02/11/2016

Abolir les frontières

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Après la musique, c’est l’histoire et la sociologie qui sont considérées comme relevant de la littérature.

Le jury du Prix Médicis vient, en effet, de couronner le livre d’Ivan Jablonka, Laëtitia ou la fin des hommes.

Sur le site de francetvinfo qui en rend compte,  « alice » apprécie moyennement ce choix:

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/pr...

Que la langue soit en perpétuelle évolution n’est un secret pour personne. Et que le sens des mots soit réactualisé selon les besoins, non plus.

Ainsi en va-t-il de nombre de termes comme, par exemple, celui de race dont il avait été question ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/18/l-islam-n-est-...

La dérive sémantique est de mise autant que l’abolition des frontières entre les pays ou des différences entre les genres, comme on dit maintenant.

Pour le reste, qu’un fait divers ait retenu l’attention d’un écrivain n’a pas attendu Ivan Jablonka. Nombre de romanciers des siècles passés l’ont démontré.

 

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Commentaires

A force de bousculer les codes et de faire avancer les lignes, ces "progressistes" à la manque finiront par tomber dans le précipice que délimitaient les bornes sous le panneau : "Attention, danger". On va finir par croire qu'ils ne savent pas lire.

Écrit par : Christian Bitard | 02/11/2016

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Très intéressante série sur les prix littéraires sur FranceCulture:
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-prix-litteraires-34-goncourt-le-prix-du-refus

PS: qui se soucie de l'opinion d'"alice"... au pays des erreurs ou des... horreurs?

Écrit par : Charles | 02/11/2016

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Pour quel terme exacte vous constatez "la dérive sémantique" cette fois, Hélène Richard-Favre ?

Car dans la version du même proto-texte d'origine (produit probablement par l'AFP) présentée par le site d'Europe 1 (*), il est gardé plus de respect pour la victime innocente, avec cette phrase

"J'ai une pensée pour Laetitia, pour sa sœur Jessica et pour tous leurs proches", a commenté l'écrivain".

Hier, vous nous avez expliqué que la fête des morts c'est aujourd'hui et pas hier. Mais Jessica n'est pas morte, elle est vivante, je ne me trompe pas et je ne fais pas de dérives sémantiques ?

Alors qu'est-ce que vous voudriez lui souhaiter aujourd'hui, mise à part qu'une autre dérive sémantique de "Alice au pays des merveilles" "apprécie moyennement ce choix" [choix du jury du prix Medicis] ?


(*) http://www.europe1.fr/culture/le-prix-medicis-attribue-a-ivan-jablonka-pour-laetitia-ou-la-fin-des-hommes-2889008

Écrit par : Vladimir Trofimov | 02/11/2016

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Vladimir Trofimov,

Vous posez une question que vous commentez, ensuite d’un « car... » qui vous amène à de bien étranges conclusions. Je vous cite:

"Alors qu'est-ce que vous voudriez lui souhaiter aujourd'hui, mise à part qu'une autre dérive sémantique de "Alice au pays des merveilles" "apprécie moyennement ce choix" [choix du jury du prix Medicis] ? »

A l’évidence, le sens de mon propos vous a échappé et vous a entraîné dans une véritable dérive :-)

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/11/2016

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"A l’évidence, le sens de mon propos vous a échappé".

Tout à fait. C'est pour ça que je vous ai posé une question bien précise.

Et vous, comme c'est souvent le cas, au lieu de répondre, vous en avez rajouté une couche.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 02/11/2016

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Vladimir Trofimov,

Avez-vous seulement conscience de ce que vous avez écrit après votre "question bien précise »?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 02/11/2016

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Quand Monsieur Trofimov s'exprime, j'ai toutes les peines du monde à comprendre ce qu'il dit . Ses textes manquent toujours d'affirmations, laissent plâner le doute . Il n'est jamais positif et toujours prêt à critiquer, ne propose rien sur le sujet. Avec lui on est en plein brouillard. J'espère au moins qu'il se comprenne lui- même...

Écrit par : Richard Kohler | 03/11/2016

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Et le prix Goncourt aussi à base d'un fait divers. Ainsi va la vie. Business is business.

Écrit par : Charles | 03/11/2016

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Hélène Richard-Favre,

Évidemment que vous avez parfaitement le droit de formuler vos propres questions sans répondre aux miennes même si ça ne nous avance pas beaucoup. Ce blog vous appartient et personne ne le conteste.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 03/11/2016

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Vladimir Trofimov,

Décidément, vous vous obstinez.

Je vous invite à relire attentivement le sujet, ce qui vous aurait évité de poser une question et de la commenter en dérivant vers la personne qui a donné son prénom à ce livre et qui n’a jamais été l’objet de mon propos.

Encore une fois, je conçois parfaitement que le français ne soit pas votre langue maternelle.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/11/2016

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Richard Kohler,

"Quand Monsieur Trofimov s'exprime, j'ai toutes les peines du monde à comprendre ce qu'il dit . Ses textes manquent toujours d'affirmations...", écrivez-vous.

Ce n'est pas la peine d'aller plus loin pour chercher des contradictions dans vos propos. Comment pouvez-vous affirmer que mes textes "manquent toujours d'affirmations" si vous ne les comprenez pas ???

Quant à votre "jamais positif", vous avez peut-être déjà oublié que, il y a peu, ici même, vous aviez suggéré à Bachar El Assad, pour être efficace, de gazer tous ses opposants armés (peu importe comment on les classe: rebelles, terroristes etc.) ? Corrigez-moi si je me trompe. D'ailleurs, il parait que l'idée n'est pas nouvelle car un certain Sadamm Houssein aurait gazé des kurdes par milliers et ceci - sans aucun état d'âmes.

PS:

En d'autres temps Hélène Richard-Favre aimait répéter cette phrase que je trouve magique: "Monsieur X n'est pas le sujet de ce sujet". Malheureusement, comme beaucoup d'autres avant elle, par lassitude ou par d'autres raisons qui lui sont propres, elle est devenue très sélective dans l'application de cette règle de bonne conduite

Écrit par : Vladimir Trofimov | 03/11/2016

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Vladimir Trofimov,

Vous avez tout à fait raison de relever cette phrase que j’ai écrite quand elle avait lieu de l’être.

En l’occurrence, ici, j’ai fait le choix de publier ce commentaire de Richard Kohler qui intervient, comme vous sur ce blog et qui est en droit de s’exprimer tandis que vous persistez et signez à sortir du sujet traité.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/11/2016

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Je m'abstiens par respect de Madame Richard-Favre.

Écrit par : Charles | 03/11/2016

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Hélène Richard-Favre,

Je ne m'obstine pas, je suis tout simplement très fatigué de ma journée de combat avec des vrais cons (non virtuels) se cachant des deux côtés du rideau de fer. (D’ailleurs ce n'est pas rare de rencontrer leur sosies virtuels également sur certains blogs)

Donc, concernant votre invitation de relecture, rassurez-vous, c'est déjà fait et pas une seule fois.

Malheureusement ma question principale concernant votre expression "dérive sémantique" est restée toujours sans réponse.

Je pense que le problème de fond se niche dans une différence idéologique inconciliable qu'on a, tous les deux, dans la conception de la méta-notion de "la sémantique". Pour vous la sémantique (et le sens) serait basée sur le mot isolé. Pour moi - sur le texte entier. A ce sujet je vous invite de réfléchir sur la classification de Chomsky des grammaires formelles. Ce n'est pas pour rien que quand on parle des grammaires contextuelles (plus riches et plus proches à celles qui régissent des langages naturels (pas forcément maternels :-))), on sous-entend une présence d'un texte (je suppose par ailleurs que le préfixe "con" du "texte",vient du latin "con" que signifierait "avec" et non du français "con" qui signifierait toujours "con")

Enfin quant à votre reproche à peine déguisée concernant le nom de cette malheureuse Laëticia, victime d'un crime odieux, je n'ai dérivé vers rien du tout. Je vous ai propose tout simplement une version du même texte que j'ai découverte sur internet et que j'ai trouvée plus juste car plus humaine. A la différence d'autre version -apparemment trafiquée- qu'une Alice « moyennement contente » a commentée et que vous avez jugé bon de nous donner en lien pour essayer d'étayer votre sujet de blog. Pour une fois j'étais d'accord avec Charles avant même de lire son excellent commentaire.

Bien à vous

Écrit par : Vladimir Trofimov | 03/11/2016

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Hélène Richard-Favre,

Donc on est d'accord que votre phrase est magique mais on se différè pour l'instant sur les critères de sélection (la fameuse liberté d'expression sélective...). Encore un petit effort et le traité de paix sera signé. Cf. à ce sujet une intervention d'hier de Dominique de Villepin au sujet quelle devrait être la véritable diplomatie digne de son nom.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 03/11/2016

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Vladimir Trofimov,

A Charles de répondre s’il le souhaite concernant son commentaire dont le sens peut se lire de manière diverse.

Pour ma part et puisque décidément vous semblez vous achopper sur tout ce qui n’est pas le propos même de mon sujet, voici:

"Après la musique, c’est l’histoire et la sociologie qui sont considérées comme relevant de la littérature. »

J’ai lu et entendu Chomsky, je pense que sa présence, ici, est inutile. :-).

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 04/11/2016

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Merci de votre gentille réponse, Hélène Richard-Favre.

Déjà, avant de vous répondre à mon tour sur le fond de l'affaire, je voudrais faire deux petites remarques.

Tout d'abord, votre réponse, même un peu tardive, démontre qu'il y a des gens sur ce forum que devient parfois votre blog, donc qu'il y a des gens qui, à la différence de mon coach neurolinguistique, Monsieur En Colère qui me critique systématiquement et vaillamment sur Telegram et simultanément sur Le Télégraphe Chappe au sujet de l'opacité et de l'incongruité absolues de mes questions, ou à la différence de Monsieur Richard Kohler qui use sinon -à mon avis et je le dis sans faire aucune dérive sémantique:-) - abuse parfois de sa liberté expression, donc votre réponse démontre qu'il y a des gens qui arrivent à me comprendre.

Et surtout -et ce sera ma deuxième remarque- je pense que Monsieur Vladimir Vladimirovitch devrait être content de voir comment ses multiples potentiels successeurs et autres disciples appliquent en pratique ses principes du Soft Power tout en restant dans l'environnement flou et même hostile.

Concernent le fond de l'affaire, je pense que votre comparaison des deux cas de figure de ce que vous vous entendez sous la « dérive sémantique » est incorrecte et représente même une dérive sémantique du deuxième degré. Une espèce de méta-dérive donc:-) . Bien sur que vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi. Malheureusement un manque du temps me rend impossible un développement plus détaillé et formel.

Je dirai juste que ce n'est pas du tout la même chose que, d'un côté, de dériver du terme « islamophobe » vers le terme « raciste », une dérive que vous trouvez nocive à juste titre, et de l'autre côté de voir dans la décision légitime et souveraine du jury du prix Médicis ( jury composé je suppose des hommes et des femmes de lettres) donc de voir dans cette décision (prise aussi je pense sous le coup d'émotion et avec envie de commémorer toutes les victimes de ces crimes odieux) une dérive ou un mélange des genres quelconque entre l'histoire, la sociologie et la littérature.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 05/11/2016

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Où l'on parle encore littérature et romans à partir d'un fait divers, une méthode d'écriture "à la mode":
https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-des-ecrivains/regis-jauffret-et-elitza-gueorguieva

Écrit par : Charles | 05/11/2016

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