21/06/2017

Terrorisme et mimétisme, questions

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                                                                                                      capture d’écran RTS

Effets collatéraux ou pas d’une émission de la RTS sur le terrorisme, depuis sa diffusion, une alerte à la bombe a été signalée à Genève, qui a bloqué la gare Cornavin, une crise de panique s’est emparée d’un homme qui a hurlé Allahu Akbar dans le métro à Lausanne et un personnage clé du djihadisme a été arrêté à Meyrin, dans le canton de Genève encore.

Bien sûr qu’on peut voir à cette série d’événements que pures coïncidences.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’à force de répéter en boucle qu’on va continuer de sortir en terrasse et qu’on n’a pas peur, autant d’actes perpétrés ici et là et de manière récurrente ne peuvent laisser indifférent.

Qui plus est, la médiatisation recherchée par les terroristes ne reste, elle non plus, pas sans effets.

Le cas de ce jeune homme, évoqué ici-même, qui a volontairement foncé avec sa voiture sur un rival pour le tuer, témoigne d’une méthode qui commence à se faire connaître.

Pour le reste, nous expliquer que l’on meurt davantage de tel ou tel problème que du terrorisme est tout simplement nier l’idéologie qui le sous-tend. C’est relativiser et mettre au même niveau ce qui est impossible à comparer sinon par le résultat, la mort.

C’est, de fait, annuler toute distinction entre des maux et leurs raisons d’être.

 

Commentaires

La vieille Europe vit une période où certains cherchent a y faire régner une ambiance de terreur. Sur le fond, des idées, s'il en est, des passions, sont utilisées à cette fin. Dans la forme, des actes odieux de violences sont perpétrés sous différents modes opératoires, nouveaux et indétectables. La rançon des pensées non-violentes, propagées par des pouvoirs en place qui utilisaient les hommes comme un électorat, nous revient en pleine figure. Alors désormais on s’agite, sursautant sur nos chaises tels des cabris, sans solutions, sans effets.
Des mouvements islamistes, téléguidés de l'au-delà, chercheraient-ils à déloger des pouvoirs en place, élus démocratiquement, pour tenter d'implanter quelque Pathet Lao ? Les dirigeants Français disaient encore, il y a peu, que nous étions en guerre contre le terrorisme, en conflit donc. Dans la revue militaire, Armée d'aujourd'hui, mon ami Jacky Engeammes écrivait que, pour prévenir les conflits « il faut identifier son adversaire ». L'avons-nous fait, certainement pas ?! Si vis pacem, para bellum, la formule consiste à affirmer que la paix s'obtient à condition d'être en capacité d'affronter l'adversaire, si toutefois une attaque ennemie survient. Pour autant, et M.P. Larroque l'indique bien, la maxime romaine peut être dans un sens raisonnable, mais « elle devient très mensongère et produit en somme plus de mal que de bien, par la mauvaise application qu'en font journellement des hommes intéressés à la guerre ou incapables de mesurer la portée réelle des paroles. »
Qu'on ne se méprenne pas, proclamer sur les ondes que nous sommes en guerre contre le terrorisme ne peut qu'avoir pour conséquence d'inciter « l'ennemi » à utiliser toutes les armes qui sont en sa possession. Pourtant, on rassure les foules, avec un visage grave, murmurant qu'il ne faut pas céder à ceci ou celà et continuer de vivre normalement, mais condamnant les policiers qui feraient des contrôles au faciès. Le renseignement, puis l'action, sont les seules mesures qui permettront, peu à peu, d'éliminer la terreur. Or, l'action n'a pas besoin d'être violente, mais doit-être efficace. En d'autres temps douloureux, des peuples ont su résister et s'unir pendant l'occupation, ici et ailleurs. Résister et s'unir car les peuples vivent chez eux. L'Europe montrera si elle est capable de le faire. Elle en a les moyens.

Écrit par : Gérard BIENVENU | 21/06/2017

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Lire les excellents articles de Christoph Hörstel sur le "management de la terreur" ou regarder les vidéos de ses entretiens avec divers journalistes... Ça fait un peu froid dans le dos mais un homme averti en vaut deux au moins...

Écrit par : Notaf André | 21/06/2017

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