07/02/2017

#Fillon, entre Cour et chasse à courre

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                                                                                 capture d’écran: L'OBS

Il semble bien que nombre de journalistes aient fait leur mue. Les voici, soudain, envahis du souci de vérité.

Ce n’est pas une conférence de presse qui s’est tenue, hier 6 février, au QG de campagne de François Fillon. C’est une Cour à nulle autre pareille pour avoir été convoquée par celui qu’elle n’a cessé de mettre en accusation.

Au nom d’une morale qu’elle continue de brandir contre son prévenu, la voici qui persiste et signe tandis qu’il a osé remettre en cause une émission de télévision qui a cité des propos tenus par son épouse dans le cadre d’une interview.

Aïe! Ladite Cour n’a donc d’autre choix que de maintenir sinon de renforcer sa charge.

Mais dans quel pays vivent ses épris de vérité qui ont porté à la tête de l’Etat un homme qui l’a tant bafouée? N’auraient-ils réalisé l’ampleur des mensonges proférés par le candidat qu’ils ont élu, qu’une fois son mandat entamé et bientôt achevé?

Celui qui a construit l’essentiel de sa campagne sur la guerre qu’il mènerait à son adversaire* leur a-t-il donc paru si fiable qu’ils lui ont, pour la plupart, apporté leur suffrage et seraient désormais prêts à soutenir son ancien protégé devenu Ministre? Parce que l’Elysée vaudrait ses prêches, cette France éprise de vérité devrait battre la campagne pour lui?

Qu’on change le sens des mots sinon celui des maux!

Alors on saura au nom de quelles valeurs cette Cour médiatique juge, accuse et se dresse contre un seul homme.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/15/l-adversaire-d...

Commentaires

Avec raison, vous fustigez l'hypocrisie des médias dans cet acharnement (qui n'a rien de thérapeutique), certains du moins, car il semble que d'autres passent à la pédale douce. Je vous suis moins quand vous stigmatisez Fr. Hollande pour ses promesses non tenues. Lequel de ses prédécesseurs a-t-il tenu ses promesses ? On surnommait Mitterrand le Florentin, Chirac Supermenteur, quant à Sarko, il était le président des casseroles... Il y a une telle discrépance entre les rêves de l'électorat de base et les réalités conjoncturelles que le mensonge devient la loi du genre pour se faire élire. Les Etats n'ont que des intérêts,à leur tête difficile de nommer des "Parfaits". D'ailleurs l'Histoire n'est pas reconnaissante aux Savonarole.
"Qu'on change le sens des mots sinon celui des maux !" Jolie prosonomase par ailleurs.

Écrit par : gan | 07/02/2017

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En réponse à votre « vous stigmatisez Fr.Hollande », gan, non, le verbe que vous employez l’est à tort. Je n’ai pas sélectionné ce président parmi d’autres qui l’ont précédé. La raison pour laquelle je le cite est bien précise. Elle relève du choix de son successeur dont il ne paraît pas bouder la candidature. Pas moins que lui non plus, le nombre de journalistes qui la voudraient gagnante de l’élection présidentielle et qui, pour cela, sont prêts à tout. Jusqu’à la curée de tout autre qui y ferait obstacle.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 07/02/2017

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