21/05/2017

De la verticalité

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Dire qu’Emmanuel Macron bouscule les codes est (presque) devenu un euphémisme. Dire qu’il a bousculé le champ politique, tout autant.

Se prononcer à cet égard n’est pas le propos ici.

Non, il s’agirait plutôt d’exprimer quelque perplexité quant à certains propos tenus sur le nouveau Président français.

Dans cet article ,en effet, Stéphane Benoît-Godet fait mention, entre autre, de la verticalité de la classe politique à laquelle Emmanuel Macron opposerait désormais l’approche collaborative.

Or si l’on se réfère à ce qu’a déclaré Emmanuel Macron lui-même, il dit croire en la verticalité du pouvoir politique. 

Certes, Stéphane Benoît-Godet, sur le site du journal Le Temps, parle de la verticalité de la classe politique quand le Président, pour sa part, évoque la verticalité du pouvoir politique.

La nuance se trouve sans doute dans le détail qui fait que la formulation de l’homme en marche est plus claire que celle du journaliste.

Car la verticalité du pouvoir et la loyauté à lui devoir de la part des hauts fonctionnaires sont bel et bien au programme de Monsieur le Président.

 

 

Commentaires

Oh, il se passera ce qui se passe toujours ou tout du moins souvent. Chacun le sait et chacun s'y résigne ! Je les entends parler, les gens de mon village, les uns comme les autres, de quelque bord qu'ils soient, qu'ils furent ou qu'ils seront, ennemis d'hier, complices d'aujourd'hui, séparés de demain. Mais foin de verticalité pour l'heure. Il semble qu'au contraire le gabarit soit à l’horizontale, qu'aucune tête ne doive dépasser et que l'on s'en accommode. Il ne s'agit pas pour autant d'une question d'âge, ni d'une question d'idées. Après des ollas dans des salles, des personnages enorgueillis et encore grisés vont, s'ils n'y prennent garde, s'embastiller dans des cabinets ou des chambres où, le moment venu, qu'ils n'en doutent pas ne serait-ce qu'un instant, on les mettra dehors, usés, découragés, honteux s'ils connaissent le mot.

Écrit par : Gérard BIENVENU | 21/05/2017

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Il faut remercier l'auteur de ce blog pour laisser la parole à Monsieur Benoît-Godet. Il ne mesure certainement pas encore l'honneur qui lui est fait.
Ce journaliste est tombé dans le piège tendu par Emmanuel Macron. Bravo.

A suivre!

Écrit par : Triyphon | 21/05/2017

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Le Général de Gaulle disait que "la France n'est pas la France sans la grandeur", et la "verticalité" dont on parle est une des conditions de cette grandeur, alors quoiqu'on en dise, nous avons subi un lustre de présidence grotesque et un autre de présidence minable, alors on peut espérer d'avoir cinq ans de présidence digne, et je suis tenté de parier sur ce début-là.

Écrit par : christian bitard | 23/05/2017

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