16/11/2016

Ne rêvez pas, une analyste nous informe...

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Bon, nous voici sauvés de tout mirage.

L’express publie un article qui nous montre en quoi l’admiration réciproque de Trump et Poutine est illusoire:

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/l-ad...

En d’autres termes, nous voici prévenus. 

Heureusement, car à lire RT en français, les deux hommes dont L’express nous dévoile la réalité de la relation, on apprend ce qui suit:

https://francais.rt.com/international/28950-vladimir-pout...

Mais chacune et chacun sait que l’information livrée par les sites russes ne relève que de la propagande sinon du mensonge.

Autant pour nous et nos références occidentales infaillibles. 

En douter?

 

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Commentaires

Hélène Richard-Favre,

Votre sujet de blog se voulant ironique renforce involontairement l’acceptation du genre féminin -ce qui représente pour moi une espèce de la dérive sémantique- pour le mot «analyste », masculin à l'origine.

Il suffit pour cela de comparer les résultats des deux requêtes GQL (Google Query Language) sur les chaînes des caractères :
« un analyste » - 403 000 résultats
« une analyste » - 31 000 résultats

Donc seulement 10 % pour le genre féminin de ce mot tandis qu'en vie réelle francophone les proportions devraient avoisiner 40 % pour les femmes vs. 60% pour les hommes.

Mais pas seulement cette ironie exprimée par votre texte flirte avec la sémantique, elle commet également une subtile erreur factuelle car « analyste » est un métier et la DRH du Projet « La République de Lavande » n'en a rien trouvé de tel dans le brillant CV d'Alexandra de Hoop Scheffer, directrice à Paris du German Marshall Fund of the United States, l'auteur de l'article que vous mettez en lien.

Je vous remercie donc de nous faire connaître Alexandra de Hoop Scheffer et je me permets de profiter de cette occasion pour remarquer qu'un certain Jaap de Hoop Scheffer, l'ancien secrétaire général de l'OTAN a publié le 28 octobre 2015 un article assez intéressant pour le magazine belge « Le Vif » (l'article disponible gratuitement après l'enregistrement):

http://www.levif.be/actualite/international/jaap-de-hoop-scheffer-viktor-orban-fait-ce-que-l-europe-devrait-faire/article-normal-430699.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=vif

On y lit en particulier, au sujet de la Syrie, la chose suivante. « Si on ne parle pas à Poutine ou Assad, la lutte en Syrie se poursuivra sans discontinuer. Assad continuera à jeter ses bombes sur Alep et le flux de réfugiés ne se tarira pas. Les politiques qui continuent à hurler qu'ils ne veulent pas parler avant le départ d'Assad, devraient balayer devant leur porte. Car que se passera-t-il après Assad ? La situation peut toujours s'empirer. Il ne fait pas de doute que les minorités chrétiennes soient mieux loties sous Assad que sous un régime sunnite extrémiste. ».

Alors qu'est-ce qui vous a provoqué ce regard ironique à peine déguisé sur les paroles d'Alexandra de Hoop Scheffer ? Peut-être le fait qu'elle a dit qu'elle ne croyait « pas du tout à l'admiration réciproque, parfaitement illusoire et purement rhétorique, de Trump et Poutine. » ?

Mais voyons, comment peut-on ironiser à la (non) croyance en quelque chose ? Personnellement je crois qu'elle n'y croit vraiment pas. Quant aux arguments, évidemment qu'elle ne peut rien savoir sur le côté « Poutine » de cette relation. J'ai dis bien « relation » car il y était question de l' admiration « réciproque », donc il y a deux côtés. Par contre pour tout ce qui est côté Trump, je pense qu'elle est parfaitement bien placée pour dire ce qu'elle a dit. C'est son travail, l'étude de la politique des USA.

Et puis n'oublions pas qu'elle a dû écrire ce petit article pour « Lexpress » entre deux tasses du café.

Maintenant, quand j'étais si long au sujet de « [vos] références occidentales infaillibles » que puis-je dire sur votre p« référence » russe (auto – ironisée, bien sûr en deuxième degré) exprimée ici par le lien sur RT (Russia Today) ?

Non, dans ce cas précis, il n'y a ni de la propagande, ni de mensonges. Non. Il y a pire, il y a juste une intenable misère intellectuelle. Un vide abyssal digne d'un des principaux personnages de « L’Être et le Néant » de Jean-Paul Sartre.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 17/11/2016

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Après le résultat des votations américaines, il est certain que la presse-aux-ordres va changer de crédo.
Il est pitoyable d'observer ces pays européens qui s'applatissent devant les EU comme des chiens (qu'ils sont). Le poète La Fontaine avait raison lorsqu'il disait : La Raison du plus fort est TOUJOURS la meilleure.

Écrit par : Richard Kohler | 17/11/2016

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En fait oui, j'ai oublié de dire où Alexandra se trumpe réellement.

C'est au sujet d'Obama quand elle dit "Ce fut le cas en 2013 en Syrie, lorsqu'il [Obama] a dessiné la ligne rouge à ne pas franchir par Damas"

C'était en 2012 et non en 2013. En 2013, selon le bataillon « Maussade » des services de renseignement français, la ligne rouge aurait été franchise.

Les services américains, britanniques et russes n'ont pas pu confirmer l'origine gouvernementale du massacre de la Ghoutta en août 2013.

Ce n'est pas grave, on va la prévenir.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 17/11/2016

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« @trofimov, dans le Larousse, « analyste » est décrit comme n. et non n.m. !
Ce que souhaite probablement exprimer Madame H.Favre, est que les déclarations des hommes et femmes politiques sont souvent du poker menteur ! Seulement, elle le dit avec élégance, ironie, certes, mais en quoi cela offusquerait ? « inutile d’en décharger des tonnes !

Écrit par : André | 17/11/2016

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@ André,

Tout d'abord, j'ai bien écrit "mot «analyste », masculin à l'ORIGINE".

Est-ce que vous êtes sûr de citer tout premier Larousse ?

Car dans mon dictionnaire « Le Littré », « analyste » est décrit comme s.m (substantif, masculin).

Ensuite, où est-ce vous avez trouvé une femme politique ici ? Alexandra de Hoop Scheffer ne fait pas de la politique, elle fait des études en politique. Elle est chercheuse, même si elle n'est toujours pas une bonne trouveuse :-)

Enfin, « vous n'avez pas le monopole » de l'élégance. Je cite ce mot (et ses dérivées) 5 fois dans mon commentaire. Effectivement, il est très long -l'état inquiétant du monde m'oblige à ne pas économiser mon temps et mes forces- mais en aucun cas la longueur ne se mesure en tonnes. En kilomètres, voir en « années-lumières »– oui.

Bien à vous

Écrit par : Vladimir Trofimov | 18/11/2016

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