27/03/2016

"Back in URSS"

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Dans cet ouvrage, composé de 28 chapitres qui s'articulent en quatre parties, Ira de Puiff ne vise pas l'exhaustivité. 

Elle y évoque la Russie des siens, celle de son enfance et de sa jeunesse.

Vu ainsi de l'intérieur, sans prétention ni complaisance, son pays d'origine se révèle bien au-delà des habituels clichés dont ne nous épargnent pas même nombre de spécialistes.

A travers son récit, Ira de Puiff livre un témoignage personnel. Poignant, parfois, il donne au lecteur de découvrir nombre d'aspects de la vie quotidienne soviétique et postsoviétique.

Le récit du putsch de Moscou, en août 1991 y est raconté tel que l'a connu Ira, de même que les bouleversements qui ont touché ses compatriotes.

Back in URSS a été publié une première fois en France en 2011. Il est désormais aussi disponible chez Libranova:

http://www.amazon.fr/Back-URSS-Ira-Puiff-ebook/dp/B01DDXW...

 

14:14 Publié dans Destins, Littérature, Pouvoirs, Pratiques, Russie, société | Tags : urss, russie, mémoire | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Back in URSS..

Tout ce que les mé(r)dias nous disent sur l "horrible" ex-URSS n est pas toujours ni vrai ni véridique, bien au contraire. De même de nous dire et nous saouler que l URSS n a que des défauts! L URSS a eu aussi beaucoup d avantages des quelles la grosse propagande à l américaine n en parle jamais mais seuls les concernés des pays du "tiers monde..là bas" au proche orient sont reconnaissants (et je débuterai cette fois ci par la Syrie, l Irak et l Egypte suivront si Mme HRF m autoriserait..)

L aide actuelle de la Russie à la Syrie, par exemple, et depuis septembre 2015 n est qu une continuité de la politique amicale, d alliance mutuelle et d aide aux peuples du "Tiers monde". Aide qui avait commencé depuis
l époque de l ex-URSS et pour laquelle la Syrie est reconnaissante.

L ex-URSS avait apporté entre 1960 et 1980 une aide appréciable à la Syrie concernant ses secteurs stratégiques suite à la rupture de ces pays avec le système capitaliste. Beaucoup de réformes ont eu lieu comme celles agraires, étatisation des ressources minières et des grandes industries permettant un décollage économique. Grâce aussi à l aide l ex URSS, ce décollage a été boosté afin de sortir ces 2 pays de la dépendance technique, économique et financière de l "Occident"! La Syrie n oubliera jamais que le projet du barrage du Tabqa dit aussi de l Euphrate a été construit avec l aide de l URSS. Bien que ce projet a été étudié auparavant par l ex-RFA et sa rentabilité était jugée à 13% mais la RFA avait refusé son financement et c est alors que l URSS l avait fait et a mené rapidement l établissement du lac de retenue dès 1973!. A noter que ce barrage est le 2ème d importance au proche orient !!Grâce à ce gigantesque barrage, l irrigation des terres agricoles a doublé et elle est arrivée à servir 1 million de hectares en 2000 ainsi que le doublement de la production de l électricité pour toute la Syrie via ce même barrage. De même pour établir les infrastructures industrielles et la main d oeuvre devenue hautement qualifié et inhérentes à cet Oeuvre!

Le même progrès a eu lieu en ce qui concerne l aide technique et financière de l URSS pour l extension des 2 ports maritimes en Syrie, ceux de Lataquié et Tartous, pour le développement des voies ferroviaires et auto-routières en Syrie ainsi que la main d oeuvre syrienne à former et qui est devenue hautement qualifiée pour les grands travaux précités et leurs infrastructures industrielles inhérentes à ces projets(eau, électricité, écoles, logements, santé ..).

Écrit par : Charles 05 | 27/03/2016

En l'occurrence, Charles 05, il ne s'agit pas, à travers ce sujet, de parler de l'ex URSS et de sa politique étrangère mais de la Russie soviétique et postsoviétique vécue de l'intérieur par Ira de Puiff.

Merci, dès lors, de commenter dans ce cadre-là.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/03/2016

C'est vraiment sympa tout ça, la photo de la fille, le titre, le blog. Et il plane surtout un parfum d'une nostalgie typiquement russe.

Néanmoins je voudrais attirer votre attention, Madame, que malheureusement, en parlant du « putsch de Moscou », vous tombez dans un piège d'un terrible cliché du genre que vous reprochez vous-même, quelques lignes plus haut, à ceux que vous qualifiez des « spécialistes ».

Et je me demande comment Ira de Puiff aurait pu oser -si c'est le cas car je n'ai pas lu son livre- de nommer les événements tragiques du mois d’août 1991 en l'URSS d'un « putsch » ?

Même en me trouvant déjà en France en 1991, et n'étant pas un témoin directe dédits événements, je pencherais aujourd'hui plutôt pour une version d'écrivain Nicolas Starikov, version d’événements selon laquelle, il n'y avait pas eu aucun putsch à cette époque à l'URSS.

https://youtu.be/A0Z9EXq1Rlo

Et si cela pouvait vous paraître insuffisant voilà un lien sur une autre source très solide, un livre écrit par le Président du Conseil Suprême de l'URSS d'époque Anatoli Loukjanov, personne considérée par d'aucuns comme un des inspirateurs du prétendu « putsch ».

http://www.x-libri.ru/elib/lukjn000/00000001.htm (« Далее » = bouton « page suivante »)

Personnellement je suis convaincu que ce n'était pas un putsch mais une ultime tentative de sauver l'Union Soviétique d'une désintégration totale, désintégration préparée et orchestrée de longue date par les États Unis, dans le cadre de la guerre froide.

Comprenez-moi bien, Madame, je ne peux pas rester sans réagir à l'utilisation des termes inexactes que vous déployez car il s'agit de mon pays natal et d'ailleurs de celui d'Ira de Puiff. Ce n'est pas la « Russie des siens » ou des « miens » c'était et ça reste bel et bien l'Union Soviétique.

« Back » - ça a eu du sens pour certains Beatles, pas pour nous. Nous, nous y étions dés le début.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 28/03/2016

Cher Monsieur,
avant tout, je tiens à vous remercier de votre réaction.
Je voudrais toute fois revenir sur votre contestation de l'emploi du mot "putsch" concernant les événements d'août 1991. Techniquement parlant (si l'on se réfère à Larousse) ce qui s'est passé à Moscou en août 1991, fut bel et bien un "coup d'état militaire", même si la seule et unique intention des membres du Comité d'État pour l'état d'urgence, était d'éviter la dislocation de l'Union Soviétique, et non "le retour à la dictature" comme beaucoup de media ont essayé de nous le faire entendre ! Moi-même, à l'époque, je fus victime de ce genre d'information, ayant pour but de diaboliser les membres du Comité d'État d'urgence alors qu'ils souhaitaient tirer le signal d'alarme sur les conséquences qu'aurait la chute de l'Union sur la géopolitique européenne et internationale, l'économie, la vie sociale etc. qui s'ensuivraient sur tous les pays de l'URSS.
Le putsch à échoué, les membres ont été jugés et incompris car lorsque c'est comme ça, lorsqu'il s'agit d'un mouvement entendu, légitimisé, popularisé... et ce même si c'est une bonne chose car en l'occurrence il s'agissait de retrouver une certaine liberté qui manquait ; il est quasi impossible d'arrêter, voir de canaliser au meilleur des intérêts un tel mouvement mis en marche !
Vous connaissez la suite : l'appauvrissement des ex-républiques alors livrées à elles-mêmes, des coups d'états, conflits, montée des mafias, économies souterraines, trafics d'armes, trafic d'êtres humains venant de l'est... certaines républiques sont même devenues malgré elles pour l'Europe de l'ouest des destinations favorites pour le tourisme sexuel...
La nouvelle Russie a mis, elle, beaucoup de temps pour se remettre de cette catastrophe économique et sociale, tombant à l'état d'un pays du tiers monde...
Quant à votre référence à propos de Nicolas Starikov, elle est certes très intéressante, mais elle n'est qu'une version parmi d'autres. Dans mon livre, à mon tour, je donne ma version des faits et d'événements que j'ai pu vivre directement (notamment ceux d'août 1991, à Moscou).
Sachez que lors de tels événements aussi complexes, il n'y a jamais qu'une seule et même vérité... La vérité se nourrie de versions, d'angles, de points de vue...
On peut avoir vécu le même événement et le voir de façon différente, il n'en reste pas moins que c'est véridique.
PS : Merci, encore une fois, de votre remarque, car cela est toujours intéressant de pouvoir échanger sur ces questions.

Écrit par : Ira de Puiff | 29/03/2016

Vladimir Trofimov,

Quand vous écrivez que "c'est vraiment sympa tout ça, la photo de la fille, le titre, le blog", non, je ne pense pas que cela soit "vraiment sympa".

Ce livre évoque des événements durs. Les réduire, comme vous vous y employez, à "un parfum d'une nostalgie typiquement russe" est bien hasardeux et surtout très hâtif.

Cet ouvrage constitue, par ailleurs, le témoignage d'une femme et non d'une "fille".

Quant au titre du livre, il renvoie à une histoire, à un lien profond entre deux personnes.

Alors avant de vous poser en critique d'un ouvrage que vous n'avez pas lu, je pense qu'un peu d'humilité serait mieux venue de votre part.

Quant à la réaction que provoque en vous un terme utilisé dont vous rejetez l'usage, je vous suggère d'adresser vos remarques et vos références aux historiens qui ont ainsi évoqué ces événements tragiques auxquels, comme vous le précisez vous-même, vous n'avez pas assisté.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 28/03/2016

Hélène Richard-Favre,

Qu'est-ce qui vous empêche d'être un peu plus cohérente envers vous même et un peu plus objectif à mon égard sur votre blog?

Où est-ce que vous avez vu que je critique l'ouvrage d'Ira de Puiff ? Jusqu'à aller me demander d'avoir « un peu d'humilité » ??

Dans « A propos » de votre blog vous vous définissez d'être un linguiste par formation. Alors vous devez connaître une différence qu'il existe entre le sens d'un mot, son usage contextuel et une réalité que ce mot est censé décrire.

Si certains « spécialistes » ont leur habitude d'user du terme « poutsch » en parlant des « événements tragiques du mois d’août  1991» qui ont eu lieu à Moscou et si certains d'autres « historiens » font de même, libre à eux. Mais vous avez parfaitement le droit, tout comme moi ou comme mes compatriotes -dont le nom je cite dans mon commentaires précédent- , ne pas adhérer à cet usage extrêmement pernicieux.

Quant au terme « fille » que j'ai employé à l'égard d'Ira Puiff (au lieu de « jeune femme » qui serait plus approprié), veuillez acceptez toutes mes excuses.

Mon come-back en l'URSS date du 2010 alors, avec ma submersion dans le Monde russe, il me devient de plus en difficile de m'exprimer avec justesse en votre langue.

Bien à vous

Écrit par : Vladimir Trofimov | 28/03/2016

Vladimir Trofimov,

Vous avez un sacré sens de l'humour, vous, lorsque vous écrivez, à mon sujet, "Qu'est-ce qui vous empêche d'être un peu plus cohérente envers vous même et un peu plus objectif à mon égard sur votre blog?"

Pour le reste, je réitère ce à quoi je vous ai engagé dans mon précédent commentaire en relation avec "la réaction que provoque en vous un terme utilisé dont vous rejetez l'usage, je vous suggère d'adresser vos remarques et vos références aux historiens qui ont ainsi évoqué ces événements tragiques auxquels, comme vous le précisez vous-même, vous n'avez pas assisté."

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 28/03/2016

Chère Madame de Puiff,

Merci de votre gentille intervention !

Néanmoins, je ne peux pas partager votre analyse purement « technique » concernant les événements qui ont eu lieu les 19 – 22 août 1991 en l'URSS.

Quand vous les qualifiez d'un "coup d'état militaire" vous reprenez simplement la définition partisane donnée dans le décret N°59 , décret signé par le Président de la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie d'époque, un certain Boris Eltsine: voir la minute 30'04'' de la séquence vidéo du journal TV soviétique ci-dessous.

Mais de quel coup d’état militaire peut-on parler quand parmi les membres du Comité d'État pour l'état d'urgence on trouve le vice-président de l'URSS, son premier-ministre, ses ministres de l'intérieur et de la défense et surtout le président du KGB – l’organe principal dont le rôle par DEFINITION était de défendre la sécurité (et donc l'intégrité) de son pays , c'est-à-dire celle de l'Union Soviétique?

Quand vous aurez 50 minutes libres vous regarderez (peut-être à nouveau) le journal télévisé soviétique officiel, « VREMIA », journal daté du 19 août 1991.

Il vous suffira alors de vous poser une question bête : à voir la teneur de l'émission, la télé officielle serait-elle déjà prise par les « putschistes » ?

https://www.youtube.com/watch?v=MtUVHTONFb8

Désolé, mais le Président de RSFSR n'était pas compétant dans le domaine de la juridiction de l'URSS en vigueur. Il s'agissait à l'époque bel et bien d'un énorme bras de fer entre Eltsine et les autorités légitimes soviétiques. Le comble de tout ça a consisté dans le fait que quand le Président du KGB, Vladimir Krutchkov a été arrêté le 21 août 1991, il a été accusé de haute trahison conformément à l'article 64 du Code Pénal de RSFSR et non de celui de l'URSS !!!

http://www.km.ru/front-projects/gkchp/chleny-gkchp-posle-putcha

Vous savez, si l'on voulait parler des vrais coups d'état militaires, pour moi, ce seraient par exemple un qui a eu lieu le 11 septembre 1973 au Chili ou, un autre, tout récemment, celui du 21 février 2014 en Ukraine. Mais pas du tout ces événements tragiques du mois d’août 1991, tragiques non par la mort de trois jeunes gens (qui est bien sur regrettable) mais avant et surtout par la mort annoncée et désormais inévitable de notre pays.

Cordialement,

Vladimir Trofimov

PS :

Le 20 août 1991 : Poutine démissionne du KGB
http://news.bbc.co.uk/hi/russian/russia/newsid_5265000/5265886.stm

Écrit par : Vladimir Trofimov | 31/03/2016

Cher Monsieur,
merci encore pour votre commentaire et l'intérêt que vous portez aux événements du 1991. Les évènements que j'ai vécu directement et que j'ai étudié, par la suite, de près.
Vous contestez l'emploi du mot "putsch" concernant les évènements qui ont eu lieu à Moscou en août 1991, notre débat est donc purement linguistique. Je respecte votre point de vue même si je ne le partage pas (ni en tant que philologue, ni en tant que témoin directe des événements en question). Le coup d'état = la prise de pouvoir (même illusoire et consentie par Gorbatchev en personne), reste un coup d'état. Militaire ? Il y a eu le Ministre de La Défense dans le Comité et les chars dans les rues de Moscou, même si, techniquement parlant, ils restaient là, inutiles.
Vous savez, on est (hélas !) un peu obligés parfois d'employer les mots qui sont détachés de leur sens initial. Par exemple : Hollande, Président de la République. Déjà, le Président de la République est sensé être garant d'un certain nombre de choses, notamment, de la sécurité. Dans ce contexte, on peut dire, que Hollande est un MAUVAIS président, mais il reste président quand même.
La même chose pour le "putsch" de 1991. On peut dire que c'est un "putsch" échoué, éphémère, incomplet, fabriqué de toutes pièces, on peut le qualifier comme on veut, mais cela restera un putsch.
Pour clore le débat et ne pas abuser de l'espace médiatique de ce blog (qui a d'autres sujets non moins intéressants à traiter), je crois que vous et moi, on pense à peu près la même chose des événements qui ont marqué le mois d'août 1991, malgré notre petit différend du caractère purement sémantique.

Écrit par : Ira de Puiff | 31/03/2016

Chère Madame,

Ce n'est pas pour avoir le dernier mot -c'est l'histoire qui l'aura- que je vous réponds mais pour vous remercier encore une fois de cet échange sympathique, échange si bien venu sur ce blog.

Cela n'empêche que tout en respectant le métier de philologue qui est le votre je dois vous dire que le droit prime souvent sur d'autres considérations.

Ainsi, et en lien directe avec le titre de ce sujet de blog et -éventuellement- avec celui de votre livre, je vous propose de réfléchir sur le bien fondé du terme « annexion » employé par d'aucuns à l'égard d'(re)intégration de la Crimée au sein de la Fédération de Russie.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 02/04/2016

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