20/12/2017

L’oeil -de Moscou?- et du prédateur sexuel dans le collimateur politico-médiatique

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Et voilà un ixième article sur le harcèlement sexuel. Il s’agit, cette fois, de viser les transports en communs.

Après les Parlements, dont l’un a organisé une représentation théâtrale et l’autre, distribué une circulaire, aux bus, métros et autres tramways de faire le ménage sinon de trouver la parade?

Les jeunes filles et jeunes femmes sont évidemment plus ciblées par les hommes que les femmes plus âgées ou toute autre revêtue de tenues ne laissant apparaître aucune partie de son corps qui tenterait le regard masculin avide.

Il est certain qu’un comportement masculin déplacé est pénible. Mais quoi, est-il dominant? Certainement pas. Dans ce cas, le monter en épingle ne relève que d'une visée politique bien précise. 

Car comme priorité, il y aurait sans doute mieux à faire quand on sait la condition misérable dans laquelle vit une partie importante de la population, tous pays confondus, tous sexes compris et de tout âge.

Pour le reste, on a vu le cas de ce journaliste qui s’est déclaré, pour sa part, victime d’homophobie et qui a filmé son agresseur dans le tram.

Aux prochains prédateurs de se retrouver bientôt dans l’oeil, non pas de Moscou, mais de n’importe quelle video ou caméra de surveillance, la démocratie les vaut bien!

 

Commentaires

Arrivée à 24 ans de ma Californie dans les années 70, habillée d'un simple short et d'une blouse légère, pour prendre mes quartiers en Suisse et plus particulièrement à Genève. Je n'avais jamais été agressée ni par un regard, ni par une tentative d’attouchement dans la rue ou dans un transport en commun. Par le suite, je ne me suis jamais privée de vestimentaire très féminin, toujours très court vêtue, je crois avoir été l'une des rares à déambuler en mini-robe et en souliers de tennis à cette époque là. Et il ne m'était jamais arrivée d'autre que des compliments.
Eussé je dû les prendre comme une atteinte? une agression? un geste déplacé?

Que s'est-il passé entre 1970 et 2017?
A-t-on régressé?
Le Brassage des peuples aurait-il eu des effets indésirés et indésirables?
Le peuple moraliste a-t-il trouvé ses démons privés qu'il exhibe en exemple?
Y a-t-il malaise innommable que la société post-moderne ferait peser sur lui?

Écrit par : Beatrix | 20/12/2017

Le problème n'est pas que tous les hommes sont des harceleurs, mais le harcèlement est en progression.
Il est bon parfois de taper sur la table, et non d'attendre que cela prenne des dimensions incontrôlables.

Si il y a un problème d'une immigration venant de pays où la femme n'est pas très respectée, il y a de l'autre côté, les beauf qui ont peine à comprendre que la beaufitude et son type d'harcèlement n'est pas appréciée par les femmes.

Il y a peut-être trop d'articles sur ce sujet, mais il était peut-être temps de donner une leçon de savoir-vivre afin que le harceleur ne soit plus vu par les tiers, comme juste un bon vivant.

Écrit par : motus | 20/12/2017

Merci de vos points de vue, Beatrix et motus.

De quoi méditer et tenter d’affiner ce sujet qui semble devenir de première actualité pour nombre de médias et de personnalités de tous horizons...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/12/2017

Par quel châtiment faudrait-il punir l’égorgeur d’Adeline selon le barème appliqué dans le cas Buttet ? Le moyen employé par l’égorgeur ? Les mêmes procureurs-juges s’étranglent de rage contre ceux qui ne font que l’évoquer ! Bravo Beatrix de faire connaître à certain qu’il y un sens des proportions.

Écrit par : Michel Mottet | 20/12/2017

Bonsoir

Dans l'ensemble Béatrix, à part le bétonnage et le nombre de véhicules, donc d'habitants, les choses n'ont pas trop bougés.

Je constate qu'il y a internet et ses médias d'un côté, "virtuel", et puis la vie de la rue quotidienne, "physique"...

Pour ma part, les femmes que je croise me rendent toujours mon sourire (parfois même me devancent) et me remercient tout autant pour une porte que je leurs tiens ouverte...strictement rien de neuf sous les tropiques du Léman :-)

Écrit par : absolom | 20/12/2017

Eh bien, absolom, voici qui va vous expliquer ce qui se passe dans les rues de Lausanne pour que la ville « s’arme contre le harcèlement de rue »...

https://www.tdg.ch/suisse/lausanne-s-arme-harcelement-rue/story/12785894

Priorité, encore une fois, oblige, apparemment.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/12/2017

Il est ce que les médias voient, Madame Richard-Favre, et ce que je vois...

Écrit par : absolom | 20/12/2017

Vous aurez sans doute perçu l’ironie de mon propos, absolom mais surtout, avec ce nouvel article sur le harcèlement, la raison des plusieurs sujets de blog que j’ai consacrés à ce fait d’une importance si capitale que vous ne l’avez, pour votre part, pas même observé :-)

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 20/12/2017

Merci pour votre humour Madame :-)

Écrit par : absolom | 20/12/2017

Beatrix, ce qui a changé depuis 1970 c'est que nous sommes passés de la génération Beat à la génération bite, désolé pour la vulgarité du propos. Passés du poète romantique, du vagabond céleste au trader cynique à qui tout réussit y compris en matière de sexualité et de succès auprès des femmes (on ne parle plus de comédie romantique mais de consommation à haute dose de sexe, d'alcool, et de stupéfiants, viagra compris qui fait même des ravages auprès des jeunes qui n'en aurait pratiquement pas besoin mais qui le consomme pour être de super longue durée avec leur partenaire. Sans doute que je peins le diable sur la muraille mais quand même le porno a remplacé le rêve érotique et les fantasmes, le goût et l'odeur de soufre par la banalisation tristounette de la sexualité outrancière, voyeuriste, sans poésie, sans amour, uniquement basée sur la jouissance à tout prix et les pires débauches imaginables. Juste le plaisir de la consommation d'une "viande sexuelle". Vu sous cet angle, la femme devient une vraie proie sexuelle pour l'homme et non plus un rêve romantique à conquérir. Voilà pourquoi à l'époque, les hommes vous complimentaient quand vous portiez une mini-jupe et qu'aujourd'hui une jeune femme peut-être facilement harcelée, traitée de traînée ou de sale pute par toute une panoplie de jeunes et moins jeunes hommes qui n'ont plus aucun sens du respect amoureux et de la comédie romantique, de la séduction et du désir qui fait monter la fièvre entre un homme et une femme. Enfin, bref. Je ne suis pas un expert. Je donne seulement ma vision afin de vous apporter, peut-être, un tout petit éclairage sur la différence fondamentale entre 1970 et aujourd'hui. On fait comment pour remettre le vagabond céleste comme modèle romantique futuriste de notre civilisation?

Écrit par : pachakmac | 21/12/2017

Mettre ou pas de l'importance, là n'est pas la question.

L'importance dépend de la victime, la souffrance est personnel.
On ne catégorise pas la souffrance personnel avec les grandes souffrances.
La perte d'un enfant pour un parent n'est pas moins important que la bombe sur Hiroshima.

Dans le harcèlement comme dans le mobbing, dans les cas extrêmes, c'est la dépression, perte de l'emploi, voir plus.
Je n'ose même pas penser à ces femmes victimes de viol, et qui subissent du harcèlement.

Le sujet est important pour certaines personnes qui en souffrent quotidiennement.

Quant à Buttet, il s'est trompé de parti. A l'UDC, pour beaucoup (voir les réactions), c'est un comportement normal.
Ailleurs, ce n'est pas compatible avec les valeurs de leurs électorats.
Si Buttet veut rebondir, il devra aller à l'UDC valaisan. Il pourra promouvoir une morale sans y être soumis. L'électorat ultraconservateur étant sensible à gagner par n'importe quel moyen.

Il y a des sujets plus important pour les personnes qui ne sont pas soumises aux harcèlements, mais pour les autres cela fait partie des sujets importants

Écrit par : motus | 21/12/2017

motus,

Il s’agit, ici, du harcèlement dans les transports publics et dans les Parlements, merci de ne pas tout mélanger.

Pour le reste, les femmes qui se sont dites victimes de Yannick Buttet et qui ont parlé de manière anonyme, ont eu le dessus et c’est lui qui a démissionné. Sans même que la justice ait eu à se prononcer. Ce ont des faits, nul besoin de voler au secours de l’élu valaisan pour les énoncer.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/12/2017

Motus@ Vous avez sorti pas mal de commentaires sonnant très justes ces derniers temps. Mais pas celui-ci. Voir la lettre de lecteur de Jean Fattebert dans 24 heures de hier. Le parti des hypocrites, faites ce que je dis pas ce que je fais, c'est le Parti Démocrate Catholique. Voir déjà l'affaire Darbellay...

Écrit par : Géo | 21/12/2017

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