24/01/2018

Avoir voulu

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J’aurais voulu mais qu’aurais-je donc voulu que je n’aie eu?

J’aurais voulu porter l’enfant de l’amour partagé.
Au lieu de quoi, j’en ai conçu mille autres imaginaires.

J’aurais voulu contenir la maladie d’êtres chers.
Au lieu de quoi, elle a ligoté l’avenir.

J’aurais voulu… mais qu’aurais-je donc encore voulu au lieu de quoiPoser la question, c’est souhaiter ne plus avoir à y répondre.

Et cependant, avoir voulu n’a jamais été vain. Avoir voulu a projeté l’ombre.

Et la lumière.

 

13:07 Publié dans Amour, Avaries, Destins, Etre, Poésie | Tags : vouloir, ombre, lumière | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Un témoignage de douleur avec une touche d'espoir et de courage est toujours émouvant.

Écrit par : Mère-Grand | 24/01/2018

Merci, Mère-Grand, de votre réceptivité.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/01/2018

C est très émouvant votre texte, Mme H.R.-F.,

Le spectacle de la beauté qui s'incarne dans un être vivant est infiniment plus émouvant que celui de l'oeuvre la plus grandiose.

Bien à Vous de tout coeur.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 24/01/2018

Merci, Charles 05, de vos mots si forts.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/01/2018

"On ne regrette pas les personnes qu'on a aimées. Ce qu'on regrette, c'est la partie de nous-même qui s'en va avec elles"
L. Etxebarria

Écrit par : Gislebert | 24/01/2018

Peut-être cette perception du regret que vous citez est-elle fondée, Gislebert. En l'occurrence, s'agit-il, ici, de volonté et de ses conséquences.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/01/2018

Mille autres imaginaires, balance votre compte ;-)
Dans la froide rafale, la lune solitaire, roule à travers le ciel.

Écrit par : solo | 24/01/2018

Inspiré, solo!

Merci de ce tableau en clair-obscur...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/01/2018

Si les dates sont fixes, le temps lui ne l'est pas. Alors on se retourne, parfois, un instant, longtemps. Puis on reprend la route, le sentier, le chemin, avec nos pensées qui regardent en arrière, à nos pieds puis devant. Et si l'on ne fait rien, c'est déjà quelque chose, avant que s'équilibrent, plus ou moins, ce qui était et sera ...

Écrit par : Gérard BIENVENU | 26/01/2018

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