30/03/2018

En ce vendredi saint

Capture d’écran 2018-03-30 à 10.41.51.png

                                                                                         capture d’écran youtube

Bien sûr que les religions ne sont plus en vogue sinon pour en afficher quelque signe dit ostentatoire et marquer, ainsi, son identité.

En nos contrées où le christianisme a, des siècles durant, été considéré comme religion d’Etat, leur calendrier en témoigne encore.

Aussi, nombre de congés sont-ils toujours liés aux fêtes chrétiennes, tels ceux de Noël et de Pâques, pour ne citer que les plus importants.

Mais qui sait ce qu’elles représentent, ces fêtes et ce qu’on y célèbre? Noël, pour nombre d’entre nous équivaut à ce que d’aucuns estiment être une course aux cadeaux, et Pâques, la course aux oeufs quand elle ne se réduit carrément pas au gavage de chocolat.

Non, il ne s’agit pas là, de prêcher de parole quelconque. Il est juste question de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe, entre autre continent où elles demeurent vivaces en dépit de tout. 

Qu’on le veuille ou non, le christianisme fonde la culture occidentale. Qu’on le veuille ou non, le christianisme est une religion qui a nourri arts et littératureQu’on le veuille ou non, ce qui, pour certains ne serait que fables, a inspiré vocations et missions.

Avant de renier ce passé au nom de toutes sortes de bons ou de mauvais prétextes, en conserver l’essentiel et se rappeler ce qu’il a offert de grand plutôt que de sans cesse le ramener à autant de ses déviances, ne serait-ce pas une manière de résister à la sauvagerie et à la terreur?

Le débat reste ouvert vu la sensibilité du sujet et ce qu’on ne manque jamais de citer à charge de l’institution qui incarne le christianisme.

Il m’importait, toutefois, de rappeler qu’en ce vendredi saint, c’est le sacrifice du Christ qu’on célèbre. Mort sur la croix au milieu de bandits et de scélérats, il a été trahi, arrêté et condamné. 

 

Commentaires

J'apprécie que vous osiez aborder ce qui a été si actif dans notre société pendant des siècles.

Peut-être que si le peuple a déserté les églises, c'est parce qu'il est temps que chacun vive sa relation spirituelle avec la transcendance de façon plus directe.
Les dogmes des églises ont asséné des credos et des prières toutes faites au lieu de laisser surgir du fond du coeur et de l'esprit de chacun son élan vers le Cosmos, vers l'Infini, vers le Souffle de vie. De ce fait, différents courants actuels essaient de renouer plus directement (nous sommes à l'ère des autoroutes!) avec les forces spirituelles plutôt que religieuses et dogmatiques. Une perception amène à distinguer Jésus, l'homme qui a vécu le cheminement incarné d'un être humain, et le Christ, Principe Eternel qui apparaît dans le Christ en Gloire.

Une autre question à se poser : en quoi l'histoire de Jésus, ici et maintenant, nous concerne chacun? Si on reprend les images de l'Histoire sainte, de cet homme trahi, arrêté et condamné puis crucifié parmi des gens qui se sentent forts car en nombre et qui font des gestes faciles (hurler, cracher, donner du vinaigre etc), ne trouve-t-on pas des similitudes avec des êtres qui traversent de grandes difficultés, un vrai chemin de croix, face à des gens qui détiennent l'autorité politique ou juridique et se retranchent derrière?

Ce que j'envie à Jésus, c'est que son chemin de croix n'a duré qu'un jour alors que nous, pauvres humains, une épreuve peuvent nous tenir sur plusieurs années!
Et encore, pour se transmuter ensuite en quelques victoires qui ne nous met pas en Gloire éternelle et totale pour toujours!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30/03/2018

Il y a pal mal de temps que notre société de consommation s'est emparée des fêtes - religieuses ou non - aux fins d'alimenter les tiroirs-caisses. Quant au sens premier des fêtes. il est presque devenu inconvenant de s'en prévaloir comme appartenant au patrimoine culturel et cultuel de l'Occident, tout cela au nom d'une laïcité "pure" qui n'a plus aucune valeur propre.

Et le paradoxe, c'est qu'à force de vouloir "liquider" Allah et ses séides, on en vient aussi à devoir se débarrasser de Jésus qu'on ne sait pas encore faire entrer dans les tiroirs-caisses.

Écrit par : Michel Sommer | 30/03/2018

« Et puis, pétard, vous nous direz aussi en quoi, selon vous, la mort du Christ y serait pour tout dans la religion chrétienne »

Oulala, chère Madame Hélène... ou je tombe de ma chaise, ou ce sont seulement mes bras qui...

La trahison de Judas, le sacrifice de la croix, la résurrection (Pâques)… ce sont les FONDAMENTAUX du christianisme. Sans cela, point de christianisme... la place serait restée vide à l'avantage des deux autres organisations: judaïsme, islam.

Je pense qu'un professionnel haut placé ou haut gradé de la spécialité, sera mieux à même de vous répondre sur ce point.

Je peux toutefois préciser (sans prendre trop de risques), que les deux autres organisations, n'ont pas de «direction collégiale à trois membres + une mami secrétaire et responsable de la cafétéria» (le père, le fils, l'esprit saint, la vierge marie).

Pour la première citée plus haut… première aussi dans l'ordre chronologique de leur apparition… le patron céleste s'est délégué à un certain Abraham qui s'est entouré de deux potes, Isaac et Jacob pour fonder l'organisation et le peuple juif. Voir le livre de la Genèse (en latin Liber Genesis, en grec βιβλίον της Γενέσεως / Biblíon tês Genéseôs, en hébreu ספר בראשית), qui consigne tous ces épisodes).

Avertissement aux cartésiens, dans le(s) texte(s), qui fondent les organisations juives, chrétiennes et musulmanes ça décoiffe déjà "grave", extraits:

« Adam est le premier homme, créé par Dieu lors du sixième jour de la création à partir de la poussière de la terre qu'il façonna à son image, avant de l'animer de son souffle. Au début, Adam représente le mâle et la femelle.

Comme Dieu considéra qu'il n'était pas bon pour l'homme d'être seul, il modela des animaux qu'il amena à Adam pour voir comment il les appellerait. Adam donna un nom à chacun d'entre eux, mais ne se trouva pas de compagnie qui lui convienne.

Alors Dieu l'endormit, et lui créa une femme à partir d'une de ses côtes. Adam reconnut la femme comme chair de sa chair et os de ses os. Adam reconnut la femme pour sa compagne, et Dieu leur commanda d'être féconds, de soumettre les animaux et de manger des végétaux. Le premier couple fut placé par Dieu dans le jardin d'Éden, pour qu'Adam cultive le sol et garde le jardin. »

Adam, mourra finalement à l'âge de 930 ans. Mais on ne sait pas ce qu'Eve est devenue…

De nos jours, certains "fondamentalistes", surtout protestants, défendent l'idée que la Genèse est à la fois historiquement et scientifiquement valable…

Ouf ! Cette position est rejetée par la grande majorité des scientifiques.

Seulement il y a un problème, si l'on rejette la véracité de la Genèse, tout ce château de cartes des religions du Livre s'effondre.

Re - Joyeuses Pâques !

Écrit par : petard | 30/03/2018

Oui Petard,
On appelle cela (Genèse) de la Mythologie, mais cela ne veut pas dire que tout est faux.
Joyeuses Pâques à vous aussi.

Écrit par : Richard Kohler | 31/03/2018

"Dieu leur commanda d'être féconds, de soumettre les animaux et de manger des végétaux." petard serait un propagandiste végane que cela ne m'étonnerait pas. De plus, on sent une certaine homophobie chez lui, puisqu'il ne fait pas allusion aux LGBT. C'est vrai ça, ils sont nés de quoi ceux-ci ?

Écrit par : Géo | 31/03/2018

« mais cela ne veut pas dire que tout est faux.»

Ben voyons... Qui est-ce qui a autorité pour trier le vrai du faux ? Et après, qui est-ce qui décide ce qui est vrai ou faux ?

C'est sûr, c'est un VAAAAASTE programme !

Écrit par : petard | 31/03/2018

Les commentaires sont fermés.