19/05/2018

Oublions la morale, ce sera sans doute plus simple!

Capture d’écran 2018-05-19 à 15.32.58.png

Au sein du collège gouvernemental, on se cantonne pour l'instant à un attentisme prudent, écrit la Tribune de Genève de ce jour qui tente de faire le point de la situation dans laquelle se trouve la personnalité politique la mieux élue de Genève.

C’est dire l'estime qui lui a été accordée dès le premier tour de scrutin. Que le capital de confiance acquis par Pierre Maudet soit désormais mis à mal est une réalité. Car on n’est plus dans le domaine de la rumeur, on est dans celui de faits dont l’interprétation seule crée les divergences.

Que des sympathies ou des prises de position en faveur du magistrat s’expriment est normal. Mais elles ne suffisent pas. Le dégât d’image est là. L’électorat qui a porté au pouvoir cet homme tant loué pour ses compétences ne peut faire l’impasse de son comportement.

La manière dont le magistrat a rendu compte de ses agissements témoigne du peu de considération apportée et à sa fonction et à qui la lui a confiée. Car multiplier les versions données de son séjour aux Emirats arabes unis et en distiller au compte-goutte les précisions a érodé la foi à apporter à ses propos.

Prêter serment et trahir n’est pas une nouveauté en soi. Si Genève veut composer avec ce genre d’attitude, libre à elle.

Commentaires

C'est très bien dit. Rien à ajouter.

Écrit par : Daniel | 19/05/2018

Répondre à ce commentaire

Communiquer en temps de crise est infiniment plus complexe que de sourire béatement quand tout va bien. Dommage pour cet ex-candidat au CF.

Écrit par : Alain Curchod | 19/05/2018

Répondre à ce commentaire

Clair, net, précis !

Écrit par : A. Piller | 19/05/2018

Répondre à ce commentaire

Ce qui m'apparaît choquant dans cette "omerta", ce n'est pas tant la "corruptionnette" à laquelle P. Maudet se serait rendu coupable, mais le degré d'acharnement de ses adversaires pour l'empêcher de gravir les marches du Palais fédéral.

Maudet, sous la Coupole, c'est évidemment autrement plus redoutable que des Burkhalter ou Schneider-Ammann.

Et puis dans son propre camp, il y a tous ces casques à boulons qui le redoutent pour ses positions pragmatiques vis-à-vis de l'armée.

Écrit par : petard | 19/05/2018

Répondre à ce commentaire

Vous avez raison Mme H..-F., de dire "Oublions la morale, ça sera sans doute plus simple"

Sous peu, on va nous dire, c est du business connu et pratiqué par tout le monde et c est normal qu on se renvoie l ascenseur! Quand quelqu un paie des frais de 20 000 FS à la place d un autre, ce n est pas grâce aux beaux yeux de M. Maudet!

Alors puisque ces procédures sont "normales", on nous dira que l essentiel est de ne pas se faire prendre les doigts dans le schlimblick. C est autant simple que ça et c est ce qu on appelle aujourd hui d une manière très sexy, le Real Politik...

Écrit par : Charles 05 | 19/05/2018

Répondre à ce commentaire

Charles 05,

Ce n’est pas « sous peu », c’est maintenant, selon ce que j’ai pu lire ici ou là :-)

Voici qui confirme d’autant l'intitulé de mon sujet.

Au passage, merci à ces vaillants esprits de nous rappeler ce qu’est la norme qui échapperait au bon peuple qui fait confiance...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 19/05/2018

Répondre à ce commentaire

Je ne connais pas trop la politique en Suisse, mais il me semble que si un politicien est invité tous frais payés, cela ne veut pas dire qu’il y a de la corruption dans l’air.
Si M. Maudet était un homme intègre (ce que je pense à priori qu’il est), il négocierait les propositions d’accords qui lui auraient été faites, en faveur de la Suisse.
On ne fait rien de bon, sans faire confiance... il faut voir aux résultats.

Écrit par : Richard Kohler | 20/05/2018

Répondre à ce commentaire

Le problème du Normal et de l Anormal est un vaste chantier autant philosophiquement que médicalement parlant.

Dans l affaire genre Maudet, où le bât blesse est que celui qui ne fait pas le "normal" se sent lésé et il se fait sentir comme inférieur aux normaux.

Pour l affaire Maudet, désormais on va apprendre à appliquer, par exemple, le même esprit de la règle du sport ou le championnat national de frauder le fisc et chapeau à condition de ne pas se faire prendre le pied dans le tapis.

Ceci nous rappelle de l histoire de la fameuse Ecole Normale Supérieure dite d une manière cool La Normale Sup. Nom d Ecole qui ne prend son sens qu en la comparant à une Ecole Anormale Inférieure.

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 20/05/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.