02/02/2018

Envol

 

IMG_2930.jpg


Mais que disent toutes ces mères à leurs enfants trop tôt partis, ces veuves à leurs maris éteints depuis si longtemps qu’elles ne sauraient peut-être même plus les reconnaître dans la foule de défunts qui se présenteraient à elles?

Que sollicitent-elles qui leur serait rendu en écho et que d’autres, plus réservés quant à l’échange possible avec l’au-delà, seraient incapables de percevoir?

Là, en permanence tout près de moi, j’ai leurs mains, leurs sourires qui disent la malice, la joie, la tristesse, aussi et on prétend que je devrais leur parler alors que très vite le noir brouille tout et les engouffre dans un infini dont nul ne sait rien. 

Croire ou rejeter autant d’histoires qu’on rapporte, certes, donne une autre teneur à l’existence.

Et si pleurer les absents ou s’adresser à eux exerce une action diverse, selon certaines visions du monde, que ces lignes partagées ici s’envolent vers l’insondable nuit.

14:03 Publié dans Amour, Culture, Destins, Etre, Humanité | Tags : au-delà, mort, vie | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Des nuits et des brouillards, des vents aussi sans fin, tel est le triste temps que l'on vit, sur un fil qui nous supporte. Comme une onde porteuse dont on ne sait dévier, ne sachant où aller pour chercher la quiétude. Ce temps qui nous conduit et à la fin nous use, qu'on ne sait remonter et qu'on ne sait suspendre. Puis enfin vient une aube, pour des jours minuscules, qu'on voudrait qu'ils grandissent et qui ne grandissent point. Alors un lendemain précédera un autre et quelques larmes sèches brûleront nos paupières, taisant aux autres ce qu'on ne veut plus dire. Jusqu'à ce que ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 02/02/2018

Répondre à ce commentaire

Merci, Gérard, de ce commentaire empli de poésie et de tendre humanité...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/02/2018

Répondre à ce commentaire

Sur ce point il y a une différence essentielle entre croyants et incroyants en l’immortalité de l’âme et en la résurrection de la chair. Pour moi, je m’adresse à mes parents défunts en leur demandant de me pardonner de ne les avoir pas aimés comme ils le méritaient et de les avoir fait souffrir et je sais de façon certaine qu’ils m’entendent.

Écrit par : Michel Mottet | 02/02/2018

Répondre à ce commentaire

Merci de ce témoignage personnel, Michel Mottet.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/02/2018

Répondre à ce commentaire

Je prie pour les miens disparus et même pour ceux des autres, pour ceux qui ne reçoivent pas ou plus de prières, et pour moi, l'oubli n'existe pas, comme disent les orthodoxes: "Mémoire éternelle".

Écrit par : Laurence Guillon | 03/02/2018

Répondre à ce commentaire

Merci, Laurence, de ces mots si personnels.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/02/2018

La Religion, a t on besoin d elle autant que ça plus spécialement lors des circonstances de la mort et de la question de "la vie d au delà la mort"?

Ne dirait on pas oui, si on part de l idée que la Religion est une affaire intime et privée et qui ne devrait se dire qu entre soi et soi jusuqu au stade excessif de comparer sa pratique à celle de la toilette et qui devrait rester dans les secrets des salles de bain? ( comme le fameux article publié en 1989 contre le voile par Mme Badinter et M. Finkielkraut).

Mais du moment que le Publique et la Politique se seraient mêlées, la réponse apparaisse comme compliquée surtout que le "Grand Art" de la Politique est de tout compliquer afin que le chat ne retrouve plus ses chattons. Même, la question se pose si la Politique ne devrait elle pas s abstenir de s incruster en ce qui ne la regarde pas tout en préservant le principe de la séparation entre l Etat et la Religion, principe dit de Laïcité et point à la ligne!

Pour "méditer et pour finir en beauté", je cite Karl Marx qui a dit que ce n est pas la Religion qui a créé et fait l Homme mais c est bel et bien l Homme qui a fait la Religion.

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 03/02/2018

Répondre à ce commentaire

Very sad...

Écrit par : Alex | 03/02/2018

Répondre à ce commentaire

Indeed, Alex, but not entirely devoid of hope...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/02/2018

Merci, chère Hélène!

Ca m'a rappelé "Bonjour Tristesse" un roman de Françoise Sagan et quelques poèmes de Jozef Brodsky...

Merci beaucoup!...

Alex (de Londres)

Écrit par : Alex | 03/02/2018

Répondre à ce commentaire

C’est moi, Cher Alex et merci de ces rappels littéraires, non des moindres...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/02/2018

Répondre à ce commentaire

Superbe texte Hélène, comme d'hab' en fait. Plein de belles choses malgré ces lignes remplies d'émotion et un brin de tristesse. Merci Laurence pour ton témoignage également. Et merci cher Gérard pour le vôtre. Amitiés à toutes et tous,

Écrit par : Thomas | 04/02/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.