06/06/2017

Pakistan, et cela s’appelle justice

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Voici qui devrait mobiliser autant d’humanistes que de défenseurs de droits humains et autres féministes mais il semble bien que l’information n’intéresse que peu le monde francophone, du moins.

C’est le Mail Online qui évoque le cas de cette jeune femme de 19 ans.

Cela se passe au Pakistan.

Pour avoir dénoncé le viol dont elle a été victime sous la menace, elle a été condamnée à mort par lapidation.

Aucune action, aucune mobilisation, rien donc, ne peut être envisagé en faveur d’un tel sort?

Combien d’autres femmes comme elle devront-elles encore subir des jugements aussi iniques?

Combien d’autres, comme elles, seront les proies de tribus qui règlent à leur manière le sens de la vie et de la mort?

Nos démocraties si promptes à s’élever pour la défense de droits bafoués ici ou là, nos médias, si pressés de relayer les maltraitances infligées à telle ou telle minorité, ont-ils donc perdu la parole?

Sont-ils en panne d’inspiration?

Un silence aussi assourdissant face à la cruauté de tels comportements, comment l'interpréter?

 

 

00:03 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Merci de relater cette ignominie. Malgré tous ses défauts, notre civilisation a lutté avec succès contre le cannibalisme et autres moeurs de certaines ethnies que nous jugions "barbares" et propres à un stade antérieur du développement.
La fin de notre foi aveugle en la suprématie de notre civilisation occidentale et le relativisme culturel qui en est une conséquence a freiné, avec raison, notre ardeur à condamner ce qui nous était étranger.
Mais nous nous trahissons nous-mêmes si nous en avons tiré la conséquence que non seulement il était vain de vouloir "changer le monde", mais que nous n'avions même plus le droit de nous indigner devant l'injustice.

Écrit par : Mère-Grand | 06/06/2017

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Si j'ai bien compris, ce n'est pas la justice officielle, mais une justice tribale.
Et la justice officielle, elle, a déjà en son temps poursuivit les personnes qui ont appliqué ce genre de justice.

Il est possible de se mobiliser contre un gouvernement, pas contre une justice villageoise qui s'organise spontanément autour d'un chef de village.

Et si ces faits sont venus jusqu'à nous, c'est que cela vient des journaux pakistanais eux-mêmes. Ce qui montre bien, que pour eux, c'est aussi un scandale.


En résumé, je ne comprend pas votre intervention, si ce n'est de prendre ce mauvais exemple pour vous attaquer aux démocraties et aux ONG.

Est-ce que la Russie est intervenue ?

Écrit par : motus | 06/06/2017

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Motus,

Votre seule dernière phrase ajoutée, tout de même. à celle qui la précède, m’inspire une grande compassion à votre égard.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/06/2017

Oui, Mère-Grand...

En réalité,certaines « injustices » semblent mieux admises et dignes d’être soutenues par autant de relais médiatico-politiques.

Juste une question de point de vue sinon d’intérêts à défendre...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/06/2017

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Sensationnaliste!
Pourquoi omettez-vous délibérément la fin de l'histoire: elle se rend à la Police qui la protège et inculpe les membres de ce Conseil juridique illégal?
http://netafrique.net/pakistan-une-femme-volee-et-condamnee-a-mort/

Écrit par : De Lille | 06/06/2017

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De Lille,

Adressez-vous au Mail Online!

Et si jamais, peut-être avez-vous relevé l’impossibilité de parler de viol? Le mot est privé de son « i » .

Sinon, l’emploi du conditionnel «  aurait fui » ne semble pas vous avoir retenu votre attention plus que cela:

«  Shumaila aurait fui du village après avoir pris connaissance de la décision du panchayat, la condamnant à mort, et signalé la question à la police. »

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/06/2017

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