06/04/2016

Natacha, une histoire et beaucoup de silence

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Tandis que les officines et leurs relais médiatiques s'activent pour dénoncer abus et corruptions, des femmes, des hommes subissent viols et tortures de la part de milices qui ne mettent aucun media en ébullition.

Voici un nouveau témoignage qui a été recueilli par d'autres personnes que celui qui l'a publié dans l'article indiqué en lien ci-dessous.

Ces personnes, informées, sont, pour certaines peut-être, au bénéfice d'un devoir de réserve.

La remarque a déjà été faite ici à propos de ce que peuvent et ne peuvent pas révéler les délégués du CICR, pour ne parler que d'eux.

Soit.

Dans ce cas et pour les laisser à l'abri de leur devoir, la victime serait-elle pour autant obligée, elle aussi, de garder une réserve?

Un principe quelconque interdirait-il à une femme ou à quiconque qui a vécu et vu l'horreur en action, d'en témoigner?

Ce que Natacha a connu, ce qu'elle a subi, nul ne le saura si personne n'en relaie le récit qu'elle en rapporte ici:

https://dnipress.com/fr/posts/natacha-survivante-des-geol...

 

 

Commentaires

Les horreurs s'accumulent, sous la chape de mensonges, de silence et d'indifférence.Il faudra bien qu'en répondent un jour les politiciens, les journalistes et les intellectuels qui auront commandité et cautionné tout cela.

Écrit par : Laurence Guillon | 06/04/2016

A l’époque des faits, le responsable de l’OSCE était le conseiller fédéral Didier Burkhalter… Pourquoi est-il resté silencieux ? On peut se poser la question en ce temps où l’US inonde le monde de révélations recueillies par ses différents services secrets. Il faut admirer avec quel cynisme et quelle imprudence l’US le fait puisque c’est aussi l’aveu qu’elle a un formidable moyen de se faire obéir.

Écrit par : Michel Mottet | 06/04/2016

"Ils m’ont emmené dans un état-major du Pravy Sektor entre Celidovo et Novogrodovka où les tortures ont commencé »

Comment elle sait tout ça?

"Je suis restée 19 jours en détention, dont sept jours sans nourriture, juste des vitamines dans un verre d’eau et 11 jours avec les mains attachées,"

Comment elle sait que c'était les vitamines ?

Pourquoi ce journaliste ne filme jamais les témoins ?

Pourquoi il n'y a aucune confirmation du côté Moscou ?

Beaucoup de questions sans réponses.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 06/04/2016

Vlad (...)toujours prêt à empaler les unes sur le autres les questions foireuses. Il faut avoir l'esprit sacrément tordu pour en arriver là. Certaines photos et vidéos ne vous suffisent pas? Comme celles où les tortionnaires sadiques placent une casserole sur la tête des prisonniers à terre et sautent dessus à pieds joints. Vous êtes une très triste personne. (...)

Écrit par : Johann | 07/04/2016

Johann,

Je pense que c'est à moi que vous vous adressez pas Vlad?
Alors qu'est-ce je peux dire au sujet de votre commentaire insultant ?

Est-ce que j'ai le droit de ne pas croire à ce "témoignage" de cette "Natacha" ?

Oui ou non ? Alors je vous le répète, je n'y crois pas du tout.

En fait sachez qu'en Russie on n’appelle pas une femme de 55 ans Natacha. C'est diminutif russe de Natalie. Et pourtant, dans son "témoignage" elle citait les noms des personnes avec leur nom patrimonial et le nom de famille.
(et une autre femme prétendument violée s’appellerait Clara ou Christine d'après ce drôle de témoignage (et pourquoi pas Marylyne tant qu'on est là ?)
Mon conseil, arrêter de gober les mouches et biberonner sans cesse l'internet. Il y a 30 ans il n'existait pas, ça n'empêchait pas les gens de vivre.

Je ne vais pas vous appeler une triste personne, simplement vous êtes quelqu'un d’extrêmement naïf.


Enfin, il s'agit de mon pays, l'ex-URSS et j'ai mille fois mieux sais de quoi je parle que vous.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 07/04/2016

Par respect envers "Natacha", prénom fictif que le journaliste a donné à cette femme, je ne publierai plus aucun commentaire polémique.

Merci donc à chacune et à chacun de cesser là ce mauvais et faux débat.

Cette femme s'est exprimée face au journaliste qui a recueilli son témoignage, il va de soi que ce qu'a vécu cette femme ne relève d'aucune fiction.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 07/04/2016

Vladimir Trofimov et Johann,

J'ai bien reçu vos commentaires respectifs mais comme je l'ai indiqué ci-dessus, je ne publierai pas de suite à vos échanges.

Merci et bien à vous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 07/04/2016

Certaines souffrances valent plus que d'autres. Des souffrances valent même rien du tout.
On ne parle presque plus de la souffrance des gens du Donbass, des milliers de morts et du plus d'un million de déplacés et pourtant cela se passe en Europe, maintenant.
Le black out.
Et pendant ce temps l'Europe de Bruxelles, montage politique de papier, incapable de gérer rationnellement et humainement l'afflux des réfugiés, en vassale docile, laisse toute liberté à l'armée américaine et ses blindés, de se déployer à l'est...
Le confinement de l'ours!

Écrit par : Nicolas Moser | 07/04/2016

Mais l'ours! il est européen !

Écrit par : Nicolas Moser | 07/04/2016

Bonjour, je suis l'auteur de l'article d'origine, pourquoi je ne filme pas Natacha et pourquoi ai-je changé son nom ? Mais parce qu'elle a de la famille en zone occupée par les Ukrainiens... Pourquoi sait-elle qu'il s'agissait de Pravy Sektor ? Parce ce qu'une unité de ce parti occupait son village et que les bourreaux lui ont dit. Pourquoi sait-elle qu'il s'agissait de vitamines ? C'est ce que les bourreaux lui ont dit, mais ce que je n'ai pas dis dans l'article c'est qu'elle avait l'impression qu'il s'agissait d'une drogue car elle indique qu'elle s'est trouvée indisposée et dans un brouillard à plusieurs reprises. Cette femme a été présentée à la délégation française et à l'avocat Jean-Josy Bousquet lorsqu'il est venu dans le Donbass, son témoignage est confirmé par "MOscou", il a été officiellement mis en page par la commission des crimes de guerre de la République populaire de Donetsk. Pourquoi ai-je choisi Natacha ? Par hasard, il fallait changer son nom. Encore une fois, elle a de la famille encore dans la zone occupée. Mais bien sûr, ceux qui ne veulent pas croire le peuvent et penser que je ne suis qu'un menteur, j'en ai l'habitude et j'accepte ces insultes, cela fait partie de ma mission dans le Donbass, avaler des témoignages terrifiants et être pris pour un dingue ou un menteur par des gens à l'autre bout du monde, c'est ainsi, mais je continuerai tant que je trouverai les forces

Écrit par : Laurent | 08/04/2016

C'est à en pleurer de rage et d'impuissance. Et pendant ce temps, les merdias nous gavent de la misère des migrants et autres clandestins. C'est
carrément le retour des SS de la sombre guerre, et tout autour tout le monde sait (les dirigeants UE et leurs complices journaleux(euses)) mais personne ne veut rien voir et surtout ne rien dire!

Le pire aujourd'hui c'est que le potentiel de l'information existe, mais ceux qui en détiennent les moyens, la manipule sciemment et sont donc les complices de ces atrocités!
Ce monde est une vraie pourriture et c'est le laxisme-gaucho des 3 dernières décennies qui produit aujourd'hui ses pires effets!

Merci à Laurent pour son courage et sa détermination.

Écrit par : Corélande | 08/04/2016

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