."
Le coup de feu est parti en direction d'un être humain. Il a été tiré par un être humain dans une situation terrible, qui n'aurait pas dû avoir de pistolet à disposition.
Cet incident grave montre, une fois de plus, que la présence d'armes rend des différends privés potentiellement mortels. D. Warluzel a eu de la chance, puisqu'il n'y a pas eu de mort.

Nous sommes bien peu à posséder une arme et encore moins une arme chargée. Tant mieux ! Nous ne nous mettons pas en danger de tirer sur les personnes qui nous énervent et surtout, les personnes qui nous énervent auront la chance de ne recevoir que des projectiles verbaux !

Écrit par : Calendula | 09/01/2016

Calendula,

Vous vous méprenez en vous sentant personnellement concernée.

Où vous aurais-je expressément nommée? Nulle part.

Je répondais à votre formulation reprise par Michel Mottet.

Vous exprimez votre point de vue, il a exposé le sien, j'y ai répondu, rien de plus.

Quant aux "certains schémas qui semblent vissés dans les esprits", il s'agit là d'une observation d'ordre général.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/01/2016

"Nous sommes bien peu à posséder une arme et encore moins une arme chargée."
Détrompez-vous, il y a pas mal d'armes chez les privés en Suisse, à côté de l'arme de service. Et il y a une forte augmentation des achats d'arme cette dernière année. Les Suisses se découvrent un fort attrait pour le tir sportif au Sig Sauer P220...

Écrit par : Géo | 09/01/2016

@ H. Richard-Favre,

Sans en faire tout un fromage, j'aimerais encore dire une toute dernière chose à ce sujet.
Dans votre post, qui suit assez vite mon commentaire, vous ne me nommez effectivement pas, mais vous reprenez certains de mes termes ou idées ( moment d'égarement, l'hypothétique future plaidoirie ). Et même si tout cela ne s'adressait pas uniquement à moi, je suis au moins incluse dans les destinataires, puisque mes paroles sont clairement reprises.
Cela ne me dérange absolument pas que vous ne soyez pas d'accord avec moi ! Je commente depuis assez longtemps, pour ne pas être vexée ou déstabilisée par les désaccords ou les doutes sur mon QI. Ca fait partie de la règle du jeu.

Ce qui m'intrigue, c'est cette situation de communication étrange, où nous (plusieurs commentateurs) sommes en quelque sorte à côté de la plaque, mais je n'arrive pas à percevoir clairement les contours de la plaque, sur laquelle nous devrions être. (Ca doit être à cause de mon déficit de QI, mentionné plus haut :-)))
Si on décide d'aborder cette problématique, quelle serait la position humainement correcte à adopter ?
(Si nous en parlons, c'est parce que Dominique Warluzel est une personnalité médiatisée, et cela de par sa propre volonté. Nous avons tant d'informations et si vite, parce qu'il est célèbre et ex-associé de Me Bonnant. Difficile de savoir, si cette célébrité est une chose si désirable, mais il est trop tard pour revenir en arrière.)

Écrit par : Calendula | 09/01/2016

Encore une fois, Calendula, vous personnalisez un échange qui n'a pas lieu de l'être.

Où aurais-je mentionné votre degré de QI?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/01/2016

@Géo,

Vous avez raison, bien sûr. Nous avons tous en mémoire ces coups de feu, souvent mortels, tirés avec les armes de service. Toutefois, si je suis bien renseignée, les soldats et ex-soldats ne sont pas censés avoir de munitions et surtout ne pas d'avoir une arme chargée à la maison.
L' initiatives pour obliger à laisser son arme à l'arsenal cantonal a échoué devant le peuple ( en 2011). Il faut en tirer les conséquences et essayer de confisquer toutes les armes aux personnes fragilisées. Ce n'est pas un réflexe de nos autorités.
J'ai écrit ma conclusion en pensant au fait que chez nous, on n'est pas au Texas. Ou qu'en Suisse, il n'y a pas de morts tous les jours, comme aux USA.
Je trouve l'idée qu'on devrait avoir droit à un pistolet chargé, en tant que moyen d'auto-défense, vraiment difficile à approuver.
Si je pouvais être sûre que les contrôles se faisaient efficacement, je trouverais tout ça déjà moins inquiétant. Mais nous savons tous, qu'il y a beaucoup d'armes non-répertoriées en circulation et la tendance n'est pas au recul de ce trafic.

Écrit par : Calendula | 09/01/2016

Monsieur Géo,

Comment doit-on comprendre ce que vous écrivez ici?
"J'ai aussi lu cela. Et cette hypothèse que la possibilité d'en finir était comme une sûreté pour Warluzel. On évite de s'enfoncer trop en ayant la possibilité de passer à l'acte directement. Discours intérieur :"cesse de te répéter que tu veux en finir. Tu sais bien que tu ne le feras pas puisque tu ne le fais pas."
Cela me fait un point commun avec l'avocat..."

Écrit par : Charles | 09/01/2016

C'est en train de devenir un petit fromage ...
Mais lorsqu'on me pose une question directe, j'ai pour habitude d'y répondre !

Les doutes sur mon QI apparaissent à chaque fois qu'on insinue, que je ne suis pas capable de comprendre une chose pourtant simple.
Vous n'avez effectivement jamais employé le terme "déficit de QI", mais vous avez exprimé l'idée que de ne pas envisager de façon correcte une situation est (trop) compliqué. Les cerveaux en question auraient des idées vissées, c'est à dire qu'il y aurait un manque de plasticité, une sorte d'esprit borné.
Je cite le passage qui implique cette bêtise :
" cela semble bien compliqué à envisager, tant certains schémas semblent vissés".
Mais je sais désormais que cela ne me concernait pas du tout !
Et comme j'ai cru être un peu concernée par le commentaire en question, pour les raisons citées dans mon commentaire précédent, je dois faire amende honorable et reconnaître que je me suis totalement trompée.
Cela tendrait à prouver que je suis effectivement bouchée à l'émeri.
(Avec ça, je n'ai toujours pas compris ce que je devrais envisager... Re-belote : une nouvelle preuve de ma bêtise ;-)))

Écrit par : Calendula | 09/01/2016

A Calendula,

Chère Madame, Je me suis dèjà exprimé sur ce sujet et je vous y renvoie.
Le coupable est connu, l'arme et la victime aussi.
L'accusé sera jugé et condamné. Sa fortune et sa notoriété n'y changeront rien.

Jacques Saunier

Écrit par : Jacques André | 09/01/2016

"Comment doit-on comprendre ce que vous écrivez ici?"
Pour une personne malheureuse, le fait d'avoir sous la main le moyen de résoudre définitivement ses problèmes permet de les empoigner sans se perdre dans des pensées suicidaires. "Cesse de te répéter que tu veux en finir. Tu sais bien que tu ne le feras pas puisque tu ne le fais pas."
Je comprends comme cela la présence de cette arme chez Warluzel. La garantie que l'on peut prendre la liberté de s'en aller quand on veut aide à remonter la pente.
Si vous voulez creuser la question, donnez-moi des indications sur ce que vous pensez de votre côté...

Écrit par : Géo | 09/01/2016

"Je trouve l'idée qu'on devrait avoir droit à un pistolet chargé, en tant que moyen d'auto-défense, vraiment difficile à approuver."
Je veux bien, mais si vous attendez de l'aide de la police quand des malfrats sont en train de vous torturer chez vous pour vous faire donner tous vos codes, vous vous faites bien des illusions. Le cas extrême et caricatural est arrivé à Montreux (police Riviera) quand une vieille dame a appelé la police vers deux heures du matin pour demander son aide parce que quelqu'un s'était introduit dans la maison. Le policier lui a répondu qu'elle devait verser une caution de 200 francs si elle voulait que la police intervienne. Le chef de la police s'est excusé, plus tard. Mais de toute façon, en Suisse romande il n'y a aucune aide à attendre de la police dont le rôle n'est que de réprimer les dépassements de la Loi sur la circulation routière - encore le fait-elle très mal...-. Les autorités nous demandent d’obtempérer aux demandes des malfrats et de ne surtout pas résister.
Ne serait-ce pas quelque part la création d'une société de couards, de lâches et de sans-c(...), du genre à laisser une femme se faire violer par deux ou trois racailles (qui viennent d'où vous savez...) sous le regard détourné d'une vingtaine de personnes "indifférentes" ? C'est bien cela qu'on veut ?

Écrit par : Géo | 10/01/2016

Oui c'est bien ce que les gouvernements veulent, soutenus par une certaine partie de la société faite de couards et de gens à nouveau qui ne comprennent pas grand chose à ce qui se passe autour d'eux. Ils veulent des citoyens honnêtes désarmés face à des malfrats très bien armés. Et ils veulent des peines légères pour les bourreaux, assistés d'avocats aux égos hypertrophiés, alors que souvent les victimes n'ont que les yeux pour pleurer. Détenir une ou des armes pour le tir sportif ou comme collectionneur est un droit fondamental.

Écrit par : Gabor Fonyodi | 10/01/2016

HRF, tenez, à propos de santé publique, allez voir le blog de Danijol sur le chlore...c'est un peu + conséquent qu'une arme en main d'un avocat malade...

Écrit par : AdM | 10/01/2016

@ Géo,

Puisque vous citez une de mes phrases, je suppose que vous vous adressez un peu à moi.

Cette histoire du droit à l'arme pour l'auto-défense est un débat très intéressant, puisque nous avons l'exemple des USA sous les yeux.
Comparaison n'est pas raison et beaucoup de différents paramètres entrent en jeu.
Je ne crois pas qu'en Suisse, nous sommes actuellement dans une situation, où vivre sans une arme chargée à la maison (ou dans son sac) est une prise de risque ou le signe d'une naïveté exagérée.
Vous partez de l'idée que nous saurions bien manier une arme au moment, où nous serions menacés. Je veux bien pour les autres, mais je ne peux donner aucune garantie, en ce qui me concerne. Il y a également cet ennuyeux point dans la loi, qui demande de se défendre de façon proportionnée à l'agression.
Malheureusement, je ne me souviens plus, quels sont les pays du monde les plus sûrs et dans lesquels le risque d'agression violente, de mort par balles et de vol est le plus bas. Il ne me semble pas que ce soient des pays, dans lesquels le port d'armes par des privés est prévu par la loi.
La sécurité des lieux publics et dans les foyers est générée par d'autres paramètres.
Dont une police efficace et visible.

Écrit par : Calendula | 10/01/2016

"Je ne crois pas qu'en Suisse, nous sommes actuellement dans une situation, où vivre sans une arme chargée à la maison (ou dans son sac) est une prise de risque ou le signe d'une naïveté exagérée."
C'est une question très difficile à évaluer, le risque. Il y a très peu de temps, un couple d'octogénaires a été agressé dans sa maison à Sullens (VD). A ma connaissance, ils n'en sont pas morts mais je n'en suis pas sûr. Ces cas de homejacking arrivent par vague. La Suisse n'est -je crois - pas plus épargnée que les pays voisins et si elle l'était, une hypothèse plausible pourrait être que les malfrats savent que les Suisses possèdent plus d'armes que leurs voisins. Cela dit, en ville, le risque d'agression à domicile me paraît nettement moindre relativement à une villa isolée. Et il y a la question de savoir si oui ou non, on a envie de se défendre, et si oui, si on en est capable. Nous ne sommes pas tous égaux. Ce qu'il y a de sûr, c'est que, comme pour toute situation dangereuse et délicate, on doit résoudre les problèmes à l'avance et se préparer des scénariis. Rien ne serait pire que de brandir une arme avec la ferme volonté de ne s'en servir en aucun cas...
J'ai eu une fois quelqu'un qui s'est introduit chez moi nuitamment, vers 1 heure. J'ai été réveillé par la voix de ma femme qui disait avec un ton très agressif : "qu'est-ce que vous faites là ?" Le type était dans notre chambre à coucher. Je suis passé de l'état de sommeil à l'état d'attaque en l'espace d'une seconde ou deux. Je lui ai bondi dessus. Le type, curieusement, avait allumé la lumière. . J'avais le poing levé en arrière, prêt à le cogner sévère. Et je l'ai vu s'effondrer psychiquement, la peur dans ses yeux. C'était un semi-barjot échappé de son asile, je l'ai viré et appelé la police...
Et vu la dose d'adrénaline, je n'ai plus dormi de la nuit.

Mais s'il avait eu un couteau à la main, j'aurais été assez content d'avoir un flingue. C'était à Neuchâtel, il y a plus de trente ans...

NB. Vous faites la même erreur que les journalistes, sauf que eux le font exprès. Eux savent très bien que permis d'achat pour une arme à la maison et une arme dans le sac, c'est-à-dire un permis de port d'armes, c'est très différent. Ni vous ni moi n'obtiendrions ce permis si nous le demandions parce qu'il n'y a aucune raison objective d'avoir une arme sur soi. Et si les journalistes entretiennent cette confusion, c'est que les socialistes militent pour retirer leurs armes aux citoyens et que les journalistes sont socialistes dans leur grande majorité.

Écrit par : Géo | 10/01/2016

Bonsoir Géo,

Vous faites bien de différencier le droit de porter une arme sur soi et d'en posséder à la maison.
Nous ne savons pas encore, si Dominique Warluzel avait le droit de porter une arme avec lui.

L'article de la TdG en ligne dit ceci :

"En 2009 déjà, l’avocat déclarait en avoir une dans sa voiture en raison de l’insécurité ambiante à Genève: «J’ai des armes chez moi depuis longtemps. La différence, c’est que maintenant, j’en ai aussi dans ma voiture.»

Plus loin :

"Les conditions posées pour obtenir un «permis de port d’arme», rendant licite le port d’une arme chargée dans un lieu accessible au public, sont beaucoup plus strictes. En effet, outre les conditions d’octroi du permis d’achat, le requérant doit rendre vraisemblable le besoin d’une arme pour se protéger ou protéger des tiers ou des choses d’un danger tangible. Il doit, en outre, passer avec succès un examen attestant de sa capacité à manier l’arme en question."

Je trouve cet article plutôt bien écrit et il détaille assez bien les dispositions légales :
http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/victime-avc-peutelle-detenir-arme-feu/story/25444429

En l'état, peu de nous avons le droit de nous déplacer avec une arme.

La scène nocturne que vous décrivez est le genre de chose que beaucoup de personnes craignent. Vous avez effectivement eu de la chance que ce personnage n'ait pas eu d'arme du tout et pas toute sa tête non plus.
Je préfère investir dans une bonne serrure et éventuellement un système d'alarme que de m'imaginer avec un pistolet dans un face à face avec un truand ou pire : plusieurs truands. Il faut un sacré entrainement et la capacité d'être opérationnel en très rapidement.
On ne choisit pas son agresseur, ni les circonstances du futur délit. Dans mon village, la banque a été pulvérisée, en pleine nuit, par des voleurs de bancomat. Les locataires vivant au-dessus de l'agence ont eu une peur indescriptible.
En attendant, le plus gros risque qui nous guette, c'est l'accident de voiture. Et pourtant, je le prends tous les jours.

Écrit par : Calendula | 10/01/2016

"Je préfère investir dans une bonne serrure" C'est vrai qu'à l'époque, on ne fermait même pas la porte à clé...
Mais depuis cette histoire, plus jamais...

Écrit par : Géo | 10/01/2016

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