20/08/2016

Bombes nucléaires de l’OTAN: de la Turquie vers la Roumanie?

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A lire différents articles où sont exprimés des points de vue sur les suites que pourrait avoir le coup d’Etat déjoué en Turquie, on entre de plain pied avec le nucléaire et ses risques.

Si d’aucuns relativisent la situation en relation avec la base d’Incirlik où sont stockées des armes nucléaires, d’autres évoquent déjà leur transfert vers la Roumanie.

Quoi qu’il en soit, ces regards sont intéressants par les informations qu’ils transmettent.

Ils mettent aussi en lumière la considération que les Etats-Unis portent à leurs alliés.

Et pour ceux des pays qui le seraient moins ou pas, il paraît difficile de nier les pressions qui les visent.

http://www.atlantico.fr/decryptage/faut-inquieter-stock-a...

https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/ne...

 

Commentaires

Ça me fait drôle de pouvoir lire "Bombes nucléaires de l’OTAN". Il s'agirait certainement des bombes américaines. De la même façon, il me semble que les armes nucléaires françaises restaurons -en dernière instance- sous les ordres du Président français. Et si demain la Russie adhérait à l'OTAN c'est uniquement sous condition que, V.Poutine garderait la main sur le bouton nucléaire russe.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 20/08/2016

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Vladimir Trofimov,

Il s’agit, en effet, des bombes américaines et votre réaction au libellé de ce sujet de blog peut se concevoir.

Je vous invite, toutefois à relire - si vous avez déjà lu - le 2e article que j’ai indiqué en lien et ce passage-ci en particulier:

«  Dans une réponse soigneusement diplomatique, l’OTAN a pour sa part expliqué que les alliés doivent s’assurer que les armes nucléaires américaines déployées en Europe restent « sûres ».
Quant à votre question, merci de vous référer au communiqué du sommet de l’OTAN à Varsovie, paragraphe 53 : ‘La position de dissuasion nucléaire de l’OTAN repose également, en partie, sur les armes nucléaires des États-Unis déployées en Europe et sur les capacités et infrastructures fournies par les alliés concernés. Ces alliés s’assureront que toutes les composantes de la dissuasion nucléaire de l’OTAN sont en sécurité et en état de marche’ », a réagi un porte-parole de l’organisation. »

Pour le reste, « si demain la Russie adhérait à l’OTAN », comme vous l’écrivez, je vous laisse à vos projections...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/08/2016

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Je me permets d ajouter à ce chapitre de déménagement des bombes nucléaires de l Otan vers la Roumanie comme une "détoriarisation" de l alliance contre nature entre l Otan et tout pays membre qui doit se soumettre à cet Otan, Otan bras armé des USA. Aux dernières nouvelles, la Turquie se "rapproche du Gvt actuel en Syrie" après la "normalisation de ses relations avec la Russie, l Iran et Israel et que la Turquie pourrait discuter avec les autorités syriennes.

Tout d abord, ce qui se passe est bénéfique en surface pour la Syrie et il faut le prendre ainsi en ces temps de vaches maigres pour la Syrie. Mais Erdogan essaie de manger aux deux râteliers ennemis (c à d les USA qui considèrent Poutine et la Russie comme leurs ennemis Number ONE depuis une éternité). Il est mauvais équilibriste car névrotique et se prenant pour LE Sultan du Bosphore, il va se trouver le derrière entre deux chaises.
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Selon l'institut Stratford la Turquie cherche via la normalisation avec la Russie de surmonter les obstacles dans le nord syrien où elle cherche à abattre Daech et les miliciens kurdes à la fois.
La proposition faite par Ankara à Moscou concernant la nécessité de mener des raids conjoints contre Daech c'est en réalité le mécanisme qu'a trouvé la Turquie pour se mettre à l'abri des mesures de représailles russes.
La Russie cherche de son côté à contrôler pleinement les combats tels qu'ils se déroulent sur le terrain. Un rapprochement d'Ankara avec l'Iran et la Russie ne pourrait que profiter à ces derniers, Ankara étant membre actif de l'Otan. Ce rapprochement livrerait un message qui est ceci : en Syrie, les Etats Unis ont perdu tous leurs atouts, eux, dont les intérêts contredisent ceux de la Russie. Mise à part la réponse que Moscou réservera aux propositions de la Turquie, le rapprochement Turquie/Russie/Iran aidera à un inversement de la tendance en Syrie.

Certaines sources d'information font état d'une future médiation iranienne entre le gouvernement turc et l'Etat syrien : il est peu probable qu'Anakara accepte le maintien d'Assad au pouvoir mais il se peut qu'Ankara amorce un dialogue direct avec Assad et finisse par soutenir un gouvernement de transition en Syrie. Quant à l'Iran, le soutien à Assad fait partie des priorités stratégiques de l'Iran et il va dans l'intérêt de ce pays de préserver ses liens privilégiés avec Damas. En ce sens, le seul point sur quoi la Turquie et l'Iran pourront tomber d'accord, c'est la perspective de l'émergence d'un Etat kurde qu'il faut à tous points de vue éviter".

L'institut américain se met ensuite à prodiguer des conseils à la Turquie et écrit : " Trop de rapprochement avec l'Iran et la Russie en Syrie pourrait valoir à Ankara un effondrement de ses liens avec les rebelles qu'il soutient depuis 2011. En réalité, certains groupes rebelles se sont d’ores et déjà éloignés de la Turquie. Pire, Ankara a en partie perdu le soutien des Etats Unis et de certains de ses partenaires au sein de l'Otan. Les relations avec l'Otan sont trop importantes avec la Turquie pour qu'elle les sacrifient sur l'autel du rapprochement avec l'axe Iran/Russie.

A vrai dire, Erdogan se rapproche de ses ex-ennemis en véritable perdant : la Russie dont il souhaite l'amitié est d’ores et déjà engagée dans une dynamique de coopération avec les Etats Unis et ce, à l'initiative même des Américains. En Syrie, une chose est sûre : la donne est désormais beaucoup trop compliquée pour que les belligérants puissent parvenir à un compromis sans jeter au préalable du lest. Les intérêts stratégiques des parties sont trop divergents. Le compromis ne pourrait être passé que par des concessions tactiques.

http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/08/15/480135/ErdoganAssad-limminent-dialogue
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Moralité et comme les Jésuites, entre autres, disent:""Il faut juger à l Oeuvre""

Écrit par : Charles 05 | 20/08/2016

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Quelle ironie du sort : au temps du Pacte de Varsovie la Roumanie soulignait son " indépendance " en refusant toute présence militaire des forces " alliées " sur son sol. Et voilà : sont-ils fières d'accueillir les bombes nucléaires sous commandement états-unien ?

Écrit par : Paul Katchalov | 20/08/2016

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Merci, Hélène Richard-Favre de votre citation!

Si on lisait le fameux paragraphe 53 quelques lignes au-dessous de la partie qui a été traduite en français, on y trouvera la mention suivante de la France et de l'Angleterre:

"The independent strategic nuclear forces of the United Kingdom and France have a deterrent role of their own and contribute to the overall security of the Alliance".

Quant à ma dernière phrase, je dois reconnaître que tout ce qui est lié au Russe d'une manière ou d'une autre, fait rarement bon ménage avec l'humour.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 20/08/2016

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Le pouvoir politique US, gendarme du monde, n'en finit donc pas d'avoir ouvert sa boîte de Pandore : avec l'épisode "Daesh", le cauchemar des bombinettes en Turquie.

Et encore ! Un amuse-gueule, ces péripéties du (...) avant l'avènement programmé de (...)

Écrit par : Jean-François Pierre | 21/08/2016

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Les bombes nucléaires américaines à Incirlik démenageront vers la Roumanie car leur sécurité en Turquie n est pas assurée si elles tomberaient entre des mains suspectes après un coup d état, par des terroristes:

1-- Mains suspectes? Pires que celles d Erdogan et les USA, y en a t il? Est-ce possible?

2-- Au début, on parlait de 100 bombes puis de 50 puis de 63 en enfin de 50? Mystère? ( avec humour:les Russes ont ils volé quelques dizaines?) Ou quelques unes resteraient-elles sur place à Incirlik?

3-- Les USA savent bien et depuis toujours qu en Turquie (et Syrie) autant Daech que les Kurdes qui sont soutenus par les USA n obéissent qu à eux. Alors, pourquoi ont ils attendu le 16 juillet(Putsch et la suite) pour avoir peur de ces "elements dangereux" qui pourraient s accaparer de ces bombes au cas où et pour les déménager sauf qu ils savent bien qu ils sont débiles et ne peuvent rien faire sans eux? Entre des terroristes sur place inclus les modérés en Syrie et entre le pays le plus terroriste "mais modéré" du monde (ie USA), quoi craindre, ils "défendent la démocratie et ils l installent" nous disent ils (boff...)

4--Certes que la Turquie sortirait de l Otan ou qu on la fasse sortir en douceur. Dans le passé, il a été prévu qu elle fabrique une succursale de l Otan au proche Orient appellé l "Otan Arabe ou l Otan Islamique" mais son timing n est plus mis à jour...

5--In fine et avec un 2ème degré et un humour noir:"Pourquoi ne balancent ils pas ces 100 ou 63 ou 50 bombes, n importe est le chiffre, sur la Russie et qu ils en finissent avec ...

Écrit par : Charles 05 | 21/08/2016

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Et voici la Turquie, frappée encore et encore...

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/08/21/gaziantep-hommage.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/08/2016

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