18/07/2016

Bruxelles, démocratie et autres rappels

 

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Dans le cadre de la réunion des ministres européens des affaires étrangères agendée, ce jour, à Bruxelles, les déclarations d’intention et autres propos de circonstances se suivent et s’enchaînent:

http://www.boursorama.com/actualites/les-usa-et-l-ue-aler...

Rappeler ce qu’est la démocratie n’est pas nouveau de la part d’autant d’élus ou autres tenants de pouvoirs.

Combien de fois n’a-t-on entendu s’élever telle ou telle autorité instituée au nom de la démocratie?

Il n’est, par exemple, que de songer à l’Ukraine et à autant de personnalités mobilisées pour y installer la démocratie.

Le résultat se connaît.

Avoir cautionné un gouvernement qui évacue toute trace susceptible d’évoquer un passé pour le remplacer par un autre ô combien démocrate ne s’invente pas.

Renommer une avenue de Kiev du nom de celui qui a tué et massacré, sans doute au nom de la démocratie, signe peut-être une ouverture sinon une grandeur d’esprit, allez savoir:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/11/d-un-dimanche-...

Commentaires

Ah Bruxelles ! ses "valeurs" et ses idées "universelles" ... LE DROIT D'ASILE, par exemple, sacré, pour protéger toute personne menacée de mort sans son pays même : les Grecs ont été sommés de rendre aux "autorités" turques les putchistes mis en échec qui avaient pris refuge de l'autre côté du Bosphore. Ah ! si seuylement ils avaient été de simples réfugiés syriens ou soudanais illégaux et sans papiers : ils auraient été soignés, logés, nourris, bichonnés, payés même, et plus encore. C'est quand même beau les belles idées de ces zeuropéens si mignons de Bruxelles, c'est très beau mais c'est très con.

Écrit par : christian bitard | 18/07/2016

« propos de circonstances se suivent et s’enchaînent», écrivez-vous Hélène Richard-Favre. Propos traduits sous forme d'une dépêché AFP en plus, rajouterais-je.

On a vraiment l'impression que l'Union Européenne est complètement dépassée par les événements. Il faut reconnaître qu'en ce moment le monde traverse une forte zone de turbulence voir de bifurcation, et les fonctionnaires de Bruxelles dressés et entraînés par des agents d’influence nord américains, des franc-maçons et autres hommes forts du Bilderberg se voient complètement dépassés par les événements. Plus graves encore, ils donnent l'impression de tomber dans l'état de dissonance cognitive collective.

Teresa May, Recep Erdogan et demain peut-être – et espérons-le- Donald Trump et Marine Le Pen vont décider quoi faire et comment faire pour que le monde avance dans une bonne direction.

A ce propos j'ai une petite info pour tous ces profils ici qui détestent Erdogan autant qu'ils adorent Poutine.

Finalement Erdogan s'est excusé pour le bombardier russe abattu l'automne dernier à la frontière turco – syrienne par un chasseur turque (c'est très récent, ça date juste d'une quinzaine de jours). Les sanctions anti-turques ont été immédiatement levées par l'homme fort de la Fédération de Russie. Mais – et c'est pour ça que je parle d'une zone de turbulence- le lendemain des excuses, l'aéroport d'Istanbul a été frappé par un attentat (d'ailleurs je n'ai vu personne en Occident s'identifier avec « Je suis Istanbul).

Enfin, en tout ce qui concerne l'ex-rue de Moscou à Kiev.
Nous autres, les habitants de l'ex-Union Soviétique, ont la peau dure pour ce genre de machins qu'on considère tout simplement comme un non-événement. Victor Ioutchenko, le président ukrainien entre 2005 et 2010 a essayé déjà de reconnaître Stépane Bandéra comme un héro d'Ukraine.

http://www.2000.ua/novosti/ukraina_novosti/bandera-priznan-geroem-iz-za-fanatizma-zheny-juschenko---politolog_arhiv.htm

A mon avais, cela ne relève pas de la démocratie mais plutôt du devoir de la mémoire. Et allez demander aux Polonais, pourquoi ils étaient toujours très timides pour qu'on reconnaisse des massacres de Volhynie comme un génocide


Quant à la rue de Bandéra, il existent déjà des rues avec ce nom en Ukraine ; par exemple dans la ville de Lviv.

Alors concentrons-nous sur le positif. Les rues de Moscou et de Kiev sont les deux rues principales de Yalta. En fait, avec la rivière Bystraja (rapide) qui passe entre les deux, elles forment un seul et unique ensemble, une seule et unique rue, symbole des deux capitales des deux États russes temporairement frappés par une crise identitaire sévère.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 19/07/2016

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