11/09/2017

Le fainéant vu par Vincent van Gogh et Frédéric Deligne

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Depuis Athènes où il s’est rendu en visite, Emmanuel Macron a fait usage d’un terme aux résonances diversement perçues.

Ci-dessus en illustration, le dessinateur de presse Frédéric Deligne y a mis sa touche habituelle d’humour. Mais bien avant lui, le peintre Vincent van Gogh s’est exprimé sur le sujet dans une des lettres qu’il a adressées à son frère Theo de manière quasi quotidienne, dix-huit ans durant.

L’extrait qui suit m’a été envoyé en commentaire par un des intervenants de ce blog. Il a tenu à rester anonyme mais s’est réjoui de voir publiée et portée à réflexion, ici, cette citation tirée des Lettres à son frère Théo de Vincent van Gogh:

Il y a celui qui est fainéant par paresse et lâcheté de caractère, par la bassesse de sa nature, tu peux si tu juges bon me prendre pour un tel.

Puis il y a l’autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d’action, qui ne fait rien, parce qu’il est dans l’impossibilité de rien faire puisqu’il est comme en prison dans quelque chose, parce qu’il n’a pas ce qui lui faudrait pour être productif, parce que la fatalité des circonstances le réduit à ce point; un tel ne sait pas toujours lui-même ce qu’il pourrait faire, mais il sent par instinct: pourtant je suis bon à quelque chose, je me sens une raison d’être! Je sais que je pourrais être un tout autre homme! A quoi donc pourrais-je être utile, à quoi pourrais-je servir? Il y a quelque chose au dedans de moi, qu’est-ce que c’est donc?

 

Commentaires

Une chose est sûre, quand on connaît un peu la vie de Vincent, son parcours et son évolution personnelle, son rapport à son art, sa production de près de 900 toiles sans compter dessins, esquisses, sa correspondance pléthorique avec son frère et ses amis peintres, tout cela en 37 ans d’existence, c'est que lui n'était pas un fainéant... Comme les Parisiens d'ailleurs que je côtoie parfois et que j'observe, qui vont bosser dans des conditions de transport que n'apprécieraient pas nos Genevois râleurs...

Macron déçoit même ses plus ferventes groupies.

Écrit par : Gislebert | 11/09/2017

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Il vaut mieux avoir fait néant que le mariol, comme Macron l'a fait à Athènes.
C'est un mariologue qui vous le dit...

Écrit par : Mario Jelmini | 11/09/2017

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Merci d'avoir publié cette lettre que je ne connaissais pas.

Elle est bien observée cette distinction, et pas seulement pour les artistes...

Bonne soirée.

Écrit par : colette | 11/09/2017

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Bonjour Madame Richard Favre mais Macron n'est il pas lui même digne représentant des Rois fainéants A force de parades il va scier lui même la branche sur laquelle est juché son soleil
Il ne devrait pas oublier non plus que l'ambition est le dernier refuge du raté
Très bonne journée Madame

Écrit par : lovejoie | 12/09/2017

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