13/02/2018

Au chevet de la santé publique... c’est grave, Docteur?

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Il semble bien qu’aujourd’hui, en Suisse et en France, l’accès à des soins dignes de ce nom subisse la loi de la finance.

A vrai dire, rien de vraiment nouveau à cela si l’on sait que tout coûte et se paie. 

Le fait est que se soigner a un prix et que nombre de personnes ici ou là n’ont plus les moyens de le mettre.

Tout autant les Etats, semble-t-il, qui rabotent les prestations allouées au bon fonctionnement d’hôpitaux dont ils ont la charge. En témoignent ces propos recueillis auprès de professionnels de la santé publique française.

Mais qu’à cela ne tienne, un grand chantier de la réforme du système de santé vient d’être annoncée par le Premier Ministre français, Edouard Philippe.

Ouf!

Quant à la Suisse, ses citoyens observent l’ascension graduelle de leurs primes d’assurances maladie et les médecins, leurs revenus passés à la loupe sinon réduits au scalpel.

 

Commentaires

En France, la rétribution actuelle de nombre de professions médicales et paramédicales est misérable et scandaleuse compte tenu des études suivies et de leur implication. Elles doivent quitter le secteur public pour le libéral si elles ne veulent pas crever de faim. Par exemple, l'orthophonie prend cinq ans d'études, au terme desquelles l'État octroie aux diplômés un traitement à peine supérieur au SMIC. Alors qu'ils sont bac +5. Je ne vois pas comment on pourrait réformer le système de santé ; cesser d'exploiter celles et ceux qui se dévouent le plus, là oui il y aurait un changement.

Écrit par : Padrig Grech | 14/02/2018

Les primes de base de l’assurance maladie obligatoire sont pour la majorité des assurés tellement élevées que ceux-ci ne peuvent pas se payer le luxe de souscrire une assurance en semi-privé ou privé. En cas d'hospitalisation et d'opérations la différence de prix entre chambre commune et privée ou semi-privée est énorme. Il s’en suit que les moins favorisés qui sont la large majorité et versent la plus grande part des millions encaissés par les caisses maladie paient en fait les soins des plus favorisés par les revenus et la fortune.

Écrit par : Michel Mottet | 14/02/2018

Les témoignage de la vidéo que vous nous signalez sont poignants. Ils démontrent bien la détresse des soignants qui cherchent à faire de leur mieux et sont réduits à être efficaces matériellement, en étouffant une bien grande part de la dimension humaine des soins.

Pour être efficace, la révolte ne doit pas se limiter à des cris de détresse comme on les voit et les entend sur plusieurs vidéos françaises mais il est impératif de créer des alternatives.
Ce n'est pas le "grand chantier de réforme" proposé par le gouvernement français qui met en avant la somme allouée qui va radicalement renverser la situation. Il faut vraiment changer l'esprit avec lequel les thérapeutes accompagnent les malades sur le chemin de la guérison plutôt que de ne s'occuper que des symptômes.
Autrefois, on disait "Remettre l'église au milieu du village". Ici, on peut dire :" Remettre le patient au centre du système de soins et non sa pathologie". Seulement, voilà on veut tout formater car il semble plus facile de codifier et de nommer l'immédiat alors qu'une pathologie n'est que la "photo" d'un moment de vie, non pas son film, lequel serait fort utile à étudier puisqu'il détient les origines profondes du problème en cours. De plus, il est évident qu'il s'avère impossible d'entrer un être humain dans un format car chaque individu est unique. Plus le traitement tiendra compte de cette unicité, moins il y aura de gaspillage dans le coût du rétablissement de la santé.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14/02/2018

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