05/03/2018

Désinvolture

 

Familiarité, désinvolture, serait-ce donc tendance dans les médias?

Lire dans un article de ce magazine plutôt tourné vers la culture, le terme de gueule pour évoquer la tête qu’aurait faite Alain Delon en remettant les Césars du meilleur film et de la meilleure mise en scène à Tonie Marshall pour Vénus Beauty Institut apporte quoi de plus?

Si Alain Delon est aussi, au passage, qualifié de macho tandis que Tonie Marshall s’est présentée, à la cérémonie des Césars 2018, comme l’une des porte-voix du mouvement #MaintenantOnAgit, est-ce cette qualité-là qui lui vaut d’avoir une gueule et non une tête, comme n’importe quel être humain?

Détail peut-être sinon que la carrière réalisée par Alain Delon, qu’on aime l’acteur ou pas, n’est pas des moindres et peut aussi lui valoir d’avoir une tête et non une gueule.

Quant à cette manière d’évoquer un pays en l’associant à son Président, elle s’observe de plus en plus dans les médias. Tout autant, celle de le priver ledit Président de son prénom.

Cette rhétorique dont usent tant de journalistes détourne l’information au profit du parti pris. Un pays ne se résume pas à celui qui le gouverne.

Sur des chaînes publiques, en l’occurrence, et qui ne manquent pas une occasion de rappeler la propagande à laquelle se livreraient des chaînes financées par des gouvernements, on pourrait peut-être trouver mieux ...

Mais c’est sans doute hors de portée pour qui n’a plus même conscience qu’il s’exprime dans le sens qui convient.

 

Commentaires

Excellent billet! Finement observé.

"Tout autant, celle de le priver ledit Président de son prénom."
Ou de le priver de son nom de famille. Comme de parler de "régime".
Je n'ai jamais lu ou entendu: régime de Donald, régime de Theresa, régime d'Emmanuel, régime d'Angela... Et pourtant.

Écrit par : Daniel | 06/03/2018

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Daniel,

C’est vrai qu’au Président syrien, on n’attribue le plus souvent que son seul prénom. Qu’on en pense ce que l’on veut, il a une identité tout comme l’ont ses collègues d’autres pays.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/03/2018

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Mario Jelmini,

Votre commentaire ne sera pas publié. Tout comme ne l’ont pas été ceux que vous avez soumis dans le cadre du sujet de ce jour et de celui de ce dimanche 4 mars.

Autant les personnes qui participent d’une manière ou d’une autre à ce blog que moi-même, avons eu tout loisir de prendre connaissance de vos considérations et autre propension à vous exprimer sur ce blog.

Aussi bien, en resterons-nous là.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/03/2018

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Et voilà... tellement téléphoné.
Count me out too.

Écrit par : Pierre Jenni | 06/03/2018

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C’est noté, Pierre Jenni et bonne suite à vous!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/03/2018

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Cela dit, Pierre Jenni, ni l’un ni l’autre de vous deux ne sont « bannis ».

J’ai pris la décision de ne plus retenir les commentaires de Mario Jelmini, ce qui est sensiblement différent, au cas où la nuance vous aurait échappé.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/03/2018

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