23/07/2016

Munich en deuil

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L’Iran condamne la fusillade de Munich, selon ce résumé publié sur le site de L’Express:

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/en-direct-f...

Et puis, on y apprend, comme souvent, que le tueur était une bonne personne.

Oui, ce constat n’a rien d’incongru et sa récurrence le prouve.

Combien de fois la surprise n’a-t-elle suivi un acte morbide tandis que son auteur passait pour bon, calme ou souriant et aimable?

Le fait est qu’entre le caractère imprévisible d’un acte et le sentiment de sécurité à laquelle toute société aspire, il y a une marge dans laquelle s’engouffrer reste possible.

Certes, le mensonge susceptible d’entourer toute tuerie n’est jamais loin qui permet aux élus de se blanchir tandis que leur responsabilité risque d’être mise en cause.

La chancelière allemande a convoqué pour ce samedi 23 juillet, une réunion de son conseil fédéral de sécurité.

Puisse-t-elle apporter de quoi apaiser proches, parents, ville et pays en deuil!

 

 

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Commentaires

"Et puis, on y apprend, comme souvent, que le tueur était une bonne personne."
Voilà qui va rassurer Monsieur Vincent.

Écrit par : Charles | 23/07/2016

"La chancelière allemande a convoqué pour ce samedi 23 juillet, une réunion de son conseil fédéral de sécurité."
Qui a pris une décision (sans réunion du conseil de sécurité que je sache) mettant en danger la sécurité de la population?

Écrit par : Charles | 23/07/2016

"une bonne personne"
Tout le problème de nos rapports avec l'Islam se trouve résumé dans cette expression.
Pour toute religion une "bonne personne" est avant tout celle qui obéit à son dieu. Dans les pays qui ne connaissent pas la liberté de pensée en général et encore moins celle de converser soi-même avec son créateur, ou du moins d'interroger soi-même les textes sacrés sans l'intermédiaire obligatoire d'une hiérarchie (notion qui a été introduite chez nous par la Réforme), cela signifie obéir à l'interprétation faite de ses textes par les spécialistes (même s'ils sont souvent incultes, comme c'est malheureusement le cas de nombre d'Imams), ou obéir au pouvoir politique qui se réclame d'eux, généralement des dictatures théocratiques comme c'est le cas en Arabie Saoudite.
Dans les cas qui nous occupent ces derniers temps, les termes de "martyr" et de "paradis" sont très souvent utilisés. Ces notions sont en même temps donnés comme les incitatifs à l'action pour le premier et comme leur fin, ce qui est espéré comme récompense, pour le second. Ce sont les seuls motifs "raisonnables" aux massacres et à ses conséquences pour leurs auteurs que nous sommes capables de comprendre en Occident, car ils renvoient à des réalités historiques bien connues, celles des martyrs chrétiens de l'époque romaine, et celles du massacre des indigènes d'Amérique du Sud de l'époque des Grandes découvertes.
Encore devons-nous faire quelques ajustements dans ces comparaisons, ne serait-ce que parce que les martyrs chrétiens ne devaient pas leur statut au massacre d'innocents (et encore moins d'autres chrétiens), et dans le deuxième cas parce que le temps a passé et que les faits incriminés ont été largement dénoncés depuis longtemps, et cela même par les autorité ecclésiastiques elles-mêmes.
On écrit souvent, parfois par des gens soucieux de défendre l'Islam, que parmi les victimes des massacres se trouvent de nombreux Musulmans. Sans même entrer dans le débat de la guerre que se livrent divers courants de cette foi, il est facile de comprendre que les "victimes" musulmanes acquièrent elles-mêmes, par leur sort, le statut tant envié et respecté de "martyrs", contrairement aux victimes d'autres religions ou sans religion qui ne sont promises qu'à une mort honteuse.
Comment un enfant élevé dès ses premiers jours dans un ensemble de croyances et d'idées qui lui sont donnés comme absolument vraies et indiscutables (au point d'ailleurs que leur discussion peut elle-même entraîner leur mort) pourrait-il penser et agir de manière contraire à celles-ci lorsqu'il devient adulte ? S'il ne voit et pense le monde à travers elles, est-il donc tellement étonnant que nous soyons obligés d'assister aux horribles spectacles que nous avons sous nos yeux depuis quelque temps ?
Est-on vraiment obligé d'avoir recours aux explications bidons de la "folie" pour les comprendre, alors que c'est notre propre manière de voir et de vivre qui est considérée comme folie, folie meurtrière, par leurs auteurs ?

Écrit par : Mère-Grand | 23/07/2016

"La chancelière allemande a convoqué pour ce samedi 23 juillet, une réunion de son conseil fédéral de sécurité". On espère que SON conseil lui fera remarquer que n’est pas à la pyromane qui a allumé l'incendie qu’on demande de l'éteindre. On peut toujours rêver !

Écrit par : Michel Mottet | 23/07/2016

Excellent commentaire de Monsieur Mère-Grand! Vraiment!

Écrit par : Charles | 23/07/2016

L'analyse d'Hélène Richard-Favre est très fine et aussi exhaustive. Aussi, qui veut bien s'en donner la peine, comprendra que des gouvernants qualifient, à leur guise, terreur et terrorisme ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 23/07/2016

Je vous laisse admirer la "chance" de ce monsieur et en tirer les conclusions que vous voudrez:
http://www.varmatin.com/faits-divers/nice-puis-munich-un-journaliste-allemand-deux-fois-temoin-de-lhorreur-66756

Et ah oui! Quelques précisions quand même:
http://www.panamza.com/170716-nice-gutjahr-wilf/

Quelqu'un a dit coïncidence? Bizarre, comme c'est bizarre.
Jamais deux sans trois?

Écrit par : Charles | 24/07/2016

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