25/06/2017

La moralisation de la vie politique et quelques interrogations

 

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En ce 25 juin, le site Europe1 le JDD nous apprend pourquoi la fraîchement nommée et désormais ex-ministre Sylvie Goulard aurait quitté le gouvernement.

Doit-elle être félicitée d’avoir pris cette décision?

Ou, au contraire, blâmée?

La question devrait plutôt porter sur le fait de savoir comment, après tant d'heures passées à vérifier que chaque ministre réponde aux exigences posées par la loi de moralisation de la vie politique, comment donc, Sylvie Goulard a pu y être considérée conforme.

Alors qu’on lise, dans l’article de Laurent Valdiguie, que Macron était furieux a tout de même quelque chose d’assez piquant.

Certes et à sa décharge, il n’est pas le chef du gouvernement, juste celui des Armées... et de l’Etat ou l’inverse.

Commentaires

Le général de Gaulle, puisqu'il faut bien le nommer, lorsqu'il revint aux affaires, à la période que l'on sait, a occupé le poste de président du conseil, puis celui de président de la République, dans une nouvelle constitution, la notre. L'homme, de par sa stature, ses idées et son charisme, a occupé ces postes comme dans un apostolat. Il n'avait pas besoin d'une constitution, il était à lui seul la France, la seule France, la vraie France, la France éternelle. Alentour, ses fidèles ont bien vite compris que, dans cette arène, un président de la République ne pouvait exister, puis survivre, sans un parti le soutenant. L'élan populaire de l'époque, sans abstentionnistes, ne pouvait pas à lui seul, à la longue, lui permettre d'exercer, ne serait-ce qu'à moyen terme. Contre son gré, un rassemblement s'est structuré en parti qui l'a soutenu, puis défendu. Mais il s'agissait de fidèles et d'enthousiastes. Peut-on évoquer la même situation à l'endroit du président d'aujourd'hui, évidemment non ?! Les élus à la hâte sont différents, pas de la même pointure et l'électorat ne vote plus pour élire, mais pour condamner. Alors, avec le temps, vont ressurgir les fantômes un instant enfermés au placard.
D'aucuns diront que ces propos n'ont rien à voir avec le sujet évoqué par Hélène Richard-Favre. Qu'on se détrompe, ils sont bien au centre du sujet. Comment, en quelques jours, recruter, structurer, rassembler une majorité en surfant sur internet ? Attendez-vous à savoir que, à part quelques tribuns opportuns, l'assemblée nationale va se désunir, puis se déchirer. Le chant des sirènes s'éloignant, les fidèles d'un jour, détachés du mât du navire, que restera-t-il, qu'une France déchirée, détruite, inaudible et ruinée !?
De ministres en ministres, d'autres traîneront encore quelques casseroles, tels des mariés de l'an un, d'un quinquennat atypique.
Vous devinez la suite. Si vous en doutez, moi je n'en doute pas.

Écrit par : Gérard BIENVENU | 29/06/2017

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Et si jamais, en complément et pour d’autres informations encore sur le sujet:

http://arretsurinfo.ch/qui-est-nicolas-berggruen-le-milliardaire-philanthrope-qui-a-finance-sylvie-goulard/

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 29/06/2017

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