11/02/2018

Un admirateur devient un harceleur... Normal quand une religion devient une race, rien n’interdit plus les dérives

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Il s’agit d’un homme ou plutôt non, d’une de ses oeuvres. L’affaire se passe en Allemagne et vise un poème d’Eugène Gomringer.

De père suisse et de mère bolivienne, il est le fondateur d’un courant artistique appelé concrétisme ou poésie concrète. 

Pour qui souhaite en savoir davantage sur cet artiste et non des moindres, Wikipedia renseigne.

Or voici qu’un des poèmes d’Eugène Gomringer vient de subir le sort réservé à nombre d’hommes désormais dans le collimateur de la justice pour divers actes considérés relever d’agressions sexuelles.

Ce poème, qui a longtemps figuré sur le mur d’une Ecole de Berlin, au prétexte qu’il relève du harcèlement sexuel, doit donc disparaître de ladite façade qui l’avait jusque là accueilli.

De très nombreux médias ont rendu compte du sujet mais chacun à sa manière.

Aussi, apprend-on ici, par exemple, qu’un compromis aurait été trouvé avec l’artiste quand Le Temps, pour sa part, nous informe du nouveau lieu de résidence du poème.

Si un admirateur devient désormais un harceleur, la langue, les femmes et les hommes ont vraiment du souci à se faire.

 

Commentaires

La bêtise devient aussi impudente que monumentale. Soixante-huit donne ses fruits hideux. Les marginaux crétins qui faisaient ricaner ont pris le pouvoir et traquent toute manifestation de vérité, de normalité et de poésie.

Écrit par : Laurence Guillon | 11/02/2018

Pourquoi accuser toujours exclusivement les soixante huitards et la Gauche d être derrière ceux qui critiquent aujourd hui ouvertement et à juste titre les harceleurs et les violeurs sexuels en commençant par le "Père" médiatique de ce scandale, un certain Harvey Weinstein qui ment en disant qu il est de Gauche ainsi que son Ami, BHL? Série démarrée par Weinstein puis pour finir aujourd hui avec la garde à vue actuelle de Tariq Ramadan et l accusation présumée contre Nicolas Hulot ?

Je rappelle que le "Grand" Philosophe français BHL (lui est un 68 tard mais un faux donc car il a retourné sa veste comme Jacques DUTRONC chante: Moi je ne fais qu'un seul geste. Je retourne ma veste. Je retourne ma veste. Toujours du bon ...!). BHL avait soutenu il y a quelques années la Star Weinstein car ce dernier a osé, dixit BHL, défendre Polanski accusé de viol d une mineure de 13 ans? Bizarre, vous avez dit Bizarre cette "Gauche" ?!

Où je rejoins la collègue contributrice, @Laurence Guillon, texte ci dessus est que les vieux soixante huitard type BHL et Con Bendit ne travaillent plus ou pas pour la Gauche mais bel et bien pour la droite, l extrême droite et les fachos type USA et Otan et pour saluer la mort de millions de personnes "grâce" (disent ils) aux USA : 1.5 millions d Irakiens dont 500 000 enfants de bas âge, 1 million de Libyens, Afghanistan, Syrie, Yémen...pour ne citer qu eux...)

http://www.medias-presse.info/bhl-soutient-frederic-haziza-comme-il-a-soutenu-weinstein-et-polanski/83803/

La gauche selon Harvey Weinstein

https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/FRANK/58391

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Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 11/02/2018

La violence.
Attention, nos sociétés sont en train de subir un vrai lavage de cerveaux : interdiction de de tout geste ou d’intention de geste d’agression aussi inoffensif soit-il.
Car en effet l’être humain est une créature en grande partie animale, qui a des pulsions et des réflexes naturels, qui lui permettent de garantir sa survie : le racisme et la xénophobie en sont un exemple. Les faire disparaître chez l’individu serait de l’ordre de l’amputation et ne laisserait comme reste qu’une sorte de zombie >> disparition de notre civilisation à court terme ?
La majorité des gens oublient qu’un monde sans violence n’est pas viable. Elle est l’essence de la vie. Sans elle, aucun être animal, végétal (ou minéral, qui sait ?) ne peut exister.

Écrit par : Richard Kohler | 11/02/2018

(2ème envoi au cas où!Merci)

Richard Kohler dit :"(...) Car en effet l’être humain est une créature en grande partie animale, qui a des pulsions et des réflexes naturels, qui lui permettent de garantir sa survie : le racisme et la xénophobie en sont un exemple(...).

C est archi faux tout ça!

Le racisme, la Xénophobie et le Sexisme ne sont que des affaires d exploitation financière, de fric et de vouloir justifier payer les non-sous-chiens moins que les autres, c est tout! En tout cas, le cerveau n a pas de genre. Simone de Beauvoir a dit:"On n est pas né femme mais on le devient".

Quant à l instinct animal de survie, une vache blanche ne se moque pas d une noire ou d une métis et vice versa et elle ne lui souhaite pas la mort. Et le Zèbre, a t il des bandes de rayures verticales noires sur une peau blanche ou plutôt des rayures verticales blanches sur une peau noire? :)

Quant au sexisme, au viol et ainsi de suite, ceux sont les hormones qui déclenchent les comportements sexuels chez l animal mais pas chez les êtres humains. Même notre Père Génétique, l homo sapiens, il a un cortex cérébral unique en son genre, qui instaure un "filtre culturel" de ses instincts.

Je dirais que discriminer les animaux est injuste, c'est du spécisme car les animaux sont parfois mieux équilibrés et plus "humains" que les êtres dits humains voire même que ces animaux seraient certainement fâchés d être strictement considérés comme égaux aux être humains!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 11/02/2018

Charles 05,

Aucun autre envoi avant celui-ci qui, selon vous, serait le 2ème ne m’est parvenu.

Cela dit, il arrive que certains commentaires, parfois, soient victimes de bug....

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/02/2018

Je rappelle qu’ici, il s’agit d’un poème et de mélanges, non seulement des catégories esthétique et physique, dès lors que l'« admirateur » d’Eugène Gomringer est sublimé mais aussi de sérieuses dérives sémantiques dès lors qu’un « admirateur » n’est pas -encore?- synonyme de « harceleur ».

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/02/2018

Cette demande de retrait a été émise "au motif d'atteinte sexiste typique du "patriarcat", d'autant préjudiciable en ces lieux spécifiques" (référence aux 2 stations de métro aux alentours de l'Ecole, dont les abords sont qualifiés difficiles pour les femmes selon les auteures de la demande),

par l'ASTA, un comité d'étudiantes de l'école concernée, la "Alice Salomon Hochschule"; So reproduziere es eine „klassische patriarchale Kunsttradition, in der Frauen ausschließlich die schönen Musen sind, die männliche Künstler zu kreativen Taten inspirieren“, erklärten die Studentenvertreter. „Es erinnert zudem unangenehm an sexuelle Belästigung, der Frauen alltäglich ausgesetzt sind.“ Die Studenten forderten, das Gedicht zu übermalen.

Stupéfiant de savoir que cette Haute école forme gratos les étudiants-iantes de l'ASTA, tous autant en quête de diplôme pour bosser dans les domaines suivants: le travail social, la santé et l'éducation...
Le poème date de 1951. Son impression sur la façade date de 2011.

Pour qui veut lire leur pétition adressée en 2016, acceptée pour application en 2018
http://www.asta.asfh-berlin.de/de/News/offener-brief-gegen-gedicht-an-der-hochschulfassade.html

Sept 2017, la procureure Bettina Völter communiquait ainsi la décision: „Die Poesie an Hausfassaden ist, im Unterschied zu Poesie in den Herzen der Menschen, qua Ver-Ortung nicht – zumindest nicht diskussionslos – für die Ewigkeit gedacht."
L'accord passé entre le Senat de l'éducation et l'Ecole prévoit que celle-ci devra remplacer tout poème peint en façade chaque 5 ans.

Depuis fin 2016, une grosse majorité de berlinois et d'allemands ont exprimé le même rejet et décrié cette demande qualifiée pour le moins d'imbécile, du comité des étudiants-tes de l'Ecole Alice Salomon. Vu le nom juif de l'école, j'ai cherché dans la presse s'il y avait autre chose relevant d'une dérive idéologique communautaire, derrière les motifs d'apparence féministe soixanthuitarde de l'Asta (ce que me confirma par ma soeur, enseignante universitaire à Bln). Mais la presse allemande online n'édite pas dans le détail.

https://www.welt.de/politik/deutschland/article172818299/Berliner-Hochschule-Entfernung-des-Gedichts-laut-Gruetters-Akt-der-Kulturbarbarei.html

Écrit par : divergente | 11/02/2018

Merci, divergente.

Cela dit, je pense que vous avez lu, dans l’article que j’ai indiqué en lien dans mon sujet, ce passage-ci:

«  In 2016, students complained in an open letter about the fact that the "poem not only reproduces a classic patriarchal art tradition in which women are exclusively the beautiful muses that inspire masculine artists to creative acts, it is also reminiscent of sexual harassment, which women are exposed to every day. »

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/02/2018

Oubli, mais important à préciser: l'auteur du poème n'est jamais qualifié de sexiste ni dans la presse allemande, ni dans les commentaires. Bien au contraire! A retrouver dans les liens précédents.

Ce qui nous laisse tous et toutes perplexes, autant à Berlin (en 2017 mais bon) qu'à la lecture du sujet que nous présente aujourd'hui Hélène Richard-Favre dans notre canton aux idéologies disons "de miction diverses", c'est le résultat: je suis choquée des raisons ayant motivé l'empressement par la justice allemande à abonder dans le sens d'un comité d'étudiants.

On a toutes raisons de se questionner sur le poids accordé par un Etat (on a le même genre ici à Genève) à un comité d'étudiants faisant une telle demande rétrograde.

Écrit par : divergente | 11/02/2018

Oui Chère Madame, la traduction anglaise que vous citez reprend la demande (en allemand dans mon commentaire); les étudiants dans votre texte anglais, sont le comité Asta;
"it is also reminiscent of sexual harassment, which women are exposed to every day », concerne l'argument des 2 métros dont je parle (cf le texte allemand de la requête en lien), emplacements où, selon l'Asta, les femmes sont exposées aux agressions sexuelles.
Face à l'aboutissement juridique d'une telle requête d'étudiants de services sociaux à Berlin - une dense métropole hébergeant une intense croissance d'immigrants de communautés musulmanes d'origines diverses, aux revendications incompatibles entre elles et renâclant de s'intégrer à nos cultures à ce point,
je reste anxieuse et sur le qui-vive.

Et vous remercie d'avoir soulevé cette question: la ré-élect quasi automatique de nos zélus-fonctionnaires quasi assurés de leur rente à vie en mars prochain, ne promet rien qui vaille en la matière

Écrit par : divergente | 11/02/2018

C’est moi qui vous sais gré de vos contributions, divergente et qui vous remercie de votre participation à ce blog.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/02/2018

Hélène Richard-Favre, je reste confondue par la hauteur de vos points de vue.

Écrit par : divergente | 11/02/2018

Merci, divergente, de ces mots forts qui me vont droit au coeur.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 11/02/2018

Quand on veut pour de vrai s'intégrer il faut s'approcher d'autrui, écouter, apprécier en laissant de côté ce qui ne convainc pas.

Arrivant de pas bien loin il y a longtemps tout en parlant la même langue, il faut souligner cet avantage, la Suisse, le Suisse qui chante furent éprouvés charmeurs, émouvants jusqu'au fond du cœur.

Une plante arrivée en fin de course ne portait plus qu'une mince fleur.
Au moment de la débarrasser la personne en question entend ou comme entend la fleur qui lui demande de lui chanter un chant: Allons danser sous les ormeaux... Rousseau, pour l'auteur.

Qui le croire, pourtant authentique: trois jours plus tard, même plante, pléthore de nouvelles toutes petites pousses... en ce dimanche 11.O2.2O18 un rien enneigé...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/02/2018

Le poème a été écrit par un homme et de plus en espagnol, reflet d'une culture où l'admiration de la beauté des femmes est encore plus vivement manifestée que dans nos langues.
Il est vrai que comprendre cela relève de la culture, qui n'est plus de nos jours une valeurs éminente partout.

Écrit par : Mère-Grand | 11/02/2018

Dixit Mère-Grand, français enseignant à Genève. Où l'on constate ce qui prédomine chez le français mère-grand, ici en incapacité de développer le fond du sujet.

Écrit par : divergente | 11/02/2018

Dans l'imagination sexuelle enflammée des pimbêches, elles se prennent d'abord pour les victimes imaginées, puis se prononcent pour les procureuses publiques, ensuite pour les juges de leur propre droit, et, pour la fin, dans l'esprit procédurier d'inquisition, sont déjà fiévreuses d'apprendre le métier de bourreau. Trop de belles poésies lyriques sur l'amour sont écrits par les hommes talentueux ? De Catulle, de Pétrarque, d'Apollinaire - au bûcher ! Et réviser les programmes scolaires pour que les lignes lascives sorties des plumes des "dead white men" n'insultent plus les cervelles des étudiantes misandres.

Écrit par : Pavel Katchalov | 11/02/2018

Chère divergente. J'ai vécu et travaillé à Paris de 1992 jusqu'au 1997en tannique psychiatre hospitalier à hôpital Esquirol. J'ai le DEA de psychologie clinique et pathologique de l'Université Paris-V (Rene Descartes) avec la mention "bien". Pas mal de fois j'était en Allemagne, car l'Allemand fut ma première langue (concours de circonstances). Donc votre message sous-entendu hautain "comment peut ce Russe méprisable par définition oser nous parler sur les fleurons de l'Occident éclairé ?" manque votre but.

Écrit par : Pavel Katchalov | 11/02/2018

"(2ème envoi au cas où!Merci)"

@Pavel Katchalov, votre texte parle avec du bon sens surtout de laisser les juges faire leurs boulots et non pas les Mé(r)dias de décider le sort d UN présumé accusé de harcèlement et/ou de viol.

Vous dites:"Dans l'imagination sexuelle enflammée des pimbêches, elles se prennent d'abord pour les victimes imaginées, puis se prononcent pour les procureuses publiques, ensuite pour les juges de leur propre droit, et, pour la fin, dans l'esprit procédurier d'inquisition, sont déjà fiévreuses d'apprendre le métier de bourreau. Trop de belles poésies lyriques sur l'amour sont écrits par les hommes talentueux ? De Catulle, de Pétrarque, d'Apollinaire - au bûcher ! Et réviser les programmes scolaires pour que les lignes lascives sorties des plumes des "dead white men" n'insultent plus les cervelles des étudiantes misandres."

Osé-je poser cette interrogation: Si cette école allemande était réservée aux garçons et qu un poète présumé être anti-pédophile et que son nom était placardé sur les murs de cette école et à son honneur puis qu il s avère être après coup un pro-pédophile, aurions nous critiqué la démarche de ces
garçons? Je ne le pense pas!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 12/02/2018

Charles 05,

A nouveau, je n’ai reçu que ce 2e envoi et aucun 1er qui l’aurait précédé et m’aurait échappé... :-(

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 12/02/2018

Pavel Katchalov, que savez-vous pour les analyser ainsi, des populations estudiantines de Berlin?

Moi j'y ai vécu, travaillé et payé mes impôts. Et vous?

Écrit par : divergente | 11/02/2018

@Pavel Katchalov me questionne et nous dit "J'ai vécu et travaillé à Paris de 1992 jusqu'au 1997 en tannique psychiatre hospitalier à hôpital Esquirol".

Soit. mais comme vous le dites, vous étiez à Paris. ce qui ne vous relie en rien aux questions soulevées par le sujet d'Hélène Richard-Favre.

Mais puisque vous en faites requête, pour ma part je fus en activité professionnelle en neuropsy en tant que salariée d'un hôpital d'Etat de la ville de Berlin (Spandau Süd pour être précise). Vous vouliez dire quoi sinon?

Écrit par : divergente | 11/02/2018

@Divergente. Vous-même avez délié la discussion des "questions soulevées par le sujet d'Hélène Richard-Favre". Vous avez détourné la conversation sur les personnalités, et maintenant vous n'appréciez point le résultat de votre attaque. Sinon quoi ?

Écrit par : Pvel Katchalov | 11/02/2018

"(2ème envoi au cas où!Merci)"
Mon conseil: ne jamais envoyer un second commentaire avant la publication du premier, sinon je constate que le second envoi peut remplacer le premier qui du coup disparaît dans les méandres du net.
A bon entendeur.

Écrit par : Daniel | 11/02/2018

@Daniel,

Avec tout le respect que je vous dois, je suis assez grand pour me défendre tout seul.

Mme H.R.-F. a eu la correction qui lui est coutumière de me signaler que mon premier texte n avait pas été reçu et qu elle a publié le 2ème. Où est le problème? Je vous suggère du moment où j apprécie vos commentaires à suivre ce proverbe libano-syrien: Il vaut mieux se concentrer sur l essentiel que sur des détails foutaises qui font fausses routes. Ne tirez pas sur l Ami(e)(s).

Bien à Vous quand même!
Charles 05

NB:Libre à Mme H.R.-F. de publier ce texte ou pas.

Écrit par : Charles 05 | 11/02/2018

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