10/03/2017

Benoît Hamon, la gauche et lui

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                                                                           capture d’écran Paris Match

Benoît Hamon était l’invité, ce 9 mars au soir sur France2, de L’émission politiqueLes débats y ont été de qualité.

Le candidat en lice pour l’élection présidentielle a révélé sa pugnacité, voire même une certaine agressivité à l’égard d’interlocuteurs auxquels il ne souhaitait pas répondre tandis que leurs questions semblaient le mettre à mal.

Certes, la tactique est connue. Tout autant, celle d’empêcher l’interlocuteur de terminer sa phrase pour ne pas l’entendre exposer un point de vue qu’il rejette.

Si l’homme a montré de réelles qualités, ses manières de biaiser sur les sujets sensibles n’ont pas échappé à celles et ceux qui ont tenté de lui arracher ce qu’il refusait d’avouer.

Entre autre, sa prise de position au regard de la loi sur l’interdiction du voile intégrale, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 juillet 2010.

Accusé de favoriser le communautarisme, Benoît Hamon s’est expliqué. Convaincants ou non, ses arguments ont au moins eu le mérite de favoriser des échanges nourris et intéressants.

Entre le candidat de partout et de nulle part auquel se rallient tant de personnalités de tous horizons politiques, autant lui préférer l’élu de la Primaire de la gauche qui a au moins un programme digne de ce nom et qui s’exprime de manière posée.

 

Commentaires

La présence médiatique, ça compte.

Voici deux requêtes Google sur les chaines de caractères "Benoît Hamon" et "Emmanuel Macron". La première donne 5 010 000 résultats résultats et la deuxième donne 11 300 000 résultats, le double de la première.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 10/03/2017

Au fond, il y a trois candidats qui n ont eu à ce jour aucune démêlée avec ni la justice ni avec des ragoûts lancés à tort et à travers sur leurs vies privées et qui ont un programme qui est le plus honnête et le plus proche certainement des attentes des classes pauvres et des classes moyennes. Ceci n échappera même pas à un idiot de village. Ces Trois Hamon, Mélenchon et tout fraîchement Asselineau, n en déplaise à qui ce ce soit! Ce dernier arrivé prône le Frexit du moment où celles et ceux et qui représentant 55% des électeurs souhaitaient déjà en 2005 de sortir de cette UE dite une Prison et que maintenant ils sont à 78%!!

Écrit par : Charles 05 | 10/03/2017

Benoît Hamon. Moi qui le critiquais sévèrement, je dois lui reconnaître une certaine sensibilité humaine si l'auteur de cette déclaration fictive vise juste. J'en ai pour lui presque de la peine. Dans toute cette méchante saga, j'ai eu le sentiment, depuis quelques jours, que B. Hamon a été le principal piégé et humilié de son parti et que le piège qui était tendu, était, en fait, initialement destiné à piéger le vainqueur de la primaire LR, François Fillon. Du coup, les primaires respectives ont piégé, quasiment en un seul temps, leur vainqueur. Je me dis que le stratagème émanant des laboratoires d'idées du PS (Terra Nova) et des affairistes énarques de l'Institut Montaigne a produit deux victimes qu'il a clouées au pilori. Dans le même temps, il a pris l'entier du collège électoral dans sa nasse à scandales. Ces deux institutions voyous venaient de faire main basse sur les élections.

Le coup a été magistral!

De quel droit l'ont-il fait?

En lisant cette lettre imaginée par Maxime Vivas et qui la prête à Benoît Hamon, il y a ce message que je viens d'essayer de traduire. Je ne sais pas comment B. Hamon la ressentira. Je pense qu'il n'y sera pas indifférent lorsqu'il l'aura découverte.

Là où je pense que Maxime Vivas a tort, c'est de penser que B.Hamon se rapprochera de J-L. Mélenchon d'une certaine manière, à un moment ou à un autre.
Quand on a été formaté par un parti comme le PS, qu'on a grandi dans la démagogie et qu'on lui est redevable, on y finit en haut de l'affiche en "format mondial" ou on y laisse sa peau dans l'ombre. Mais on ne le quitte pas.
Il faut vraiment beaucoup de courage et de détermination pour le quitter, de la pugnacité à toute épreuve pour se refaire, et enfin il faut une grande intelligence, de la vigueur et de la clairvoyante pour s'en protéger.
Mélenchon l'avait fait. Il était unique. C'est un phénomène unique dans l'histoire du PS français.

https://www.legrandsoir.info/la-declaration-imaginaire-pour-l-instant-de-benoit-hamon-se-ralliant-a-jean-luc-melenchon-31615.html
https://www.legrandsoir.info/la-declaration-imaginaire-pour-l-instant-de-benoit-hamon-se-ralliant-a-jean-luc-melenchon-31615.html

Écrit par : Beatrix | 11/03/2017

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