20/04/2016

Ouf, encore un sujet sur ces riches Russes...

Elles nous manquaient ces émissions consacrées aux riches Russes qui viennent placer leur argent en Occident.

En voici une qui a plutôt pour habitude de traiter de sujets locaux. Or voici qu’elle délègue un de ses reporters à Londres! 

http://www.rts.ch/play/tv/toutes-taxes-comprises/video/kl...

Déduction aura sans doute été faite d'estimer très utile pour le téléspectateur suisse de savoir ce qui se passe dans la capitale du Royaume Uni.

Il est vrai que les citoyens qui financent cette chaîne publique sont sans doute passionnés par le fait de savoir comment vivent de riches Russes ou autres Ukrainiens proches des séparatistes du Donbass!

Il faut bien admettre que le crime organisé et soutenu par l’Occident au nom de la démocratie est sans doute moins porteur à l’écran. En tous les cas moins flatteur à montrer pour cette chaîne publique qui s’est tant réjouie de voir tomber le président Ianoukovich!

La suite, on ne la connaît que trop.  En voici un des aspects:

https://www.youtube.com/watch?v=de8Z1sfNLRk&feature=y...

 

00:28 Publié dans Air du temps, Avaries, Finance, Politique, Pouvoirs, Russie, Ukraine | Tags : rts, russie, ukraine, donbass | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Hélène Richard-Favre,

Je ne comprends vraiment pas qu'est-ce qui vous gène dans la volonté des certains de mener leurs enquêtes d'abord et informer les gens ordinaires ensuite.

D'autant plus que le sujet est si sensible pour les gens pauvres quelque soit leur nationalité ou l'origine.

Bien sur qu'en respectant le principe de présomption d’innocence j’accepterai volontiers que les informations montrées dans le reportage de la RTS demandent des vérifications et éventuellement des corrections.

Mais ce que je trouve digne d’intérêt de discuter ici c'est le cas de figure où il s'agirait des cas avérés.

Donc à vous lire vous trouvez qu'on s’intéresse inutilement -et aux frais d'un contribuable suisse en sus- de la vie de quelque « riches Russes ou autres Ukrainiens proches des séparatistes du Donbass » ayant placé leurs capitaux à Londres.

D'abord, permettez-moi de vous dire que je réfute votre terme « riches ». Tant vous étiez nuancée dans votre sujet du blog consacré à la « désinformation », autant vous pêchez par approximation dans vos définitions ici.

Car évidemment que l'adjectif « riche » est complètement inapproprié dans ce contexte. Même le terme « richissime » ne serait pas exacte. Il s'agirait en réalité des gens INDECEMMENT RICHES.

Voici la liste complète des personnes mentionnées dans le reportage :

Rinat Achmetov – qualifié dans le reportage d'être un financier des séparatistes de Donbass.
Andreï Iakounine – fils d'un ex-patron des chemins de fer russes (en occurrence il s'agit de Vladimir Iakounin, l'ami très proche de Poutine )
Dmitro Firtash – oligarque ukrainien, qualifié d'être un allier très proche de Poutine
Noursoultan Nazarbaiev – président de Kazahstan, qualifié d'être le dictateur de Kazahstan.
Igor Chouvalov – vice-premier ministre russe, qualifié d'être l'homme N° 5 du régime russe.

Vous passez étrangement sous silence le nom de Noursoultan Nazarbaiev qui n'est pas Russe du tout, mais qui est un fidèle de Poutine, et surtout celui de Dmitro Firtash, ce dernier se trouvant aujourd'hui sous une menace d'extradition vers les États Unis, dans le cadre d'une affaire de corruption en Inde, et étant à cause de cela réfugié en Autriche (car à la différence de l'Ukraine, Autriche refuse de l'extrader)

A la premier vue, ce Dmitro Firtash pourrait apparaître pour moi comme un digne adversaire d'Igor Kolomoïsly, dans le combat entre des oligarques ukrainiens pourris jusqu'à la moelle.

Je ne comprends pas pourquoi vous suivez de près et dénoncez tant le parcours du deuxième et êtes si indifférente à la sort du premier ?

Je pense que cette petite liste n'étant pas exhaustive représente néanmoins assez bien la situation avec le blanchiment d'argent en provenance de l'ex-URSS.

Et oui, l'URSS et pas la Russie ou l'Ukraine. C'est ça qui vous trompe comme d'ailleurs beaucoup d'autres en Occident. Vous semblez mépriser le journaliste du reportage pour le caractère « local » des sujets qu'il est sensé de traiter d’habitude et pourtant vous même faite une énorme erreur de jugement en « localisant » et en morcelant à tort l'espace -pourtant unique et indivisible en réalité- espace dite post-soviétique.

Oui, tous ou presque tous ces gens-là ont le pouvoir ou sont au pouvoir. Mais pour combien de temps encore ?

Contrairement à vos déclarations formelles de neutralité propre à la Suisse vous avez une tendance personnelle de défendre le régime de Poutine en vous arguant des résultats des élections 2000, 2004 et 2012 en ce qu'on appelle la « Fédération de Russie », élections formellement démocratiques et également arguant de son taux stalinien de popularité qu'il arrivé à maintenir depuis l'adhésion de la Crimée à la Russie.

Mais vous ignorez complètement l'illégalité et la tragédie absolue de ce qui c'est passé avec l'URSS dans les années 90.

Contrairement à ce que vous semblez de partager comme analyse avec Irina de Puiff comme quoi c'était en août 1991 qu'il y a eu à Moscou une tentative de coup d'Etat (que vous appelez - « putch de mois d'aout »), le vrai coup d’État militaire, avec un bain de sang, avec les chars qui tiraient sur le Parlement SOVIETIQUE à Moscou sur les ordres de Eltsine, c'était deux ans plus tard – en septembre-octobre 1993. A la différence de 1991, en 1993, j'ai pu rentrer à Moscou et assister à ses événements tragiques.

Car c'est en ce moment, en automne 1993, et pas avant, que les Soviets (= Conseils du peuple) ont été assassinés en Russie.

Après le démantèlement de l'Union Soviétique, la République Soviétique russe -la plus grande et centrale des 15 républiques soviétiques- continuait encore 2 ans son combat avec la mafia Eltsinienne, mafia mise en place par la CIA et les USA.

Dans la foulé, au décembre 1993, pour se faire légitimer, Eltsine a pondu une constitution (un vrai torchon du point de vue du droit constitutionnel) pour les territoires occupés de facto par l'Obkom de Washington.

Mais au-delà de la question du droit il se posait surtout la question de la morale.

Car si accepter d'être nommé par le criminel Eltsine au poste du premier-ministre en aout 1999, et ensuite d'être proposé comme un successeur officiel au poste du président, le 31 décembre 1999, car si accepter ces deux nominations, pourrait encore être considéré comme un stratagème, comme un plan très sophistiqué d'un ex-agent des services spécieux qui avait l'intention d'infiltrer le système corrompu et criminel pour le combattre de l'intérieur, le crédit de confiance à cette hypothèse de travail en aucun cas ne pouvait dépasser un seul mandat présidentiel, c'est-à-dire 4 ans à l'époque.

Par la suite, une fois installé confortablement au pouvoir et avoir éliminé tous les adversaires les plus dangereux – et 4 ans ça devrait être largement suffisant pour l'ancien directeur du FSB - donc sans commencer à s'appliquer à sois-même, à ses vrais camarades de combat et à ses parents proches les règles morales de conduite irréprochable, règles exigées par le pays meurtri dans les catastrophes du siècle précédant, exigées par la mémoire des dizaines des millions des Soviétiques ayant laissé leur vies sur les champs de bataille contre l'Allemagne nazi et pour Staline, donc en procédant, à partir du 2004 à un remplacement des oligarques d'époque eltsinienne par une nouvelle caste des oligarques-amis, le président de la Fédération, même pas de la République, ne pouvait que basculer inévitablement dans le camp des occupants et des criminels collaborateurs.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 21/04/2016

Vladimir Trofimov,

Ne vous méprenez pas, des richesses acquises de manière douteuse, j’en ai conscience.

Mais le propos du sujet n’est pas de me poser en juge.

Il est de mettre en perspective les choix d’informations opérés par la chaîne publique d’information suisse.

Cela dit, merci d’avoir apprécié mon sujet sur la « désinformation ».

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/04/2016

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