21/01/2018

J’ai vu des hommes et j’ai vu autant de femmes ... sans hashtag

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J’ai vu des hommes souffrir et rester fidèles à leur épouse. J’ai vu des hommes en couple et grappiller le plaisir là où il s’offrait. J’ai vu des hommes multiplier les relations sans autre souci moral.

J’ai vu des hommes aimer des femmes avec passion, avec tendresse, j’ai vu des hommes en désirer sans fin, j’ai vu des hommes en pleurer, j’ai vu des hommes en rejeter, en injurier, en maudire

Et j’ai vu autant de femmes souffrir et demeurer loyales à leur époux, autant de femmes en couple et saisir le plaisir qui se présentait, autant de femmes compter leurs amants au-delà des dix doigts de leurs mains.

Et j’ai vu autant de femmes aimer des hommes avec ardeur et douceur, autant de femmes en rêver à n’en plus finir, j’ai vu autant de femmes éplorées, se détourner à jamais des hommes, en insulter, en vouer aux gémonies.

Les relations entre hommes et femmes ne se résument pas à ces comportements qui ne cessent de mobiliser nos multiples médias et autres réseaux sociaux.

Les relations entre hommes et femmes sont tissées de pulsions et d’idéaux, de projections et d’interdits, elles ne se ramènent jamais à autant de propos sommaires flanqués de #.

L’homme et la femme, leur enlever ce qui les lie, les attire, les sépare, les unit, c’est baliser leur vie au nom de revendications qui jettent pêle-mêle en public ce qui relève de la justice et, parfois, de la médecine.

 

Commentaires

Ce qui lie, attire, sépare ou unit les hommes et les femmes, c'est le magnétisme des pôles. l'égalité revendiquée met cet équilibre en péril. Elle nivelle et nie la si belle différence qui donne envie de connaitre, de partager et de fusionner.

Écrit par : Pierre Jenni | 21/01/2018

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Pierre Jenni,

Le propos, ici, n’est pas de définir comme vous vous y employez en reprenant mes termes, à savoir «  ce qui lie, attire, sépare ou unit les hommes et les femmes » mais de réagir à la manière si peu élaborée et confuse avec laquelle on les expose.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 21/01/2018

Tout à commencé en 1998 avec l'algorithme Pagerank de Larry Page, l'ère du quantitatif, du data, de la collecte de données massive, de la captation des appels téléphonique a grande échelle.
La contre-balance, balance....., Assange, Snowden, la marche des bonnets roses, metoo je dénonce, tu dénonces, il dénonce, j'existe, je m'affirme, je me tatoue, je me montre.

Écrit par : raccourci | 21/01/2018

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"Les relations entre hommes et femmes sont tissées de pulsions et d’idéaux, de projections et d’interdits, elles ne se ramènent jamais à autant de propos sommaires flanqués de #."
Les propos soit-disant sommaires sont en rapport avec le pouvoir et les contraintes que permettent ce pouvoir. Ces contraintes, voire ces chantages, ne sont pas acceptables. Rien que de banal lorsque les relations se déroulent entre adultes consentants.

Écrit par : Daniel | 22/01/2018

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Très beau texte, reflet d'une très belle pensée.

Écrit par : Mère-Grand | 22/01/2018

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Merci, Mère-Grand, votre compliment m’honore,

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 22/01/2018

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On se retrouverait, un instant, une période, peut-être pas une époque, dans ces situations où il est dit « j'ai vu ». Mais la vie est bien plus singulière, voire subtile. Comme si elle pouvait être vécue entre deux asymptotes. La dernière phrase d'Hélène Richard-Favre est magnifique. Quelques graffitis seraient bien loin de ce que les unes et les uns peuvent vivre et avoir vécu, sans s'occuper des autres, mais en vivant chaque jour ce que l'on peut, comme on peut. Et il reste ou restera, après que l'on aura vécu, ce que l'on a vécu, sans déranger les autres, sans chercher à enter un exemple, loin des « propos sommaires flanqués de # ». Alors, sur des réseaux sociaux on s'exprime, disant pour seulement dire, pour plaire ou se mentir, pour faire semblant d'être lorsqu'on n'a pas vécu ou qu'on aurait voulu vivre. Les relations entre les femmes et les hommes sont de très belles choses, peuplées comme elles sont de ces instants vécus. Il est facile pour certains d'utiliser le sujet, sans que l'on sache vraiment pourquoi ils l'utilisent. Et j'ai plaisir à lire que ça n'échappe pas à quelqu'une ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 22/01/2018

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Aucune leçon, quant à moi, à donner à personne.

Juste un feeling :

mon histoire d'amour, c'est de regarder la vie ensemble.

c'est de trouver dans l'autre ce qui me manque, et que la vie ne donne pas.

et si après la mort il y a quelque chose, j'aimerais le faire avec elle.

Écrit par : Depuis | 22/01/2018

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"Les relations entre hommes et femmes sont tissées de pulsions et d’idéaux, de projections et d’interdits, elles ne se ramènent jamais à autant de propos sommaires flanqués de #."
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Dear Hélène and readers of your very important and wonderful blog,

Many thanks for interesting articles and discussions!

In my view - one of the best novels about relations between man and woman is "The Sun Also Rises", which was written about 100 years ago by great American writer Ernest Hemingway. Yes, it is about "man-woman-relations-in-love", - but also it is about war, it's criminality due to huge losses, so called death-penalty for plenty of innocent people - as victims of such wars' criminality and also about very sad consequences for surviving victims of wars, which were called "lost-generation"...

Please, see below short piece of this amazing novel - actually - the END of novel.

Best Regards,

Alex (from London).
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"Let's get two bottles," I said. The bottles came. I poured a little in my glass, then a glass for Brett, then filled my glass. We touched glasses.

"Bung-o!" Brett said. I drank my glass and poured out another. Brett put her hand on my arm.

"Don't get drunk, Jake," she said. "You don't have to."

"How do you know?"

"Don't," she said. "You'll be all right."

"I'm not getting drunk," I said. "I'm just drinking a little wine. I like to drink wine."

"Don't get drunk," she said. "Jake, don't get drunk."

"Want to go for a ride?" I said. "Want to ride through the town?"

"Right," Brett said. "I haven't seen Madrid. I should see Madrid."

"I'll finish this," I said.

Down-stairs we came out through the first-floor dining-room to the street. A waiter went for a taxi. It was hot and bright. Up the street was a little square with trees and grass where there were taxis parked. A taxi came up the street, the waiter hanging out at the side. I tipped him and told the driver where to drive, and got in beside Brett. The driver started up the street. I settled back. Brett moved close to me. We sat close against each other. I put my arm around her and she rested against me comfortably. It was very hot and bright, and the houses looked sharply white. We turned out onto the Gran Via.

"Oh, Jake," Brett said, "we could have had such a damned good time together."

Ahead was a mounted policeman in khaki directing traffic. He raised his baton. The car slowed suddenly pressing Brett against me.

"Yes," I said. "Isn't it pretty to think so?"

THE END.
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Short notice about some related "curious facts", which might be forgotten by some readers - "The Sun Also Rises" - is one of many of Ernest Hemingway’s novels, which have routinely been banned by governments around the world. It could be surprising for some people, - that it was banned even in various cities around the United States-!!! Moreover - besides of that (or together with that fact-?!) - "The Sun Also Rises" was BURNED along with Hemingway's other works (among thousands of books by other writers!) - this time not by US's "civilised-censorship", - but by notoriously known nazis' "boy-scouts-bonfire" - in nazi Germany in 1933. The "carefully-chosen-reason" for burning this novel was, - for “being a monument of modern decadence”-!!! (BTW - how about "good-excuse" for burning ANY novel -?!)... Later on "good-old-nazi" began to burn alive people, as well as killing many people in gas-chambers - just "for being different nationalities / or race". For instance - during WW-2, - besides of terrible concentrating camp for killing like Auschwitz, - place Khatyn' was one of many places of former Soviet Union, where whole populations of such places were burned alive by nazi.

And one of most horrible and deadly "actions" in very recent "human-kind-history", - when on 02 of May 2014 Ukrainian neo-nazis burned alive more than 50 people in Odessa. "Neo-excuse" was chosen again - just for having different opinion regarding ukrainian-neo-nazizm and it's neo-regime. Unfortunately western-media kept rather strange or better to say - hypocritical silence about that neo-nazi criminal"actions". In my opinion - such hypocrisy gave to ukrainian-neo-nazi regime "further-freedom-to-kill" - in Donetsk and Lugansk areas, which population decided, that neo-nazi regime is not for them. Therefore another criminal war began and since 2014 ukrainian-neo-nazi regime killed more than 20 thousands innocent people already (including children, women and elderly people)... "All Quiet on the Western Front" from western media, - so neo-nazi regim of neo-tumour of so-called-ukraine - continuing to bombard these regions and killing innocent people till now... Question to ALL of us - how many millions and thousands of relationship between man and women have been criminally killed already in previous criminal wars and how much more will be killed in coming future-?!...

Écrit par : Alex | 21/02/2018

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C est très beau qu un homme ou qu une femme dise à son/sa partenaire: Je t aime. Néanmoins, Simone de Beauvoir a dit: "Dire je t aime ne veut rien dire, comprendre l autre est le vrai Amour".

Et Simone Veil qui a dit:"Aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie: s'aimer soi-même comme un étranger" (La pesanteur et la grâce, p.74)..

Sur ces bonnes paroles (j espère :), Bien à Vous!
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 21/02/2018

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