08/01/2018

La légendaire Carmen tue, l’oeuvre est morte

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On sait le rapport complexe qui existe entre politique et culture.

On peut observer, parfois, comment la première agit sur la seconde ou alors, comment la seconde se met au service de la première.

Or voici que tout se passe dans le seul univers de la culture au sein duquel on décide de s’en prendre à une oeuvre pour en modifier la tournure et la rendre politiquement conforme à la doxa du temps.

L’opéra de Georges Bizet, Carmen, inspiré de la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée, est entré sous le contrôle d’un metteur en scène qui a décidé d’en changer la fin.

Les justifications qu’apporte celui qui s’est donné toute liberté d’intervenir sur une création, aussi bien celle de l’écrivain que celle du compositeur qui s’en est inspiré, sont révélatrices de la considération qu’il apporte à une oeuvre.

Nulle.

 

 

 

00:29 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Humanité, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : opéra, florence, carmen, bizet | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

La culture : des vendus à la pensée unique qui vivent aux crochets des contribuables. "Charlie est bien mort" !

Écrit par : NORBERT MAENDLY | 08/01/2018

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Tout et n'importe quoi pour exister dans les monde de la communication moderne, qui ne laisse plus disparaître dans l'obscurité de l'insignifiant le moindre geste mis en scène pour le fameux "buzz".

Écrit par : Mère-Grand | 08/01/2018

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Est-ce que les femmes sont vraiment devenues une espèce rare, menacée de disparition ?

Écrit par : Pavel KATCHALOV | 08/01/2018

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Entièrement d'accord avec vous.

La pensée unique "bienpensante" et mondialiste réécrit notre histoire en dénaturant notre culture à des fins propagandistes. Dénaturer une oeuvre est un genre de "fake news" et de tromperie.

Et dire que ce sont les mêmes personnes qui se plaignent des "fake news" alors que la très grande majorité d'entre elles viennent justement du milieu mondialiste.

En voici un autre exemple: Sir Lancelot, chevalier de la table ronde, est désormais joué par un acteur noir! Encore une fois de la propagande mondialiste:

https://lesobservateurs.ch/2016/01/03/film-sir-lancelot-joue-noir-amant-de-guenievre/

Imaginez le scandale que cela causerait si c'était le contraire. Bientôt on nous sortira un film sur Napoléon joué par un noir ou un chinois!

Et non ce n'est pas du racisme que de dire cela, mais simplement l'amour de la vérité historique et culturelle.

Écrit par : Christine H. | 08/01/2018

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Christine H.

L’exemple que vous nous donnez en citant cet article relatif à Lancelot n’a rien de comparable avec le sujet que j’évoque où le sens même de l’oeuvre est atteint.

Dans le cas du film auquel vous renvoyez, rien n’interdit à quiconque de se glisser dans la peau d’un personnage appartenant au registre de la culture française.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 08/01/2018

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Je crois que ce metteur en scène Leo Muscato a poussé le bouchon trop loin.

Tuer l homme au lieu de la femme en fin de Carmen est également une tuerie ni plus ni moins et c est absurde. Mais cela est contre-productif car il boostera, hélas, encore plus les Anti-Féministes ou les misogynes qui iront crier bientôt: Nous les "pauvres" hommes, on aimerait avoir l égalité avec les femmes et c est reparti pour une nouvelle tournée car le pire bourreau est celui qui sait très bien jouer la victime ...

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 08/01/2018

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Addendum sur le changement de la fin de Carmen,

Selon des musicologues comme Hervé Lacombe qui est aussi spécialiste de l'oeuvre de Georges Bizet, on est à l'opposé du message véhiculé initialement par la pièce originale de Bizet. Bizet ayant voulu rendre hommage aux femmes et à leur liberté!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 08/01/2018

Charles 05,

Bien sûr, que le sens de l’oeuvre est totalement inversé! Alors même que le metteur en scène se justifie en expliquant n’avoir changé aucun mot ni aucune note, il a fait bien davantage sinon pis encore en inversant carrément le sens même de l’oeuvre.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/01/2018

Mme Favre, j 'ai l'impression que vous faites semblant de ne pas comprendre le commentaire de Christine. C'est comme si dans une ouvre sur l'esclavage aux colonies les esclaves étaient joués par des blancs asservis par des noirs ou si dans une autre les nazis étaient persécutés par les juifs. Autoriser de s'éloigner de la réalité historique d'une oeuvre ne sert que ceux qui veulent faire croire à une autre réalité historique pour mieux déconstruire la société. Lancelot n'était pas noir puisqu'il était issu d'une lignée de rois d'Armorique et pas du royaume Dogon.

Écrit par : NORBERT MAENDLY | 08/01/2018

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Norbert Maendly,

Je maintiens mon propos.

Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas saisi le sens de ce que Christine H. voulait transmettre ici et que vous développez à votre manière.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 08/01/2018

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Norbert, je pense au contraire que la fine HRF ne s'en laisse pas conter.
Pour Carman je rejoins Mère-Grand et "son" buzz.

Écrit par : odin | 08/01/2018

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Ils ont "Customiser" Carmen pour servir leur cause clinquante.

Quelle imposture!

Moi j'aurais mieux aimé que le metteur en scène commande une œuvre pour la faire parler comme il a envie de l'entendre.

Mais voilà, y-a-t-il encore des gens capables de composer de la musique pour un ensemble orchestral et pour des voix?
On parle tellement d'inventivité, d'innovation, de création...Et on déserre grand la bourse pour la culture. Malheureusement il ne s'en trouve point de candidat pour ce genre de défi parce qu'il faut travailler dur! Voilà où nous en sommes!

Même pas capables de vendre ses propres idées et idéologies. Ah! Oui c'est vrai! Pour écrire de la musique ça prend beaucoup de temps, surtout pour autant d'instruments. Il faut ensuite faire beaucoup d'efforts, suer beaucoup pour créer mélodies et livret pour les voix. C'est trop long, trop difficile!

Alors on préfère détourner, gribouiller, taguer, couvrir de graffitis une œuvre existante. Pas n'importe laquelle. Si possible, un monument du classique parce que c'est une valeur sûre et on s'y colle, on se colle à sa célébrité!

L'art du trafiqué, du falsifié, de l'usurpation et du détournement Intellectuel. C'est bien vu, c'est la norme culturelle du post soixanthuitard. Ça se consomme facile. Les jeunes vous diront "c'est super, on se prend pas la tête, ça passe bien!"

Écrit par : Beatrix | 09/01/2018

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Mme Favre quand vous répondez à Christine, Norbert et vos lecteurs que l’exemple de Lancelot joué par un acteur noir n’a rien de comparable avec le sujet que vous évoquez où “le sens même de l’oeuvre est atteint" vous êtes non seulement en contradition avec vos propres arguments, mais vous vous montrez aussi particulièrment hyprocrite.

En effet, l'histoire des Chevaliers de la Table Ronde est bel et bien basée sur des oeuvres dont le contenu, l'histoire et les auteurs (qu’ils soient anonymes ou non) méritent tout autant d'être respectés que ceux de Carmen ou d'ailleurs de n'importe quelle autre oeuvre. Il va de soi que le personnage de Lancelot est blanc et le fait de le représenter comme noir change effectivement profondément le sens de l'oeuvre en dépit de tout ce que vous pensez.

Cela implique pour les spectateurs non seulement le fait qu'à cette époque des noirs pouvaient habiter ces terres, mais qu’ils étaient chevaliers. Il est certainement de vaillants guerriers en Afrique, mais pas sur sol européen. C’est donc transformer la vérité historique et de ce fait changer le sens de l’oeuvre! Comme le relève très bien Monsieur Norbert Maendly:

“Autoriser de s'éloigner de la réalité historique d'une oeuvre ne sert que ceux qui veulent faire croire à une autre réalité historique pour mieux déconstruire la société.”

Cette manipulation de la vérité historique n’est en effet pas innocente du tout, mais sert simplement à faire passer la doxa mondialiste qui profite aux multi-milliardaires.

Selon votre raisonnement éronné, tout empreint de la bienpensance ambiante, l’on pourrait donc faire jouer le rôle d’Heidi ou de Jeanne d’Arc par une fille noire; retourner le fim “Les 7 samurais” avec des “samurais” blancs et noirs, mais pas le moindre japonais; ou réinterpréter la case de l’Oncle Tom avec un acteur chinois!

Affirmerez-vous encore que cela ne changerait pas le sens de ces oeuvres?

Et que finiront par croire des enfants qui depuis leurs plus jeune âge auront vu de tels films. Quelle sera leur vison du monde et de l’histoire sinon entièrement fausse.

Et l’exemple de Lancelot n’est que “the tip of the iceberg.” Les-mêmes personnes qui font représenter Lancelot par un noir, tentent également de convainre les enfants que l’on pouvait voir un forgeron noir chez les tribus celtes de grande Bretagne à l’époque de l’invasion romaine (minute 1:16) ou un guerrier celte noir (minute 22:11) dans ce documentaire destinés aux écoles:

https://www.youtube.com/watch?v=zpDnTYYXXAY

Et, comme par hasard, dans cet autre extrait, le centurion romain doit être noir (minute 0:23) pour être conforme à la bienpensance:

https://www.youtube.com/watch?v=WjuYhBPwaQs

Sans parler des tous les autres clichés chers à la pensée unique.

Alors quand vous nous dites que “rien n’interdit à quiconque de se glisser dans la peau d’un personnage appartenant au registre de la culture française” vous avec tout simplement tort. Ou alors vous soutenez la diffusion de fake news, cars c’est bien de quoi il s’agit.

Pensez-vous vraiment qu’aucun agenda ne se cache derrière tout ça?

A quand des helvètes noirs combattant un César métis?

Il semble que votre problème c’est que vous suivez aveuglément la doxa bienpensante, soit par peur d’être qualifiée de “raciste” (alors que tout cela n’a rien avoir avec le racisme), soit par une conviction aveugle qui vous empêche d’admettre la réalité, car cela vous serait trop insupportable.

Pour toute défense votre seul argument est de dire “Je maintiens mon propos.”

Une telle indigence réthorique est bien décevante et en dit long sur votre absence d’arguments valables. Dans ce cas, il vaut mieux en effet faire volte-face.

Vous accusez aussi Monsieur Maendly, qui présente pourtant des arguments imparables, de développer le sujet “à sa manière.”

Nous attendons donc désormais vivement, chère Madame Favre, que vous développiez ce sujet “à votre manière,” en faisant face à vos incohérences.

Bien à vous.

Écrit par : P. Martin | 09/01/2018

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P.Martin,

Merci de vous être donné la peine de commenter de manière aussi détaillée.

Au-delà du jugement que vous portez à la conception que j’ai de l’oeuvre et de ses interprètes, cela n’y change rien sinon démontre votre besoin de vous en prendre à une personne -la mienne en l’occurrence- alors que je n’ai émis aucun jugement ni sur la personne de Christine H. ni sur celle de Norbert Maendly.

Donc que ma prise dé position vous incommode, je l’ai bien compris, qu’elle vous échappe, tout autant.

Bien à vous et merci de votre visite.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 09/01/2018

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Tout d abord il y a un respect dû aux œuvres des auteurs qui laissent des traces dans notre patrimoine depuis des siècles. De ce fait, des uns et des autres ne doivent pas se permettre de ré-écrire l histoire à leurs sauces sinon ces gars sont des faussaires ni moins ni plus.

Toute proportion gardée, serait il "normale et progressiste" d accepter les destructions en Afghanistan commises par les Taliban des deux bouddhas géants de Bamiyan vieux de plus de 1500 ans ainsi. Pas seulement destruction de ces deux Boodhas mais aussi les vestiges des chrétiens doublés d'une véritable «épuration culturelle»? Et raser une partie des vestiges de la Mésopotamie antique, jugés «anti-islamiques», est ce normale?. Ou ce que Daech en faisant exploser à Palmyre en Syrie
surtout le temple romain de Baalshamin joyau de la ville de Palmyre et classé au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco et qui a été détruit le 23 août 2015.

Tous, les sus-cités, partaient du fait que leurs convictions et idées ne correspondent pas au respect de la vie de ces vestiges et qui ne représentent nullement ni leurs conceptions ni leurs principes. Est-ce qu on justifie leurs actes nébuleuses et on accepte ces destructions ?

Et si demain un musicologue nous introduit un peu de rap dans les œuvres de Mozart ou de Tchaikovsky, est-ce qu on saluera de telle forme de « morale intellectuelle ?« Pas sûr !

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 09/01/2018

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Lancelot et son amour adultère pour Guenièvre, certains lui prêtent même une relation homosexuelle avec Galehaut. Lancelot était blanc rouquin et n'avait qu'un seul testicule ABE

Écrit par : ABE | 10/01/2018

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Allez, comment réagit-on si un auteur et/ou un musicologue british (un peu anti-femmes) se mettent à inverser les rôles de Roméo et de Juliette?!

Serait-il un "progrès" cette Oeuvre et cet Amour qui se chantent par Juliette sous les balcons pour son Roméo penché sur son balcon? Alors, Juliette chantera, une main sur le coeur et l'autre qui joue de la mandoline (en admettant que l'on parvienne à jouer la mandoline d'une seule main!)

Ne dit on pas dans ce cas de Roméo penché sur son balcon: Sporgersi dal balcone è molto pericoloso? :)

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 10/01/2018

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