22/10/2017

#Balancetonporc, triste slogan?

Capture d’écran 2017-10-22 à 17.02.39.png

Poser la question, ici, n’est pas y répondre et loin s’en faut tant le sujet est aussi sensible que controversé.

Sur un réseau social, une femme a raconté ce qu’elle a dû subir de la part de son père. Révéler ce qui ressort de l’intimité familiale est une épreuve pour certain(e)s quand pour d’autres, au contraire, elle ne pose aucun problème d’aucune sorte.

La femme en question a exposé des faits concrets et précis qu’aucun commentaire qui suit son récit ne remet en cause. Confiance, empathie et plus encore dominent tandis que le sort qui a été réservé à cette femme par le reste de sa famille indique combien il reste difficile de révéler des agissements qu’autant de proches préfèrent ignorer jusqu'à rejeter celle qui en a fait part.

De fait et dans le cadre de ce à quoi l’on assiste en ce moment tandis que nombre de femmes racontent ce qui leur est arrivé avec tel ou tel homme, certains réflexes bien ancrés ou conditionnés visent les femmes qui témoignent.

Il est encore trop tôt pour prédire ce que tant de paroles féminines libérées auront pour conséquences. Rien n’assure, toutefois, que les relations entre elles et les hommes s’en trouvent améliorées. Car des clivages risquent aussi de s’opérer qui ne profitent ni aux un(e)s ni aux autres.

Quelle solution, alors, apporter à tant de maux subis? Elles sont plurielles. Savoir dans quelle mesure elles agissent sinon modifieraient les comportements semble relever de l’aléatoire.

Ce qui est indéniable, toutefois, est que pour nombre de femmes mais aussi pour les hommes qui ont à en vivre avec elles les conséquences d’abus sexuels ou autres harcèlement, la problématique est aussi réelle que complexe.

 

16/10/2017

En garde à vue dans leur terre d’asile...

 

Capture d’écran 2017-10-16 à 16.21.29.png

Rappelez-vous, il s’agissait d’une énième victime de la politique menée par le Kremlin. En mai dernier, la France avait offert l’asile politique à cet artiste, poursuivi par la justice russe.

A la patrie des droits humains de découvrir de quoi est fait l’art de cet homme.

Placé en garde à vue ce lundi 16 octobre pour avoir mis le feu à la façade de la Banque de France, le voici désormais confronté à la justice de son pays d’accueil.

Il ne reste plus qu’à lui souhaiter d’émouvoir à nouveau sur le sort qui lui est réservé tandis qu’il s’est exprimé, à sa manière, certes et désormais confiée à l’appréciation des juges de l’Hexagone.

Sur la carrière artistique de Piotr Pavlenski, diverses prestations l’ont rendu célèbre dont l’une a consisté à bouter le feu au bâtiment qui abrite le FSB à Moscou ou à se clouer la peau des testicules sur la Place Rouge.

A signaler qu’après avoir réalisé cette performance-ci, il avait été brièvement hospitalisé et qu’aucune charge n’avait été retenue contre lui, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de ses agissements.

 

15/10/2017

La Suisse et l’islam, controverse en vue

 

islam,suisse,kälin,marra

                                                            capture d’écran Le Temps

Voici qui risque bien d’animer sinon d’échauffer les débats. La députée qui a défendu l’idée selon laquelle « LA » Suisse n’existait pas, salue l’alliée qu’elle vient de se trouver.

En effet, après que sa toute récente élection au Parlement fédéral, une élue verte veut que l’islam devienne une affaire d’Etat.

Si sa position peut se défendre d’un certain point de vue, elle trouve tout autant d’opposants, ce qui ne l’inquiète pas outre mesure comme elle l’explique dans l’article cité ci-dessus.

Elle argue, en effet, que si la Suisse s’occupait de financer des mosquées, cela priverait d’autres pays comme l’Arabie saoudite, par exempte, de s'en charger.

Un tel raisonnement, idéalement, peut se tenir mais dans les faits, rien ne l’assure.

Quoi qu’il en soit, pareille démarche réjouit la députée socialiste qui avait lancé l’idée en 2014 selon ce qu’elle signale sur son profil Facebook.

 

 

14/10/2017

Bertrand Cantat ou la polémique qui enfle...


En mai 2011, Bertrand Cantat avait suscité la polémique à Genève.

De nombreuses personnalités s’étaient exprimées au sujet de la participation du chanteur à un spectacle programmé par le théâtre de la Comédie.

On a eu droit à tout ou presque, c’est dire si les esprits étaient mobilisés et les passions tout autant. Rien de plus normal à cela tant l’ensemble de la situation a bouleversé, ému, meurtri les plus proches et les familles.

Voici que la polémique enfle à nouveau autour de la une du journal Les Inrocks sur laquelle apparaît Bertrand Cantat.

Avant de se relancer dans toutes sortes de considérations déjà entendues et lues, voici un point de vue à méditer. Il s’agit de celui du juge qui a libéré le chanteur.

Un tel sujet sensible ne peut laisser indifférent. Tout comme d’autres qui impliquent la mort donnée. Il en a été question dans de nombreux sujets ici.

Autant dire que concilier les avis et autres jugements de valeur ne peut que relever de la mission impossible. A souligner, tout de même, la remarque du juge relative à Nadine Trintignant. A lire en conclusion de son interview.

 

15:50 Publié dans Air du temps, Amour, Avaries, Culture, Etre, France, Humanité, Justice, société | Tags : cantat, trintignant, inrocks | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

12/10/2017

Mort d’une fillette adoptée par un couple gay, fait divers?

 

Capture d’écran 2017-10-12 à 15.28.08.png

                                          capture d’écran d’un couple gay qui n’est pas celui concerné par le sujet

L’instinct maternel serait-il une invention, la question demeure récurrente, on le sait.

D’aucuns ont tenu à distinguer l’instinct de la pulsion. En d’autres termes, cet état hormonal singulier qui suit l’accouchement et crée un lien particulier entre la mère et le nouveau-né n’exclurait pas d’autres pulsions.

Aussi bien s’en suivraient toutes sortes d’états d’âmes vécus par la mère, en relation avec son enfant. Autant d’arguments pour casser quelques idées fixes qui auraient la vie dure selon toutes celles et ceux qui s’attachent à leur faire un sort.

Dans ce sens, doit-on considérer ce que rapporte cet article du journal DailyMail comme une exception? Mais de quelle règle qu’elle confirmerait? Celle selon laquelle des parents homosexuels ne seraient pas pis que des parents hétérosexuels pour un(e) enfant?

Que rien ne doit empêcher l’accès à l’adoption par un couple LGBT? 

Autant de questions qui n’ont pas fini d’agiter les esprits tant la pression s’exerce sur eux et tant, à en croire spécialistes et autres experts, l’instinct maternel ne devrait pas être à ce point mis en avant et en valeur.

Le fait est que la violence qui a été exercée à l’encontre de cette fillette de dix-huit  mois, moins de deux semaines après avoir été adoptée par ses parents gays et qui a entraîné la mort, ne peut être occultée.

 

15:36 Publié dans Air du temps, Amour, Avaries, Etre, Humanité, Justice, Medias, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : lgbt, adoption | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

11/10/2017

Imaginaires et révolutions

Capture d’écran 2017-10-11 à 15.30.21.png

On a souvent distingué la littérature de la politique en disant de la seconde qu’elle était dans l’action, au contraire de la première.

A tort ou à raison, attribuer à l’une et à l’autre ses caractéristiques propres se défend. Il n’en demeure pas moins vrai d’écrits, qu’ils ont pu agir de manière indéniable dans un cadre socio-politique donné.

Il n’est que de songer, par exemple, à l’ascendant exercé, pour la France, par Jean-Jacques Rousseau, pour la Russie, par Nicolaï Tchernychevski.

On sait le rôle déterminant qu’a exercé sur Lénine l’ouvrage écrit en prison par Nicolaï Tchernychevski, Que faire?

Et pour la France, même si d’aucuns privilégient une certaine réserve à l’égard de Jean-Jacques Rousseau, son influence est admise et reconnue.

Reste alors à discuter la part à accorder au livre, à son auteur et à qui l’a instauré en référence. C’est là tout un autre débat mais qui ne doit pas exclure l’interaction entre l’écrit et l’esprit qui le reçoit.

 

10/10/2017

Prière et polémique

Capture d’écran 2017-10-10 à 11.39.22.png

Un homme en prière dans le cadre d’un service public soulève l’émotion à Genève.

Et c’est reparti pour un tour alors qu’aucun cadre légal n’a encore été posé qui permettrait à la direction dudit service public d’intervenir.

Donc, à nouveau en vue une polémique à l’issue plus qu’incertaine vu l’absence de cadre légal qui entoure le fait qui a troublé la  personne qui en témoigne.

Les commentaires déposés sous l’article cité ci-dessus révèlent très bien l’état de la situation.

Alors?

Légiférer mais quand?

Et même, n’est-ce pas déjà trop tard tandis que de plus en plus de fidèles musulmans ont besoin de prier tout en se disant intégrés dans nos sociétés laïques?

Pour le reste et pour rappel, en France, la prière au travail que la loi El Khomri autorisait avait suscité l’émoi aussi.

 

11:42 | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

09/10/2017

La paix, telle une prière

Capture d’écran 2017-10-09 à 13.21.20.png

A la paix, on y croit ou pas.

Tout comme à Dieu, invoqué par cette femme qui a marché, avec des milliers d’autres, israéliennes et palestiniennes, à travers Israël et la Cisjordanie occupée.

Le lien à cet article indiqué ci-dessus m’a été envoyé par une personne qui suit ce blog et souhaite rester anonyme. 

Certes, aspirer à la paix n’est pas le propre des femmes.

Et le nombre de personnalités de tous horizons qui se sont jointes au  mouvement initié par l’association Women Wage Peace le prouve. 

Aussi, bien consciente que les intérêts d’autant de puissances font souvent peu cas de pareille mobilisation, il n’est jamais vain de s’en faire le relai.

Et encore moins vain de respecter et d’honorer pareille action.

 

Petit tour par les prisons françaises...

Capture d’écran 2017-10-08 à 23.23.43.png

Et si on proposait à cette jeune femme d’aller faire un tour dans les prisons françaises, elle qui dénonce les conditions pénitentiaires russes?

Comparaison n’étant pas raison, selon le proverbe, on ne va donc pas le lui conseiller.

On pourrait, par contre, inviter ces journalistes qui se penchent sur le sort réservé aux détenues et aux détenus d’autres pays de s’intéresser à ce qui se passe tout près de chez eux.

Certains s’y sont employés et en ont rendu compte. Autant dire qu’il n’y a pas de quoi pavoiser.

Il serait curieux d’imaginer, invités sur les plateaux de télévisions russes, quelques rescapés de geôles françaises qui témoigneraient de ce qu’ils ont subi comme traitement.

Mais la Russie a sans doute mieux à faire que d’entretenir cette guerre de l’image par artiste et militante politique interposée.

Comme si la France, elle aussi, n’avait pas d’autres priorités que d’alimenter ce rejet constant d’un pays qu’on ne cesse de ramener à son passé soviétique alors que son Histoire entière est tissée de tragédies comme le fut, par exemple,la guerre civile qui l’a saignée au début du XXe siècle.

 

 

00:36 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

07/10/2017

A quand le duel Angot-Pussy Riot? La France et la Russie le vaudraient-elle?

Capture d’écran 2017-10-07 à 15.56.11.png

Elles nous manquaient, celles au secours desquelles ont volé nombre de nos compatriotes qui savent combien la Russie de Poutine tyrannise et malmène les siens. Pas un jour ou presque ne passe sans que cela ne nous soit rappelé dès lors que nous ne soyons tentés de l’oublier.

Donc, dans ce pays tenu par une main de fer, le sort de quelques jeunes filles qui ont eu le malheur de se produire dans une église en toute bonne foi sans doute, à en croire certains, en auront été pour leurs frais.

Ce groupe dit punk -dont il avait été rappelé, ici, le parcours et la qualité des prestations- a rencontré un tel écho médiatique que leur emprisonnement a, bien sûr, été relayé en boucle et plus encore pour dénoncer le système Poutine ou, disons, ce qu’il y aurait dans sa tête vu que certains s’y sont rendus.

Bref, sans dénier la lourdeur de la peine infligée à ces femmes ni se poser en soutien inconditionnel de qui l’a prononcée, il n’est pas interdit de proposer une position médiane et moins clivante.

Il n’est pas non plus interdit de mentionner que tout ce qui pourra être fait, énoncé, dénoncé et plus encore contre cette Russie de Poutine le sera.

On a eu droit à la séquence émotion ici, avec une couverture biaisée de la prestation des Pussy Riot dans l’Eglise du Christ Sauveur de Moscou, on attend la suivante. Angot, dont il est écrit, ici, qui elle serait « vraiment » face à Alekhina?

 

 

06/10/2017

Le corps médiatisé

 

Avant la diffusion, ce samedi 7 octobre, de la prochaine émission d’On n’est pas couché que d’aucuns ne regardent plus, on le sait et on l’a bien compris, il n’est pas inutile d’y revenir malgré tout.

Parce qu'il n’y a pas que cette émission qui heurte certaines et certains. C’est, en général, la médiatisation de questions et de sujets qui hérisse et, parfois, heurte. Car de quoi bruissent les réseaux sociaux sinon de ce qui a été lu, vu ou entendu ici et là pour y réagir?

Ce qui s’est passé sur le plateau d’ONPC entre Christine Angot et Sandrine Rousseau et l’écho que leur échange a eu en est bien la preuve. 

C’est pourquoi je tiens à saluer, ici, le travail accompli tout au long de la semaine par les journalistes qui ont sollicité les deux protagonistes en cause pour interviews et explications

Il est important de souligner la qualité du travail réalisé tout comme il l’est aussi lorsqu’un sujet est abordé de manière orientée.

Aussi, pour qui veut bien consacrer toute l’attention qui convient à cet article, voici ce que rapporte Christine Angot de ce qui s’est passé et qui mérite qu’on s’y arrête pour éviter autant de jugements hâtifs quand il ne s’agit pas de rejets haineux.

Pourquoi, ici, tant d’insistance à cet égard? Tout simplement parce qu’il est question d’inceste et de violences sexuelles et qu’on a eu droit à leurs effets ravageurs en dépit de toute manière d’avoir cherché à les surmonter.

C’est cela que d’aucuns refusent de prendre en considération. Que le corps meurtri se trahit. Et c’est ce corps meurtri qui a pris le pas sur la parole ou le discours et toute forme de bienséance d’usage.

 

19:29 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/10/2017

A coeur ouvert

Capture d’écran 2017-10-05 à 16.55.14.png

Cachez ces maux que l’on ne veut pas voir, ainsi pourrait-on dire de tant de réactions haineuses qui ont suivi le face à face douloureux entre deux femmes qui, par leur intelligence, ont su se retrouver après la violente altercation qui a été diffusée de leur échange.

Il faut aussi le dire, que Christine Angot est allée parler à Sandrine Rousseau! Il faut le savoir, que ces deux femmes ne sont pas adversaires mais toutes deux, dans l’adversité. C’est tout une autre problématique déjà évoquée ici.

Aussi et dans ce sens, le vif échange qu’elles ont eu en public n’est qu’un révélateur de plus des séquelles qu’entraînent inceste ou abus sexuel.

Cette police de la pensée est indécente, qui voudrait qu’après avoir été à ce point meurtrie dans sa chair, on ne s’en ressente pas à vie et que l’émotion irrépressible qui s’empare de l’être en souffrance n’apparaisse pas.

Ces deux femmes ont accepté de se jeter dans l’arène médiatique car elles vivent leur époque qui permet l’exposition d’intimités. Elles ont relevé le défi de briser l’omerta qui règne sur les sévices commises et sur l’enfant et sur la femme, ce que leurs mères ou leurs grand-mères n’ont pas pu ni osé faire.

On peut, dès lors, ne pas être d’accord avec ce que d’aucuns appellent déballage. Ce n’est pas une raison suffisante au déferlement haineux envers l’une des protagonistes de l’émission sinon l’émission elle-même.

 

 

ONPC, suite du feuilleton, Marseille, quelle suite?

IMG_2004.jpg

La suite de l’altercation entre Christine Angot et Sandrine Rousseau est plutôt encourageante.

En effet, la seconde a révélé, dans le cadre de l’émission Quotidien, que la première, après l’émission, était venue la trouver dans sa loge et qu’ainsi, toutes les deux avaient pu se parler et se quitter en s’embrassant.

Voici donc qui devrait mettre un terme à cette altercation, ce d’autant que l'écrivain restera à son poste de chroniqueuse d'ONPC.

L’actualité de ce dimanche 1er octobre, à l’aube duquel a été diffusée l’émission qui a vu ces deux femmes aux prises l’une avec l’autre, en aura vu deux autres attaquées à l’arme blanche sous les yeux d’autant de témoins qui se trouvaient sur les lieux du crime.

Fait divers ou pas, elles ont péri.

Prétendre que le geste d’un petit délinquant a été bien trop médiatisé, c’est accepter que la violence s’exerce sur la place publique sans mot dire.

Aussi, rien de ces deux événements ne relève-t-il du buzz médiatique. Car si le premier a pu susciter débats et réflexions, le second, pour sa part, ne présage rien qui vaille.

 

04/10/2017

L’avis du spécialiste: égorger relève de la petite délinquance

Capture d’écran 2017-10-04 à 00.07.34.png

Des experts, les médias en convient souvent pour commenter l’actualité.

On l’a vu, on le verra sans doute encore avec la Russie, en général, ils livrent à peu près tous la même analyse, ce qui fait sans doute d’eux, de véritables connaisseurs de ce pays.

Les autres, autant les ignorer, ils sont dans la propagande sinon payés pour renvoyer l’écho du Kremlin.

Mais que penser de cet expert bien connu des rédactions, qui livre, ici, sa version de l’attaque de la Gare Saint-Charles à Marseille? Le voici qui, en effet, ne voit dans l’attaque de deux femmes, qu’un fait divers.

De la décapitation de cet homme, en Isère, de la décapitation du Père Hamel, rien à dire sans doute non plus sinon que, ma foi, ces choses-là arrivent...

Que ne ferait-on sans autant de spécialistes qui, tel Mathieu Guidère, viennent nous rassurer et nous recommander de ne pas craindre une lame de couteau!

 

00:26 | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

03/10/2017

Sélection des victimes

IMG_0544.JPG

Ce qui s’est passé, dimanche 1er octobre à Barcelone, ce qui s’est passé ce même jour à l’aube lors de la diffusion d’On n’est pas couché, illustre comment des scènes de violence sont récupérées.

De Barcelone et du referendum qui y a été organisé en dépit des législations espagnole et catalane qui l’interdisaient, ont été relayées en boucle des images de violence.

De l’altercation qui s’est produite entre deux femmes victimes, l’une d’inceste, l’autre, d’agression et de harcèlement sexuels, ont été montrées les larmes de Sandrine Rousseau.

A partir de là, tout est faussé tant les émotions sont orientées vers les méchantes et leurs victimes. Dans le premier cas, les forces de l’ordre, dans le second, la chroniqueuse d’ONPC.

Comment souhaiter qu’aient lieu de vrais débats et non des réactions dictées par les images sélectionnées pour toucher là où il faut?

Trois sujets de ce blog ont été consacrés à ces deux événements.

Aux réactions qu’ils ont générées sur les réseaux sociaux, nombre de commentaires ont démontré que chercher à comprendre n’est pas le but premier poursuivi. Mais qu’il faut avant tout juger et condamner.

Alors pour la société apaisée à laquelle aspirent tant de citoyennes et de citoyens, il va falloir vraiment s’y prendre d’une autre manière.

 

02/10/2017

Angot-Rousseau-Schiappa, trois femmes dans la mêlée, cherchez la femme!

Capture d’écran 2017-10-02 à 14.18.09.png

Et voici la mêlée entre femmes qui se prolonge avec l’arrivée de la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femme et les hommes.

Marlène Schiappa, en effet, vient d’adresser une lettre au Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour attirer son attention sur les propos tenus à l’encontre de Sandrine Rousseau dans l’émission «  On n’est pas couché »  diffusée le 1er octobre dernier sur France2.

Que celle qui a été vertement tancée par les féministes, pour des propos tenus sur les femmes, se pose en défenderesse de l’une au détriment de l’autre, laisse plus que perplexe.

Mais surtout, c’est la femme en tant que telle qui voit son image sinon son combat perdre tout son sens et sa valeur.

Et ne retenir de la séquence entre Christine Angot et Sandrine Rousseau que les larmes de celle-ci, voire son agression, c’est n’avoir pas mesuré combien diffèrent les blessures de la première et de la seconde.

Il en a été question ici, il est important de ne pas tout mélanger.

Un inceste est une atteinte à l’innocence et à l’enfance. Un harcèlement et une agression sexuels sur une femme adulte sont d’un autre ordre. Aussi, le malentendu qui s’est affiché entre l’écrivain et l’ancienne secrétaire du parti EELV entre dans une instrumentalisation qui lui fait perdre toute sa portée.

Deux femmes blessées sur un plateau de télévision, récupérées par une autre qui a elle-même été contestée pour ses écrits et son comportement par des féministes, où est la femme que l’on veut soi-disant défendre dans pareil pugilat?

 

 

14:37 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

01/10/2017

Moix-Angot-Rousseau, à chacun son combat

Capture d’écran 2017-10-01 à 14.14.05.png

Ce qui s’est passé, ce samedi 30 septembre sur le plateau d’On n’est pas couché, est loin de relever du fait divers ou de l’anecdote. Il a été révélé que, lors de l’enregistrement de l’émission, Christine Angot avait quitté sa place pour aller se réfugier dans sa loge.

Au-delà du buzz retenu par certains commentateurs qui relatent l’échange entre l’écrivain et l’ex-secrétaire du parti Europe Ecologie Les Verts, c’est une véritable question humaine qui s’est affichée sur le petit écran tandis que deux femmes s’affrontaient pour avoir subi l’inceste pour Christine Angot, le harcèlement et l’agression sexuels pour Sandrine Rousseau.

Chacune à sa façon a réagi, toutes deux ont été blessées, les vidéos diffusées en témoignent.

Cela dit, le père, le frère, l’oncle, le passant ou le voisin qui viole l’enfant commet un acte autre que celui qui agresse une adulte. En ce sens, les deux femmes qui se sont affrontées sur le plateau de Laurent Ruquier et Yann Moix qui s’en est aussi mêlé, ont connu un mal distinct.

Cela n’ôte en rien son intensité. 

Cela indique juste que le combat de chacune et de chacun a son sens et que n’existe aucun monopole de la souffrance.