11/03/2017

Déloyauté, mépris, abus, la démocratie en marche

 

Il a été -et reste encore- de bon ton de considérer ce qui se publie ici comme écho du Kremlin. Certains grands esprits se sentent pousser peut-être des ailes à déplorer sinon à dénoncer le comportement d’un homme qui n’est, selon eux qu’un dictateur sinon, bientôt peut-être, un tyran.

Le discours est rôdé, inutile de développer encore et encore.

Ce qui échappe, par contre, à autant de belles âmes effarouchées, est ce qui se passe dans leurs propres contrées. Sauf à délibérément refuser certaines réalités, ces grandiloquents défenseurs de droits humains n’ont de cesse de pourfendre ce que leur cécité les autorise de facto à blâmer et à juger.

Qui est à plaindre sinon autant de soumission à la volonté de puissance?

Ce qui se passe en France, en ce moment est pourtant criant de vérité mais non, on est certain que la liberté existe, que les valeurs dignes de ce nom sont une priorité et qu’aucun abus ne préside à la campagne menée pour la présidentielle de mai prochain.

Que l’on s’en prenne au candidat du parti Les Républicains ou à tout autre qui ne soit pas le sauveur annoncé urbi et orbi devrait pourtant suffire à éclairer ces épris de démocratie mais non. On persiste à suivre la doxa, confiant.

Nos démocraties seraient loin de ce qu’est la Russie de Poutine, selon ces braves croyants. En effet, et malheur à qui viendrait se mettre en travers de la route des intérêts à l’oeuvre chez nous.

Les témoignages sont pourtant nombreux qui indiquent comment fonctionnent les médias et les pouvoirs en place. Mais il semble que cela ne suffise pas.

Alors voici encore une fois de quoi méditer 

 

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Commentaires

Comment qualifier encore de démocratie un état qui vit dans l'état d'urgence et le reconduit à tire Larigot, situation qui permet de bafouer légalement tant la loi que la constitution, qui met la justice sous contrôle du pouvoir en place, qui muselle et dirige la presse de façon occulte et prétend préparer dans cette situation et dans les conditions que l'on connaît des "élections" dites présidentielles, le président actuel n'a rien d'un président mais tout d'un roitelet despotique et les potentiels présidents/tes à venir ne font pas meilleure figure...Le citoyen n'est pas dupe et ne croit plus à grand chose, il est juste spectateur du cirque politico-électoral en attendant qu'on lui jette enfin le croûton pour lequel il était venu...
Comment dans ces conditions un pays peut il encore se permettre de s'ériger en référence de la "démocratie et des droits de l'homme"et de critiquer des pays et dirigeants qui de toute évidence ont établi un système tout aussi démocratique et qui eux au moins ont érigé les lois et règles internationales en règles de vie non transgressables sans avoir 36 standards d'interprétation et sans faire de jugement à la tête du client?...

Écrit par : Notaf André | 11/03/2017

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LA question que je me pose. Quotidiennement vous vous attaquer à Macron avec des liens pas toujours digne de confiance.

Est-ce que le fait que Fillon a des rapport avec la Russie justifie un acharnement contre lui ?

Si c'est le cas, alors je comprend, mieux que les magouilles de FF ne vous heurte pas.

Quant à celle de Macron, il y a des gens de droite qui portent plaintes contre lui, rien que pour pouvoir dire que Macron a des casseroles.
Du jamais vu dans une élection.

Par principe je vote contre tout ceux qui apporte la haine, l'exclusion. Si j'étais français, en tant que chrétien, je ne pourrais pas voter pour un FF ou MLP.

Le vrai visage de FF est lorsqu'il s'est attaqué aux institutions, alors qu'il en a profité pour payer grassement sa famille.

Écrit par : motus | 11/03/2017

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Motus,

«Quotidiennement vous vous attaquer à Macron avec des liens pas toujours digne de confiance. », écrivez-vous.

Merci de préciser quels seraient ces « liens pas toujours digne de confiance ».

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2017

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Motus encore,

«Est-ce que le fait que Fillon a des rapport avec la Russie justifie un acharnement contre lui ?

Si c'est le cas, alors je comprend, mieux que les magouilles de FF ne vous heurte pas. »

Merci de confirmer, par ce jeu de question-réponse auquel vous vous prêtez dans votre commentaire, la cécité mise en cause dans le sujet traité ci-dessus.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2017

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Le lien m'amène sur un site, qui me propose obstinément d'apprendre l'hébreu et je n'ai pas du tout la possibilité d'accéder à l'article.
L'hébreu ne semble à priori pas indispensable, puisque l'article semble être en français ! ;-)))
(J'aperçois des mots en transparence).

Écrit par : Calendula | 11/03/2017

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Calendula,

Votre constat est étrange mais je vous crois volontiers. C’est pourquoi je vous copie-colle l’article mentionné en lien dans le sujet et que vous ne parvenez pas à lire.

Voici:

«Les arrangements fiscaux entre Macron et Patrick Drahi, le magnat des médias
Mar 07, 20174

Echange de bon procédé ? Le milliardaire Patrick Drahi aurait-il mis à la disposition du candidat Macron les médias dont il est propriétaire ? BFM, RMC, Libération, L’Express… La question mérité d’être soulevée.
Les faits remontent à octobre 2014, lorsqu’Emmanuel Macron, frétillant ministre de l’Industrie, de l’Economie et du Numérique, à peine nommé, autorise le rachat du groupe SFR par Patrick Drahi.
Arnaud Montebourg, son prédécesseur à Bercy, s’était déjà engagé contre ce rachat par Altice, le groupe dont Drahi est propriétaire, sa fortune personnelle ainsi que diverses filiales de son groupe étant domiciliées dans plusieurs paradis fiscaux : Suisse (où Drahi réside), Luxembourg, Guernesey. Le 14 mars 2014, Montebourg avait attiré l’attention au micro d’Europe 1 sur : « « un problème fiscal, puisque Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise [celle de Patrick Drahi, le patron de Numericable] est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal (…) et lui-même est résident suisse », ce qui avait justifié que le Ministre de l’Economie de l’époque diligentât plusieurs enquêtes fiscales, celui-ci ajoutant : « Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France. Nous avons des questions fiscales à lui poser !« .
Au moment de la vente de SFR, Numéricable était d’ailleurs sous le coup d’un contrôle fiscal.
Deux ans après les faveurs accordées à Drahi par Macron, alors successeur de Montebourg à Bercy, SFR réalisera le plus grand plan social de l’année 2016 en licenciant 5 000 salariés.
Est-ce pour témoigner de sa gratitude à l’ancien Ministre, désormais candidat à l’élection présidentielle, que Patrick Drahi aurait offert à celui-ci une tribune via tous les médias dont son groupe Altice est propriétaire ? La question semble posée. La candidate Marine Le Pen n’hésite pas à l’affirmer sur BFMTV.
BFM, RMC, Libération et L’Express promeuvent sans relâche la candidature d’Emmanuel Macron, en particulier en lui donnant une forte visibilité et en passant sous silence ses démêlés judiciaires liés à son absence de déclaration au fisc français de 3 010 996,00 € de revenus salariaux et patrimoniaux.
Dans le même temps que Patrick Drahi délestait l’entreprise SFR du tiers de ses salariés en 2016, son banquier conseil, Bernard Mourad, devenait conseiller spécial d’Emmanuel Macron et oeuvrait à l’organisation de son mouvement « En marche ! ». Soulignons que Mourad a joué un rôle-clé dans l’opération de rachat de SFR par Drahi en 2014 en tant que spécialiste du secteur des télécoms, fort de son expérience au sein de la banque Morgan Stanley, avant de rejoindre le groupe Altice en février 2015 qu’il a quitté en même temps que son poulain Macron annonçait sa démission du gouvernement Valls pour se consacrer à sa candidature à l’élection présidentielle.
Ajoutons enfin que la banque d’affaires en charge du rachat de SFR par Drahi en 2014 fut la banque Lazare dont le directeur de la filiale française, Mathieu Pigasse, est également propriétaire du journal Le Monde. L’opération fut, d’ailleurs, un véritable succès pour les banquiers d’affaires dont les commissions atteindront les 260 millions d’Euros.
Désormais, tous les médias associés au clan Macron, RMC, BFM – avec sa journaliste vedette en tête, Ruth Elkrief -, L’Express, Libération et Le Monde, mènent une véritable campagne en faveur du candidat à l’élection présidentielle, n’hésitant pas à le présenter comme caracolant en tête des sondages, ou bien encore à mentir sur son programme en prétendant que celui-ci est très proche de celui de François Hollande en 2012, ce même François Hollande qui, il y a cinq ans affirmait « mon ennemi, c’est la finance ».
La propagande pro-Macron bat donc son plein dans une partie non négligeable de la sphère médiatique à laquelle nous assistons dans le cadre de cette campagne ainsi qu’à une manipulation sans vergogne de l’opinion publique.
© Orli Edel pour Europe-Israël »

Cela dit, plusieurs autres articles mentionnés auxquels renvoie celui-ci sont cités, je vais tenter de vous les copier-coller aussi afin qu’ils ne vous échapperont pas non plus.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2017

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Comme ils sont cités dans le corps de l’article, voici les termes qui y renvoient et l’article à lire en relation:

"Au moment de la vente de SFR, Numéricable était d’ailleurs sous le coup d’un contrôle fiscal: »

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2014/03/18/32001-20140318ARTFIG00380-numericable-serait-deja-sous-le-coup-d-un-controle-fiscal.php

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2017

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«  son absence de déclaration au fisc français de 3 010 996,00 € de revenus salariaux et patrimoniaux. » :

https://www.europe-israel.org/2017/03/saisine-du-parquet-financier-de-paris-pour-non-declaration-patrimoniale-de-macron/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2017

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«mentir sur son programme en prétendant que celui-ci est très proche de celui de François Hollande en 2012, »:

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/07/macron-un-programme-tres-proche-de-hollande-en-2012_5090685_4355770.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/03/2017

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Pourquoi comparer incomparable ?

Les systèmes démocratiques occidentaux et russe ne sont pas comparables.

Les deux sont tellement compliqués et ont l'histoire tellement différente que ce serait une pure démagogie de prétendre que la démocratie occidentale est supérieure sinon est vraiment plus démocratique que le système russe.

D'ailleurs pourquoi aujourd’hui on entend beaucoup plus rarement critiquer un manque de démocratie en Chine ou pourquoi on accepte la Turquie avec son « dictateur » d'Erdogan dans l'OTAN ? D'ailleurs il n'y a rien d'antidémocratique dans une volonté de d'Erdogan d'organiser un référendum sur une réforme constitutionnelle.

Revenant à Poutine et à « sa Russie », il faut reconnaître un fait. En Russie d’aujourd’hui, il n'y a aucune opposition réelle à Poutine. Et ce n'est pas la faute à Poutine.

Je ne tire pas cette information des médias, mais d'une source fiable. C'est un homme âgé, homme très intelligent qui faisait sa garde commémorative sur les lieux d'assassinat de Boris Nemtzov, qui me l'a dit dans la matinée du 28 mai 2016. Pendant notre longue conversation on parlait pas seulement de la politique, on parlait des Mathématiques, il m'a raconté aussi -le sujet le passionne apparemment- comment il voyait des relations entre Nietzsche et Wagner. Bref, cet home représente la vrai intelligentsia russe.

Je pense qu'il faut considérer Poutine globalement comme un bien pour la Russie. Après la dislocation de l'URSS, la Russie avait besoin de la stabilité avant toute autre chose, telle la démocratie. Ce n'est même pas le mot adéquate : « avant ». C'est une place d'un autre ordre de grandeur qu'occupe la stabilité sur l’échelle d'importance devant la démocratie.

Sans stabilité, il n'aurait plus de Russie du tout, « sans démocratie » ou avec « sa démocratie » à la Poutine, la Russie va très bien je trouve.

Avec la stabilité, il y a un autre paramètre très important à prendre en considération, c'est les vies humaines sauvées potentiellement à travers de telle ou telle décision d'un chef du pays.

Et de ce point de vue je donnerais raison à Mikaïl Gorbatchev qui, dans sa récente interview aux média russes, se justifiait de sa démission du poste du Président de l'URSS, le 26 décembre 1991, pour la raison, comme il a dit, d'éviter une guerre civile sur l'espace soviétique.

https://francais.rt.com/international/30558-gorbatchev-nouvelle-union-ex-union-sovietique

Poutine a commencé par la deuxième guerre en Tchétchénie mais c'était un héritage d'Eltsine.

Tout récemment, la réunification de la Crimée et de la Russie s'est déroulé complètement pacifiquement. Tandis que 10 000 milles morts officiels en Ukraine en 2014 – 2015 sont à mettre en passif à Poutine. Mais le cas d'Ukraine était et reste mille fois plus compliqué que le cas de la Crimée. J'en palais ici, en février 2014, sous mon autre profil, en estimant la Crimée à presque 100% acquise à la Russie et l'Ukraine seulement à 70%.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 11/03/2017

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Bonjour Hélène Richard-Favre,

Merci pour le copié-collé.
J'ai re-testé le site ce matin, et il me refait le même coup: un rectangle blanc apparaît, puis la publicité, et impossible de lire l'article.
Même si je clique pour lire la pub ( ce qui est déjà en soi un peu imprudent ...).
C'est peut-être lié à mon ordinateur, mais il serait intéressant de savoir, si je suis la seule à avoir ce problème d'accès.

Écrit par : Calendula | 12/03/2017

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"mais il serait intéressant de savoir, si je suis la seule à avoir ce problème d'accès."

@ Calendula,

Sur mon ordinateur, c'est aléatoire. Un coup ça marche, un autre - non.

Écrit par : Vladimir Trofimov | 12/03/2017

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