06/10/2017

Le corps médiatisé

 

Avant la diffusion, ce samedi 7 octobre, de la prochaine émission d’On n’est pas couché que d’aucuns ne regardent plus, on le sait et on l’a bien compris, il n’est pas inutile d’y revenir malgré tout.

Parce qu'il n’y a pas que cette émission qui heurte certaines et certains. C’est, en général, la médiatisation de questions et de sujets qui hérisse et, parfois, heurte. Car de quoi bruissent les réseaux sociaux sinon de ce qui a été lu, vu ou entendu ici et là pour y réagir?

Ce qui s’est passé sur le plateau d’ONPC entre Christine Angot et Sandrine Rousseau et l’écho que leur échange a eu en est bien la preuve. 

C’est pourquoi je tiens à saluer, ici, le travail accompli tout au long de la semaine par les journalistes qui ont sollicité les deux protagonistes en cause pour interviews et explications

Il est important de souligner la qualité du travail réalisé tout comme il l’est aussi lorsqu’un sujet est abordé de manière orientée.

Aussi, pour qui veut bien consacrer toute l’attention qui convient à cet article, voici ce que rapporte Christine Angot de ce qui s’est passé et qui mérite qu’on s’y arrête pour éviter autant de jugements hâtifs quand il ne s’agit pas de rejets haineux.

Pourquoi, ici, tant d’insistance à cet égard? Tout simplement parce qu’il est question d’inceste et de violences sexuelles et qu’on a eu droit à leurs effets ravageurs en dépit de toute manière d’avoir cherché à les surmonter.

C’est cela que d’aucuns refusent de prendre en considération. Que le corps meurtri se trahit. Et c’est ce corps meurtri qui a pris le pas sur la parole ou le discours et toute forme de bienséance d’usage.

 

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Commentaires

Madame Angot serait plus crédible si elle ne disait pas:
"Personnellement, j’en ai assez qu’on demande aux femmes de revendiquer la souffrance." Alors qu'elle clame sa souffrance de toutes les manières possibles dès qu'elle passe à la télévision. L'agression verbale de samedi dernier ne saurait être justifiée par sa souffrance. La résilience semble un mot inconnu chez cette dame.

Les commentaires qui suivent l'entretien sont d'une grande pertinence. Il vaut la peine d'en prendre connaissance.

Écrit par : Wounded1973 | 07/10/2017

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Merci de votre participation à ce sujet de débat, wounded1973.

A propos de ce que vous écrivez «La résilience semble un mot inconnu chez cette dame. ». Qui est «  cette dame » ?

S’il s’agit de Christine Angot, l’entretien qu’elle accorde à « Telerama » est très clair. C’est d’abord elle qui a été huée par le public chauffé par un animateur. C’est alors que, prise de détresse, elle est partie se réfugier dans sa loge.

Or cette séquence a été coupée au montage de l’émission et ce qui en est resté et qui a été diffusé n’a avant tout montré que les larmes de Sandrine Rousseau. Autant dire que la gentille et la méchante étaient d’emblée désignées tandis que l’humiliation publique subie par Angot était gommée.

Pour le reste, je trouve Angot aussi très claire lorsqu’elle répond aux autres questions qui lui sont posées.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 07/10/2017

Pourquoi critique-t-on le droit à exprimer même urbi et orbi la cause et surtout l ampleur de la souffrance quand un seul être humain a été agressé verbalement et/ou physiquement inclus sexuellement parlant, etc..? Ceux qui avaient certes souffert de ces actes et de ce fait sont morts ou assassinés ou se sont suicidés donc "ils sont partis à jamais (terme à Mme H.R.-F.)" ne peuvent plus témoigner de cette Souffrance.

""Nulle faute ne peut être déclarée ancienne tant que perdure la souffrance qu'elle a engendrée"", (Sylvie Germain, Immensités-1993).

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 07/10/2017

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Cette émission ONPC (On N est Pas Couché) ne fait pour son audience que dépolir ceux qui ne veulent pas cette fois-ci d une autre ONPC, c-à-d "On N a Pas Couché" ou "On N a Pas à Coucher" si on prend le terme coucher comme s incliner ou pencher!.

La définition de la Télévision est qu elle crée, entre deux écrans publicitaires, un contenu suffisamment alléchant mais souvent abrutissant pour le cerveau des spectateurs afin que ses écrans-pub aient de l audiences. C'est tout et c est autant simple que ça.

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 07/10/2017

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Madame Favre,

J'ai beau me relire, je ne trouve pas mention dans mon précédent commentaire d'une autre personne que Madame Angot. Vous n'avez pas compris mon commentaire ce qui me désole. Où ai-je évoqué ce qui avait été coupé à l'antenne? Où ai-je mentionné sa réaction aux huées du public, manifestations que je trouve déplacées et déplorables, même si elles ont été provoquées par Madame Angot?

J'ai écrit que Madame Angot avait agressé verbalement Madame Rousseau. Ce qui est un manque de savoir vivre. Et je me permets de suggérer que la rage qui s'est manifestée à cette occasion est le résultat d'une souffrance non dépassée. Et proclamant: "Je vous interdis de dire ce que vous dites", elle se disqualifie elle-même. La télévision est friante de "télé-réalités", mais je doute que ce soit un moyen de régler ses propres problèmes psychologiques.

http://www.autodefense-femmes.com/violence-verbale-causes-consequences

Écrit par : Wounded1973 | 08/10/2017

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Wounded1973,

N’ayez pas de quoi être « désolé »! Si vous relisez bien mon commentaire, vous y constaterez que je relevais une formulation qui demandait juste à être confirmée et à laquelle j’ai choisi de répondre par l’hypothèse du « si » alors que votre propos laissait deviner que vous songiez à Christine Angot.

Quant au reste, si vous relisez également bien le dernier paragraphe de mon sujet, vous constaterez que j'énonce un fait et non un jugement.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 08/10/2017

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