17/09/2016

La parole est donnée à un journaliste allemand. Exploit médiatique suisse?

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Après un article paru il y a près d’un an sur le site de l’hebdomadaire suisse, L’Hebdo, le grand quotidien Le Temps publie cet interview hier, 16 septembre:

https://www.letemps.ch/monde/2016/09/16/avons-besoin-deco...

Voici qui nous change des habituelles litanies sur la Russie et son actuel président, dont on a bien compris qu’il était scruté par autant d’experts que de spécialistes en tous genres.

Cette fois, tout comme ici:

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/«poutine-est-fé...

parole est donnée à un journaliste allemand dont le point de vue vient nuancer tout ce qui a pu s’énoncer jusque là sur le sujet.

Outre ce que je n’ai cessé de rappeler, ici ou ailleurs dans quelques médias qui m’en ont donné l’occasion, bien des points essentiels sont relevés par Hubert Seipel.

Hormis l’usage à peine orienté du terme de « règne » dans une des questions posées par Etienne Dubuis, on appréciera l’initiative prise par le journal Le Temps. 

Ce qui serait d’autant mieux venu, néanmoins, serait de voir enfin cesser tant d’allégations sur la Russie, bien trop souvent orientées et dénuées de toute nuance.

Rêver d’entente meilleure entre les pays et les peuples dont la culture ne ressemble pas en tous points à celle qui domine nos pays occidentaux ne devrait pourtant pas être impossible.

Il semble, toutefois, que le multiculturalisme si cher à certain(e)s ne concerne pas tout le monde...

  

13:08 Publié dans Air du temps, Information, Medias, Politique, Pouvoirs, Russie | Tags : journalisme, poutine, information | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Je cite l'interview :

« – Qui est Vladimir Poutine?

[A] – Lorsque je lui ai demandé de se décrire dans les années 1970 et 1980, il m’a répondu qu’il était un Soviétique ordinaire qui suivait le courant et rêvait d’un travail intéressant, ce qui l’a amené à entrer dans les services secrets – à ce sujet, il insiste sur le fait qu’il a travaillé pour leur département extérieur. 

[B] Après l’effondrement de l’URSS, il a rejoint l’équipe du maire réformateur de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobtchak, et a vécu là une expérience déterminante.

[C] Le jour où le KGB a mené une tentative de putsch pour revenir au vieil ordre communiste, Vladimir Poutine a dû choisir entre son ancien et son nouvel employeur. Et il a choisi le nouveau.

[D] Après cet épisode, il a été engagé au Kremlin où il a tracé son chemin à sa façon au milieu du chaos. En travaillant beaucoup, en se rendant utile, en se montrant fiable, en cultivant habilement ses relations.»

* * *

Ce n'est pas sérieux. Mon avis sur la personne est faite.

Déserter les rangs du KGB (en grade d'officier soviétique) est qualifié ici comme « choisir entre son ancien et son nouvel employeur. Et il a choisi le nouveau. »

Une devinette pour réveiller ceux qui n'ont pas compris. Dans l'ordre chronologique, qu'est-ce qui précède qui: [B] ou [C] ?

Écrit par : Vladimir Trofimov | 17/09/2016

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