10/01/2017

Staline, Dzerzhinski, une autre lecture de l'Histoire

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capture d’écran de: http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vorkuta-une-tache-d...

Suite à la publication du précédent sujet de ce blog sur Twitter et aux réponses qui y ont été apportées, entre autre par Darius Rochebin que je remercie, au passage, de l’attention qu’il a portée à mon message, force est, malgré tout de constater que son sens a été détourné sinon ignoré.

En effet, tout de suite, il a été question du communisme et de ses conséquences alors que mon propos visait le choix rédactionnel opéré par la RTS pour évoquer le centenaire de la Révolution russe.

Car la résumer à des images de goulag, c’est orienter de facto le téléspectateur tandis que l’ensemble de ce qu’elle a généré mériterait mieux que ce seul rappel. Mais non, on préfère revenir sans cesse à ces images terribles sans autre références.

Or qu’on rappelle, par exemple, comment certains -dont le très vénéré Jean d’Ormesson et la très charismatique Svetlana Alexievitch- se sont exprimés sur Staline, pour le premier:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/12/15/temp-970b2b2d6...    

et sur Dzerzhinski, pour la seconde: 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/12/18/1977-2015.html

Alors on comprendra d’autant comment l’une a si bien su tourner sa veste, et l’autre, eu le courage de reconnaître un choix.

On réalisera ainsi,  peut-être, que ces temps passés communistes et soviétiques ne peuvent être évoqués de manière aussi réductrice sinon orientée.

 

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Commentaires

A propos, l'opinion d' Alexandre Zinoviev sur Stalin est très pertinante.

Écrit par : Саssandre | 10/01/2017

Nous sommes 70 ans après la disparition du premier tueur de masse du XXème siècle, avec l’aide de son procureur Andrei Vynchisky, sur lequel l’historien Nicolas Werth écrit : « … Entre juillet 1937 et novembre 1938, ces 16 mois concentrent près des trois quart des condamnations à mort prononcées entre la fin de la guerre civile (1921) et la mort de Staline, 1953. Le plus grand massacre d’État jamais mis en œuvre en Europe en temps de paix. Soit 750.000 personnes victimes de parodies de jugements, soit 50.000 exécutions par mois, 1.600 par jour, pendant 16 mois. Et 800.000 soviétiques condamnés à des peines de travaux forcés au goulag non inférieures à 10 ans. Un des derniers ouvrages de Werth nous entraine sur « La route de Kolyma, édition Belin, oct. 2012 », avec en couverture la photo de la Serpentinka le plus important lieu d’exécution de masse de la Kolyma.
Les hitlériens et les nazis prirent leurs leçons chez lui. Il est inacceptable de regarder Staline avec des yeux de Chimène, ou de chercher un brin d’excuses parce qu’il fut invité par un Roosevelt naïf et un Churchill sans pouvoir. Les historiens savent que le pays ne s’est jamais remis du sacrifice imposé au peuple soviétique par Staline contre la Wehtmacht (Alain Besançon). L’immense travail de Thierry Wolton, dix années de rédaction, est désormais la bible du communisme mondial. Besançon lui a dit que le risque était clairement le silence. Nous y sommes, son gigantesque ouvrage n’a quasiment pas fait l’objet de recension. Il n’y a aucun romantisme (d'Ormesson) à développer sur le camarade Staline, tueur admiré avant Mao (le Grand Bond en avant), pour lequel la vie humaine n’avait strictement aucune valeur. Il n’y a jamais eu de procès du communisme, ni de Nuremberg pour les tueurs.

Écrit par : Jean Louis FAURE | 12/01/2017

Le miracle du soleil du 13 octobre 1917 à Fatima est un fait historique. Il ne concernait pas le nazisme mais le marxisme-léninisme à venir dénoncé par la Vierge Marie dès la révolution d’octobre 1917 puisque la Russie vivait alors selon le comput du calendrier julien. Faut-il rappeler que Marx est un juif allemand et que c’est dans le conglomérat germano-prussien que son idéologie commença à semer ses graines et qui, transportées en Russie, donnèrent l’ample moisson que chacun connaît ou devrait connaître.

Une chose est certaine je ne répondrais pas comme M. d’Ormesson, car on ne choisit pas entre le choléra et la peste.

Écrit par : Michel Mottet | 12/01/2017

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