05/07/2016

Aïd el-Fitr, la polémique qui divise

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                http://www.ouest-france.fr/bac/bac-des-oraux-de-rattrapag...

Marche-t-on sur la tête comme s’interroge le responsable laïcité de l’Union des familles laïques ou sur des principes et des lois?

Il est intéressant d’observer comment les uns et les autres rendent compte de la polémique qui a été engendrée par une note de La Maison des Examens, un service interacadémique qui gère l’organisation du baccalauréat dans toute l’Ile de France.

Si, pour L’Obs, on créée une fausse polémique, il en va tout autrement pour d’autres:

http://etudiant.lefigaro.fr/bac/bac-actu/detail/article/l...

Ces manières de se situer par rapport à un fait en lien avec des pratiques religieuses, sont révélatrices de tensions socio-culturelles bien réelles.

Qui jette de l’eau sur le feu?

Celles et ceux qui réagissent à cette anticipation de l’administration ou ladite administration dont l’article de L’Obs semble relativiser la décision qu’elle a prise?

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/bac-2016/2016070...

Le fait est que le sujet mérite qu’on y prête attention.

Ne serait-ce que pour réaliser combien la question religieuse est loin d’être aisée à traiter dans nos sociétés dites laïques.

 

 

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Commentaires

L'islamisation de la société française est plutôt en bonne voie, non ?

Écrit par : xénia | 05/07/2016

Xénia, il n'est pas nécessaire de mettre un point d'interrogation, puisque votre réponse est une réalité objective.

Écrit par : Michel Mottet | 05/07/2016

Xénia dit:'L islamisation de la société française est plutôt en bonne voie, non?"

Oui, et pourquoi pas et ceci pour plusieurs raisons:

1--Les musulmans natifs ainsi que les français/françaises converti(e)s représentent 5 à 10% des 70 millions des Français. Ce chiffre a été estimé "à la pelle" selon le ministre de l intérieur, M. Caseneuve et qui ajoute que c est plutôt 5 que 10% (parole d un grand ministre du moment où le comptage selon la confession est interdit en France et tant mieux!!"
Néanmoins et hors sujet, allez voir que "lä-bas en Syrie", cette a été la règle de la quelle il faudrait s inspirer:""La Religion est pour Dieu et la Patrie pour Tous!". Il n y a qu à appliquer cette règle de part et d autre et basta!

2--L islam Saoudien et Qatari ( qui est à mon humblissime avis le pire des Anti-Islam) et malgré ça et pour des raisons d adorer "Dieu Argent" et "de rester éternellement au pouvoir" donc inondé jusqu aux triples mentons par le fric, ce faux Islam a gagné en France en achetant une bonne partie du CAC 40, vente de qqs rafales, le Printemps, boycotter la vente des Mistral à la Russie en faveur de l Egypte et rafale payés par la Saoudie, le Football de St Germain en main du Qatar, hautes personnalités politiques françaises (...) comme gérants des (...) Je ne parle pas de M. Hollande pour ne pas me faire censurer mon billet.

3--M. Caseneuve qui a dit :""L appel au Djihad n est pas un délit". Regardez bien que sur cet excellent blog, la déclaration précitée qui a été, heureusement, relevée par notre Hôte.

4--Je ne m étale pas sur la déclaration de M. Fabius:""Al Nosra donc Al Qayda fait du bon boulot en Syrie" .Il a "raison" Sieur Fabius car Al Nosra est un peu moins islamisante et un poile moins égorgeur que Deach !!

5--M. Hollande qui avait déclaré:""Nous avions eu le choix entre Daech et le "Tyran sanguinaire Assad", alors entre ces deux, ns avons choisi les Rebelles ( c à d "des gars un chouwaya moins islamisants et un petit poil moins égorgeurs que Daech" et Bravo l artiste...

Comprenne qui voudra et qui pourras.
Bien à vous.

Écrit par : Charles 05 | 05/07/2016

j ai bien lu et parcouru cet excellent article-chapeau ainsi que les deux liens cités.

--La circulaire en question date d il y a 12 ans et qui a été émise le 18 mai 2004 par le ministre de l Education du Gvt de l époque (i.e. de droite ou de M. Sarkosy). Droite qui s insurge aujourd hui et violemment contre l activation de cette circulaire pour pour ce mercredi 6.7 qui coincide avec Eid Al-Fitr par CE Gvt appelé par la même droite comme étant "de gauche" oh lala... (vraiment de gauche? J ai des doutes. De surcroît qu à cette époque-là du quinqennat de M. Sarkosy, on a fait reporter des examens oraux de Français qui tombait le Samedi.. Et pourquoi pas!!

Dans un etat de droit, la loi fait foi et en principe elle ne doit pas être ni sélective ni politisée...Néanmoins, la question se pose si un chinois en France n a t il pas le droit de demander d être dispensé tel jour pour la fête du Nouvel An Chinois ou mieux encore pour moi (=Charles 05) qui "veux" aller faire une cure de 3 jours dans un couvent ou chez les Capuccins à Avallon ou en Ardèche sinon à Fribourg, SVP, et merci d avance .

Écrit par : Charles 05 | 06/07/2016

Charles 05,

La circulaire de 2004 n’est pas en cause et encore moins remise en cause.

La polémique naît d’une note adressée aux proviseurs des lycées des trois académies de Paris, Versailles et Créteil.

Merci de relire attentivement l’article dont j’ai indiqué le lien dans mon sujet et que je copie-colle ci-après:

"L’administration demande aux proviseurs de noter l’absence pour cause d’Aïd-el-Fitr des candidats aux oraux afin de pouvoir reporter l’épreuve.

À nouveau, la religion s’invite à l’école. Dans les examens du bac, cette fois, dont les premières épreuves de rattrapage pourraient coïncider, mercredi, avec la grande fête musulmane de l’Aïd-el-Fitr, qui met fin au ramadan. Curieusement, la polémique ne naît pas de candidats pratiquants qui, convoqués à ces cessions, auraient pu fustiger cet aléa calendaire et déroger à la loi laïcité en menaçant de boycotter l’examen, mais de l’institution elle-même, qui, nouant seule les écheveaux d’une conscience trop vive, a anticipé les problèmes qui ne se posaient pas. La Maison des examens, un service interacadémique (SIEC) qui gère l’organisation du baccalauréat de toute l’Île-de-France, a rédigé une note qui fait polémique. Selon une information du Parisien, cette note, adressée le 30 juin aux proviseurs des lycées des trois académies de Paris, Versailles et Créteil, leur demandait de «s’assurer de la présence effective» des élèves convoqués le mercredi 6 juillet. «Ceux invoquant la fête de l’Aïd-el-Fitr devront être reconvoqués le lendemain. Vous voudrez bien indiquer le plus rapidement à mes services le nombre de candidats concernés», explique le document signé par le directeur de la Maison des examens, Vincent Goudet. Des aménagements qui ressemblent à «du zèle et du clientélisme!», s’insurgent les défenseurs de la laïcité, qui condamnent ces «postures» se voulant «plus royalistes que le roi». «On anticipe une revendication qui n’a pas encore été formulée: l’administration fabrique elle-même le problème, on marche sur la tête!», s’indigne Charles Arambourou, responsable laïcité de l’Union des familles laïques (Ufal).

«Clairement discriminatoire»
«Prendre en compte les préceptes des uns ou des autres, à titre religieux, c’est déjà contrevenir à la loi laïcité, réagit Marie-Hélène Piquemal, vice-présidente du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), mais si on se met à les prévenir et les anticiper c’est inacceptable!» Ce syndicat, pour qui la laïcité «est un de (ses) combats de fond et une de (ses) lignes directrices», n’est pas seul à bondir. Le Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN) aussi. Pour lui, «ce genre de note peut créer une belle pagaille», a déclaré son secrétaire général, Philippe Tournier, proviseur du lycée parisien Victor-Duruy. De manière pratique, de nombreux proviseurs ne s’imaginent pas faire le tour des effectifs pour demander qui fait l’Aïd. «C’est inconcevable», a réagi Philippe Tournier dans Le Parisien. «Sous couvert de respect des religions, on aboutit en réalité à ficher les élèves en fonction de la leur, ce qui est clairement discriminatoire!», juge l’Ufal. Marie-Hélène Piquemal craint aussi d’autres inégalités: «Un candidat musulman pourra repasser l’épreuve le lendemain mais quid d’un élève tout simplement malade le 6 juillet?»

De son côté, l’Observatoire de la laïcité a vivement réagi. Pour Nicolas Cadène, son rapporteur général, «l’administration n’a pas à anticiper les éventuelles demandes, pour la bonne raison que cette démarche revient à assigner les élèves à leurs pratiques religieuses. C’est contraire à l’approche laïque». La circulaire du 18 mai 2004 sur le port des signes religieux à l’école oblige l’institution scolaire et universitaire à s’arranger pour qu’aucun examen important ne se tienne les jours de grandes fêtes religieuses. Mais, si cela advenait - certaines fêtes ne sont pas fixes -, des autorisations d’absence sont prévues. Pour autant, rappelle Nicolas Cadène, «elles ne sont pas données de droit, elles sont octroyées au nom de la liberté de culte (…) si elles restent exceptionnelles. La loi précise que les convictions religieuses ne sauraient être opposées à l’obligation d’assiduité ni aux modalités d’un examen» »"

http://etudiant.lefigaro.fr/bac/bac-actu/detail/article/le-ramadan-s-invite-au-bac-21071/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/07/2016

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